‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 214 sur 253 · DÉN ( 354 ) DEN · texte numérisé non relu

DÉN ( 354 ) DEN

foriBâiit ufltotit.On désassemèle hs'pUnches] auasi aux choses, car on tache de rabaisser d'une cloison ; on démonte Taignille d'nne | leur prix , de les rendre méprisables. On dénigre un oavrage , une marchandise on ne les noircie pas. On dénigre et on noircit un auteur , un marchand.

montre, le gouvernail d'un vaisseau. Lorsqu'on a désassemblé les planches d'une cloison, la cloison n'eaJste plus, et les planches ne forment point un ouvrage à part. Lorsqu'on démonte Taignille d'nne montre , le gouvernail d'un vaisseau , la montre et le vaissean n'en existent pas moins ; et Taiguille et le gouvernail sont des ouvrages à part , qui n'en ont pas moins rapport à une montre et à un vaisseau.

DÉMONTRER, PROUVER. Démontrer, c'est prouver par la voie du raisonnement , par des conséquences nécessaires d'un principe évident. Prouver, c'est établir la vérité d'une chose par des preuves de fait ou de raisonnement , par un témoignage incontest;ible , par des preuves justificatives , etc. On ne démontre poÏBt les faits, on ne démontre que les propositions; mais on prouve les propositions et les faits. Le géomètre démontre ; le physi« cien ne démontre pas , il prouve seulement.

C'est que les vérités physiques sont des phénomènes qui se montrent et ne se démontrent pas; an lieu que les vérités géométriques sont ' des propositions qui se démontrent sans se montrer^On prouve tout ce que l'on démontre ; mais on ne démontre pas tout ce que l'on prouve,

DENDRITE. V. Arbohisatiok.

DÉNIGRER , NOIRCIR. Ces deux expressions ont rapport à ce qu'on fait pour diminuer ou détruire la réputation de quelqu'un.

Noircir enchérit sur dénigrer. Celui qui dénigre veut nuire , il attaque la réputation , il ravale le mérite; celui qui noircit veut perdre, il attaque l'honneur , il détruit la réputation. Le calomniateur noircit ; le détracteur dénigre.

L'action de/iozc/rest d'autant plus odieuse, qu'ellene tombe quesurTinnoccnce, la vertu, la probité , les mœurs.

L'action ' de dénigrer , toujours maligne , moins méchante par elle-même , et avec un ressort plus étendu, roule sur tous les genres de réputation et de mérite , sur les talens agréables comme sur les qualités essentielles , en lin mot , sur toutes sortes d'avantages. II faut à celui qui vous noircit que vous paraissiez vicienx, méchant, criminel ; il suffit à celui qui vous tf^nigre, que vous passiez pour ignorant ; ioî , ridicple , etc.

Parla raison qne noircir attaque l'honneur, il ne se dit que des personnes ou de leurs actions morales ; par la raison que dénigrer l^zdreBW à tout genre de mérite ^ il s'applique

DÉMORALISER. V. Corrompe».

DÉNATURER. V, Abâtardir.

DÉNOMBREMENT. V. Catalogue.

DÉNONCIATEUR. V. Accusateur.

DÉNOUEMENT. V. CATASTRopfiE.

DENRÉES , MARCHANDISES. Marchandises . dans la plus grande étendue de sa signification , se dit de toutes les choses qui se vendent ou se débitent soit en gros , soit en détail , dans les 'magasins , boutiques , foires , marchés , etc.

Dans un sens plus restreint , on n'appelle rharchandises que les matières premières travaillées , façonnées ,. manufacturées , simples ou combinées, appropriées par l'industriel divers usages , ou faites pour l'être , et qui ne se consomment que par un usage plus on moins long. En ce sens , il est opposé à denrées.

On entend par denrées, les productions «le la terre, qui brutes ou préparées se vendent ou se débitent jusque dans le plus petit détail, pour les besoins de la vie , et qui se consomment au premier usage. On met au nombre des denrées les choses qui se vendent pour la nourriture et pour la subsistance des hommes et des bétes. On les distingue en grosses denrées , telles que les blés , le foin , le vin , le bois à brûler , etc.; et en menues denrées, comme les fruits, les graines, les légumes, etc.

Les denrées sont proprement ce qui se vend et se débite ; les mafchandises ce qui se trafique , ce qui se revend. Le vigneron qui vend son vin , le vin de son cm , vend une denrée; le marchand qui l'achète et le re- Yeiid, vend une marchandise, et n'est pas marchand qui vend des denrées. Ainsi le m^me objet .est une denrée en sortant des mains du cultivateur , et devient une mar^ chandise en passant dans celles du marchand , conservant cependant toujours le nom de denrée , relativement aux besoins du public.

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