‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 224 sur 253 · DÉS ( 363 ) DÉS · texte numérisé non relu

DÉS ( 363 ) DÉS

^ie voyager, et cette envie, qnî Inî est venue rendaient les actions dontenses et inceftainMJ '^^e quelque circonstance extérieure, se dis- {Extrait an Diccionnaire des Difficultés.)

^^•de quelqu

, sipe lorsqu'elle rencontre des obstacles. Le *^'' désir qui n'est point ijktisfait rend plus ou "' moins naalhenrenx celui qui en est agité ; Vert' ^^ vie qui n'est pioint satisfaite cause une inqnié- '^i tnde plus ou moins ^ande qui ne va pas jus- '^^ qa'à détruire le bonheur.

DÉSIRER. V. Appéter.

DÉSIRER. V. Convoiter, Ambitionner.

DÉSISTEMENT. V. Abandonnement.

DÉSIRER, DÉSIRER DE. Le verbe qui suit désirer peut signifier une action simple et déterminée ; c'est-à-dire qui ne renferme pas une idée accessoire d^ doute, d'incertitude, comme daips je désire voir cet homme, je désire Tentendre, je désire prendre du café, du ckocoiat; je désire me promener. Dans toutes ces phrases , voir , entendre , prendre , me promener, équivalent à des substantifs; c'est couime si l'on disait, je désire cette chose, savoir, voir, eptendre , etc.

Le verbe qui sait désirer peut signifier aussi uÂe action qui renferme une idée accèssoire de contiugence, de doote , d'incertitude. Alors l'expression de ce verbe n'équivaut pas à un substantif. Je désire de réussir ne veut pas dire exactement, je désire cela , savoir réussir, car réussir ne désigne pas une chose définie , déterminée, mais une chose vague , incertaine , qui dépend de divers moyens , de divers évènemens, du sort, de la fortune, etc. . Je désire de réussir peut se rendre exactement par , je désire qu'il arrive que je réuàsisse , ou, de tous les évènemens qui peuvent me faire réussir on m'empécher de ^ussir. Je désire que les premiers arrivent. Dans 4e premier cas , désirer ne doit pas être suivi de de; .dans le second, il régit cette préposition. Ainsi l'on dira je désire le voir, je désire l'entendre, parce que v«ir et entendre expriment des actions simples et déterminées. Mais on dira je désire de le rencontrer, parce que le verbe rencontrer n*exprimc pas une action simple et déterminée , mais une action qni dépend de certaines circonstances qui emportent une idée de doute et d'incertitude. On dira par la même raison, il désire de gagner sod procès; il désire de remporter le prix. On dira aussi, il désire de loi plaire, il désire «^'obtenir cette grâce; il désire ^'amasser des richesses ; et il désire aller à cette fête , il désire partir bientôt. Cependant il faudrait dire, T^ désire d'aiWet k cette fête; il désire de partir bientôt , à la personne dont on parle avait en vue des obstacles qui pourraient l'empêcher d'aller à la fête ou de partir ; et si ces obstaclei

DÉSOCCUPATION, DESqECyR,EMENT.

La désoccupaùon suppose le manque d'occupation, et l'occupai ion est un. emploi de ses facultés et du temps, qui demande de l'appli* cation, de l'assiduité, de la tenue. J*e désœuvrement est un manque d'oeuvre. L'œuvre. est une action ou un travail quelconque qui nous exerce et ne nous laisse pas dans l'inacûoii.. DÉSOBÉISSAIVCE. V. Contravention.

DÉSOCCUPÉ, DÉSOEUVRÉ. Le sens pi-opre de ces mots est clairement déterminé par lear rapport manifeste avec ceux d'occupation et d'œuvre. L'homme désoccnpé n'a point d'occupation; l'homme désœuvré ne fait behvrç quelconque. L'occnpation est un em| ploi de ses facultés et du temps qui demande de l'application , de l'assiduité , de la tenue. L'œuvre est une action ou un travail quelconque qui nous exerce et ne nous laisse pas dans l'inaction. On est désoccnpé , quand on n*a rien à faire; mais , à |)roprement parler , rien de ce qui occupe. On est désœuvré, lorsqu'on ne fait absolument rien , même rien qtii amuse , parce qu'on ne veut rien faire ; * car c'est là le propre du fainéant.

,111101X1X11^ désoccnpé A du loisir; l'homme désœuvré est tout oisif.

On est souvent désoccnpé sB.ns être désœU" vré'y l'homme actif et laborieux, quand il est désoccnpé ou sans occupation , ne demeure pas désœuvré ; il amuse son loisir par quelque exercice.

Il y a beaucoup de gens dont la vie est toute dhoccupée , quoiqu'elle ne soit nullement désœuvrée : ils agissent , mais que fontils ? Ceux qui ne savent pas employer le temps le tuent, comme on dit.

' La Bruyère dit qu'à la vi^le comme ailleurs, il y a une classe de soties gens ; c'est celle des gens fades , oisifs ,' désoccupés : ils pèsent aux autres. Le temps , dit-il encore, pèse aux gens désœuvrés, et paraît court à ceux qui sont occupés utilement.

Vous reconnaîtrez l'honime déspccupé à un certain air de malaise et d'inquiétude ; il semble chercher quelque chose qui lui manque.

Vous reconnaîtrez l'homme désœuvré, à un certain air de langueur pt d'inertie; il semble attendre quelque chose qui l'anime.

L'ennui est la peine de l'homme désoccupé ; et l'oisiveté , la punitioft de l'homme désœuvré.

Le mot de désoccupation s'applique à l'action de l'esprit comme à celle du corps; et celai de désœuvreiuent conviej^t parti-

DES

DES

cnlierement à cette dernière sorte d'action.

( ROUBAUD

DÉSOEUVRÉ. V. DÉsoccuPK.

DÉSŒUVREMENT , INACTION , OI- SIVETÉ. Ces trois mots ont rapport à la cessation d'action on detravailparmi les hommes.

Le désoeuvrement est l'état d'une personne qol ne fait aocan travail utile.

Jj'inaction est la cessation ou la suspension de. l'action.

VoUweté est l'état de celui qui ne veut pas travailler.

Un homme est dans lé désœuvrement parce qu'il n'a point actuellement d'occupation, ou qu'il n'a pas voulu s'en faire une. Il est dans Vinaction , parce qu'il n'a pas voulu exercer aon activité , ou que quelque obstacle l'en a empêché.

Ces deux états peuvent ne pas être durables. Vinaction ne peut pas l'être , parce que rbonmie est né pour l'action ' et qu'il faut qu'elle s'exerce , de manière ou d'autre. L'o/siveté est un état permanent de désœuvrement.

Les ouvriers d'une manufacture sont quelquefois ■ dans le désœuvrement , faute d'ouvrage ; un homme mou et sans pnergie y reste •ou vent par paresse, par indolence, et quelquefois il s'en retire. Celui qui s'y abandonne entièrement , sans songer aux moyens d'en sortir , tombe dans le vice que l'on nomme owtveté.

Le désœuvrement suppose le mapqne actuel d'occupatiàn , de quelque cause qu'il provienne. On est également désœuvré , soit qu'on n'ait pas trouvé d'ouvrage , soit qu'on ait repoussé celui quis'est présenté. L'macfto/î suppose que la chose est destinée à l'action, et que l'exercice en est empêché , soit par la volonté de celui qui n'agit point , soit par des obstacles qui l'empêchent d'agir. Une armée que l'on envoie dans une province pour agir, reste quelquefois dans Vinaction, J.-J. Rousseau a dit : Vinaction , la contrainte où l'on retient les membres d'un enfant , ne peuvent que gêner la circulation du sang.

Uoisiveté est uniquement causée par la volonté de celui qui y est adonné. Il n'y a personne qui ne puisse en sortir.

DÉSŒUVREMENT. V. Dksoccupatiow.

DÉSOLATION., V. Afflictiow.

DÉSOLER, DÉVASTER, RAVAGER, SACCAGER. Les actions exprimées par chacun de ces verbes sont si fréquemment et si naturellement réunies et mêlées dans la plupart des cas où on a coutume de les employer , qu'il n'est pas étonnant que leurs

idées distinctiyes soient souvent confondues et même réduites à l'idée commune de destruction. Cependant l'idée rigoureuse de ravager est d'enlever , renverser , emporter , entraîner les productions et les biens par une action violente, subite, impétueuse; celle àe désoler est de dissiper, chasser, exterminer, détruire la population jusqn'àfaire d'une contrée une solitude , ou à la réduire à nn sol nu , par des attentats ou par des influences maligne^ , funestes , mortelles ; celle de dévaster est de tout moissonner, renverser, écraser , détruire dans une étendue plus ou moins vaste de pays , de manière à n'y laisser qu'un désert sans habitans et sans trace de culture , avec une fureur sans frein , sans arrêt et sans bornes; celle de saccager est de livrer an carnage , remplir de meurtres , inonder de sang une ville , des lieux peuplés , avec une férocité armée, d'instrumens de mort , de désolation, de destruction.

Les torrens, les flammes, les tempêtes, ravageront les campagnes. La guerre , la peste , la famine , désoleront nn pays. Tous ces moyens terribles , la tyrannie fiscale surtout , des inondations de barbares , dévasteront un empire. Des soldats effrénés , des vainqueurs féroces , des barbares saccageront une ville prise d'assaut.

Un champ est quelquefois plutôt ravcLgé par une nuée d'insectes , que par les bêtes farouches. Lorsqu'un volcan vient de désoler une île, il laisse au moins sur les terres une lave fertile qui rappelle et ranime la population , au lieu qu'une grande capitale qui épuise la substance des provinces , en même temps qu'elle répand sur elles une mortelle infection , les désole sans ressource. S'il est vrai que la soif du sang a fait saccager quelques villes , il est bien certain que la soif de l'or en a fait saccager cent fois davantage.

Des brigands qui ne cherchent que le butin, ravagent. Des pirates qui veulent aussi une proie ou des esclaves , désolent. Des barbares qui se plaisent à détruire , dévastent. Des vainqueurs effrénés qui n'ambitionnent que de signaler leur vengeance , saccagent.

Rien ne résiste au ravage ; il est rapide et terrible. Rien n'arrête la désolation ; eUe est ci*uelle et impitoyable. La dévastation n'épargne rien ; elle est féroce et insatiable. Le saccagement ne respecte rien ; il est aveugle et sourd.

Le ravage répand l'alarme et la terreur ; la désolation , le deuil et le désespoir ; la dévastation , l'épouvante et l'horreur ; le sa c la consternation et l'horreur du jour.

D£$F£CTUÇUX » MÉPRISANT. Despec-^

ttteux se dit de celai qui manque aa respect quMl doit à quelqu'un ; méprisant de celui qui affecte le mépris. On est despectueux sans être méprisant , quand on manque de respect par légèreté , par inadvertance , par étonrderie , et non par le mépris qu'on a pour une personne.

DESPOTE , DESPOTIQUE. Despote marque - le fait ; despotique , l'inclination. Un homme est despote et il a llmmeur despoti" que. Un homme peut être despotique , sans être despote ; s*il parvient à se vaincre , s'il met un firein à son hnmenr. Ainsi le despotisme est nn vice dominant dans le despote , puisqu'il s'y abandonne sans mesure , et peut être ne serait-il qu'un défaut dans l'homme despotique,

DESPOTIQUE. V. Absolu , Despots.

DESPOTIE , DESPOTISME. Despotie signifie an gouvernement où la souveraineté réside dans la volonté d'un despote, de même que démocratie signifie un gouvernement où la souveraineté réside dans le peuple. Le des- /7oft5/ne est autre chose; c'est un pouvoir usurpé qui n'est autorisé par aucune loi , par aucun usage établi. Il peut y avoir du despotisme dans >un état , sans que la despotie y soit établie. 'Voltaire a dit dans ses Commentaires sur l'Esprit ^es Lois : L'établissement de cet officier devinait avoir été fait, lors de l'établissement de la monarchie , de la despotie,

DESSEIN, PROJET, ENTREPRISE. Ces trois expressioiis ont rapport aux choses que les hommes se proposent de frirre, d'exécuter. • \,e projet est l'idée de la chose qu'on voudrait faire; le dessein, cette même idée jointe à l'intention de la faire; V entreprise est l'ensemble des moyens combinés pour la faire.

On fait un projet; on conçoit nn dessein ; on calcule une entreprise sous tous se» rapports.

Uentreprise ne suppose pas plus un commencement d'action , que le projet et le deS' sein. J'ai fait nn projet, j'ai conçu nn dessein, il en est résulté dans mon esprit l'idée d'une entreprise qne je vous propose. Rien n'indique ici un commencement d'action.

Quand on met une entreprise en adjudication , assurément elle n'est pas encore commencée.

Le projet est moins fixe , moins déterminé; le dessein l'est davantage ; V entreprise l'est davanuge effcore.

On abandonne nn projet, on renonce à un dessein, ^ouYenX on échoue dans une entreprise, , X

D£S$£I£ir, PROJET, Ces dça« expressions

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sont prises ici pour les choses qu'on veut ezé' cuter. Elles paraissent presque exactement sy7 nonymes.

Cependant Girard a observé avec l'aison , que le projet regarde quelque chose de plus éloigné et le dessein quelque chose de plus près. On fait des projets pour l'avenir; on forme des desseins pour le temps présent. Le premier est plus vague, l'antre est plus déterminé. Le projet d'un avare est de s'enri* chir , son dessein est d'amasser.

Un bon ministre d'État n'a d'antre projet que la gloire du prince et le bonheur de ses sujets ; un bon général d'armée a autant d'attention à cacher ses desseins qu'à découvrir ceux de l'ennemi.

L'union de tous les États de l'Europe en an corps de république pour le gouvernement général ou la direction des intérêts, sans rien changer néanmoins dans le gouvernement intérieur et particulier de chacun d'eux , était un projet digne de Henri lY, plus noble , mais peut-être plus difficile à exécuter que le dessein de la monarchie universelle dont l'Es*»

pagne était alors occupée..

DESSEIN , INTENTION, VOLONTÉ. Ces trois expressions ont rapport à diverses manières d'envisager les choses que nous voulons faire ou qui soient faites.

La volonté est une détermination fixe qui regarde quelque chose de prochain , elle le fait rechercher. Vintention est nn mouvement ou un penchant de l'ame qui envisage quelque chose d'éloigné, elle y fait tendre Le dessein est une idée adoptée et choisie , qui parait supposer quelque chose de médité et de méthodique; il fait chercher les moyens de l'exécution.

On a la volonté d'aller à Rome et l'on y va.

On y va dans Vintention de voir les chefsd'œuvre des arts que renferme cette ville; et on a le dessein d'en donner des descriptions.

La volonté suppose que nous croyons qne la chose que nous recherchons est en notre pouvoir. Il a la volonté de se fixer à Paris. Vintention ne suppose pas que la chose soit en notre pouvoir , mais que nous tâchons de l'y mettre. En travaillant ainsi , il a Vintention de faire la fortune de ses enfans. Le dessein a un but qne l'on ne peut atteindre sans attention , sans autorité , sans réflexion.

La volonté s'exerçant immédiatement sur un objet présent, est connue et précise ; Vintention étant nn mouvement intérieur de l'ame peut rester cachée; les desseins exigent des mesures, des actions ne peuvent se , cacher qu'en partie. On voit bien quels sont

DES

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les desseins apparens, c'est-à-dire ceax aaxqaels on veut faire croire; mais on n'aperçoit pas toajoars les desseins réels, c'est-à-dire ceax qae Ton tient cacLés dans la fond de aon ame.

LK DESSERT, LE FRUIT. Dessert e&t l'expression la plos ordinaire. Le fruit tient nn peu dn langage précieux, et ne peut pas toujours remplacer dessert. On dit , on avait servi un bon dessert; on ne pourrait pas dire en ce sens, on avait servi yanhon fruit.

DESTIN , DESTINÉE. Ces deux mots ont rapport à rencbaînement des évènemens que l'on regarde comme infaillibles.

Les anciens avaient fait dn destin [Fatum) une divinité aux arrêts de laquelle les dieux mêmes étaient obligés de se soumettre ; nous avons traduit fatum par destin, et lorsque nous n'employons pas ce mot en poésie dans le sens des païens, nous entendons par là une cause inconnue qui destine on prédestine , et de laquelle découlent tous les évènemens que nous ne pouvons éviter.

La destinée est le sort réglé, disposé, ordonné parles décrets immuables du destin. Le destin veut, et ce qu'il veut est notre destinée. L'un indique la cause et l'antre l'effet. ^

Le destin est immual>le; la destinée est l'ordre , la série, l'enchaînement des évènemens qui déterminent la nature de notre sort. La destinée aun cours , elle résulte d'une somme d évènemens (|i3i se sont succédé.

Destin emporte une idée de fatalité, de nécessité, de predesiinationnbsolne.de force invincible; destinée rappeUe l'idée d'une vocation , d'une destination particulière, d'une sorte de prédestinatiun par laquelle nous sommes appelés à on tel genre de vie ou de sort.

Ainsi, selon les lois pliysiques, inévitables, le destin de l'homme est de souffrir ; la destinée de tel homme esr le malheur.

Destin n*est coininimément employé que par les poètes, les orJ«*{'nrs, et dans les genres où il est permis de créer des personnages allégoriques; destinée est le taot du discours ordinaire.

DLSTIN , SORT. Ces deux mots ont rapport à la cause qui détermine les évènemens.

Le mot latin fatums que nous avons traduit par destin , ne se disait chez les Latins qu'à l'égard des grands évènemens et dans un sens religieux; nous lui avons conservé une partie de ce sens accessoire, et nous ne l'employons guère qu'en poésie et dans le style élevé.

Nous avons adopté le mot sort qui signifie la niéme chose , mais dont nous avons retranché cet accessoire d'importance pour l'appli-

quer à des objetamoina considéraUtif et moins

généraux.

Destin t'applique pliia ordinairement soit à des objets importans et généraux, soit à des objets parlicuhers et isolés. Le destin des empires , le sort d'une institutiou particulière , le sort d'un infortuné.

Le sort est aveugle et tient du hasard; le destin paraît avoir une intelligence d'après laquelle il a formé la chaîne des évènemens.

Le destin tenant de la divinité , a nn caractère bien plus imposant qne le sort. On résiste au sort, on peut échapper au sort; mais on n'échappe pas au destin, il faut s'y soumettre.

On dit les coups dn sort^ et les arrêts du destin. Le sort paraît tellement sqbordonné au destin, qu'on pourrait dire qne les évènemens du sort sont écrits dans le livre du destin.

Le mot destin convient mieux aux grands objets et serait improprement "appliqué aux petits. Tel fut le destin de la république romaine ; tel fut le sort de cette démarche.

Tous les hommes n'ont pas le droit le dira mon destin ; il faut pour cela jeter quelque éclat ou occuper un certain espace ; mais tout le monde pourrait dire ma destinée ^ mon sort, car il n'y a personne qui n'ait sa </cjftnée , son sort, puisque c'est la marche que le destin a tracée à chaque être. Alexandre voulait faire le destin du monde, un criminel apprend son sort à la lecture de l'arrêt qui le condamne.

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