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lances qiiil*accompagnent; choses qai peavent Inssi bien Rapprendre d'un maître qae de la ftéflexion oa de Tapplication à Tétade. J'ai appris d'un professeur d'histoire les princibaux eTènemens qu'elle renferme; mais en liisant plusieurs questions à ce professeur , et en m^appliqnant moi-même â des recherches lérienses, je me suis instruit de plusiéturs particularités curieuses qui m''auraient été inconpaes sans ces instructions particulières et ces Recherches suivies.
APPRENDRE, ÉTUDIER. Étudier, c'est s'appliquer à l'étude pour acquétir des connaissances dans quelque science.
Apprendre, c'est acquérir des connaisi tances dans quelque science.
On étudie pour apprendra et on apprend à force àH étudier. Plus on apprend, plus on sait, et quelquefois plus on étudie, moins on sait.
Celui qui étudie s'applique à la recherche '.des connaissances. Celui qui apprend orne son • esprit de connaissances nouvelles.
\ APPRENDRE, ENSEIGNER. Apprendre, dans le sens où ces deux mots sont synonymes, signifie conimaniquer à quelqu'un des connaissances qu'il n'avait pas auparavant.
Enseigner, c'est donner des leçons d'une science , d'un art.
Enseigner a plus de rapport au maître. On
dit en ce sens , c'est un maître qui enseigne
:- bien, et non pas c'est un maitre qui apprend
bien.
r Apprendre a rapport à l'élève et aux pro- \ grès qu'il fait. Je lui apprends la mnsique , et il fait beaucoup de progrès. On peut ensei" gner une science à quelqu'un sans lui rien ap' prendre, c'est-à-dire sans lui communiquer des connaissances nouvelles. Alors l'enseignement ne sert de rien , l'élève ne le comprend pas.
Il semble qa^enseigner est plus convenable lorsqu'à «'agit d'enseignement donné de vive ▼oix, et apprendre lorsqu'il est question de l'exécution . mécanique d'une chose. On e/iscigne à une jeune personne la manière dont elle doit se comporter dans le monde ; on lui apprend à coudre , à broder. On enseigne à nn jeane homme ses devoirs, lorsqu'on lui fait connaître en général ce qu'il doit faire dans tontes les circonstances de sa vie.' On apprend a nn jeune homme son devoir , s'il doit agir dans une circonstance particulière, et qu'il •oit indécis sur le parti qu'il doit prendre.
Enseigner semble plutôt convenir lorsqu'il e«t question de sciences spéculatives, et apprendre lorsqu'il s'agit d'arts qui consistent
dans la pratique. On enseigne la philosophie, | ignore» sans doute.
la métaphysique , etc. ; on apprend à danser , à faire des armes , etc. Un maître qui donne. à quelqu'un des connaissances générales sur la musique lui enseigne la musique ; s'il s'agk de quelque instrument particulier , il lui a/>prend à en jouer. On enseigne la morale , et dans ce sens on ne V apprend ip^s , parce que les enscignemena de morale forment un corps de doctrine qui s'appliquent à tous lès cas , «t ne se hdrnent pas à un cas particulier.
APPRENDRE,INSTRUIRÈ.//2jrrm><?,dans le sens où nous le prenons ici, a une si^-* iication beaucoup plus étendue c^apprendre.
Apprendre, c'est donner des connaissances nouvelles. Iristndre, c'est donner toutes*: les connaissances et les lumières nécessaires pour se bien conduire dans lès diverses circonstances de la vie, et mettre en état de' montret qu'on n'ignore rien de ce qu'on doit savoir selon son âge, son état ou sa condition. C'est dans^ ce sens qu'on dit- qu'.un jeune homme est ifistruit, qu'il a beaucoup d'instruction. Si vous apprenez une science à un jeune homme, il la saura, et répondra bien: sur cette science ; mais peut-être qu'il paraîtra stupide et ignorant dès que vous le soitirez de cette scicnce^ Il n'en sera pas de même d'un jeune homme instruit; il a des notions suffisantes sur tout ce qui le concerne 5 jamais il ne paraîtra embarrassé si on ne le sort pas de la sphère dans laquelle on a circonscrit son instruction.
Apprendre suppose des connaissances plus profondes, instruire des connaissances plus étendues et plus variées.
APPRENDRE, INFORMER. Ces deux mots ne sont pas pris ici comme les précédens dans le sens d'cnseignel , d'instruire.
Apprendre dans le nens où nous le prenons ici, c'est avertir quelqu'un d'un événement , d'un fait. Je lui ai appris la mort de son père.
Informer, c'est avertir quelqu'un d'un événement dont la connaissance peut influer sur sa détermination , sur sa conduite. Il ignorait qaé l'on était dans l'intention de le poursuivre pour l'ouvrajje qu'il vient de publier ; je l'en ai informé , et il a pris la fuite. On informe un père de la mauvaise conduite de son fils, afin qu'il y mette ordre.
APPRENDRE, INSTRUIRE. Apprendre, c'est . seulement faire connaître l'événement , le fait. Instruire, c'est en faire connaître les détails. On vous a sans doute appris la perte de votre procès , mais je vais vous «n-. struire de plusieurs circons^nces que vous
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APPRENDRE, FAIRE SAVOIR. ^Appren- '^S^rtf donner à qaelqa*an la connaissance d'un éyènemtnt, d'un fait cp*il ignorait.
Faire savoir, inatmire des circonstances, ^lei changemcns d'nne chose à lagaelle la personne qa*on instruit s'intéresse. Vous savex ^e TOtre père est tombé malade à Lyon , je Tona /erai savoir tons les changemens qui auront lien dans sa maladie ^ soit en bien , toit en mal. Je m'intéresse beaucoup k tous y /aitefiiaoi savoir de vos nouvelles.
, Tttire savoir suppose qu'on connaît la «Ihose et qu'on désire ne rien ignorer de ce qui peut y avoir rapport.
Faire savoir se dit aussi dans l'intention de prévenir on d'empêcher quelque faute ou quelque /démarche que pourrait causer Tignortnce de la chose qu'on fait savoir. Je vous ad fait savoir cet événement afin que vous puissiez vous conduire en conséquence* •
APPRENDRE. Y. AioroKrcsR.
APPRENTI , ÉLÈTE. Apprenti ne se dit qu'en parlant des arts mécaniques, des'profesnom qui ne demandent qu'une simple rontibie. Élève se dit en parlant des art» libéraux, . des professions qui exigent de l'imagination , du génie , une certaine élévation dans Tame.
Un cordonnier a des apprentis , un peintre a de» élèves,
APPRÊTER , PRÉPARER. Apprêter , travailler à rendre une chose prête peur sa destination. On apprête pour l'usage prochain. Préparer , travaiHeT d'avance à mettre en état les choses nécessaires pour une fin. On apprête un dîner qui atfra lien aujourd'hui , on prépare tout ce qu'il Ibnt pour un diner qui aura lien demain , de manièrt qu'il n'y aura plus qu'à Tapprêter. On prépare pofir un usage futur.
Apprêter ne suppose pas beaucoup de travail ni de peine ^ c'est donner la dernière façon à la chose. Préparer suppose plus de travail et d'appareil.
APPRÊTER, DISPOSER. Apprêter, c'est rendre les choaes prêtes, de manière qu'il n'y ait plus rien à y faire, et qu'on puisse les employer à l'instant mémi?. Disposer , c'est arranger , ordonner les choses de manière à les rendre propres à un but. On apprête à dîner, et on dispdse la salle à manger où doivent se •rendre les convives.
APPRÊTÉ. V. Affecté.
APPRÊTS. V. Appareil.
APPRÊTS , PRÉPARATIFS. Préparatifs, assemblement et premières dispositions de divers objets qu'on a jn^és nécessaires pour
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l'exécution â'anc chose. Dcf priporatifs âc guerre , les préparatifs d'un siège , Veaprépo' ratifs d'une fête , d'un grand dîné.
Apprêts se dit en général de divers ohas* gemens «^% l'on fait éprouver à une chose, des diverses façons qu'on loi donne pour la mettre entièreipent en état d'étr* appliquée â l'usagv auquel on la dest^ie•
On fût à<u préparatifs afin de ne mtnqner de rien quand il sera question d'agir; on (ait des apprêts afin que tout soit bien disposé et prêt à être mis en œuvre qnand il faudra tu faire usage. On commence par \e& préparatifSf on finit par les apprêts.
\x& préparatifs d'un festin consistent dans le rassemblement des viandes « da gibier , du poisson, des légmnes, des fruits^ etc.; IV prêt des viandes consiste dans leor assaisonnement) dans leur cuisson, dans leur accommodage.
APPRIVOISER, PRIVER- Apprivoiser ^ rendre privé, familier, traitable. Les chiens et le» autres animaux qui naissent au milieu de nous sont naturellement/7riw. Votre serin, votre moineau, vos tourterelles, ne sont privés que parce que vous les avez apprivoisés. Apprivoiser se dit plus particulièrement des animaux naturelltment sauvages et faronches.
Un oiseau /?nVe est un oiseau accoutumé avec les hommes ; il ne s'agit là que d'habitude. Un ours , un lion, sont quelquefois apprivoisés, c'est-à-dire qu'on a adouci leur naturel féroce et malfaisant , au point qu'ils ne fontpoint de mal aux honmies. Apprivoiser un animal sauvage. ( BuPFOir. )
Si l'on vient à bout d'apprivoiser le zèbre et d'assouplir sa nature sauvage et récalcitrante.... ( BuFFOir. )
APPROBATION. V. Adhésiow. '
L'APPROCHE , LES APPROCHES. L'approche se dit des choses qui approchent dont on approche , ou qui sont sur le point d'être présentes.
JLes approches se dit de plusieurs effets qni marquent la présence prochaine d'unk chose.
Les approches de la mort. On peut dire aussi l'approche de la mort, lorsqu'on considère iâ mort, abstraction faite des drconstances qui indiquent son approche. L'approche At2J^Vf^ à la chose même qui approclie^ les approches ont rapport apx circonstances qui indiquent l'approche,
APPROCHER, METTRE AUPRÈS- ^/^ procher, c'est diminuer la distance qu'il y ^ entre une chose et une autre. Cette table est trop éloignée, approche^-là . Mettre auprès, c es placer une chose près d'une autre, abstracuon