DET
DÉT
hommes intrépides ahandonner volontairement ienr vie au sort da dé. Tout ce qui est écrit dans le livre du destin esc inévitable , parce qn'on ne peut ni forcer son tempérament, ni voir au-delà de la, portée de ses lumières.
DESTIN , FATALITÉ. Le dvsdn est l'ensemble des évènemens heureux ou malheureax. Xol fatalité désigne particulièrement la cause cachée des évènemens fâcheux.
DESTINÉE. V. Destiw.
DESTINER POUR, DESTINER À. Destiter pour a rapport à l'emploi. Il a destiné cet argent pour les pauvres. Destiner à a rapport au but. Il a destiné cet argent aux pauvres.
DÉSUSITÉ, INUSITE. Ces deux mots signifient également qui n'est point en usage.
Mais inusité signifie seulement qui n'est point en usage, sans aucun autre rapport; au lieu que déstisité signifie la même chose avec rapport à un usage antérieur. Ce qui est désusité est ce qui n'est pas en usage, mais qui a été en usage, et dont on a quitte, abandonné, négligé l'usage. Son confesseur l'avait assujéti à ces pratiques peu convenables et aujourd'hui désusiiées. (Voltaire.)
DÉTAIL, DÉTAILS. Ces deux mots ont rapport aux diverses parties dfs choses.
Détail, du mot tailler, diviser, sépriier, mettre en pièces, est la division qu'on fait d'une chose en plusieurs parties ou morceaux. On appelle marchand en détail, celui qui vend la marchandise dont il fait négoce à plus petites mesures , à plus petits poids qu'il ne l'a achetée, qui la coupe ou la divise pour en faire le débit; par opposition au murchand en gros, qui vend les balles de marchandises entières et sous corde , les liqueurs an muid , à la pipe, à la qaaue; les grains au muid, au setier, au minot, etc. Dans ce sens, ce mot est un terlne de commerce et n'a point de pluriel.
Détail, dans an sens analogue à celui-ci, se dit de la division que l'esprit fait d'un objet, en faisant abstraction de ki séparation réelle des parties.
On fait le détail d'une histoire , d'une affaire, d'une aventure, c'est-à-dire que l'on en rapporte, que l'on en parcourt, que l'on en présente les différentes parties, les différentes circonstances essentielles.
Les détails a un autre sens ; il signifie les parties détaillées , présentées par le détail, considérées, non par rapport à la division que l'esprit 'en a faite, mais comme existant dans l'objet même. Quand l'esprit fait le détail d'une histoire, d'une aventure , il en divise les parties tt lu présente l'one après Tantre^
il n'en fait pas les détails, parce qne ces dé^ tails existent par eux-mêmes. Le détail a rapport à la division que fait l'esprit; les détcdls ont rapport aux différentes parties de la chose divisée. Quand je fais le détail, je divise; quand j'examine les détcdls , j'examine les parties qui résultent de la division. Le détail est votre ouvrage, c'est un récit détaillé; les détails appartiennent à In chose : ce sont les objets que Ton peut détailler ou considérer en détail.
Il y a une autre différence entre le détail et les détails : c'est que le premier indique particulièrement les parties principales, nécessaires, essentielles, les grandes divisions; au lieu que les détails indiquent de peKts objets particuliers.
Il y a dans la police, dans le commerce, dans le ménage , dans la finance , mille petits détails , mille petites affaires, dont le détail ou l'exposition détaillée n'aurait point de fin. Un ministre s'occupe en gros ou en grand des affaires ou des grandes affaires ; il laisse les détails ou les petites affaires et les particularités des grandes affiiires à ses commis. Ses commis lui en font ensuite le détail ou le rapport. Détail annonce la manière dont yous repiésenitz ces choses, et détails, les choses mciues que vous représentez. On dit également bien voiJà le détail , ou voilà les détails de l'affaire. Mais détail signifie proprement le récit détaillé que vous en avez fait, et les dé" tails , ce que la chose avait de particulier.
' DÉTELER. V. Débïller. .
DÉTERRER, EXHUMER. Déterrer se dit de tout ce qu'on ôte de la terre où il était caché. Exhumer ne s<* dit qne des corps morts que l'on déterre par ordre d'un juge. On dé^ terre des trésors cachés duns la terre, on dé* terre des antiques enfouis dans la terre, on déterre un corps mort, par hasard ou pour le transporter dans un autre lien; mais l'on exhume, par ordre d'un juge, le corps mort d'un homme qii'on soupçonne 'avoir été as-
sassine ou eiij^joisonne.
DETESTABLE. V. Abominable.
DÉTESTER. V. Abhorrer.