‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 190 sur 253 · CRO · texte numérisé non relu

CRO

pftree qae è'ett.nM transgfrMrion des Io3s ei- ▼iles. Dieu a accordé à Téglise le pouvoir de retenir oa de remettre les péch/s, et aax paùsances de la terre le droit de jager et de punir les délits.

Le péché et le délit, selon le degré de méchanceté, sont àe^ feattes, des crimes on des forfaits; et la même mauTaise action peut être un péché sous un point de yne , et un délit sons un autre.

CRIME. V. Atteictat.

CRI PLAINTIF, GÉMISSEMENT, SAN- GLOT, SOUPIR. Ces mots peignent les accens de la douleur. de Tame. En voici la différence selon Texplication physiologique don- / née par Buffon.

Lorsqu'on vient à penser tout à coup a quelque chose qu'on désire ardemment, on qu'on regrette vivement, on ressent un tressaillement ou serrement intérieur; ce mouvement du diaphragme agit sur les poumons, les élève, et y oscasione une inspiration vive et prompte qui forme le soupir» Lorsque Tame a réfléchi sur la cause de son émotion et qu'elle ne voit aucun moyen de remplir son désir ou de faire cesser ses regrets, les soupirs se répètent; la tristesse, qui est la douleur de Famé, succède à ces premiers mouvemens.

Lorsque cette douleur de Tame est profonde et subite , elle fait couler les pleurs ; si Tair entre dans la poitrine par secousses, il se fait plusieurs inspirations réitérées par une espèce de secousse involontaire. Chaque inspiration fait un bruit plus fort que celui du soupir, c'est ce qu'on appelle sanglots. Les sanglots se succèdent j^us rapidement que les soupirs, et le son de la voix se fait entendre un peu dans le sanglot,

Lesaccens en sont encore plus marqués dans le gémissement. C'est une espèce de sanglot continué dont le son lent se fait entendre dans l'inspiration. Son expression consiste dans la continnation et la dnrée d'un ton plaintif formé par des sons inarticulés. Ces sons du gémisseitient sont plus ou moins longs, sntvant le degré de tristesse, d'affliction et d'abattement qui les cause, mais ils sont toujours répétés pla«i<enrs fois; le temps de l'inspiration es^t celui de Tintei'valîe du silence qui est entre les gémissemens, et ordinairement ces inter- "vallea sont égaux pour la durée et pour la distance.

Le cri plaintif est un gémissement exprimé avec force et à hante voix. Quelquefois ce cri se soutient dans tonte son étendue snr le même toft ; c'est sur-tout lorsqu'il est fort-elevé et très aiga. Quelquefois aussi il finit par un

ton plus bas; c'est ordinairemeiit lors^e l force du cri est modérée. '

CRIS. V. AcCLAMATIOir , Cl.AMEini.

CRITIQUE. V. Arïstaequk.

CRITIQUE. V. Cehsurb.

CRITIQUE, SATIRE. Il semble que daii) le cœur du satiriçue il y ait un certain germ< de cruauté enveloppé qui se couvre de Tinté' rêt de la vertu pour avoir le plaisir de dechirer au moins le vice. Il entre dans ce sen** timent de la vertu et de la méchanceté , de h haine pour le vice, et au moins du mépris, du désir de se venger , et une sorte de dépit de ne pouvoir le faire que par des paroles.

C'est cet esprit qui est une des principales différences entre la satire et la critique. Celleci n'a pour objet que de conserver pures les idées ^du bon et du vrai dans les ouvrages d'esprit et de gont, sans aucun rapport à l'auteur, sans toucher ni à ses talens , ni â rien de ce qui lui est personnel. La satire^ an contraire, cherche à piquer l'homme même; et si elle enveloppe le trait dans un toar ingénieux, c'est pour procurer au lecteur le plaisir de n'approuver que l'esprit.

CROIRE QUELQUE CHOSE. CROIRE À QUELQUE CHOSE, CROIRE EN QUELQUE CHOSE, CROIRE QUELQU'UN , CROIRE À QUELQU'UN, CROIRE EN QUELQU'UN.

Croire en quelque chose c'est l'estimer véritable. Je crois ce que vous me dites; je crois l'immortalité de l'ame. Cr ire à quelque chose c'est y ajonter foi , y avoir confiance, s'y fîer. Je crpis en la miséiicorde divine, | e ne crois pas à l'efficacité de ce remède. Croire quel» qiCun c'est ajouter foi à ce qu'il dît. H ne faut pas croire les menteurs. Croire à quelqu'un c'est croire à son existence. Croire aox sorciers, c'est croire qu'il y^ en a ; croire les sorciers, c^est croire ce qu'ils disent.

Croire en quelqii'un ou en quelque chose c'est croire à son exbtence ou à ses paroles par un pur motif de religion ou de foi. Croire en Dieu , croire en Jésus-Christ.

CROIRE. V. Accroire.

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