1692 — SPES
proverbiale. Les femmes Spartiates (formées aussi
par une éducation publique très mâle) passaient pour
les plus belles de la Grèce. Sparte est la patrie a un
grand nombre d'hommes illustres : Lycurgue, eo
nidas, Pausanias, Agis, Lysandre, Agésilas, Cléom-
ibrote, Cléomène. etc.
JRois de Sparte.
(N. B. La chronologie de ces rois est fort incertaine.) 1° Avant les Hêraclides.
vers 1880
Sparton,
Lelex, vers 1712
Mylès ou Mêlés, vers 1680
Eurotas, vers 1631
Lacédémon, vers 1677
Amyclas, vers 1480
Argalus,
Gynortas, vers 1415
OEbalus,
Hippocoon,
Tyndare, vers 1328
Ménélas ( gendre de Tyndare), vers 1280
Oreste ( déjà roi d’Argos), vers 1240
Tisamène, 1 220 ou 1 1 92
2° Dynastie des Hêraclides.
Aristodème , père de Proclès et d' Euryslhène, 1190 Proclides ou Eurypon- Eurysthénides ou Agides.
tides.
Proclès, 1186
Soüs, j
Eurypon, > 1142-986
Prytanis, j
Eunome, 986
Polydecte, 907
Gharilaüs {mineur), 898 [ Régence de Lycurgue, oncle de Charilaüs , 898- 879.)
Nicandre, 809
Théopompe, 770
Zeuxidame, 723
Anaxidame, 690
( Quelques chronologistes placent ici un Archidamus, de 651 à 605.) Agasiclès, 645
Ariston, 597
Démarate, 620
Euryslhène,
Echéstrate, V 1186
Labotas,
Doryssus, 986
Agésilas, 957
Arehelaüs, 909
Télècle, 853
Alcamène, 813
Polydore, 776
Eurycrate, I, 724
Anaxandre, 687
Eurycrate II, 652
Léon, 645
Anaxandride, 597
Cléomène I, 519
Léonidas I, 491
Plistarque (Cléombrote I et Pausanias, rég.) , 480
Pt isloanax, Pausaniaâ,
Agésipolis 11,
Cléomène II,
Areus ou Arelas Acrotatus,
Areus ou Aretas II, Léonidas II,
Cléombrote III, usurpateur, 243
Léonidas II, rétabli, 239 Cléomène III, 238 Agésipolis III, 2i9
Léotychide, 49 2
Archidamus I ou II, 469 Agésipolis I,
Agis I, 427 Cléombrote II ,
Agésilas, 400
Archidamus II ou III, 361 Agis II, 338
Eudamidas I, 330
Archidamus III ou IV, 296 Eudamidas H, 261
Agis III, 244
Eurydamas, 239
Euclidas ou Épiclidas , prince Eurysthénide , frère de Cléom. III. 234 Lycurgue, tyran, de la race des Proclides Machanidas, tyran,
Nabis, tyran, 205-192
SPARTEL (cap), dans l’état de Maroc, par 8° 13’ long. O. , 35° 40' lat. N. , forme l’entrée S. du détroit de Gibraltar.
SPARTIEN, Ælius Spartianus, un des auteurs de î’ Histoire Auguste, vécut au ive siècle sous Dioclétien et Constantin. Il a écrit les vies d’Adrien, Verus, Didius, Sévère, Niger, Caracalla et Géta. Ces vies sont mal écrites et sans critique, mais elles renferment une foule de renseignements précieux. On les trouva dans Y Histoire Auguste. M. Fl. Legay les a trad.
SPART1VENTO (cap), Herculis promontorium t dans le roy. de Naples, par 13° 43’ long. E., 37° 5 y lat. N., forme l’extrémité S. de l'Italie ; il est ainsi nommé parce qu’il coupe le vent.
SPEIGHT’S-TOWN, ville de l’île de la Barbade, côte O. Assez grand commerce avec Bristol, ce qui l’a fait surnommer le petit Bristol.
SPELLO, Hispellum, ville de l’Etat ecclésiastique
(Pérouse) , à 5 kiî. N. O. de Foligno ; 2,000 hab. Ancien évêché transféré à Spolète dès le vi* siècle. On y a trouvé en 1772 le tombeau de Properce. Prise par Charles-Quinten 1529; démantelée par Paul III.
SPENCER. Voy. spenser et sunderland.
SPEND1US, esclave à Rome, déserta, prit du service parmi les Carthaginois, et fut un des chefs de la grande révolte des mercenaires, qui, en 240 av. J.-C., mit Carthage à deux doigts de sa perte. Amilcar le défit en 239 et le fit mettre en croix.
SPENER (Phil. - Jacques) , fondateur de la secte des Piétistes , né à Ribeauviller (Alsace) , en 1635, mort en 1705, fut prédicateur de la cour de Dresde (1680-90), inspecteur et premier pasteur de Saint- Nicolas à Berlin, publia un grand nombre d’ouvrages théologiques empreints de mysticisme, tint chez lui des réunions dites Collèges de piété , et introduisit son système de réforme à l’université de Halle, qui devint alors le foyer du piétisme. Spener fut de plus le fondateur de la science héraldique en Allemagne. Son principal ouvrage en ce genre est le Theatrum nobilitatis Europœ , Francfort, 1668-78, 4 vol. in— fol. Il a laissé beaucoup d’écrits théologiques.
SPENSER (c.-à-d. dépensier) , famille illustre d’Angleterre qui a formé deux branches, l’une qui s’est éteinte en 1414, et l’autre qui subsiste encore et dont les membres portent depuis 1643 le nom de comtes de Sunderland {Voy. sunderland). — A la première appartiennent les deux Hugues Spenser, père et fils, favoris d’Edouard II, roi d’Angleterre. Jaloux de leur crédit, les barons réussirent par leurs menaces à les faire exiler (1320); mais tous deux revinrent en Angleterre l’année suivante, reprirent leur ascendant sur le roi, firent périr sur l’échafaud un grand nombre de barons, et forcèrent même la reine Isabelle, qui leur était contraire, à se retirer en France auprès de son frère Charles-le-Bel. En 1326, Isabelle revint à son tour avec une armée qu’avait fournie le comte de Hainaut et que commandait Roger, comte de Mortimer, assiégea les deux Spenser et le roi dans Bristol, les prit et les mit à mort. Le roi fut assassiné dans sa prison (1327).
spensf.r (Edmond) , poëte anglais, né à Londres vers 1553, mort en 1598, fut protégé par Philippe Sidney, qui pressentit son talent, devint secrétaire de lord Grey de Wilton, lieutenant-général de l’Irlande, obtint dans ce pays une concession de terres de plus de 3,000 acres, et s’y fixa. 11 fit paraître en 1590 les trois premiers chants de la Reine des fées {The fairy queen ) , poëme qui lui valut la faveur d’Elisabeth et une grande célébrité; il ajouta à cette œuvre trois autres chants en 1 596 ; l’ouvrage devait avoir douze chants ; on croit que les six derniers furent détnuits dans le pillage de la maison de l’auteur, lors de la révolte de Tyrone, et que le chagrin que lui causa cette perte abrégea ses jours. Ce poëme est une allégorie qui représente la cour d’Elisabeth; la lecture en est fatigante, surtout à cause des allusjons perpétuelles. La meilleure édition de ce poëme est celle île Londres, 1751, 3 vol. in-8. On a encore de Spenser quelques autres ouvrages ; mais on a perdu une grande partie de ses productions.
SPERCH1US, auj. Hellada, fleuve de la Thessalie mérid., coulait de 10. à l’E. et tombait dans le golfe Maliaque près d’Anticyre.
SPERON1 , dit degli Alvarotti, écrivain italien né en 1500 à Padoue, mort en 1588, obtint l’estime de Pie IV, de Grégoire XIII, mais eut avec l’inquisition des démêlés qui finirent par l’éloigner du monde (1578). On lui doit une tragédie, la C anace, qui a longtemps passé pour le chef-d’œuvre du théâtre moderne, et des ouvrages en prose {Lettres, Observations sur Virgile , etc.). Ses Œuvres ont paru à Venise (1740), 5 vol. in-4, avec sa Vie, parForcellini.
SPESSART, contrée montueuse d’Allemagne, sur le Mein s’étend de l’embouchure de la Saale fran-
SPIN — 1693 — SPffi
oonienne à celle de la Kinzig. Elle appartient presque toute entière à la Bavière. Point culminant, le Geyersberg (624 mètres).
SPETZIA , Tiparenus , île stérile de l’Archipel, sur la côte E. de la Morée, à l’entrée du golfe de Nauplie: 9 kil. sur 5; 8,000 hab. (pêcheurs et pirates). — Un peu au S. est l’îlot de Spetzia-Poulo , jadis Aristera.
SPEUS1PPE, philosophe d’Athènes, neveu et disciple de Platon, lui succéda dans la chaire de l’Académie, au préjudice d’Aristote, l’an 347 av. J.-C. Selon Diogène Laërce, il déshonora son talent par son avarice, ses emportements et ses débauches. 11 mourut à Athènes l’an 339 av. J.-C., après avoir huit ans dirigé l’Académie. On connaît peu les doctrines qui lui sont propres; on sait seulement qu’il se rapprochait du pythagorisme.
SPEY, riv. d’Ecosse, naît dans le comté d’Inveruess, arrose celui d’Elgin qu’il sépare de celui de Banff et tombe dans la mer du Nord, à 12 kil. N. E. d'Elgin ".cours, 160 kil. Truites et saumons.
SPEZIA ou SPEZZIA (la), Lunce portus , ville murée des États sardes (Gênes), sur le petit golfe de la Spczia, à 80 kil. S. E. de Gênes et près de Luna ; 4,000 hab. Le golfe de la Spezia est un des plus beaux bassins du globe : il forme sept ports, il est bien abrité des vents et très aisé à défendre. Napoléon voulait faire de Spezia le premier port de 6on empire. — Ile de l’archipel. Yoy, spetzia.
SPHACTÉRIE ou SPHAGIE , auj. Prodona, île de la mer Ionienne, sur la côte de l'Elide et en face de Pylos ? 420 Spartiates y soutinrent un siège célèbre contre une armée d’Athéniens, en 426; enfin ils se rendirent par capitulation ; ils furent retenus trois ans en captivité, puis rendus.
SPHÆRIA , île de la mer Egée , à très peu de distance des côtes de l’Argolide, est auj. poros. SPHAKIE. Yoy. sfakià.
SPHINX (le), monstre fabuleux que l’on trouve en Egypte et en Grèce. En Égypte, le Sphinx était une statue représentant une lionne à poitrine et à tête de femme, symbole de Neith, déesse de la sagesse. Souvent au contraire Neith, sur un buste de femme, portait une tête de lion. Les ruines des temples égyptiens en Thébaïde ont encore de longues avenues de sphinx colossaux monolithes qui conduisaient aux propylées des temples. — La mythologie grecque a placé le Sphinx aux environs de la Thèbes de Béotie, et en a fait un être vivant; mais, au corps de jeune fille et à la tête de lion des Egyptiens, elle a ajouté des ailes d'aigle. Le Sphinx, disent les poètes grecs , se tenait sur la route de Delphes ou de Daulis à Thèbes, et proposait aux passants des énigmes à résoudre : ceux qui ne devinaient pas étaient jetés à la mer ; enfin OEdipe vint et trouva le sens de l’énigme; alors le Sphinx, vaincu, se précipita lui-même dans les flots, et Thèbes, dont les habitants avaient eu tant à souffrir de ce monstre, plaça sur le trône son libérateur. Les Grecs ont donné de la fable du Sphinx des explications tirées de l’histoire locale qui perdent toute valeur dès qu’on est assuré que le Sphinx est d’origine égyptienne.
SP1CHEL ou ESP1GHEL, cap de Portugal, par 38° 25’ lat. N., 11° 35’ long. O., au S. de Lisbonne et de l’embouchure du Tage.
SPIELBERG, ville et château de Bavière (Rezat), à 5 kil. N. O. d’Heidenheim. Une ligne de la maison d’OEtlingen en a pris son nom. Château fort de Moravie (Autriche), défend Brunn à 1 0. 11 a servi jusqu’en 1857 de prison d’État: on y enfermait les personnages politiques condamnés au carcere duro.
SP1NA, anc. ville d ltalie, à l’embouchure la plus méridionale du Po ( Spineticum ostium , auj. Pô di Primaro), est une des plus célèbres colonies pélasgiques ; elle fut détruite de bonne heure.
SPINACAlex. della), moine dominicain du xiu*
siècle, né à Pise. mort en 1313, passe pour avoir inventé les lunettes; d’autres attribuent avec plus de fondement cette invention à Salvino degli Armati de Florence, qui vivait à la même époque et mourut en 1317 (Salvino aurait fait cette découverte vers 1285). 11 paraît au moins que Spina retrouva par luimême lesecretde faire les lunettes que le 1« inventeur tenait caché, et qu’il le fit connaître au public.
SP1NCOURT, ch.-l. de cant. (Meuse), à 29 kil. S. E. de Montmédy ; 500 hab.
SPINOLA (Ambroise, marq. de), général célèbre, né à Gênes en 1571 , mort en 1630, d’une famille noble et riche qui joua un rôle dans les troubles civils de Gênes auxxiveetxv« siècles, leva des troupes à ses dépens pour Philippe IV , et soutint longtemps la cause espagnole dans les Pays-Bas , s’empara d’Ostende après 3 ans de siège (1604) , fut commandant-général des troupes espagnoles danB les Pays-Bas (1621), prit Breda, marcha au secours du duc de Savoie contre les Français , mais se vit desservi près de Philippe IV, et mourut de chagrin pendant la campagne (1630). — Son frère, Frédéric Spinola, marin habile, commanda l’escadre espagnole des Pays-Bas, et fut tué dans une bataille navale en 1603, peu après avoir été nommé amiral d’Espagne.
SP1NOSA (Bénédict), célèbre philosophe hollandais, né en 1 632 à Amsterdam , d’ur.e famille de Juifs portugais , fut élevé dans la religion de ses pères , mais conçut de bonne heure des doutes qui lui firent déserter la synagogue , et se vit bientôt proscrit par scs coréligionnaires. Il s’éloigna d’eux, changea son prénom de Baruch en celui de Benoît ou Bénédict ( Benedictus ), et alla vivre dans une retraite obscure , aux environs d’Amsterdam , suffisant à ses besoins avec le produit de verres d’optique qu’il fabriquait , et consacrant la plus grande partie de son temps à la méditation ; plus tard il se retira à Leyde, et enfin à La Haye , où il mourut en 1677 , d'une phthisie pulmonaire, à peine âgé de 45 ans. Spinosa avait été initié à la philosophie par l’étude de Descartes: mais bientôt il pensa par lui-même, et imagina un système de panthéisme , dans leque’l il n’admettait qu’une substance unique, infinie, Dieu; il lui donne deux attributs essentiels, l’étendue et la pensée ; tous le3 êtres finis ne sont que des parties ou des manifestations de cette seule substance, les corps n’étant que des modes de l’étendue infinie, et les esprits des modes de la pensée divine ; tout est l’effet d’une nécessité absolue ; il n’y a dé liberté ni dans l’homme, ni même dans Dieu. Spinosa expose ce système avec tout l’appareil géométrique, commençant par définir la substance , la cause ’ termes vagues et abstraits, sur lesquels tout repose] puis avançant ses axiomes, proposant ses postulata , et donnant enfin ses démonstrations. Les Œuvres de Spinosa sont: 1° une Exposition du système de Descaries démontré géométriquement ( Renati Descartes, principia philosophiœ , etc., Amst, 1663); 2° Traclatus lheologico-polilicus , Amst., 1670 (il y établit la liberté de pensée); 3° Opéra posthuma, Amst., 1677 (ils contiennent un traité de morale, Ethica , où se trouve aussi exposé son système de panthéisme) ; Tractatus politicus ; Deintellectus ernendatione; Episiolæ. H. E. G. Paulus a donné une éd. compl. de Spinosa (Iéna, 1802-3). M. Saissetl’atrad.enfranç.(1843).La doctrine de ce philosophe a été réfutée par an grand nombre d’écrivains , notamment par Fénelon, le P. Lami, Boulainvilliers ; elle acté, aucommencement de ce siècle , ressuscitée pour un moment par Schelling. Amand Saintes a écrit sa Vie, 1345.
Spire, Nemetes, Augusta Nemctum et Noviomagus des anciens, Speier en allemand, ville du roy. de Bavière, ch.-l. du cercle du Rhin, à 264 kil. N. O. de Munich, sur la petite rivière de Spire, près de la rive gauche du Rhin; 9,000hab. Évêché. Cathédrale célèbre (qui contenait les tombeaux de hup
SPOL — If
empereurs). Commerce assez actif. — Spire était d’abord un village voisin d'Augusta Nemetum , capitale des Nemeles; ce village fut joint en 1084 à la ville par l’évêque Rugier , et finit par donner son nom à la ville. Elle devint sous Henri IV ville impériale , et fut la résidence des évêques de Spire, qui possédaient en outre Bruchsal , Philippsbourg , Rothenbourg, etc. lise tintàSp. plus, diètes, notamment ' eelle del 526, favorable auxLuthériens, et celle del 529 qui les traita moins bien, et contre laq. ils protestèrent. Spire a été le siège de la chambre impériale, de 1530 à 1688. Les Français s’en emparèrent en 1688; ” année suiv.,ils la détruisirent presque entièrement. Les tombeaux de ia catnédrale furent alors tous ouverts, pillés et détruits. Spire ne se releva que 10 ans après. Tallart y battit les Impériaux en 1103. Cette ville a encore été occupée par les Français en 1734, 92, 93, et enfin en 1796 ; réunie alors à la France, elle devint sous-préfect. du dép. du Mont-Tonnerre.
spire, riv. de la Bavière Rhénane, sort des Vosges, coule à l’E., arrose Neustadt, Spire, et se jette dans le Rhin, après un cours de 60 kil.
SPIRIDION (saint) , évêque de Trémithonte , en Chypre , au iv® siècle , défendit saint Athanase au concile de Sardiqueen347. Onle fête le 14 décembre. SP1RÎTO-SANTO. Voy. espirito-santo.
SPITHEAD , belle rade d’Angleterre (Southampton), dans la Manche, entre Portsmouth et l'île de Wight. Rendez-vous de guerre des flottes anglaises. 11 y tiendrait jusqu’à 1,000 vaisseaux.
SP1T1GNEW I et II , ducs de Bohême. V. bohème.
SPITZBERG, o.-à-d. montagnes pointues, archi-
Êel de l’Océan Glacial Arctique , de 5° à 22° long.
et de 74® à 80° 30’ lat. N., se compose de 3 îles principales : le Spitzberg proprement dit, l’île du Sud- Est, et l’île du IV'ord -Est. Cet archipel est désert. Il appartient géograplitq. à la Norvège, mais il y vient des vaisseaux déplus, nat. (danois, anglais, russes) pour y pêcher la baleine. On i’a regardé comme une annexe de l’Amério. du N. , mais il est plus voisin de l’Europe, li y fait très froid ; la grande nuit y est de près de trois mois ; l’été est très court et chaud. Les cétacés Vît les phoques abondaient jadis dans les mers voisines, mais la guerre acharnée qu’on leur a faite en a beaucoup diminué le nombre. — Le Spitzberg, découvert en 1553 par l’anglais Willoughby, qui le nomma Groenland oriental, fut revu en 1595 par les Hollandais Barentz et Cornélius, qui s’en attribuèrent la découverte ; ils le nommèrent Spitzberg à cause des rochers pointus et escarpés dont il est couvert SPLUCEN,S^eénÿrt, b. de Suisse (Grisons), à28 k.
S. 0. deTusis, donue.son nom à unem. etàun col que traverse, dep. 1818, unedes plus bell. routes dcsAlpes.
SPOHN (Fréd.-Aug.-Guill.), savant allemand, né à Dortmund en 1792, mort en 1824, professa la philosopme, puis la littérature ancienne a l’université de Leipsiek. 11 a laissé nombre d’ouvrages de critique, d’histoire, de géographie, d’antiquités, et de philologie classique (notamment sur Homère, Hésiode , Théocrite , etc.) , ainsi que beaucoup d’éditions latines. 11 a aussi publié : De lingua et liue ris veterum Ægyptiorum , etc., Leipsick, 1825.
SPOLÈTE, Spoleturn en lat.. Spoleto en ital., ville de l’Etat ecclésiastique ,ch.-l. de la délégation de Spolète, sur laMaroggia,à 104 kil. N. de Rome; 7,000 h. Grande, quoique peu peuplée, rues escarpées. Fort, pont, qui est le plus haut de l’Europe, et sur un côté duquel se trouve un aqueduc. Nombieux et beaux restes d’antiquités (temple de la Concorde, palais de Théodoric, etc.). Peu d’industrie. — Spolète était jadis une des principales villes de i’Oinbrie; en 217 av. J. C. elle résista courageusement aux attaques d’Annibal. Sous l’empire romain, elle lut riche et florissante. Elle devint au vie s- la cap. d’un duché lombard qui subsista jusqu’au xi®. Après Hugues II, 41e duc (1012-1030), les ducs de
)k — SPÎIE
Spolète ne furent plus que des gouverneurs amovi blés a-u gré des empereurs, rois d’Italie. Au moyen âge, Spolète fut souvent en lutte avec les villes voisines , mais surtout avec Pérouse. Les Pérugins la brûlèrent en 1324. Sous l’empire français, cette ville fut le ch.-l. du dép. du Trasimène. — La délégation de Spolète (détachée auj. de celle de Ricti, avec laquelle elle formait précédemment celle de Spolète-et-Rieti), a pour villes principales, Narni Terni , Amelia, Norcia , Pié-di-Luco.
SP051 (Jacques), médecin et antiquaire français, né à Lyon en 1647, d’une famille protestante, mort en 1685, voyagea en Italie , en Grèce , dans le Levant, revint dans sa patrie vers 1676, chargé de trésors scientifiaues, mais quitta la France lors de ia révocation de l’édit de Nantes, et m. à Vevey,dénu de tout. On a delui : MiscellaneaeruditœantiquiUtis, in gui bus marmora, Grutero et Ursino if/nota illwstrantur , Lyon, 1685; m-ï.',Y Origine des Ètrennes, une Ihst.de Genève, qui fut mise à Y Index; etc.
SPONDE (J. de) , Spondanus , né à Mauléon en 1557, mort en 1595, fils d’un conseiller-secrétaire de Jeanne d’Albret, abjura le calvinisme , fut lieutenant - général de la sénéchaussée de La Rochelle , et maître des requêtes. On lui doit une version latine d'Homère , Bâle, 1583, in-fol. , gr.-lat. ; des Travaux et les Jours d’Hésiode, gr.-lat., avec comment., La Rochelle, 1592; etc. — Sponde (H. de), son frère (1568-1643), filleul de Henri IV, fut maître des requêtes, abjura et devint évêque de Famier8. On a de lui un Epilome Annulium ecclesiasticorum card. Baronii, Paris, 1612, in-foi. ;An~ nalium Baronii continualio, Paris, 1639, 2 v. in-fol. SPONHEIM. Voy. spànheim.
SPORADES, c.-à-d. dispersées , groupe d’îles de l’Archipel, à l’E. des Cyclades, et le long de la côte S. O. de l’Asie -Mineure, entre Samos et Rhodes; on y remarquait Icarie , les Corsées, Pathmos, Le^ros, Caiymne,Cos,Oarpathos. Nisyros, Telos. Ces îles tloriswantes dans l’antiquité, lurent ravagées par îes Sarrasins, puis par les Turcs qui les possèdent auj Elles sont comprises dans le pachalik des Iles. — dans le roy. actuel de Grèce , on a donné le nom de Sporades occidentales aux iles d’Hydra, Spetzia 1 oros, Egine, Colcuri, etc., qui sont disséminées sur les côtes de la Morée et de la Grèce. On les a nommées ainsi par opposition aux Sporades proprement dites, qui sont plus à l’E.
sporades DE l’océanie. On a donné ce nom b des îles de l’Océan Pacifique, que l’on ne saurait réunir à aucun des groupes de celle partie du monde. On les distingue en Sporades boréales (Roca de I lata, San-Bartolomeo, San-Pe-dro, etc ) et Sporades australes, Penrhyn, Pâques, ' Sala," ’Piîles groupes de Gambicr eide Bas..
MKAI (Thomas), prélat anglais, 1636-1713 fui successivement chapelain du duc de Buckingham’, du roi , évêque de Roehester , et montra de l’attachement aux Stuarts, même sous Cromwell. Il est un des fondateurs de la Société royale de Londres! On a de lui : Histoire de la Société royale de Londres , 1667 (trad. en fr., Genève, 1669); Vie de Lowley (en tête de l’édition de 1.688) ; Histoire de le conspiration de Ryc-House , 1684.
SPREE, riv. d’Allemagne, naît dans le rov. de Saxe (en Lusace), puis entre en Prusse, arrose*Berlin et tombe à Spandau dans le Havel ; cours 300 k. ; un canal la fait communiquer avec l’Elbe et l’Oder' SPRENGEL (Matthieu-Chrétien), historien, né à Rostock en 1746 , mort en 1803, professa la philosophie à l’université de Gœttingue , puis l’histoire è celle de Halle. Il a laissé entre autres ouvrages; Histoire des principales découvertes géographiques jusqu’à celle du Japon en 1542, Halle, 1783 , m-8; Histoire des révolutions des Indes de 1750 à 1783 ( 1 7 88), in-8 ; H istoire des Mahr: .tes , 178,5, i n-8 ;
STAB — 1C95 — STAD
Manuel de la statistique des principaux Etats de l’Europe, Halle, 1793, in-8.
sprengel (kurt), savant médecin, né en 1766 à Yoldekow près d’Anklam, en Prusse, mort en 1833, se fit recevoir docteur en médecine à Halle , devint en 1789 professeur extraordinaire dans cette jniversité, et en 1795 professeur ordinaire, y oclupa une chaire de botanique à partir de 1797, et Tut nommé membre associé de l'Académie des Sciences de Paris (1825). Ses principaux ouvrages sont: Essai d'une histoire pragmatique de la médecine, 5 vol., Halle, 1792-1803 (trad. par Jourdan) ; Histoire de la Botanique , 2 vol., 1817-8, et divers ouvrages de médecine et de botanique. Son Histoire de la médecine est le meilleur ouvrage de ce genre.
SPR1NGF1ELD , ville des État-Unis (Massachussets), sur le Connecticut, à 180 kil. à l’O. de Bos- .on ; 10,000 h. Armes. En face est West-Springfield. —V. de l’Illinois, au centre; cap. de l’Etat dep. 1837.
SPURIUS , pour impurus , enfant naturel, prénom commun à plusieurs Romains. F. le nom qui le suit.
SPURZHE1M (Gaspard), né près de Trêves en 1766, mort en 1833, s’attacha de bonne heure au docteur Gall, fut le plus fervent propagateur de la doctrine plirénologique , parcourut , soit avec son maître, soitseul, l’Allemagne, la France, l’Angleterre, les Etats-Unis, pour y répandre la connaissance de sa doctrine, et mourut du typhus à Boston au milieu de son apostolat. Il avait concouru au grand ouvrage de Gall [YAnaiomie du cerveau ) ; en outre, il publia lui-même des traités sur la folie (1817); sur les principes de l'éducation (1821) , sur la nature morale et intellectuelle de l'homme (1832). Il fit subir au système de Gall quelques modifications , soit ea y ajoutant des facultés nouvelles, soit en assignant uue autre place aux facultés déjà admises.
SQUILLACE ou ESQU1LLACE, Scylaceum , v. du roy. de Naples (Calabre Ultérieure 2e), à 8 kil. O. du golfe de Squillace , à 24 kil. S. O. de Catanzaro; 3,000 hab. Evêché. Aux environs, est une riche mine de plombagine. Squillace fut détruite en partie par un tremblement de terre en 1783. Voy. scylaceum.
SQUILLACE (borgià, prince de). Voy. borgià.
SRI, un des noms de Lackmi, femme de Vichnou. — Ce mot se prend aussi adjectivement et s’emploie devant les noms de personnes sacrées, Sri-Krichna, Sri-Ranga, etc.
SRI-PERMATARA, ville de l’Inde anglaise (Madras) , dans l’ancien Karnate , à 36 kil. S. O. de Madras ; patrie de Rama-Anoudja-Acharya, adversaire des Djaïnas et des Bouddhistes au Xe siècle.
SS... Cherchez par S.... tous les mots qui commencent ainsi. .
STAAL (Mlle de LAUNAY, baronne de), née à Paris en 1684? m. en 1750, était la fille d’un peintre français mort en Angleterre , reçut une éducation brillante dans un couvent de Rouen, eut pour protectrice la duchesse de la Ferté , qui la plaça comme femme de chambre près de la duchesse du Maine; gagna bientôt la confiance de cette princesse , et fut Pâme des fêtes de Sceaux. Elle joua un rôle très actif dans la conspiration de Cellamare et fut par suite mise à la Bastille ; elle rentra, après sa sortie de prison, auprès de la duchesse, qui ne la paya que d ingratitude et la traita avec froideur; mais ayant enfin épousé le baron de Staal, vieil officier suisse à qui le duc du Maine donna une compagnie dans ses gardes avec le titre de maréchal de camp, elle vit son sort s’améliorer, et jouit dès lors de toutes les prérogatives des dames attachées à la princesse. Elle a laisse, outre des Lettres, des Mémoires de sa vie très spirituels et très curieux, Paris, 1821 (et 1846 par Barrière).
STABIES, Stabiæ, auj. Castel-a-Mare di Siabia. v.deGampanie,sur le golfedeNaples,auS. du Vésuve, entre Pompéies etSurrentum, fut ciiuluutie p&r i erupt. du Vésuve en79. Onl’aretrouvée le siècle dem,
STABROEK ou Georgetown (Guyane angl.),cln-l. du gouv. de Demerary, sur la Demerara , par 60° 17' long. O., 6* 50’ lat. N. ; 10,000 hab. Quelques édifices ; hôtel du gouvernement, chancellerie, tribunaux ; quais commodes, vastes magasins.
STAGE, P. Papinius Statius, poète latin, né à Naples l’an 61 de J.-C., avait pour père un homme qui était lui-même distingué comme poète et comme orateur. Il remporta plusieurs couronnes poétiques aux fêtes lustrales de Naples et dans d’autres solennités, jouit d’une immense réputation de son vivant, et reçut des bienfaits de Domitien, qu’en revanche il a trop loué. Il mourut l’an 96 de J.-C., à 36 ans. On a de lui : la Thébaïde, poème épique en 12 chants, où l’on remarque avec les défauts de la littérature du temps, des beautés d'un ordre supérieur ; YAchilléide , autre poème épique, qu’il n’a conduit que jusqu’au milieu du 2e chant, et 5 livres de poésies diverses, dites Sylves. Le 5e est posthume. On trouve dans Stace une facilité, une abondance extraordinaires ; nul poète ne ressemble plus au Tasse. Les meilleures éditions de Stace sont celles de Markland, Londres, 17?8;de Ferd. Hand,Leips., 1817, etc.Cormiliollel’a traduit en français, 1778 et 1802 (réimp. en 1820) , 5 vol. in-12. Il en a paru une traduction nouv. dans la collection Panckoucke, par MM. Rinn, Achaintre, etc. Luce de Lancival a imité en vers Y Achilléide.
STADE , ville du Hanovre , ch.-l. du gouv. de Stade, à 140 EU. N. de Hanovre, à 32 kil. O. de Hambourg, sur la Schwenge , et près de la rive gauche de l’Elbe ; 5,000 nab. Ville forte, école de cavalerie. Jadis ville impériale et hanséatique ; cédée aux Suédois par la paix de Munster. Elle fut prise par le duc de Brunswick (1676), par le roi de Danemark (1712), et reprise par le duc de Brunswick. Sous l’empire français, Stade fut le ch.-l. d’une sous-préfecture du départ, des Bouches-del'Elbe. — Le gouv. de Stade est borné au N. et à l’E. par l’Elbe, à l’O. et au S. O. par le Weser, au S. par l’Aller, au N. O. par la mer du Nord; 210,000 hab. 11 est divisé auj. en 3 parties, duché de Brême, duché de Verden, paya de Hadeln. — Il y a eu un comté de Stade, qui longtemps releva du duché de Saxe au moyen âge. Son 1" comte connu fut Lather ou Lothaire I, qui périt en 931. Sa postérité subsista jusqu’au xii* siècle; Hartwig, le dernier de cette race, ayant testé en faveur de l’archevêque de Brême, le duc de Saxe Henri-le-Lion s’empara du comté par force. L’empereur Frédéric II, confirma dans cette possession le petit-fils de ce prince (Othon l’Enfant) en 1236. Cependant l’archevêché de Brême parvint à se mettre en possession du comté de Stade, qui depuis ce temps a suivi le sort de ce grand fief ecclésiastique. — On a nommé parfois Marche de Stade l’ancienne marche de Brandebourg , parce que Luther Odol, comte de Stade, avait été nommé en 1 056 margrave de Soltwedel. Voy. ce nom.
STAD10N (Philippe, comte de), diplomate, né à Mayence en 1763, mort en 1824 , avait été ambassadeur impérial en Suède et à Londres , quand iî se brouilla avec l’Autriche, et entra comme grandtrésorier au service de l’évêque de Wurzbourg ; s’étant ensuite réconcilié avec l’Autriche, il obtint les ambassades de Berlin, de St-Pétersbourg, devint ministre des affaires étrangères en 1806 , et excita la guerre d’Autriche de 1809. Napoléon, après Wagram, exigea son renvoi ; mais il reparut comme plénipotentiaire au traité de Tœplitz (1813). aux conférences de Francfort et de Châtillon (1813 et 1814), au congrès de Vienne (1814 et 1815}.
STADT-AM-HOF , Riparia , ville murée de Bavière (Regen) , sur le Danube , vis-à-vis de Ratisbonne; 1,500 hab. Hôpital. Pont entre Stadt et Ratisbonne. Brûlée en 1 809 par les Français.
STADTBERG, Ehresburg au moyen âge, bourg de Westphalie, à 51 kil. E. d’Arensberg; 2,500 hab.
STÆU — 1696 — STAH
STADTHAGEN, ville murée de la principauté de Schaumbourg-Lippe , à 1 5 kil. N. E.de Buckebourg; 1,600 hab. Eaux minérales. Patrie de Büsching.
STAEL-HÜLSTE1N (Anne-Louise-Germaine necker , baronne de), née à Paris en 1766, était fille de Necker , et conserva toujours pour son père un amour et une admiration qui allaient jusqu’à l’idolâtrie. Elle épousa, en 1786, le baron de Staôl- Holstein, ambassadeur de Suède en France (qui résida à Paris jusqu’en 1799 , et mourut en 1802 ). Lors de la Révolution , elle rédigea un plan d’évasion pour Louis XVI peu avant le 10 août 1792 , et ne craignit pas d’adresser au gouv. révolutionnaire une défense de la reine. Sous le Directoire , elle exerça par ses salons une grande influence, se déclara contre le club de Clichy qui voulait renverser le Directoire , et fit rentrer Talleyrand aux affaires(1796). Sous Bonaparte, son crédit baissa; elle fit de l’opposition , et fut exilée à 40 lieues de Paris (1802). Elle quitta la France, se rendit à Weimar, où elle étudia la littérature allemande avec Goethe, Wieland et Schiller, passa un an (1805) à Genève et dans sa terre de Coppet ( canton de Vaud ) , puis revint en France, où sa présence fut tolérée; mais elle déplut encore à la police impériale par les allusions dont fourmillait son Allemagne , alors sous presse (1810) ; l’édition fut saisie et mise au pilon, et il fut enjoint à Mm* de Staël de ne plus s écarter de Coppet. Elle s'évada, en 1812, de ce séjour devenu pour elle une prison , habita successivement Vienne , Moscou , Saint-Pétersbourg , la Suède , enfin Londres , et ne revint à Paris qu’après la chute définitive de Napoléon, en 1815. Elle obtint de Louis XVIll 2,000,000 de francs, à titre de restitution des sommes dues à son père. Deux ans après, au retour d’un voyage en Italie, elle mourut à Paris (14 juillet 1817). Elle s’était remariée en 1810, mais secrètement , avec un jeune officier, M. de Rocca, auteur de mémoires sur la Guerre des Français en Espagne (Paris, 1814 ), et sur la Campagne de Walcheren en 1809 (Paris, 1815). Mme de Staël est la plus célèbre des femmes auteurs; elle parlait encore mieux qu’elle n’écrivait; son salon était rempli des hommes les plus illustres dans les lettres, les arts, les sciences, l’industrie et la politique; elle embrassait tous les genres de questions et les traitait avec supériorité. Elle a beaucoup contribué à l’introduction des nouvelles idées littéraires en France. Dans ses ouvrages, on trouve une hauteur de génie et une profondeur bien rares dans son sexe , une érudition variée, unies à une extrême finesse et à une grande connaissance du monde ; mais sa prose est trop souvent lyrique, son style est quelquefois guindé et fatigant. Ses écrits sont : Delphine (1802), Corinne (1807), deux romans célèbres, le second surtout, dans lesquels on pense qu’elle a voulu se peindre elle-même : Y Allemagne (Loud., 1813 ;; clley décrit l’esprit, les mœurs, la littérature et la philosophie d’un pays alors très mal apprécié en France ; des Considérations sur la révolution française , Paris, 1818, 3 vol. in-8. Ses Œuvres complètes ont été publiées par son fils, Paris, 1821, 17 vol. in-8. — Son fils, le baron de Staël, né à Coppet. en 1790, mort en 1827, s’est surtout occupé d’agronomie et d’œuvres philanthropiq. On lui doit desédit, des üEuyre^desamère et de celles deNecker.
STÆUDL1N (Charles-Frédéric), théologien protestant, né en 1761 à Stuttgart, mort eu 1826 à Gœttingue, fut professeur de théologie et conseiller du Consistoire à Gœttingue. Ou a de lui d’importants travaux sur la théologie, sur la philosophie, et sur riiistoiredb ces deux sciences, notamment : Histoire et esprit du scepticisme, Leipsick, 1794 ; Principes fondamentaux de la morale et du dogme , Gœtt., 1798 ; Histoire universelle de l'église chrétienne , Hanovre, 1806: Histoire générale de l’église d'Angleterre ,
Gœtt., 1816; Histoire de la philosophie morale, Hanovre, 1823; Bibliographie et histoire de l'histoire de l’Eglise, Hanovre, 1827 (posthume). D’abord rationaliste pur, Stæudlin revint avec les années aux idées religieuses et à la révélation.
STAFFA ( île ) , une des Hébrides , est très petite (1,600“ sur 800) et toute basaltique. On y trouve des colonnes basaltiques naturelles, droites , couchées, etc. On admire surtout la grotte de Fingal, celle de Mackinnon, le fauteuil d’Ossian, etc.
STAFFARDE , village et anc. abbaye des Etatl sardes, dans le Piémont, à 6 kil. Nord de Saluces, et à peu de distance du Pô. Victoire de Catinat 6ur le duc de Savoie, le 18 août 1690.
STAFFORD, ville d’Angleterre, ch.-l. du comte de Stafford, à 200 kil. N. O. de Londres; 7,000 hab. Eglise Sainte-Marie, hôtel du comté, etc. Maison de force ; tanneries ; fabriques de bottes et souliers. Fondée au x« siècle , et jadis forte. Titre de ba ronnie, de vicomté ou comté au moyen âge ; érigée en marquisat (1786 ) en faveur du comte Gower.
stafford (comté de), en Angleterre , dans le centre, entre ceux de Chester au N. O. , de Derby au N. E., de Warwick au S. E., de Worcester au S. , de Shrop à l’O. : 100 kil. sur 75; 4 1 1 ,000 hab. Ch.-l., Stafford; autres villes, Lichûeld , Tamworth , etc. Presque tout en plaines. Climat varié, froid en général. Grains, légumes, etc. ; agriculture assez bonne. Cuivre, fer, houille, pierre calcaire, marbre, albâtre , diverses terres. Industrie active ; forges, hauts-fourneaux, quincaillerie, et surtout poterie renommée. — Ce pays appartenait autrefois au Cornavii. Il fit partie de la Flavie Césarienne sous les Romains , et du roy. de Mercie sous les Saxons.
STAFFORD, anc. famille d’Angleterre, d’origine normande, a pour chef Robert Tœnei, contemporain et allié de Guillaume-le-Conquérant , qui fut fait par ce prince gouverneur du château de Stafford. Plusieurs membres de cette famille ont joué un rôle historique , notamment : Humphrey , général de Henri VI, qui combattit le duc d’York, et fut , en récompense de ses services , créé duc de Buckingham (1465); — Henri, petit-fils et successeur du précédent , qui eut longtemps la faveur de Richard III , et le seconda dams ses criminelles entreprises ; il finit par se révolter contre Richard, fut pris et décapité en 1483. — Son fils Edouard, accusé de trahison envers Henri VIII , périt aussi sur l’échafaud (1521). Cette maison s’étant éteinte dans les mâles en 1637, elle fut continuée par Guill. Howard, qui épousa l’héritière Marie (Fou. ci-après).
stafford (Guill. howard , comte de), 2* fils du 6* duc de Norfolk, naquit en 1611, fut créé comte de Stafford par Charles I en 1640, après avoir épousé l’héritière de l’antique maison de ce nom , suivit Charles II en exil, et devint à la restauration un des principaux personnages de l’état. Il fut impliqué par le parti whig dans les conspirations des poudres et des farines, et mis à la Tour, puis condam né à mort par la chambre des lords , qui pourtant le recommanda à la clémence du roi. Charles II, quoique convaincu de son innocence , n’osa lui faire grâce, et Stafford subit le supplice en 1680.
STAGIRE, Stagira, auj. port Libesade ou Stravro I ville de Macédoine, en Chalcidique, au N., près du golfe Strymonique, fondée vers 665 av. J.-C. , es célèbre comme ayant été la patrie d’Aristote.
STÀGNO, ville des États autrichiens (Dalmatie), sur l’isthme de Sabioncello, à 30 kil. N. O. de Ra~ guse; 2,000 hab. Evêché. — A 2 kil. est Stagno Piccolo, un des beaux ports de l’Adriatique.
STAHL (George-Ernest) , célèbre médecin allemand, né en 1660 à Anspach, devint, en 1687, médecin du duc de Saxe-Weimar, en 1694 professeur de médecine à Halle , en 1716 médecin du roi de Prusse, et mourut à Berlin à 1734. Il a beaucoup