‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 1064 sur 1261 · T AP H · texte numérisé non relu

T AP H

— 1732 — TARB

d’Anjou lorsqu’il tenta de reconquérir le roy. de Naples, puis fut nommé par le dauphin (Charles VII) maréchal de Guyenne et prévôt de Paris (1413). Il sauva ce prince des mains des Bourguignons, lors de leur entrée à Paris (1416). On l’accuse d'avoir eu la plus grande part au meurtre de Jean-sans-Peur dans 1 entrevue de Montereau. Il fut comblé de biens et de dignités par Charles VII devenu roi , et mourut dans la retraite en Provence en 1449, à environ 80 ans. — Son neveu , nommé aussi Tannegui du Ghâtel, fut également en grande faveur auprès de Charles VII, servit Louis XI avec zèle, et fut tué en 1477 au siège de Bouchain.

TANNENBERG, village de Prusse (Brandebourg), dans le cercle de Potsdam, près de Teltow. Vladislas V, roi de Pologne, y défit les chevaliers Teutoniques le 15 juillet 1410. Le gr.-maîtrey périt.

TANTALE, roi de Sipyle en Phrygie, fils de Tmole, fut père de Brontée, Pélops et Niobé. Il se rendit odieux à Jupiter par le rapt de Ganymède, par l’audace qu’il eut de voler du nectar et de l’ambrosie pour en faire goûter aux mortels, par l’horrible épreuve qu’il osa faire de la science des dieux en leur servant les membres de son fils Pélops coupé en morceaux. Jupiter le condamna à être sans cesse en proie dans les enfers à une faim et à une soif dévorantes, au milieu d’un fleuve dont l’eau échappe à ses lèvres sitôt qu’il veut l’y porter et sous des arbres fruitiers dont les branches se relèvent sitôt qu’il veut en toucher les fruits.

TANTON ou TANTAH, ville de la Basse-Egypte, à 36 kil. N. de Menouf : superbe mosquée de Mametel-Bedaoui; pèlerinage célèbre; 3 foires considérables : il y vientjusqu'à 200,000 pèlerins et marchands; hors des temps de foire, la ville est presque déserte.

TANUCCI (Bernard, marquis de), homme d’état, né à Stia (Toscane), en 1698, mort en 1783, suivit l’infant don Carlos à la conquête de Naples, devint son 1er ministre quand l’infant fut roi (1735), et conservason pouvoir sous Ferdinand IV Jusqu’à l’entrée de la reine Caroline au conseil (1776). Il réforma qq. abus, mais gouv. despotiquem. et ne suteréer riende durable. HostileauSt-Siéec etau clergé, il fitoccuper Bcnéventet Poutecorvo, limita la juridiction du nonce et des évêq., supprima un grand nombre de couvents et d’abbayes , et. distribua leurs biens à des laïques.

TAU, un des noms de l’Etre suprême cnez les Chinois : c’est la Raison suprême considérée comme réglant la nature , la loi. On nomme Tao-Tsée une 6ecte fondée au vi« siècle av. J.-C. par Lao-Tseu ; elle adore le Créateur sous le nom de Tao , et a quelques rapports avec le Bouddhisme. M. G. Pauthier a donné un savant Mémoire sur l'origine de la doctrine du Tao , Paris, 1 83 1 . M. Stanislas Julien a traduit en français le Tao-ie-King , livre qui renferme l’exposition de cette doctrine, Paris, 1842.

TAOQUES, peuple d’Arménie, au N. O., tenta de s’opposer au passage des Dix-Mille (401 av. J.-C.).

TÀOIIMINA, Iuurornenii/m,v. de Sicile, sur lacôte orient. , adossée au mont Taiirus, à45 kil. S. de Messine : 2 forts, rades. Ruines (théâtre, naumachie , citernes, aqueduc). Aux environs, marbre. L’ancienne Tauromenium fut détruite par les Sarrasins en 968. Aux environs, ruines de l’antique Naxus.

TAO-TSÉE, secte chinoise. Voy. tao.

TAOUKRAH, Teuchira, ville ruinée de Barbarie (Barca), sur la mer, à 30 kil. S. O. de Tolometa.

TAPH1ES ou TËLËBOIDES, petites îles de la mer Ionienne, entre l’Achaïe et Leucade, ainsi nommées de Taphius et Téléboas, fils de Neptune, qui y régnèrent. Les Taphiens étaient marins et pirates. Ils furent exterminés par Amphitryon. — On donne aussi le nom de Taphiens ou de Téléboëns à un peuple d’Etolie, et aux habitants de l’île de Caprée, qui fut colonisée, dit-on, par les Téléboëns d'Etolie.

TAPHROS, v. de la Chers. Taurique, auj pérékop.

TAPPA, roy. de Nigritie. Voy. niffé.

TAPROBANE, ancien nom de l’île de ceylan.

TAPTI, Goaris , riv. de l’Inde, naît dans les monts du Gandouana, sépare les anciennes provinces du Kandeich et du Bérar, arrose celle de Guzzerat, et se jette dans la mer des Indes, au golfe de Cambaye, à 16 kil. E. de Surate. Cours, 700 kil. Affluents, la Pournah, la Guirna, etc.

TAR, riv. des Etats-Unis (Caroline du Nord), naît au N. O. d’Oxford, et se jette, sous le nom de Pamlico , dans la baie de Pamlico; cours, 300 kil.

TARA, ville de la Russie d’Asie (Omsk), à 2 kil. de l’irtycbe, à 260 kil. N. d’Omsk ; 6,000 hab. Fort, cinq églises, une mosquée. Commerce avec les Kirghiz et Boukhares. Fondée en 1594. — Un affluent de l’irtyche se nomme aussi Tara.

TAKaISË (s.) , patriarche de Constantinople, moG en 806, refusa longtemps cette dignité, et ne céda qu’aux instances de l'impératrice Irène. Il fit condamner les Iconoclastes au 2e concile de Nicée (787) , et dissuada Constantin V de répudier son épouse. On a de lui des Lettres. On l’h. le 25 févr.

TARANCON, ville d’Espagne (Tolède), à 40 kil.

N. E. d Ocagna; 4,175 hab. Excellent vin.

TARANTA1SE, Tarantasia, prov. des Etats sardes

(Savoie), entre celles de Faucigny au N., d’Aoste à l'E. , de Maurienne au S. et à l’O. , et la Savoie supérieure au N. O. : 60 kil. sur 31 ; 40,000 hab. Ch.-l., Moutiers Pays montagneux : les Alpes Grecques le limitent à l’E., et on y remarque le mont Iseran (d’où sort l’Isère) et le petit Saint-Bernard. Glaciers ; climat froid, mais sain.

TARARE, ch.-l. de cant. (Rhône) , sur le Turdine, à 26 kil. S. O. de Villefranche ; 7,762 hab. Montagnes aux environs ; vue magnifique. Mousselines diverses, blanchisseries, peluches de soie, etc. Dans les environs sont de nombreuses fabriques de mousselines qui occupent de 50 à 60,000 hab.

TARASCON, Tarasco, ch.-l. de cant. (Bouchesdu-Rhône), à 15 kil. N. d’Arles, gu r le Rhône visà-vis de Beaucaire; 10,774 hab. Trib. de commerce, collège. Pont suspendu; belle église Ste-Marthe, hôtel-de-ville, etc.; bains à la romaine. Vieux château, habité jadis par les comtes de Provence. Cadis, serges, chapeaux, vinaigre, etc.; saucissons renommés. Commerce très actif. — Cette ville est très ancienne, et fut très florissante au moyen âge. Elle doit, dit-on, son nom à un dragon qu’on appelait tarasque, et dont sainte Marthe délivra la contrée. Pendant quelques années, Tarascon fut le ch.-l. del’arrond. — Le roi René y faisait sa résidence.

tarascon-sur-ariége, ch.-l. de cant. (Ariége), à 17 kil. S. de Foix ; 1,675 hab. Entrepôt de tout le fer que donnent les nombreuses mines des environs.

TARAZONA, Turiaso, ville murée d'Espagne (Saragosse) , à 85 kil. N. O. deSaragosse; 10,000 hab. Un peu de commerce. Fruits exquis aux environs.

tarazona-de-la-mancha, ville d’Espagne(Cuença), près du Jucar, à 48 kil. E. de S.-Clemente ; 6,800 h.

TARBË (L. hardouin), né à Sens en 1753, mort en 1806, fut avocat et premier commis des finances sous Necker et de Calonne, directeur des contributions 80 u s de Lessart, enfin ministre des finances. 11 organisa aussitôt ce service sur un pied parfait. Il donna sa démission en 1792, et refusa de rentrer aux affaires sous le Consulat.

TARBELLI, peuple de la Gaule, en Novempopulanie, au S. des Boit et le long de l'Atlantique, avaient pour ch.-l. Aquœ Tarbellicœ (Dax).

TARBES, Tarba ou Tanna , ch.-l. de préfecture (Hautes-Pyrénées), sur l’Adour, à 8l5 kil. S.

O. de Paris; 12,630 hab. Evêché. Tribunaux de lre instance et de commerce; lycée (depuis 1853), etc. Beaucoup de ruisseaux d’eau de source. Peu d’industrie. Entrepôt de tout lecommerce du dép., 'grands marchés. Dépôt d’étalon?.-— T. erjiîfaif nvnnt

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