CRO
ciio
On jugé d'ftprtft des fûu |»vae8deils»Il<»*Mt il "bien condnit dans toQt«f les circonstances ocL il s'est trouvé » que }9Jùge qtt'on anra lien ri* erre content de lai dans eelle<ci. On pense A'après les connaissances qne l'on a acquises. I>aiiis IMutde détresse où il se trouve, ]^ pense <]xa'U sert bien aise qu'on' lui offre une ocoa« sion de s'occuper otUement,
£b parlant des choses, on les croit bonnes on nianvaises sur les rapports des autres; on ^scinte lears qualités bonnes ou manvaises sur la GOiraaissance qu'on en a ou qn'on croit en a^oir. On en juge d'après l'expëtience. On en pense lavorablemeat ou défavorablement d'à* près les lumières de la raison ou les ég;ailK mens de Terreur et des préjugés.
FAIRE CROIRE. Vi Faire accroihk.
CROÎTRE. V. AfTGMKiïTBa.
CROQUIS, ESQUISSE, PENSÉE. Termes
de peinture. La pensée est une légère esquisse
de ce qui s'est' présenté à rimagination sur
un sujet qn*on se propose d'exécuter. Ce terme
diffère de celui ^esquisse en ce que Xk pensée
n*est jamais une chose digérée, au lieu qu'une
esquisse , quoique projet d'ouvrage, ne diffère
quelquefois de la perfection de l'ouvrage même
que parce qu'elle est en phis petit volume.
Pensée n'a pas la même signification que cr ;-
quis. On dit j'ai fait un croquis de la pensée
d'un -tel; mais on ne dit point j'ai fait une
pensée de la pensée d'un tel.
CROIX. V. Afflictions.
CROTTE. V. Bo^E. . . ..
CROYANCE. V. Ghéaiici.
CROYANCE, FOI. Ces deux mots ont ffpport à la peristtasion où Ton e^. de \m vérité des choses.
Le mot croyance- indique une penuasion déterminée par qu<4que motif qne ce puisse être , évident^on non évident. Creyanee fondée sur les sens, sur l'évidence, sur l'autorité.
La for est vtke croyance déterminée par la seule autorité de celniaui a parlé. C'est en ce sens qu'on dit avoir ^^ en quelqu'un, poar dire être persuadé de la vérité de ce qu'il dit. De là vient qne Ton peut dire que le peuple ajoute yb; à mille fables dont il a la tète rem plie , parce qu'il n'en est persuadé que sur la parole de ceux qui les ont contées; mais on ne peut pas dire qu'un païen qui, déterminé par les raisons naturelles , est persuadé de l'existence de Dieu , ait la foi de cette existence , parce que sa persuasion n'est pas déterminée par l'autorité de la révélation.
Foi et croyance se disent aussi de la collection des opinions religieuses fondamentales, d'une personne y d'une secte, etc. \ mais par
le mol croyance on désigna c«t opiiikMifl «tw
abstraction 4n motif sur lequel elles sont appuyées, et par le mot /b/ on les désigne conome appuyées sur la certitude de la révélationvUn chrétien dira , telle est U croyance des juifs, et non pas telle est la /oi desjaift; DU catholique , telle est la croyance da protestant , et non pas telle est la foi des protestans. Biais un chrétien dira telle est la foi des chrétiens, s'il veut indiquer lea dogmes fondés sur la révélation » et telle est la crr>rtmee des chrétiens, s'il veut &ire abstraction de ce fondement.
CROYEZ -VOUS Qu'a LE FERA.?»
CROYEZ-VOUS QU'IL LE FASSE? Ces deux expressions, selon l'exactitude de notre langue, dit Andri de Boi^tregard, sont très différentes , quoique le peuple ait coutume de les confondre.
Quand je dis croYez-n>ous qu*il le fera? je témoigne par là que je suis persuadé qu'il ne le fera pas; c'est conune si je disais: est-il possible que vous soyez assez bon pour croire qu'il le fera ? Etes-vous assea simple pour vous persuader qu'U le fera P
Quand je dis au. contraire, cr^yet^uoiis qu'il le fasse ? je marque par là que je doote véritablement s'il le fera; et c'est ccMume ai je disais je ne sais s'il le fera, qu'en pensezvous? Dites-moi ce que vous en croyez
Voilà en quoi consiste bi différence de qss deux expressions. Il est inutile d'avertir qne «• que j'ai dit du verbe faire, se doit entendre de tous les autres.
Rouband a critiqué avec raison cette explication. M. Andri, dit-il , a grand tort de reprocher au peuple de confondre ces deux phrases , et on serait peut-être bien trompé si on l'en croyait.
En premier, lieu le sens ' de ces propositions dépend de la manière dont elles sont prononcées.
En second lien, il existe entrée elles xxiit différence grammaticale. Croyez'vous qu'H- h fera? marque déterminément et exclusivement une chose future ou d'un futur contingent. Croyez-Dous qu'il le fasse ? peut annoncer on une chose future ou une chose présente; car le subjonctif qu'il fasse répond également au futur et au présent de l'indicatif, d'où il se forme.
En troisième lieu, ces deux phrases diffèrent ]>ar les sentimens particuliers qu'elles indiquent dans celui qui questionne. Dans Tnne et dans l'autre il y a un doute supposé; mais ce doute n'est pas le même dans les àeviTL cas.
1' Quand vous me demandez si je crois qu'il le fera, vons doutez s'il le fera, c'est-à-dire
cm
que voiw ii*c»«e croire qiCil le fera, que yons craignez qu'il ne le fasse pafà. Quand vous me demandez si je crois qu'il le fasse , vons doateE qu*U le fas^ , c'est-à-dire vous ne croyez pas on vous ne pouvez pas croire quil ie fasse,
Da^s le premier cas vous me demandez si je crois qu'il le ferai pour vous former une opinion sur la mienne ; dans le- second vous me demandez si ]e crois qu'il le fasse , pour comparer mon opinion avec la vôtre. Cette différence parait Ivkâ sensible et très bien fondée.
CRUAUTÉ. V. Barbarie.
CRUAUTÉ, FÉkOCiTÉ. Il y a, ce semble, entre la férocité et la cruaiité , cette différence que la cruauté étant d'un être qui raisonne, elle est particulière à l'homme'; au lieu que h. férocité étant d'un être qui sent, elle peut être commune à l'ïiomme et à l'aniolal.
CRUEL. V. Atrocb.
CULTIVATEUR. V. Agricui.teur.
CUPIDITÉ. V. Avidité.
ClJRE, GUÉRISON. Ces deux mots ont rapport aux succès que l'on obtient dans le traitement des maladies.
Cure se dit des grandes maladies suivies de la guérison qu'on n'avait pas lieu d'espé- Tcr ou qui semblait difficile à opérer.
Guérison signifie en général succès dans le traitement d'une maladie telle qu'elle soit.
Il semble que la cure n'ait -pour, objet ,(\Tie les maux opiniatras et incurables, au lieu que la, guérison regarde aussi les maladies léjgères et de peu de durée. Plus le mal est invétéré, plus la cure est difficile. Ou fait une cwrc, on procure. une. ^ae'mo/i.
On dit une belle cure et une guérison prompte et parfaite ; mais je ne crois pas qu'on puisse.. dire, comme |e prétend, Girard, nue cui^ facile; car la cure n'ayant, selon lui..
( 3ao ) CUR
poar objet qme les maux ôpitiiâtres et incn râbles, s'il est facile de guérir la maladie, curt n'est pas le mot convenable.
CURIEUSEMENT , SOIGNEUSEMENT Ces denx espèces de termes ne sont synocymes que dans certains cas , car curieux désigne proprement l'envie de savoir, de découvrir, de voir, de posséder, tandis que soigneux désigne la manière de traiter les choses. On dit curieux et soigneux de sa parure; garder soigneusement ou curieusement quelque chose ; conserver soigneusement oa citrieaseme'nt sa santé, etc. La manière cnriense est plus recherchée, ploj avide, plu aiinutieuse, plus difficile que la manière parement soigneuse.
L'homme curieux de sa parure y met de li recherche, de l'importance, une envie de se faire disliilguer ou remarquer; l'homme soigneux de sa parure y met un soin convem ble ou qu'on ne saurait blâmer, nue attention soutenue, une envie de ne pas s'exposera la critique ou au blâme. Vous prendrez pour un petit esprit celui, qui est curieux dans se$ ajustemens ; vous prendrez pour nn homme décent ou propre celui qui est soigneux dm son habillement. Des soins trop curieux an* noncent un dessein particulier ou^ une faibles d'esprit.
On garde soigneusement ce qui est utile-, on garde plutôt curieusement ce qui est rare. On est soigneox dans les choses qu'on doi faire; on est curieux dans les choses qu'on i plaît à faire." La raison- ou l'î^ttachement noi rend soigneux; le gour ou la passion noi rend cui:ieux.
Soyez pins soigneux de isotre honjaeor,' moins curieux de votre réputation.
Le plus heureux naturel a besoin d'êtrt soigneusement cultivé. Les inclinations ^ en&ns doivent être curieusement observécï.
Celui qui est soigneut de sa santé , la cou* serve ; celui qoi en est- curieux ja^ perd. (Roc
BAUD
DAN
(3ai.)
DAN
D'AILLEURS. V. Ailleurs. |
DAM, DOMMAGE, PERTE. Le premier e ces mots n'est plus guère en asage que parli les théologiens pour signifier les peines ne les damnés souffriront par la privation de ai vue de Dieu , ce qu'pn appelle la peine du lam ; il signifiait autrefois tort , dommage, légat, action de nuire, condamnation, perte.
Dommage , diminution de biens causée à quelqu'un par nn autre, soit à dessein de ttuire, soit par négligence ou impéritie.
Perte, privation de quelque chose d'avantageux, d'agréable ou de commode qu'on avait. La perte des biens, la perte de la vue, de la
santé, etc.
Dommage diffère de perte, en ce qu'il désigne une privation qui n'est pas totale. Aiilsi Ton dit la perte de la moitié de mon revenu me causerait an dommage considérable.
La perte se remplace , un dommage peut se réparer.
DAMNATION , RÉPROBATION. La damnation est la condamnation aux peines éter- .,jielle5derenf«r; \a réprobation est l'exclusion ,^àe la vie éternelle et la destination aux sup- , ^lices de l'enfer.
jj„ La damnation livre actuellement les réprou- ^jj.Tés aux peines de l'enfer, et les damnés, disent les, théologiens, les subissent du mo- ^^^ment où ils sont condamnés. .
La réprobation , qui exclut les réprouvés des
jtécompenses éternelles , ne les livre pas pour
yCela aux peines éternelles : elle ne fait que les
Jf destiner; de sorte qu'il y a cette différence
, entre les damnés et les réprouves , que les pre-
\ |iniers sont actuellement en enfer , et que les
réprouvés sont destinés à y être précipités
après leur mort. Les damnés ne vivent plus
parmi nous ; les réprouvés y vivent jusqu'à ce
qu'ils sortent de cette vie.