STA1N — 1697 — SIAN
écrit; ses principaux ouvrages sont : De motu tonico vitali , Iéna , 1 G92 ; De aulocratia naturœ seu sponlanea morborum excussione , Halle, 1606 ; De venaporta , porta malorum , 1698 ; Theoria medica vera, Halle, 1707; c’est son ouvrage capital ; Expérimenta chimicc , Leipsick, 1697 ; Negotium otiosum, seu sciamachia , etc., Halle, 1720 (en réponse aux objections de Leibnitz); Fundamenta chimiœ , Nuremberg, 1723. Stahl est surtout célèbre comme auteur d’un système connu sous le nom d' Animisme ou de Spiritualisme ; il expliquait tous les phénomènes de l’économie animale par un principe immatériel identique au principe de la pensée , l'âme ; mais il reconnaissait que , dans ce nouvel exercice de ses facultés merveilleuses, l ame n’a pas conscience d’elle-même. En médecine , il combattit ceux qui rapportaient tout à des causes chimiques ou mécaniques. Stahl fut aussi un grand chimiste ; il imagina, pour expliquer la combustion , un principe nouveau , le phlogistique , doctrine qui régna près d'un siècle sur la science. Roussel avait fait un extrait raisonné des ouvrages de Stahl; ce travail n’a pas vu le jour.
STAHRENBERG. Voy. staremberg.
STA1NS , village du dép. de la Seine , à 3 kil. N, E. de Saint-Denis. Château et parc superbes qui ont appartenu aux familles de Thou et de Hariay.
STAiR (J. dalrymple , comte de ) , général et homme d’état, né à Edimbourg en 1673, mort en 1747, travailla les esprits en Ecosse contre Jacques II, fut fait colonel par Guillaume III, servit sous Marlborough (1702), fut ambassadeur en Pologne (17 09- 13), et en France pendant la Régence, obtint du Régent l’expulsion du Prétendant , devint , sous George II, grand-amiral d’Ecosse et feld-maréchal , commanda l’armée anglaise en Allemagne , gagna sur le maréchal de Noailles la bataille de Dettingen (1743), et fit échouer la tentative du prétendant Charles-Edouard sur l’Angleterre (1745-46).
SIAL BERG. Voy. stolberg.
STAL1MÈNE, l’anc. Lemnos , île de l’Archipel, à 105 kil. O. de la côte de l’Anatolie , a environ 37 kil. sur 30, et 11.000 hab.; ch.-l., Lemnos ou Stalimène (l’anc. Myrine). La côte occid. de Lemnos a quelques bons mouillages. Le sol est presque partout aride ; on en extrait la terre sigillée , fameuse jadis, mais moins recherchée auj. : on la vend pour le compte du grand- seigneur. Voy. lemnos.
STAMBOUL. Voy. istamboul et Constantinople.
STAMFORD , ville d’Angleterre (Lincoln) , à 60 kil. de Lincoln, sur le Welland ; 8,000 hab. Houille, malt, etc. Aux environs, belle résidence du marquis d’Exeter. Jadis importante ; elle avait une université qui a été réunie à celle d’Oxford. Elle fut donnée à lord Burleigh par Elisabeth.
stamford-bridge (west-) , village d’Angleterre (York), à 12 kil. N. E. d’York. Harold y battit les Danois dix jours avant l’invasion de Guillaume.
STAMPA (Gaspara), femme de Padoue (1523-54?), fut la maîtresse du comte Colalto, de Trévise, qui ensuite l’abandonna, se rendit célèbre par ses belles poésies érotiques ( publiées après sa mort par sa sœur Gassandre, 1554, in-8).
STAMPAL1E , jadis Aslypalée , île de l’état de Grèce, une des Sporades, entre Naxie et Rhodes : 22 kil. sur 12; 1,500 hab. Très petite.
STANCARI (Fr.) , célèbre unitaire de Mantoue, né en 1501, fut chassé d’Italie et d'Allemagne pour ses opinions, professa l'hébreu à Kœnisgberg, où il eut de graves querelles avec Osiander, vit condamner ses idées dans divers synodes, et mourut à ijtobmtz en 157 i. Un a de lui un traité De 1 rua taie et mediatore , Bâle, 1577, in-8, qui fut mis à V Index.
STANCO ou STANCHIO, Cos, une des Sporades dans l’eyalet des Iles, par 24® 40’ long. E., 36® 47’ lat. N., à 16 kil. des côtes de la Turquie d Asie • 42 kil. sur 8 ; ch.-l., Stanco. Climat chaud; sol très
fertile, cotonniers, orangers, versa soie, vins exquis, etc. ; 6,000 hab. auj. (bien plus peuplée avant la révolution grecque). Voy. cos. — La ville de Stanco, ch.-l. de I’ÎIe de même nom, est sur la côte N. E., à 20 kil. S. 0. de Bodroun (jadis 9,000 hab.)'. Evêché, port, forteresse. Beaucoup de ruines.
stanco (golfe de). C’est l’anc. golfe Céramique.
STAND1A, Dia, île de l’Archipel, sur la côte N. de Candie ; petite, déserte ; trois ports. Albâtre.
STANHOPE , famille noble d’Angleterre , du comté de Nottingham, a pour chef Philippe Stanhope, qui fut fait par Jacques I baron de Stanhope de Shelford (1616), et par Charles I comte de Chesterfield (1628); elle a fourni plusieurs personnages distingués {Voy. ci-après). La branche principale portait le titre de comte de Stanhope de Shelford. Une branche particulière (auj. éteinte) avait le titre de comtes de Harrington.
stanhope (Jacq., comte de), général et homme d’état, né en 1673, mort en 1721, voyagea par toute l’Europe , fil la guerre de la succession d'Espagne avec le titre de major-général, eut part à la prise de Barcelone (1708), s’empara de Port-Mahon et de Minorque, et lut en même temps ambassadeur près de l’archiduc Charles, compétiteur de Philippe V. Il fut pris à Brihuega (1 7 10} et resta deux ans captif. Stanhope conclut avec Dubois à La Haye le traité de la Triple-Alliance (1717) ; il fut ensuite nommé premier lord de la trésorerie, chancelier de l’échiquier puis premier secrétaire d’état en 1718, et fit alors signer le traité de la Quadruple-Alliance. Il était frère aîné du fameux comte de Chesterfield. — Son fils, Philippe Stanhope, consacra sa grande fortune à l’encouragement des sciences ; il fit imprimer à ses frais les ouvrages du savant mathématicien Robert Simson. 11 passa ses dernières années à Genève, et mourut en i 786.
stanhope (Charles, comte de), pair d’Angleterre, petit-fils de Jacques Stanhope, né en 1759, mort en 1816, avait été élevé à Genève. Beau-frère de Pitt, il fut sans cesse en opposition avec ce ministre, défendit les idées libérales, se montra favorable à la révolution française, voulut la paix avec les Etats- Unis, l’abolition de la traite, la rédaction d’un code unique pour les trois roy. unis. 11 possédait à fond les sciences physiques et mathématiques ; il inventa deux machines arithmétiques très ingénieuses, diverses machines utiles à l’industrie, et la fameuse presse a la Stanhope, etc. ; il publia beaucoup de Mémoires (dans les Transactions philos.), un Traité de l'électricité, un Traité de la musique. Il avait été créé vicomte de Mahon en mémoire des exploits de son grand-père en Espagne. — Sa fille, lady Esther Stanhope, nièce de Pitt, alla visiter l’Orient, et s'établit au commencement de ce siècle en Syrie, dans un vieux couvent près de Séide. On assure que les hordes de Bédouins des environs de Palmyre la proclamèrent leur reine : il est certain du moins qu elle jouit d’un grand crédit dans ce pays, où elle protégea longtemps les Européens. Elle était vêtue en homme et portait le costume musulman. M. 1839.
stanhope (Philippe dormer), comte de Chesterfield. Voy. chesterfield.
STANISLAS (saint), martyr, était évêque de Cracovie (1072). Il reprocha courageusement au roi Boleslas II sa tyrannie et ses débauches, et fut mis à mort par ce prince irrité (1079). On le fête le 7 mai.
Stanislas kotska (saint), fils d’un sénateur po lonais, étudia chez les Jésuites à Vienne, se fit jésuite lui-même en 1567, malgré son père, et, après 9 mois passés dans l’exercice de la plus haute piété, mourut âgé de moins de dix-huit ans, en 1568. Sa Vie . écrite par Cepari, est un des livres que les Jésuites recommandent à leurs élèves. Onl’h. le 1 3 nov.
Stanislas i , leczinski , roi de Pologne, né en 1682 à Lemberg 'Gallicie) d’une famille ancienne et
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