‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 34 sur 253 · ADM · texte numérisé non relu

ADM

chent , se de

dit des terres, des maisons et tontes autres propriétés qui se touchent, soit qu'elles soient basses ou élevées. On ne dit pas cette maison est adjacente à la mienne , il faut dire attenante, parce qu'il ne «'agit point ici f^d'une chose basse et comme coAchée à côté d'une antre, mais d'un objet élevé qui tient à un autre. On dit bien son jardin est attenant au mien, mais il ne s'agit pas ici d'une chose d'une longue étendue , comme un pays, une contrée, nne province.

ADJECTIF, ÉPITHÈTE.L'a<^ecft/ est proprement adjectif, lorsqu'il sert à déterminer l'étendue dans laquelle on prend le sens du substantif, de manière que s'il était supprimé la proposition ne serait plus complète. Dans L'homme sévère déplaît, sévère est un adjectif proprement dit , parce qu'il sert à expliquer le mot homme ; de manière que si on le supprimait , la proposition ne serait plus complète. Vépithète est un adjectif ^ni détermine le substantif, seulement pour le présenter d'une manière plus agréable ou plus énergique, et on peut le retrancher sans que le sens delà proposition en souffre. Dans La pâle mort frappe tous les hommes, pâle est nne épithète, parce qu'il ne sert pas à compléter le sens de la proposition , mais seulement à rendre l'idée •du substantif plus frappante : ôtez ce mot, et

le sens de la proposition restera Iç même.

Tou^e épithète est adjectif, en tant qu'elle •€st ajoutée au substantif; mais tout adjectif n'est pas épithète, parce que tout adjectif n'est pas ajouté pour donner à l'idée du substantif

de la force, de l'énergie ou de l'agrément

Vadjectif appartient à la grammaire ou à la logique ; il est nécessaire ; il sert à déterminei et compléter le sens de la proposition. Vépithète appartient à la poésie et à l'éloquence , elle n'est qu'utile, et sert a l'agrément et à l'énergie. On dit une épithète oiseuse , on ne dit pas un adjectif oiseux..

ADJURATION, CONJURATION. Ces deux mots sont employés chez les catholiques. L'«//juration est un commandement ou une injonction faite par le prêtre au démon, de la part de Dieu, de sortir du corps d'un possédé ou.de déclarer quelque chose. La conjuration consiste dans l'action d'employer des paroles ou des cérémonies pour chasser 4es esprits malins, pour détourner les tempêtes, les ma-

ladies et les antres fléaux. Par la conjuration , on agit contre la chose même; par \ adjura^ don , on s'adresse aux démons pour la faire cesser.

ADJURER, CONJURER, ^^'wvr suppose l'invocation de quelque chose de sacré auquel on est obligé d'obéir , de se rendre. Les démons sont censés obligés de céder lorsqu'on les adjure. Conjurer ne suppose qu'nne demaude faite avec grande instance. *

ADMETTRE, RECEVOIR. Dans le sens .on ces deux expressions ont quelque chose de commun, admettre suppose toùjotirs nn examen et à.e& qualités reconnues dans la personne on dans la chose ; ou bien à l'égard, des personnes, une faveur qui en tient lien. Keceyoir n'indique que l'action de iaire entrer , de laisser entrer. Des académiciens , après avoir examiné le mérité d'un candidat , V admettent dans leur compagnie; les membres d'un chapitre noble, après avoir examiné les titres d'un candidat , Vadmettent dans leur chapitre. Lorsqu'il a été admis par eux, ils le reçoivent. — Admettre suppose un jugement , une décision ; recevoir est une cérémonie qui se fait en conséquence de Vadmission, — On est reçu dans une assemblée publique sans y être admis. — Quoiqu'une idée soit généralement reçue, il y a beaucoup de personnes qui ne Vadmetteht point. — On reçoit une opinion sur parole , ou de confiance ; on ne \ admet qu'après l'avoir examinée.

ADMETTRE. V. Agréger.

ADMINISTRATION, GOUTERNEMENT.

Le gouvernement conçoit des règles et les établit ; V administration les exécute et en fait l'application. Dans le sens le plus étendu^ l'une et l'autre se confondent quelquefois sons le nom d'administration , en parlant des souverains absolus. En «parlant des états modérés, on les distingue ordinairement. Le gouverne" ment peut être sage et V administration maulogique ; il est nécessaire; lY rêrtTdéte^rmLer | ^«.i«« î. «'««^"di'^^ q°« les règles peuvent être

de la proposition L'ew- ^""^ ^*^° conçues et lappbcaUon mal dirigée.

ADMINISTRATION , RÉGIME. Le régime est la règle établie par le gouvernement pour régler l'action de V administration. Vadmirùs' tration est l'action qui résulte du régime.

ADMINISTRATION , GESTION. Vadministration suppose plus d'autorité que la gestion. "V administration permet des réglemeus , des changemens utiles ou crus tels. La gestion ne suppo.>e qu'une action simple et subordonnée aux règles.

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