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Les anecdotes sont des recneils de faits secrets, des particalarités cnrienses propres à cclairclr les mystères de la politique et à déyelopper les ressorts oachés des évènemens.
L'objet de ce genre est de manifester les caoses, -les mobiles , les ressorts inconnus ; les causes •onvent ii petites qni produisent ces grands effets ; ces mobiles sonvent frivoles qui inspirent d'importantes résolutions; ces ressorts sonvent ai fragiles qui opèrent les révolutions les plus mémorables.
La vie est Thistoire de l'homme dans tons les momens et dans tontes les circonstances, jusque daAs samaisoui dans sa famille, au milieu de ses amis , avec lui-même. L'histoire nous dépeint l'homme en habit de parade, ou l'homme public; la vie nous peint l'homme, conune on dit , en déshabillé , ou l'homme privé. Celle-là donne plus à l'admiration , celle-ci à l'ei^en^ple. (Exti^it de KouBAUD.)
ÂNESSE, BOURRIQUE. Vânesse est la femelle de l'âne propre à la génération et à donner du lait. La bourrique est le même animnl considéré sous les rapports des services qu'il rend à l'homme comme béte de somme. On boit du lait à'ânesse; on se sert des bourriques pour porter des fardeaux ou traîner des charrettes.
Bourrique est un terme d'injure que l'on applique quelquefois à des individus de l'un ou de l'antre, sexe, pour signifier le défaut d'instruction,
ANGE, ESPRIT. On donne le nom général dUesprits à tous les êtres purement spirituels et intellectuels qui , sans avoir aucun rapport avec la matière , passent cependant pour avoir la faculté de se faire voir aux hommes et de leur parler. Tels sont les anges, les démons, les revenans, etc.; tel est Dieu lui-même. Les anges dans la leligion chrétienne sont des esprits bien-heureux, dont on a composé la hiérarchie céleste , qui environnent le trône deBieu , et qui lui servent de messagers pour faire connaître sa volonté aux hommes ; en ce sens, on les appelle simplement anges; mais on distingue deux sortes à^ anges y les bons anges et les mauvais anges ; pour désigner ces derniers, il faut les distinguer par quelque épithète caractéristique. Les mauvais anges , d'une nature méchante et perverse , induisent les hommes au mal, et les punissent de l'avoir commis ; ils habitent les enfers , comme les bons Iiabitent le ciel.
Quand on vent désigner les anges par leurs fonctions , on se i;ert du mot anges , les bons anges, les mauvais anges; qutL^id on veut les distinguer par leur nature ou leur séjoii.*. on les appelle esprits. Dieu envoya souvent les
anges aux patriarches pour leur faire connaître ses volontés. C'est Vange Gabriel qui annonça à la vierge Marie qu'elle serait la mère du sauveur du monde.
Yoilàqu'au môme instant do haut des deux ouverts Ua aR^'« e;it deneendu sur le irôoe des airs.
( V OLTAIRE. )
Mais on dit les esprits bienheureux, les esprits célestes habitent le ciel, les esprits infernaux habitent les enfers. Les mauvais anges sont des esprits malins.
On dit aussi V esprit saint, ou le Saint- Epritf pour désigner la troisième personne de la Trinité.
ANGE, DÉMON. Ange seul signifie un bon ange, un habitant des cieux, on ministre du Très Haut.
Démon signifie nn mauvais ange , haletant des enfers, on se répandant dans le monde pour induire les hommes an mal et les tourmenter. Ils se ressemblent en ce qu'ils sont l'an et l'antre d'une substance incorporelle; mais ils diffèrent par leurs inclinations, par les effets qui les caractérisent, dont les uns ne tendent qu'au bien, et les antres qu'au mal. Pour désigner un démon , le mot ange, qni se prend toujours en lionne part, ne suffit pas, il faut y ajouter quelque épithète qui le fasse distinguer; un ange de ténèbres, un mauvais ange, ou l'appeler simplement démon on diable.
ANGOISSES, TRANSES. Le caractère des angoisses est assez bien indiqué parrétymologie de ce mot, qui vient du latin angustus, étroit, serré, pressé. Les angoisses sont nn état de peine, d'anxiété, de douleur, dans lequel l'ame est comme serrée, oppressée, de manière qu'elle ne sent de tonte part que l'impression irrésistible du mal, sans apercevoir nulle part l'espoir du soulagement.
Les transes sont un état de peur violente qui glace les facultés de l'ame , comme le froid ^ace les membres du corps.
Dans les angoisses, l'ame est oppressée par la douleur; l'oppression, la gêne extrême, forment le caractère de cet état. Dans les transes, l'ame est saisie d'une grande peur qui l'engourdit, qui émou^se ses sensations, qui éteint son activité, qui la glace. L'excès de la penr est le caractère de cet état. Le malade qui est dans les angoisses de la mort est oppressé par la douleur qu'il souffre, et qu'il sait devoir le conduire au trépas. Cette douleur est la seule chose qui l'occupe. Celui qni est dans les transes de la mort est moins affecté par la douleur qu'il éprouve , que par
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la crainte de là mort qn*i] croit présenta, et qa*il envisage avec horreur.
ANGOISSE, ANXIÉTÉ. V anxiété a heaLW coup de rapport avec les angoisses. Elle oppresse comme ces dernières, et tient Tame dans nn état de sonfirance. Mais dans anxiété, quoique Famé soit oppressée par Fidée du mal, elle ne le considère pas absolument comme sans remède. Dans les angoisses de la mort, le malade regaixle la mort comme inévitable; s'il n'éprouve que de V anxiété, il pense qu'U peut être guéri, mais la crainte' da contraire étant la plus forte, lui cause une oppression qui approche de celle des angois^ ses. Les angoisses bannissent tout espoir, Yanxiéeé admet un léger espoir. Cette longue et pénible anxiété me suivait partout; j^en traînais après nioi l'insupportable poids.
( J.-J. Rousseau. )
ANGOISSES. V. Affres.
ANGOLA, ANGORA. On se sert indistinctement de ces deux mots pour désigner trois races d'animaux à poil soyeux et blanc, qui appailiennent aux espèces du chat, du Lipin et de la chèvre, et qui proviennent d* angora en Anatolie; mais le véritable nom est angora. Angola est le nom d'un État de l'Afrique qui ne produit point ces espèces d'animaux.
ANGORA. V. AsGOLv
ANHÉLATION , OPPRESSION. Ces deux mots signifient à pca près la même chose; c'est l'état d'un personne oppressée qui fait qu'eUe respire dii'iicilement. V anhélation est nn terme technique , X oppression est le terme ordinaire. Vanhélatiàn semble expliquer plus particulièrement ja fréquence et la difUcolté de la respiration.
ANICJROCHE , DIFFICULTÉ , EMPÊCHE- MENT, OBSTACLE. Ces quatre mots se disent de ce qui retarde le cours d'une chose ^ d'nne affaire , dt; ce qui s'oppose à son exécation. "
Vanicrocke est une chose imprévue , qui se rencontre dans le cours de l'exécution, et qui, s'attachant à quelque partie on à quelque circonstance , retarde ce cours.
La di^culté vient de la nature même ou des circonstances dé la chose; elle la rend difficile et exige une application ou un travail extraordinaires.
V empêchement gêne, incommode, embarrasse; il s'oppose au coars de l'action, de l'exécution , et naît de ce qui nous entoure.
Vobstacle empêche une chose ou une personne d'agir, d'avancer, de faire des progrès, de parvenir à un but.
Pour contînner sa marche, i] faut dégager la chose de Yanicroche / pour aller promptement , il faut éviter, écarter, ou surmonter les difficultés; pour aller librement, il faut ôter V empêchement, le lever, s'en débarrasser, s'en délivrer, s'en affranchir; c'est an lien à rompre pour avan^^; ilfant détruire I'o^jtacle, l'applanir on le surmonter.