COALITION. V. ALLIAIT6E
COCHON, PORC, POLRCEAU. Cochon est le nom de l'espèce; on se sert de ce mot, dans l'économie rurale, quand on parle de l'éducation, du soin, de la nourriture^ delà multiplication de l'animal. On nourrit des cochons, on multiplie les cochons, on soigne les cochons, on châtre les cochons; les cochons mangent des glands.
Porc se dit du cochon , lorsqu'il a acquis le développement qui le rend propre à servir de nourriture à l'homme. On ne dit pas un porc de lait, mais un cochon de lait, parce que le cochon qu'on appelle ainsi n'a pas encore pris son accroissement. On engraisse nn cochon, et c'est lorsqu'il est engraissé, bien ou mal, qu'il est porc. Un porc gras, un porc maigre. De la chair àe porc, de la viande àe porc. An porc frais ^ du porc salé. Cependant on n.e dit de la viande de porc, de la chair de porc , que lorsqu'il s'agit du corps même de Tanimal; quand il est question des parties que l'on sert séparément , on dit cochon. Un rôti de port, et une hure de cochon, une oreille de cochon, des pieds de cochon ; un quartier de porc , une moitié de porc, des côtelettes de porc.
On dit également tuer un cochon, et tuer nnporc; mais la première phrase n'indique pas aussi exactement que la seconde la destination prochaine à être mangé. Le charcutier tue un cochon pour le vendre, c'est sa destination prochaine; et lorsqu'il le vend en
CGB
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détail ponr être mangé, il vend da porc, | c'est-à-dire da cochon destiné immédiatement à être mangé. Le fermier tue un porc poar le manger dans sa famille, et il mange da porc.
Je conviens que l'asage confond souvent ces deux mots, et qu'on dit de la viande de cochon et de la viande de- porc, etc.; mais il sufQt qne le mot porc s'emploie exclusivement dans certains cas qui ont rapport à la noarritare , comme dans porc frais; et qu'il puiase s'employer aussi.dans toutes celles où le mot cochon peut Im être substitué ^ pour qu'on soit en droit de le restreindre à sa signification primitive et naturelle.
On noas dira peut-être qne nous nous élevons par là contre l'usage, et que nous sup- ^ primons une locution qu'il a établie. Point du tout. L'usage laissant libre dans ce cas d'employer l'un oa l'autre de ces mots, je m'y conforme ea>pi;éférant l'un à l'autre.
Pourceau se dit du cochon qui a atteint tout son développement, sans qu'il soit actuellement destiné à être mangé. On se sert surtout de ce mot relativement aux troupeaux de cochons que l'on forme ponr les mener dans les bois ou dans les champs, afin d'y chercher leur nourriture. Mener lep pourceaux aux champs, à la forêt. On appelle porcher celui qui mène et garde les pourceaux.
Il semble qu'au mot pourceau soit attachée nne idée accessoire de malpropreté et de stapidité. Voilà pourquoi on dit au figuré semer des marguerites devant des pourceaux.
COCTION. V. Caléfactiok.
COCTION, CUI8SON. Ces deux mots se disent de l'action de cuire. Mais on emploie le mot cuisson quand il s'agit de substances alimentaires soumises à l'action du feu; et celai de coction quand il s'agit de matières qu'on soumet à la même action, comme objet d'expérience. Plusieurs alimens pour être digérés ont besoin de cuisson; il y à des objets qui se racornissent par la coction, —
COEUR. V. Bravoure.