‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 74 sur 253 · APP ( I · texte numérisé non relu

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faite âe tonte distance qui existait on pouvait exister entre ces deax choses. Je fais approcher nmt table pour en être moiiM éloigné ; je iais mettre ane table auprès de moi poor pouToir m^en servir immédiatement.

APPROCHER. V. AfiORnER.

APPROCHER. T. Àvora Accis*

APPROFOOTttR, CREUSEBT. Au propre, creuser signifie pratiquer une profondeur ; et approfondir , creuser de nouveau ou rendre plus profond-. On ereusetm fossé , on Vappro* fondit ensuite si l'on trouve qu'il n'est pas assez creusée

An figoré , creuser se dit des matières abstraites ; c'est pénétrer dans ce que ces matières ont de pins caché , de plus compliqué; et ap» profondir ces matières, c'est en prendre, en les examinant à fond, nne connaissance entière et parfaite. Celni qui creuse une science y pénétre d« pins en plus; celui qui a approfondi une science en connaît toute l'étendue et la profondeur » il n'a plus besoin de creuser,

S'APPROPRIER, S'ARROGER, S'ATTRI- BUER. C'est se foire , de son autorité privée, un droit quelconque , ou du moins y prétendre.

^approprier , se rendre propre, se faire nne sorte de propriété , prendre pour soi ce qui ne nous appartenait pas. S*arroger , requérir avec hauteur , prétendre avec insolence , s'attribner avec dédain ce qui n'est pas dû. S'attribuer , prétendre à une chose , se l'adjuger , se l'appliquer de sa propre autorité.

L'homme av^de s* approprie ; l'homme vain s'arroge ; l'homme jaloux s'attribue.

L'intérêt fait qu'on s'approprie ; l'audace qu'on s'arroge ; l'amour-propre qu'on s'at^ tribue.

Vous vous appropriez au détriment d'au- Irai ; vous vous arrogez à la honte d'autrni ; vous vous attribuez à l'exclusion d'autrui.

Les Médicis s'approprièrent insensiblement la seigneurie de Florence. Les Romains s'ar^ rageaient insolemment le droit de dicter des lois aux peuples entre lesquels ils se plaçaient comme médiateurs. Les Carthaginois s'attri" buèreht long-temps l'empire de la mer.

On s'approprie particidîèrement ce qui sert , des objets d'utilité; on. s'arroge ce qui enfle , des objets de vanité; on s'attribue ce qui flatte , des objets de considération.

On s'attribue une invention , un ouvrage , un succès ; on s'arroge des titres , des prérogatives, des prééminences; on s'approprie ^n champ , un effet , un meuble.

Ou est communément disposé à s'approprier

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la chose qu'on trouve , qnanâ on n'en con* nait pas le maître ; à s'arroger comme un droit le service ou les hommages qui nous étaient volontairement rendus ; à s'attribuer un succès auquel on aura seulement contrihaé ou concouru.

n se peut qu'on Vous contesté on qu'on réclame ce que vous tous attribuez, qu'on vousdispute ou qu'on vous refuse ce que vous vous arrogez , qiPott revendique on qu'on te* tire ce que vous vous appropriez.

Celui qui s'approprie acquiert un titre par la possession ; celui qui s'arroge se fint un titre de son arrogance; celui qai s'attribue doit avoir quelque titre pour justifier de sa pré* tention.

Pour éluder les oppositions , on iappro»

prie insensiblement ; pour interdire les oppo» sitions , on s'arroge fièrement; pour échapper aux oppositions , on s'attribue sourde* ment.

APPROUVER. V. Applaudir.

APPUL V. AiDB.

APPUI, SOUTIEN j SUPPORT. Appui, ce que l'on met auprès d'une chose pour la fortifier , pour la maintenir dans une situa* tion droite , pour faire qu'elle résiste à Fim* pulsion des corps étrangers. Vappui se met tout auprès.

Soutien , ce que l'on met sous une chose pour la porter on aider à la porter, pour empêcher que ce qui la porte ne succombe sous le fardeau.

Support est une addition faite au soutien f qui concourt à porter la chose.

Ce qui est violemment poussé, ou ce qui penche trop , a besoin d'appui ; ce qui est excessivement chargé a besoin de soutien / les pièces d'une certaine étendue qui sont élevées ont besoin de, supports.

Dans le sens figuré , Vappui sert it se main* tenir dans la situation où l'on est; le soutien aide à supporter les attaques , les peines »

les chagrins ; le support est un surcroît de soutien. On est appuyé par un protecteur 1 puissant, soutenu ^par des personnes qui ont un crédit ou de l'habileté ; on trouve du sup' port dans les bons services et la générosité de ses amis. Y. Aide.

APPUYER, ACCOTER, ACCOUDER, ADOSSER. Appuyer est un terme général' »

qui sert comme de genre à ces mots , accoter, accouder, adosser. On s^ appuie de toutes sottes de manières , on s^accote quand' on s'fl^, puie stir le côté ; on ^accoude quand on i appuie sur le coude ; on ia^esic q'iand on s'«^ /^aîe avec le dos.

AQU (

Apre. Y. Âcftï et AcsABx.

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