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Journalier appartient absolument an lan^ gage commun et s'applique à toutes les antres choses qui se repètent tons les jours avec des variations accidentelles. Ainsi l'on dit lexpérience journalière , des occupations journa»
Hères , un travail jourmdier, pour marquer une expérience , des occupations , un travail qui recommencent chaque jour; et l'on ne pourrait pas y employer les termes de diurne et de quotidien qui excluraient Vidée de va riation. Cette idée est si propre au vaoljour' nalier, qu'il s'emploie même pour la marquer uniquement; et nous disons , une humeur your-nalière , les armes sont journalières , pour dire une humeur changeante , les armes sont sujettes à des variations. Quelquefois on dit j'ournalier pour diurne , parce que l'on fait abstraction de la régularité; le mouvement journalier du ciel; mais on ne peut jamais dire j'ournalier pour quotidien,
DIVERSITÉ. V. Bigarrure, Différence,
DlSTlNCTlOW.
DIVERTIR. V. Amuser, Détourner.
DIVERTISSEMENT. V. Amusement.
DIVISER, PARTAGER. L'un et l'autre de ces mots, dit Girard , signifient qne d'un tout on fait diverses parties; mais celui de diviser ne marque précisément qne la désunion du tout pour former de simples parties ; et celui de partager, outre la désunion du tout, a de plus un certain rapport à l'union propre de chaque partie pour en former de nouveaux tous particuliers.
La plupart de ces idées me paraissent fausses. D'abord il n'est pas vrai que diviser etjMrtager signifient que d'un tout on fait plusieurs parties, car l'action de dii'iser ne fait pas, mais indique, marque plusieurs parties; et l'action de partager ne fait pas plusieurs parties, mais plusieurs parts.
En second lieu , diviser ne marque pas la désunion. On a divisé le globe terrestre en quatre parties , l'Europe , l'Asie , l'Afrique et l'Amérique; et ces parties ne sont pas pour cela désunies; au contraire elles sont teller ment unies que rien ne saurait les désunir. La désunion ne peut exister que dans l'imagination de ceux qui ont fait ou adopté la division.
Enûn partager ne marque pas plus la désunion du tout que diviser. Les trois puissances qui ont partagé la Pologne n'ont point désuni les parties dont elles se sont emparées. Elles ont seulement établi trois parties par la division, et ont ensuite partagé ces parties, c'est-à-dire se les sont appropriées , sans les désunir autrement que par fidée de aooTe-