‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 249 sur 253 · DIV · texte numérisé non relu

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raîneté qn^elles ont attachée à chaque partie , relativement à chacune de ces pai sances.

Diviser, c'est indiquer , marquer la distribution d'un tout en pln&ienrs parties. Nous n'ajouterons pas avec Rouhaud que c'est aussi indiquer la distribution de plusieurs choses unies; car on ne dwise pas plusieurs choses unies, on les sépare, on les disjoint.

]> division précède le partage; il faut avoir désigné les parties qui doivent former les parts, c'est-à dire avoir divisé le tout ayant de partager ou de donner à chacun sa part. lies parties qui résultent de la division ne sont point destinées à être détachées; celles qui résultent du partage ont cette destination. Quand onpartage un royaume, une province, ce n'est pas proprement le royaume , la province que l'on partage, c'est la souveraineté de ce royaume, de cette province, et dn partage de cette souyeraineté générale résultent plusieurs souverainetés pArticulières et détachées.

On divise l'année en mois, les mois en jours , la sphère en c> rcles, le cercle en degrés , et CCS divisions ne sont souvent qu'idéales.

On partage \e pain entre les convives, un héritage entre des cohéritiers, des bénéfices entre des intéressés ; et ces partages sont toujours réels.

Le partage ajoute à la division non-seulement la séparation du tout, mais encore la formation de chaque part en nii nouveau tout.

La dlvison ne détruit point la chose; le partage la détruit pour en former de nouvelles. Vous divisez une somme en plusieurs paities , quand vous indiquez les sommes particulières que, vous en formez. Si vous n'allez pas plus loin, les sommes particulières ne sont qu'indiquées; la somme principale est toujours la même, mais divisée. Mais si vous partagez ces sommes particulières en les distribuant à différentes personnes, la somme principale n'existe plus, et chaque part devient une somme nouvelle.

Dans le sens moral, ces mots ne conservent pas exactement les mêmes rapports distinctifs. La division marque alors la mésintelligence et Topposition entre les personnes et les choses; le partage n'smporte que la différence ou la diversité.

Les esprits divisés se choquent les uns les antres ; des esprits partagés s'éloignent les nns des antres; avec des vues croisées on se divise ; avec des vues diverses on se /uzr- /a^e..Des prétentions < ontraires nous divisent i des goûts différens noas partagent.

DiyORCE, REPUDIATION. Ces deux mots désignent la rupture, la dissolution dn mariage. Le divorce est proprement la séparation de deux époux; la répudiation, le renvoi de Tun par l'autre;

Il y a , dit Montesquieu , cette différence entre le divorce et la répudiation, que le di^ vorce se fait par an consentement mutuel, à l'occasion d'une incompatibilité mutuelle ; au lieu que la répudiation se fait par la volonté, pour l'avantage d'une des deux partijes, indépendamment de la volonté et de l'avantage de l'autre.

Le divorce met l'égalité entre les personnes, et il se fonde sur ce qu'un engagement contracté par la volonté libre et mutuelle des deux parties , peut être rompu par la même volonté. Aussi les législateurs n'ont - ils pas déterminé de motil's pour le d. vorce ; ils unt supposé que deux personnes qui ne veulent pas vivre ensemble, ne peuvent pas bien vivre ensemble. La répudiation qui n'est pas réciproque, met entre les personnes une grande inégalité, et elle n'est fondée que sur l'empire de lun et la dépendance de l'autre.

Aussi les législateurs , pour prévenir les iïiconvéniens d'un despotisme arbitraire, ont- ils exigé des causes graves pour la répudiation; . ils ont reconnu qu'une personne ne devait pas détruire l'état d'une autre par caprice, et ne pouvait la flétrir qu'avec le sceau de la loi.

Divorce se dit par extension d'une division entre amis ; et en morale , dn renoncement à certaines habitudes, à des compagnies, au vice, au monde, etc. Répudiation est proprement un mot de jurisprudence, et il ne se dit que du mariage. On l'applique seulement , comme répudier, à une succession, à un legs auquel on renonce.'

DIVULGUER. V. DicLARkR.

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