‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 108 sur 1261 · BA1I — 157 — BALS · texte numérisé non relu

BA1I — 157 — BALS

Sommaire des écrivains de la Grande-Bretagne , en latin, Wesel, 1549, réimprimé avec des additions à Bâle en 1557, et des pièces de théâtre tirées de sujets sacrés, en anglais, Londres, 1538.

BALÉARES (îles), dans la Méditerranée, sur les côtes d’Espagne, à 100 kil. E. de Valence, par 39°-40° lat. N., et 0°-2° long. E., appartiennent à l’Espagne ; elles forment la capitainerie-générale des Baléares et l’intendance générale de Palma. On en compte deux grandes , Majorque et Minorque ( Gymnesiœ insulœ sous les Romains), et trois petites, Iviça, Formentera, Cabrera (Pityusœ insulœ) ; 250,000 hab. Sol très fertile : blé, huile, fruits et vins exquis, lin, chanvre, etc.; climat sain et tempéré. Pêche et navigation actives. Les habitants des îles Baléares passaient dans l’antiquité pour les meilleurs archers qui fussent connus : de là le nom de Baléares (du mot grec ballô , lancer). Les Carthaginois, puis les Romains (123 av. J.-C.) soumirent les îles Baléares. Vers le v* siècle, elles furent la proie des Vandales ; elles passèrent successivement sous la domination des Goths , des Arabes, de Charlemagne, des Zéirites, des Almora vides , et enfin sous celle de Jayme I, roi d’Aragon (1259). Sous les successeurs de ce dernier, elles appartinrent tantôt aux monarques aragonais , tantôt à des princes de leur sang. Charles-Quint les réunit définitivement à la couronne d’Espagne.

BALECHOU (J .-J.)» graveur français, né à Arles en 1715, mort à Avignon en 1765, avait été reçu à l'Académie de Peinture; mais ayant soustrait et vendu à son profit plusieurs épreuves de la gravure du portrait d'Auguste de Saxe, il se vit rayer de la liste des membres de l’Académie. Ses principales gravures sont, outre le portrait d’Auguste, les Baigneuses, le Calme, la Tempête , d’après Vernet, et une Saitue Geneviève , d’après Carie Vanloo.

BALFROUCH, ville d’Iran (Mazanderan), sur le Babal, à 137 kil. N. E. de Téhéran, par 52° 40’ long. E., 35° 36’ lat. N. ; environ 200,000 hab. Elle est une des villes les plus florissantes de tout l’empire (aussi grande qu’Ispahan). Bazar, collège. Grand commerce. Mauvaise rade sur la mer Caspienne.

BALGUY (Jean), (héolog. anglican, né à Sheflfield, dans le comté d'York, en 1686, mort en 1748, a publié : Lettres à un déiste sur la beauté et l'excellence des vertus morales, 1726, in-8 ; Fondement de la bonté morale ou Recherche approfondie de l'origine de nos idées sur la vertu, 1728, in-8; Recherches sur les perfections morales de Dieu, particulièrement en ce qui est relatif à la création et à la Providence :, 1730, in-4, et des Sermons.

BALI, dite aussi Petite-Java, une des îles de la Sonde, séparée de Java par le détroit de Bali ; 120 kil. sur 70; compte env. 800,000 b. Aux Hollandais.

BALIOL ou BAILLEUL (Jean de) > roi d’Ecosse. Après la mort d’Alexandre III, un grand nombre de compétiteurs, au nombre desquils était B. Bruce, se disputant la couronne , on s’en remit au choix d’Edouard I, roi d’Angleterre, qui décida en faveur de Baliol, comme étant le plus proche parent par les femmes du dernier roi d’Ecosse (1291). J. Baliol fut d’abord l’instrument docile des volontés d’Edouard; mais s’étant ensuite brouillé avec ce prince et ayant fait contre lui un traité avec la France, il vit envahir ses états, fut battu, pris à Dunbar, et forcé d’abdiquer (1296). Edouard, ne craignant rien d’un prince si faible, lui rendit la liberté et l’envoya passer le reste de ses jours en Normandie. Il mourut en 1314. — Trente-cinq ans plus tard, son fils, Edouard Baliol, revint en Ecosse à l’instigation et avec les secours d'Edouard 111, battit D. Bruce qui s’était emparé du pouvoir, et livra son malheureux pays au monarque anglais (1332). Après dix ans d’un rèene ignominieux, il abdiqua (1342). 11 m. en 1363.

BALIZE, riv. de l’Yukatan, tombe dans la baie de Honduras. — V.à l’emb. de la riv. — V. Honduras.

BALKAN (monts) ou EMINEH-DAGH, Hœmus , chaîne de montagnes de la Turquie d’Europe , sc lie vers l’O. aux Adpes par les monts Dinariques, s’étend jusqu’à la mer Noire et sépare la Bulgarie de l’ancienne Thrace. Ces montagnes sont le boulevard de Constantinople du côté de la Bussie.

BALKH ou BALK , Bactra ou Zariaspa, ville du Turkestan indépendant, par 63° 42’ long. E., 36° 28* lat. N., sur le Hask; 7, 000 hab. Il s’y fait assez de commerce, surtout en soieries. Les Orientaux la croient la première ville qui ait existé , et la nomment Omoul-Deland , ou mère des villes. Elle est le ch.-l. d’un khanat. Prise en 1221 par Gengis-Khan, en 1369 par Tamerlan.— Le khanat, entre ceux de Boukhara au N. et de Hérat à l’O., était jadis puissant. Les villes principales, après Balkh, qui en est la capitale, sont :Khoundouz,Khouloum, Goréi, Talikhan.

balkh, ville de Russie. Voy. àndreevà.

BALL (Jean), prêtre anglais, disciple de Wiclef, se fit beaucoup de sectateurs en prêchant contre les riches et les grands. Mis en prison, il fut délivré par ses partisans, vint avec eux assiéger le roi Richard 11 dans la tour de Londres et le força à livrer à la multitude l’archevêque de Cantorbéry et plusieurs grands-ofllciers qui furent aussitôt massacrés. Il fut repris et exécuté en 1381.

BALLENSTADT, ville du duché d’Anhalt-Bernbourg, sur le Getel; 2,500 hab. Les comtes d’Aschersleben se nommaient plus communément comtes de Ballenstadt. Un d’eux, Albert-l’Ours, est le l*1 margrave de Brandebourg qui ait été vassal immédiat de l’Empire (1134-1142) ; il fit faire les plus grands pas à la puissance de la maison ascanienne , qui règne encore en Saxe et dans l’Anhalt.

BALLEROY, ch.-l. de cant. (Calvados), à 33 kil. 0. de Caen; 1,200 hab. Dentelles.

BALLESTEROS (don Francisco), général espagnol, né à Saragosse en 1770. Pendant l’invasion française, sa bravoure et ses succès le firent parvenir rapidement au grade de lieutenant-colonel ; mais lorsque le commandement-général des armées espagnoles fut confié en 1812 au duc de Wellington, il refusa d’obéir à un étranger, et fut exilé à Ceuta. Lorsque Ferdinand rentra en Espagne (1815), Ballesteros fut chargé du ministère de la guerre , mais il ne le conserva qu’un an. En 1823, après l’entrée des Français en Espagne, Ballesteros prit le commandement des troupes de l’armée constitutionnelle destinées à défendre la Navarre et l’Aragon ; mais il signa bientôt avec le duc d’Angoulême une capitulation qui le condamnait à une complète inaction. Accusé par tous les partis, Ballesteros se retira en France, où il mourut en 1832.

BALL1STE, l’un des trente tyrans qui prirent la pourpre sous Gallien, avait rendu de grands services sous Valérien comme général et avait battu le roi des Perses, Sapor. A la mort de l’usurpateur Macrien, il se fit proclamer empereur à Emèse en Orient; mais il périt assassiné par un soldat, l’an 264.

BALLON, ch.-l. de cant. (Sarthe), sur l’Orne, à 9 kil. S. E. de Beaumont-le-Vicomte ; 3,500 hab.

BALLON (le), montagne des Vosges. Voy. vosges.

BALLON1US, médecin. Voy. baillou.

BALLU (belin de). Voy. belin.

BALME (col de), passage de la branche des Alpes qui forme la limite de la Savoie et du B.-Valais. L’Arve y prend sa source. Superbe vue qui embrasse la vallée de Chamouny, une partie de la Valorsine et les Alpes Bernoises.

balme (la), village de France (Isère), à 17 kil. N. E. de Crémieu , près du Rhône. Grotte jadis comptée parmi les sept merveilles du Dauphiné. Ruines du château des dauphins du Viennois,

BALSA, ville de Lusitanie, auj. ta vira»

BALT — 158 — BAL/

BALTCHIK, petite ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), à 24 kil. N. E. de Varna. Près de là était Tomi, célèbre par l’exil d’Ovide.

BALTES, famille illustre chez les Wisïgotlis,étaitrivaledesAmales. Selon quelques auteurs, les baltes se sont perpétués en Septi manie ou Languedoc sous le nom corrompu de Baux. Les seigneurs de baux, qui depuiB ont formé un établissement dans le royaume de Naples, possédaient de vastes terres près d’Arles et étaient indépendants des comtes de Provence.

BALTHAZAR, dernier roi de Babylone (554-538 av. J.-C.L se livra à la mollesse et laissa le gouvernement a sa mère Nitocris. Ayant profané dans un festin les vases sacrés enlevés au temple de Jérusalem, il vit aussitôt tracer sur la muraille, par une main inconnue, ces trois mots mystérieux : Manè, Thécel, Pharès. Daniel, appelé pour les expliquer, lui apprit qu’ils annonçaient sa punition et sa mort. En effet, dans la nuit même du festin, Cyrus s'introduisit dans Babylone, et Baltliazar fut massacré. Hérodote donne à ce prince le nom de Labynetus, et Bérose celui de Nabonid ou Nabonadius.

BALTIA, nom ancien de la Scandinavie, lui fut donné, soit à cause des Baltes, la plus noble des tribus gothiques, soit à cause des Belts ou détroits qui sont fort nombreux entre la péninsule Scandinave et le Danemarck. Ce monosyllabe ballon belt se retrouve encore aujourd'hui dans Baltique.

BALTIMORE, ville des États-Unis, dans le Maryland, sur le Patapsco, à 58 kil. N. O. de Washington, avec un port vaste et commode; sa population, qui en 1792 était à peine de 13,000 hab., s’élevait en 1840 à 103,313. C'est la 3e ville des États- Unis et l’un des ports les plus commerçants du monde. On y fait surtout un grand commerce de farine et de tabac. Université (1812); collège de Sainte-Marie; riche bibliothèque, nombreux établissements d’instruction. Baltimore fut fondée en 1729; elle joua un grand rôle dans la guerre de l'indépendance; elle fut attaquée en 1814 par les Angldis, qui furent repoussés et perdirent leur général (Ross). On voit dans la ville un beau monument en l 'honneur de Washington , et un autre monument dit BaUle-monumem , érigé en mémoire du succès de 1814. Arcliev. cathol., évèq. méthodiste.

baltimore, petite ville d’Irlande (Cork), à 71 kil. S. O. de Cork; 1,000 hab. C’est un seigneur irlandais originaire de cette ville, lord Calvert, comte de Baltimore, qui a peuplé le Maryland. On a par reconnaissance donné son nom à la Baltimore des États- Unis.

BALTIMORE (le comte de). Voy. calvert.

BALTIQUE (mer), Codanus sinus , vaste golfe de la mer du Nord, auquel l’unissent le Cattégat et les 3 détroits dits Sund , Grand-Belt et Petit-Belt, a pour limites au N. la Bothnie , au S. le Mecklembourg et les Etats prussiens, à l’O. la Suède, à l’E. la Russie. On la distingue en mer Baltique proprement dite au S., golfe de Bothnie au N., golfe de Finlande à l’E. Dans la Baltique propre est le golfe de Livonie. Marées à peu près nulles. Grande pêche du hareng. Ambre sur les côtes de Prusse et de Couriande. L’Oder, la Vistule, le Niémen, la Dwina méridionale se jettent dans la mer Baltique proprement dite. La partie de cette mer comprise entre la Suède et le Danemarck gela tout entière en 1623 et 1670.

BALTUS (J .-François), savant jésuite, né à Metz en 1667, professa les belles-lettres à Dijon et la théologie à Strasbourg, dirigea plusieurs collèges, et mourut à Reims en 1743, bibliothécaire du collège de cette ville. 11 est principalement connu par une Réponse àl'Uisioire des oracles de Fontenelle, Strasb., 1708, 2 vol. in-8 ; il soutient dans cet ouvrage que les oracles sont l’ouvrage du démon et non de la fraude (b s prêtres païens. On a aussi de lui : Défense des

saints Pères accusés de platonisme , Paris, 1711, in-4 1 La religion prouvée par l'accomplissement des prophéties, Paris, 1728, in-4, etc.

BALUE (Jean la), cardinal et ministre d’état sous Louis XI, né en 1421 dans le Poitou, sut, par son caractère actif et intrigant , capter les bonnes grâces de Louis XL II fut fait évêque , aumônier du roi , intendant des finances , et eut pendant plusieurs années toute l’autorité d’un premier ministre. Il fit abolir la Praymatique-Sanction, malgré l'opposition du Parlement et de l'Université, et obtint de la cour de Rome en récompense le chapeau de cardinal. Il entretint en outre avec les ducs de Berri et de Bourgogne , ennemis du roi , une correspondance secrète , dans laquelle il leur livrait les secrets de l’État. Ses lettres ayant été interceptées, Louis XI voulut lui faire son procès; mais le pape s’y opposa, alléguant qu'un cardinal ne pouvait être jugé par l’autorité séculière. Louis XI le fit alors emprisonner (1469), et il le tint, dit-on, pendant 11 ans enfermé dans une cage de fer. En 1480 il obtint sa liberté à la sollicitation du pape , et se retira à Rome, où il fut comblé d’honneurs; on osa même l’envoyer en France comme légat à latere (1484); mais il fut si mal accueilli, qu’il se vit obligé de retourner en Italie; il y mourut en 1491 : Innocent VIII l’avait fait évêque d’Albano.

BALUZE (Etienne), savant historiographe, né à Tulle en 1630, mort à Paris en 1718, fut bibliothécaire de Colbert, professeur de droit-canon au collège de France (1670) , puis inspecteur de cet établissement. Ayant inséré dans son Histoire de la maison d'Auvergne quelques passages qui favorisaient les prétentions du duc de Bouillon sur ce comté, Louis XIV le priva de sa chaire et l’exila de Paris (1708) ; il ne put y revenir qu’en 1713. Ses principaux ouvrages sont : Regum francorum capitularia , 1677, 2 vol. in-fol., réimprimés en 1780 avec des additions par Chiniac; Conciliorum nova collectio , 1683, 1 vol. in-fol.; Vies des papes d'Avignon, 1693 , 2 v. in-4 (mises à V Index); Hist. généal. de la maison d'Auvergne, 1708, 2 vol. in-fol.; Miscellanea , 1678-1715, 7 vol. in-8, réimprimés avec additions à Lucques, 1761, 4 vol. in-fol., par J.-D. Mansi. Il a fait en outre une foule d’éditions d’ouvrages rares et précieux pour l’histoire ecclésiastique.

BALZAC, bourg de France (Charente), à 6 kil. d’Angoulême. On y récolte du safran en abondance. C’est là qu’était 16 château de Balzac, d’où le célèbre Balzac a pris son nom.

BALZAC (J. -Louis Guez le), un des écrivains qui ont le plus contribué à former la langue française, naquit à Angoulême en 1596. Après avoir passé 2années à Rome (1621-23) comme agent du cardinal Lavalette, il vintà Paris, s’y fit bientôt connaître par scs écrits, obtint les bonnes grâces de Richelieu, qui lui fit donner les titres d’historiographe et de conseiller d’état avec une pension de 2,000 livres, et fut un des premiers membres de l’Acad. franç. Dégoûté du séjour de Paris à cause des attaques dirigées contre ses ouvrages par quelques prêtres ( V. D. goulu), il se retira dans sa terre de Balzac sur les bords de la Charente, et se livra presque entièrement à des exercices de piété. Il m. eu 1655. 11 avait légué à l’Académie française 2,000 liv. pour fonder un prix d’éloquence. Ses œuvres se composent de Lettres , adressées àConrart, à Chapelain et autres; d’ Entretiens ou Dissertations littéraires , de petits traités, dont les principaux sont : A ristippeou la Cour , le Prince (apologie du roi et de Richelieu), le Socrate chrétien, de poésies françaises et de vers latins. Ces œuvres, qui pour la plupart avaient été publiées séparément par les Elzevir, ont été réunies par l’abbé Cassaigne en 2 vol. in-fol. , Paris, 1664. Le principal fondement delà réputation de Balzac, ce sont ses Lettres , dont le? premières parurent en 1624 , et dans lesquelles U

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