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s'appliquaient Mr. les armes ; â« là Tnsage de dire orme jpoar armoiries. Le dernier mot est le nom propre de la chose; le premier n'est employé cpxedans tme acception détonmée. H iBt sei^ble (JIM 1a mot armes ne doit pas être employé dans le sens à^armoiries tontes les fois qu'il formerait nne éqxiiyoqae« Ainsi le blason est la science des armoiries , et non celle des oriTze^ en général; (trmoiries est le mot propre de la science , armes celai de l'osage conmrnn. ( Extrait de Roubaud.)
AAMISTIGE, TRÈYE, SUSPENSION D*ARM£S. Trêve, convention par laqaeDeon s'engage à suspendre pour qadqae temps les actes d'hostilité, sans qae poar cela la paix soit iaile. X«a trèm peot avoir one dorée pins on moins longne; il y en a de très longues.
Ia suspension pannes est pins restreinte; die ne s'étend qn'i quelques joors.
Varmistiee, que Ton confond tonventavec hksu^nsion d'armes y est la pins courte de tontes les brèves.
On contient d'une trèpe ponr entamer des négociations ;d*nne suspension d'armes, Tponv attendre des secours ou des ordres; d'nn armistiee , poor enterrer les morts.
ARMOIRIES. V. Armes.
ARMURE. V. Arme.
AROMATE, PARFUM..L'aromaf« est proprement le corps d'où ^'élève une odeur forte et agréable; le parfum est l'odeur agréable qui s'élève d'un corps, aromate est borné à ce sens, et ne se dit jamais an lien de parfum; mais parfum, se dit aussi dans le sens d'oromate y sur^tout en parlant des/7a;^mj de l'Orient \a. même substance peut donc être ap- ' pelée aromate ou parfum.; aromate quand elle est considérée comme une production végétale dont on tire un parfum , parfum qnand elle est employée à répandre une o^eur agréable.
Aromate ne se dit jamais de l'odeur même ou de la yapeur. On dira bien que la rose répand un parfum agréable ; mais on ne dit pas qu'çUe répand un aromate agréable, quoiqaon puisse dire qu'elle est un aromate agréable.
Tout aromate est ou peut être parfum,, c estnà-dire être employé à répandre une odeur agréable; tout /Nzr/zim n'est pas aromate.
Varomate appartient uniquement au règne végétal; les parfums sont tirés des différens règnes. Les racines des végétaux, tels que le gingembre, l'iris de Florence ; les bois , teb que Paloès, le £assa£ras; les écorces , comme J* cannelle, le macis * le citron ;les herbes ou les feuilles, comme le baume, le basilic , la mélisse j les fleur», comme la violette , la rose,
le safran; les fruits et Its semences « eomm« le girofle , le cumin , la baie de laurier ; les gomm^ ou résines , comme le storàx, le beo»
join, l'encens, la mirrhe, sont des aromates et des parfums. Le musc, la civette , l'ambte jaune, sont des parfums et non des aromates.
Varomate n'est parfum, que qnand il est employé i répandre une odeur agréable ; mais il sert à la cuisins et dans la pharmacie conune à la parfumerie. Le parfum ne s'adresse qu'à l'odorat; Varomate flatte Fodorat et le goût. Les aromates servent à composer différentes sortes de remèdes ; les parfums sont quelquefois ordonnés pour la guérison de certains maux.
Varomate est moins un parfum proprement dit, qu'une production végétale dont on tire un parfum. On cueille les aromates et on fait dea parfums.Le parfumeur vend des parfums; le droguiste ou l'épicier des aromates,
ARRACHER, RAYIR. Arracher^ c'est tirer à soi et enlever avec violence, avec peine, un objet qui , retenu par un autre , se défend contre vos efforts. Ravir, c'est prendre, enlever par un tour de force ou d'adresse , un objet qui ne se défend pas ou qui est mal défendu. On arrache un arbre , une dent , un clou enfoncé dans un mur; on ravit des biens, nne proie, des choses mal gaffées. La première action est plus lente et plus violente, l'objet résiste; la seconde est plus prompte et plus subtile , comme celle de dérober; l'objet est en quelque manière surpris. Ces deux mots conservent parfaitement an figuré leur idée propre.
Vous arrachez les mauvaises herbes d'nn champ. Empêchez que les biens , les honneurs, les places, les emplois, ne soient ravis aux citoyens utiles et capables, par des hommes qui s<Hit et qui se jngent eux-mêmes indignes de les obtenir. Le soldat effréné arrache lai ûUe des bras de sa mère , et lui ravit l'hcmnenr.
On arrache d'un cœur le trait qui le déchire. On ravit k un subalterne la gloire d'une action qu'il a faite. L'importnnité arrache un consentement,^ la snbtiÛté le ravit. On ravit à nne femme ses faveurs , plutôt qu'on ne les lui arrache. Un jnge inndienx ravit à un accusé l'aveu du crime qu'il a commis; la torture arrache à un accusé l'aveu du crime dont il n'était pas coupable. Des secours redoublés arrachent un misérable à la mort. Les séductions rami^/if à une personne simpleson innocence. Un homme faible se laisse arracher son ^cret; l'homme inconsidéré s'étonne qu'on le ,lui ait ravi. L'orateur pathétique m^ arrache des lana&; l'orateur sublime ravit mon admi-
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ration. On se défend de pleurer platot que d'admirer. L'éloquence de Cicéron arrache des mains de César la grâce de Ligarluset ravit tous les suffrages. La' mort a eu beau ravir tout ce qui nous était cher, nous aimons encore la vie, elJl faut qu'elle nous arrache à nous-mêmes. Les vraies louanges ne sont pas celles qui s'offrent à nous , ce sont celles que nous arrachons. Croyez-vous avoir fait l'aumône quand des sollicitations importunes vous ont arraché quelques secours?
Croyeai-vous consoler un malheureux quand vous lui représentez que toute espérance lui est ravie P Le vice ravie les hommages dus à la verta ; la vertu arrache au vice ses propres hommages. Il faut quelquefois ^arracher au mondepoursesentirsoi-même;il faut quelque»
fois se ravir des.plaisirs pour les mieux goûter.
Des peuples barbares arrachent le cœur sahglant de leurs victimes palpitantes pour en frotter la face de leurs idoles. Des princes barbares ravissaient à leurs frères la lumière du jour.
ARRACHER DE , ARRACHER À. Arracher de Indique l'action simple de tirer avec effort une chose d'un lieu ou de la séparer d'une autre chose à laquelle elle tenait ou qui la retenait.
Mais lorsqu'il est question d'une personne à laquelle on veut enlever ce qui lui est cher , ou ce qui fait partie d'elle-même , le rapport n'est plus un simple rapport d'extraction , mais la personne que l'on veut priver de la chose qu'on arrache est le vrai but de l'action. Ainsi on dit arracher un œil , un bras h une personne; arracher un enfant^ sa mère, une épouse ^ son époux, arracher àe l'argent à un avare. ,
Il en est de même lorsqu'il faut soustraire quelqu'un à un danger , à un crime , à quelque cause qui tend à nuire. On arrache un homme à la mort , à la vengeance de ses ennemis.
ARRANGEMENT , ORDRE. Varrangement consiste dans les dispositions qu'on fait ou qu'on a faites pour établir un certain ordre. V ordre est le résultat de Varz-angement,
ARRANGEMENT , CONCILIATION. Ces
deux mots se disent des personnes qui sont divisées entre elles , ou opposées les unes aux autres. V arrangement est l'action de faire disparaître les oppositions par une combinaison adroite des avantages et des désavantages , et par la compensation des uns par les autres.
La conciliation est l'action de rapprocher les esprits de manière qu'ils sbîent d'accord ,.
qu'ils ne soient plus divisés. Varrangement
a rapport aa:c choses , la conciliation aux personnes.
ARRANGEMENT. V. Agcommodemsitt.
ARRANGER. Y. Assembler.
ARRANGER. V. Ajuster.
ARRANGER. V. Agekcer.
ARRANGER , RANGER. Arranger , c'est établir un ordre entre plusieurs choses d'espèces différentes , de manière que chacune de ces espèces ait un rang qui lui soit propre, et que tous les rangs soient disposés de manière à avoir entre eux un rapport général d'utilité , de convenance , de propreté , etc. On disait anciennement arrajrer , an lien à! arranger , et arrajr signifiait alors ordre , disposition.
Je fais apporter dans un appartement vide que je vais occuper , tous les meubles et les ustensiles dont j'ai besoin. Ces meubles et ces ustensiles sont pêlek4&éle dans une grande pièce où ils ne doivent pas rester tons ; il s'agit de les arranger , c'est-à-dire d'assigner à chaque espèce un emplacement conve* nable y relativement à son service particulier et à son rapport général avec l'ensemble.
Ainsi je les arrangerai , en faisant placer dam l'endroit que je crois propre à servir de salon, les canapés , les fauteuils et les autres meubles que je destine à orner cette pièce ; dans les chambres à coucher , tous les lits qui conviennent à chacun ; dans la cuisine , tous les ustensiles qui y sont propres , etc. , «te. Par ce moyen , j'assigne à chaque espèce de meubles et d'ustensiles le heu , le rang qu'elle doit occuper ; je les arrange. '
Mais après avoir fait cet arrangement, cette disposition générale, il s'agit de donner une place convenable à chaque objet , dans la classe qui lui a été assignée , et cette opération exigeant aussi un choix , une fixation particulière de place , un ordre convenable entre toutes les parties de la classe , c'est aussi ce qu'on appelle arranger. Varrange mon salon , ma chambre à coucher , ma bibliothèque. Par exemple , }^ arrange ma biblothèque en fixant la place des livres d'histoire , celle des livres de philosophie , dç scien-
ces , etc.
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Cette opération finie , je n^ai plus placer les objets dans les lieux et les endroits que j'ai assignés. L'ordre est établi , les rangs sont fixés , il ne s'agit plus que de placer les objets dans ces rangs. C'est ce qui s'appelle ranger. Si , en ôtant plusieurs livres de leur place , on détruit l'ordre ou le rang , il faudra que je rétabliBse ce rang, que Je les range do nouveau. Mais si l'on n'a fait ^ue déplacer
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