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luttaient corps k corps. Anciennement les rois s'envoyaient des énigmes à deyiner. y#/teiennement la force da corps décidait les batailles, de nos jours c'est le canon.
Jadis exprime on temps fort éloigné , de l'étendue duquel on n'a pas une idée bien précise, et que par cette raison on ne peut désigner d'une manière déterminée. Aujourd'hui est le contraire de jadis. Jadis parait se dire plus particulièrement lorsqu'il est question de faits. Jadis régnait en Egypte un roi qui était -adoré de ses sujets parce qu'il était bon et juste. On pouvait faire cela jadis, on ne le pourrait pas aujourd'hui. Jadis on pressait les convives de boire, aujourd'hui on ne les y invite même pas.
jéutre/ois si^iûe dans un temps passé où il existait d'autres circonstances , d'autres règles, d'autres opinions, d'antre mœurs qu'à présent. A (lèsent est le contraire ^autrefois. Autrefois on perçait avec un fer ronge la langue aux blasphémateurs ; à présent les lois sont beaucoup moins sévères à cet égard. .
ANQEN. V. AîwK.
ANCIENNETÉ, ANTIQUITÉ. Ces deux mots se disent d'un long temps pendant lequel les choses ont duré ou depuis lequel elles durent encore. Ancienneté se dit particulièrement des choses qui durent depuis longtemps , et qui ont pris naissance dans les temps modernes. Antiquité se dit des choses qui ont existé dans les temps qui ont précédé les temps modernes, et qui ont prolongé leur existence jusqu'à nos jours. Uancienneté des églises gothiques, Vancienneté ou Vantiqidté d'un usage. Vantiquité de l'Apollon du Belvédère, V antiquité des Pyramides d'Egypte.
Antiquité se 'dit quelquefois par exagération dans le sens à^ ancienneté. Vantiqtdté d'une mode.
ANDROGYNE, HERMAPHRODITE. On donne ces noms aux individus des animaux on des plantes qui possèdent les deux sexes.
Plusieurs animaux possèdent les deux sexes dans le même individu, mais ne peuvent pas s'accoupler seuls on se suffire à eux-mêmes ; tels sont les limaces, les cornets, les colimaçons, les vers de terre, etc.; ce sont les véritables androgynes. D'autres ont dans le même individu les deux sexes apparens on invisibles, mais peuvent se féconder sans l'intervention d'un autre individu, comme toutes les coquilles bivalves, les moules, les huîtres , etc. ; ce sont les hermaphrodites.
Le nom d*androg/ne doit être plus spécialement appliqué a9x animaux qui, ayant or-
dinairement les sexes séparés dans chaque individu, se trouvent les réunir par nne erreur de la nature.
Pendant long-t*fifips on a cm qu'il pouvait se trouver dans l'espèce humaine de véritables hermaphrodites; mais ce sont des individus dans lesquels les organes sexuels sont mal développés ou mal conformés.
ANDROÏDE, AUTOMATE. Automate est le *terme générique. On entend par ce mot une machine qui porte elle-même le principe de son mouvement. Ce mot Vient du grec autos ^ soi-même, et maé^ vouloir.
Vandroïde est un automate de figure hnmaine. Ce mot vient du grec andros , homme , et eidos, forme. Le canard de Yaucanson dans lequel était représenté le mécanisme des viscères destinés aux fonctions du boire , da manger, de la digestion, était un automate et non un androide ; le Auteur du même anteur était proprement un androïde. Tous les androïdes sont des automates , mais tous les automates ne sont pas des androïdes,
■ ÂNE , IGNORANT. On est âne par disposition d'esprit, et ignorant par défaut d'instruction. JjC premier ne sait pas parce qu'il ne peut apprendre , et le second parce qu'il n'a point appris.
Vâne a pu s'appliquer à l'étude , mais son travail a été inutile. Vignorant ne s'est pas donné cette peine.
A quoi bon parler science devant deit ânes? Leurs oreilles ne sont pas faites pour ce lan* gage. Ce n'est pas toujours inutilement que l'on parle devant des ignorans; ils peuvent profiter de ce qu'on dit.
Vânerie est un défaut qui vient de la nature du sujet, et Y ignorance est on défaat que la paresse entretient. Celle-ci est moins pardonnable, mais celle-là rend plus méprisable.
Les ânes pour l'ordinaire ue connaissent ni ne sentent pas même le mérite de la science; les ignorans se le- figurent quelquefois tout autre qu'il n'est. (Girard.)
ANÉANTIR, DÉTRUIRE. Anéantir, faire rentrer dans le néant. Détruire , rompre, renverser les rapports, les formes, l'arrangement des parties d'un tout, jusqu'à la ruine totale de l'ordre ou la disparition entière de la chose.
On ne peut point anéantir les corps, on ne peut que changer leurs rapports ou leurs formes. Anéantir ne peut donc se dire des objets physiques que par exagération.
En parlant des objets qui n'existent que dans I l'imagination des hommes ou qui sont l'effet
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de leur volonté, on dit bien anéantir, parce qu'on pense que la même volonté qui a donné l'existence à la chose peut la réduire au néant. Ou détruit et on anéantit une opinion : dans le premier cas , on l'éteint dans tontes les têtes, dans tous les esprits, sans reffacer de la mémoire des hommes; dans le second cas on la détruit de manière à Teffacer de la mémoire des hommes. Combien d'opi' nions ont existé chez des peuples anciens qni sont anéanties parce qu'elles ne subsistent plus nulle part , et que ni les écrits ni la tradition ne nous en ont transmis ni la connaissance ni la mémoire !
On dit par exagération qu'un homme est anéanti, pour dire quil a perdu toute espèce d'activité, de courage, de ressource; ou bien Ton entend par là V anéantissement des causes qui soutenaient auparavant son activité , son courage , etc.
L'homme ne peut ni créer ni anéantir un grain de sable; mais dans l'ordre méthapysique il peut anéantir ce qui tient de lui son existence , existence qni n'est alors que métaphysique. On détndt une promesse, une obligation couchée par écrit, en détruisant récrit, en le déchirant , en le brûlant , en désunissant ses parties de quelque manière que ce soit. On anéantit une-promesse , une obligation , en convenant de part et d'autre de la regarder comme nulleV V anéantissement n'est alors que la destruction totale d'une chose métaphysiqne , d'une chose qui n'avait qu'une existence métaphysiqne.
En parlant d'objets métaphyStques, il reste toujours quelque chose de ce qu'on détruit , on n'en peut anéantir que l'apparence; en parlant d'objets métaphysiques , on til anéantit que des considérations de notre esprit dont l'existence est variable et changeante.
On dit détruire une armée , et anéantir une armée. Détruire une armée supposé les soldats qui la composaient que l'on tue , que l'on disperse , que l'on met en fuite , mais il reste toujours plusieurs de ces soldats dans un lieu on dans un antre. Anéantir une armée c'est faire qu'une chose qu'on appelle armée n'existe plus. Après la destruction ^fV une armée un certain nombre des parties qni la composaient existent encore ; mais ces parties n'étant plus, liées plus réunies, et celte li.iison , cette réunion formant ce qu'on appelait une armée , J'armée n'existe plus ; eHe est rentrée dans le néant, elle est anéantie. Détruire une armée se dit donc par rapport à la désunion de ses parties ; anéantir mie armée se dit par rapport à son mode d'existence.
Ce sont deux manières différentes de considérer
la même chose. En détndsant une ^rmée on Vanéantit.