‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 79 sur 253 · ABI · texte numérisé non relu

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•î sonvent prodiguée pour le setal besoin de la rime qu'on ne peut remployer ânjonrdlxni qa'ayec la pins grande précaution. Rien n'est si fade que les vires ardeurs, les tendres ardeurs, les ardeur^ sans pareilles. Voltaire donne un exemple de ce mot bien placé en poésie dans les vers suirans de lifitliridate :

J'ai pu par une longue et pénible industrie , Des plus mortels Tenins prévenir la furie.

Ali ! qu'il eût mieux valu, plus sage et plus beurenx, £t repoussant les traits d un amour dangereux , IVe pas laisser remplir à*ardeurs empoisonnées Ua eoeiir déjà glacé par le froid des années.

* ARÈNE , GRAVIER , SABLE. Ces trois mots désignent un amas de particules de pierre formé du débris des matières lapidifiqnes calcinables. V arène, le gravier et le sable calcinable , sont de la même substance et ne différent que par la grosseur des grains. Le cours des eaux , Taction de la gelée, Fimpression de Pair, etc., réduisent peu à peu les pierres en petites parties plus ou moins fines. Les plus petites forment le sable calcinable , les plus grosses sont du gravier, et on a donné le nom d^arène à celles qui sont plus grosses qntf le sable, et plus petites que le gracier, ( Encyclopédie. )

ARGOT, ERGOT. On confohd quelquefois ces deux mots. Us ne sont point synonymes f et yoici leur différence.

u^rgotae dit d'un jargon dont se servent entre eux les gueux et les filous de profession , pour n'être pas compris des autres personnes. Il se dit aussi do l'extrémité d'une branche qu'un jardinier négligent a laissée en taillant un arbre.

Ergot se dit d'une sorte de petit ongle pointu qui vient an derrière de la patte d» certains animaux , conmie le cOq » le chien , etc.

ARGUMENT, RAISONNEMENT. Dans Vargument on tire une conséquence d'ûiie oti de deux propositions. Le raisonnement a plus d'étendue; c'est un enchaînement de jngemens qui dépendent les uns des autres et qui fervent à développer une raison.

ARIDE, SEC. Il me semble qu'on a mal défini jusqu'à présent le premier de ces mots. Aride ne signifie pu ce qui est entièrement dépourvu d'humidité , mais ce qui par sa nature et par celle des parties qui le composent est totalement dépourvu des qualités propres à opérer la végétation. Les sommets des montagnes sont arides , quoiqu'ils soient fréquem. ment arrosés par des pluies» et que les nuages qui les couronnent y déposent continuelle, ment des eaux , qui non-seulement rendent leur superficie humide^ mais encore filtrenj dans les profondes cavités des montagnes pour venir former an bas de cçs montagnes'

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les fontaines qui font les sources AtA rivières* On n'appelle donc pas les sonumets arides y parce qu'ils manquent d'eau , mais parce que la nature des parties dont ils sont composés n'y favorise aucune espèce de ▼égétation.

Aussi le mot aride ne se dit-il aa propre qne relativement à ces parties^ cMiuses uniques de l'aridité. Aride ne se dit giio des terres, des sables , des rochers.

Sec signifie qui n'a point d'hamidité on qui en a peu. Aride, au propre et an fignré est opposé à fécond, et non pas à humide, Une montagne aride est ceQe qtd fie produit rien; une terre féconde est celle qtii produit. Un esprit aride est celui qui ne tronve point dans sa nature les| principes de la production; un esprit fécond est celui qoi tire keanconp de productions de son fond. L'esprit de l'homme ne demande qu'à s'instruire; qnoi* que aride dans le éommencement, il devient bientôt fécond par l'action des sens. ( Co9-

DILLAC.)

Sec est opposé à humide. Un terrein sec est un terrein qui manque d'eau; nn terrein aride est un terrein qui est dépourvu de substances propres à la végétation.

C'est improprement . et par exagération qu'on dit un champ aride , d'un champ qni n'a cessé de produire que faute d'humidité, c'est un ehamp que la sécheresse a rendu stérile. On dit en littérature qu'un sujet est aride lorsqu'il ne fonmit aucune idée; cmnme ou dit qu'un rocher est aride lorsqu'il ne fournit aucun signe de végétation.

On dit qu'un discours est sec , quand on n y trouve pas cet agrément et cette fraîcheur qui donnent delà vivacité et de l'éclat au discours, comme une douce, rosée répand w charme sur la végétation.

ARIETTE. V. Air.

ARISTARQUE, CRITIQUE. Aristarqne est le nom d'un graiomairien célèbre. On donne aujourd'hui ce nom par plaisanterie à un homme qui se pique de faire de bonnes critiques. Critique se dit sérieusement d'un homme qui s'adonne à la critique.

ARME, ARMURE. Arme est tout ce qui sert au soldat dans le combat, soit pour attaquer, sait pour se défendre. Armure n'est d'usage que pour ce qui sert à défendre des atteintes ou des effets du coup, et seulement dans le détail , en nommant quelque parue du corps. On dit par exemple une armure de tête , une armure de cuisse, etc.

ARMES, ARMOIRIES. Signes symboliques qui distinguent les personnes, 1m "' milles, les communautés, les peuples, ^c.

Les symboles se peignaient, se gravaient,

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