‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 220 sur 253 · DÉRIVER. V. DÉCOULER · texte numérisé non relu

DÉRIVER. V. DÉCOULER

DÉRIVER. V. Émawer:

LA DERNIÈRE ANNÉE .L'ANNÉE DER- NIÈRE. La première expression signiiie la dernière des années dans une période dont on parle. La dernière année de son règne. La seconde expression signifie l'année qui pt'écède immédiatement celle on l'on parle.

DÉROBER , VOLER. Ces deux mots ont rapport à l'action de prendre le bien d'aatmi.

Voler est le terme général ; il signiBe prendre le bien d'autrni de qnelquè manièi'e qoe ce soit.

Dérober est une manière particulière de voUr; c'est soustraire adroitement, secrètement à quelqu'un une cKose qu'il porte sur lui, ou qn'il a pour ainsi dire sons les yenx.

Celai qni dérobe , vole; mais celui qui vole ne dérobe pas toujours, parce qu'il n'emploie pas toujours l'adresse et la subtilité.

Le mot T^o^r, dit Voltaire , est bas; on emploie dans le style noble ravir, enlever, arra- <^er , ^er, priver, dépouiller, etc.

DÉROGATION. V. Abrogatiof,

DÉROUTE. V. DiFAiTi,

DÉS ABUSFJl , DÉTROMPER. H y a qiiit qne différence entre détromper et désabtfsa'» Le premier suppose qu'on nous a induits malicieusement en erreur, en nons donnant poar vrai ce qui est faux. Un homme m'a \end« du cuivre pour de l'or, je reconnais que c*C9t du enivre , je sUis détrompé. Désabuser suppose qu'on a abusé de notre faiblesse, de notiip crédulité, de notre légèreté, ponr noas induire en erreur. Les charlatans abuseai la popnlacs par de faux raisonnemens, par des £sits o(mi« tronvés et absurdes, et quand ils l'ont abosée, ils la tromptmt en lai vendant de manvaisM drogues pour des remèdes efficaces. On est détrompé quand on voit qae les drognes p'opèrent point , mais on n'est pas désabnsé, û l'on n'a pas perdn tonte confiance daps les di^* cours du trompeur. On est détrompé des graiir denrs, lorsqu'on éprouve qu'elles n'ont pas le prix qu'on y avait attaché; on en est déia* bnsé , lorsqu'on n'est plna abnsé par de Cbox raisonnemens qui avaient engagé a croire lé* gèrement qu'elles avaient un grand prix. Un homme qui n'a jamais joai des grandeurs qu'il désire, peut en être désabusé, mais il ne^ peut pas étra détrompé que par la jouissance.

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