‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 107 sur 1261 · BALE · texte numérisé non relu

BALE

BALDE de übaldis (Pierre), jurisconsulte, né â férouse en 1340, mort en 1400, professa le droit à Pérouse, à Padoue et à Pavie, et devint le rival de Barthole dont il avait été l’élève. Ses Œuvres forment 3 vol. in-fol. Elles ne répondent pas à sa réputation.

BALDER, héros Scandinave, fils d’Odin, est l’Apollon du Nord. Il préside à l’éloquence, et est en même temps le génie de la paix, de la piété et de la modération. 11 mourut percé d’un javelot lancé dans un tournoi par Hoder, dieu du hasard.

BALDERIC, chroniqueur, né à Meun-sur-Loire vers 1060, fut abbé de Bourgueil, puis évêque de Dol en 1107. Il a donné, sous le titre de Historiée Hierosolymitanæ libri IV, l’histoire de la première croisade (1095-99), publiée dans le recueil de Bongara. — Un affi re B. ,m.en 1 1 1 2,acomposé une Chronique de Cambrai, depuis Clovis jusqu’à l’an 1070.

BALDINUCC1 (Philippe) , écrivain italien , né à Florence en 1624, mort en 1696, a composé sur l’histoire de l’art un ouvrage fort estimé , intitulé Notizie de’ professori del disegno, etc., depuis 1260 jusqu’en 1670, Florence, 1681-1728, et une Histoire de la gravure, Florence, 1686.

BALDO (mont) , dans le roy. Lombard-Vénitien, s’étend pendant 35 kil. entre le lac de Garda et l’Adige.

BALE, Basel en allemand, Basilea en latin moderne, ville de Suisse, cli.-l. du canton de Bâle- Ville, sur le Rhin (qui la coupe en Grand et Petit- Bâle) ; 27,300 hab. Relie église du Munster, hôtel de ville, arsenal, remparts. Université (la seule de Suisse jusqu’en 1833),biblioth.; collection de médailles, etc. Soieries, imprimeries d’indiennçs.Chem. de fer. Cette ville est le grand entrepôt du commerce entre l’Allemagne, la Suisse, la France. — Jadis ville impériale, Bâle fut réunie à la Suisse en 1501. 1) s’y tint de 1431 à 1443 un célèbre concile pour la réforme du clergé et la réunion des Grecs : en 1438, il s’éleva un conflit entre le concile et le pape Eugène IV, qui transféra l’assemblée à Ferrare ; plus, prélats, restés à Bâle, élurent un antipape, Félix V. Ce concile n’est reçu de l’Église que jusqu’à la 26e session , où commence le schisme. — Deux traités célèb. furent signés à Bâle: l’un en 1499, entre Maximilien I et les Suisses, mit fin à la guerre des Suisses avec la confédér . souabe ; l’autre en 1795, entre la Républ. fr. et la Prusse, détacha ce pays de la coalit. contre la France. Sont nés à Bâle ; îesBernouilli, Euler, Holbein,etc. Erasme y mourut.

bale (canton de), 11e canton suisse, entre les cantons de Berne à l’O., d’Argovie à l’E., de Soleure au S., et le grand-duché de Bade au N.; 77,600 h. (dont 4,000 catholiques); capit.,Bâle. On y parle surtout allemand. — Ce canton fut admis dans la confédér. en 1501. Depuis 1833, il se div.en B. inter, ou B. -Ville, et B. extër. ou B. -Campagne. Gouvern. représentatif: le grand conseil de B. -Ville se compose de 119 membres et le petit de 15. Le landrath de B.-Camagne compte 50 membres et le pouvoir exécutif 5.

bale (évêché de), état de l’Europe avant 1801, se composait de pays vassaux de l’empire germanique et d’une portion indépendante alliée des 7 cantons catholiques suisses. Celle-ci se composait des villes de Bienne et Neuveville, des seigneuries d’Erguel et d’illûngen et du Tessenberg. L’autre partie, incorporée au cercle du H. -Rhin, avait pour places principales Porentruy, Bellelay, Delemont , Lauffen. Cet évêché a été sécularisé par la paix de Lunéville) 1801) , et cédé au canton de Berne en 1815

BALE (J.), Joannes Baleus , théologien anglais, né en 1495, mort en 1563, quitta la religion catholique, dans laquelle il avait été élevé, pour embrasser la réforme, ce qui l’exposa à être inquiété sous les règnes d’Edouard VI et de Marie, et le força à s’exiler. 11 revint en Angleterre à l’avénement d’Elisabeth et fut pourvu d’un canonicat. On a de lu; uu

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