‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 109 sur 1261 · BAN — 159 — BAND · texte numérisé non relu

BAN — 159 — BAND

donna à la langue française une élégance et une harmonie qu’on n’avait rencontrées jusque-là dans aucun ouvrage en prose. Voltaire et La Harpe reprochent à cet auteur de s’être plus occupé des mots que des pensées. M. Campenon a publié en 1806 un choix des Lettres de Balzac, Voiture et Boursault, 2 vol. in-12; M. Mersan a donné les Pensées de Balzac , 1 vol. in-12, Paris , 1807 , et M. Malitourne ses Œuvres chois., 1822, 2 v.in-8° (moins les Lettres).

BAMBA ou PAMBA, état de la Nigritie méridionale, dans la partie S. O. du Congo, tributaire du roi de Congo, a pour chef-1. Bamba , ville située par 7° 16’ long. E. et 7° 2’ lat. S.

BAMBARA, état de la Nigritie centrale, entre ceux ûe Birou , Massina, Baédou, Garou, Douara, Kong,

Îar 2°-8° long. O. et 12°-16° lat. N.; 660 kii. sur 40: villes principales, Ségo et Djenné. 11 est traversé par le Djoliba. Déserts en quelques endroits. Les esclaves de Bambara étaient les nlus estimés.

BAMBERG, ville de Bavière (Haut-Mein), sur la Regnitz, à 40 kil. O. de Bayreuth, ch.-l. du cercle du Mein-Supérieur; 20,000 hab. Archevêché, lycée, gymnase , muséum d’histoire naturelle , etc. Industrie variée ; fonderies de canons et de cloches. — Bamberg était jadis le ch.-l. d’un évêché souverain, qui comptait 200,000 hab. Ce petit état a été depuis incorporé à la Bavière, et l’évêché a été en même temps érigé en archevêché. Voy. babenberg.

BAMBOCHE (van-laar, dit le), peintre hollandais, ainsi surnommé parce qu'il était contrefait, né en 1613 à Laaren, près de Naarden, passa 16 ans à Rome dans la société des meilleurs maîtres, et vint en 1639 se fixer à Harlem, où il mourut en 1673. Ce maître excella surtout à représenter des chasses, des pêches, des fêtes de village ; et ce dernier genre de composition a conservé chez les Italiens le nom de bambochades. Le musée du Louvre possède deux de ses tableaux : le Départ de l’hôtellerie ; une Femme qui trait une chèvre à côté d’un pâtre jouant du chalumeau.

BAMBOUK, état de la Nigritie occidentale, entre le Ba-Fyn ou H.-Sénégal et le Falémé, par 11° et 12° long. E., 14° et 16° lat. N., a 160 kil. sur 124; 60,000 hab. (Mandings). Jadis il faisait partie de l’état de Saloum. Places principales : Farbana, Natako. On y trouve beaucoup d'or.

BAMPTON, bourg d'Angleterre (Devon), à 7 kil. S. E. de Dulverton; 1,700 hab. Serges. Eaux thermales. Les Saxons et les Bretons s'y livrèrent vers 614 une bataille sanglante, daus laquelle les Saxons perdirent 20,000 hommes.

BAN. Ce mot signifia d’abord, dans son acception la plus générale, la proclamation d’un édit, d’un statut, d’un jugement, toute espèce de cri public-, dans la suite il s'étendit à la chose même qui était proclamée, etc'estdanscesensqu’on appelait ban de i Empire toute proscription sanctionnée par un édit de l’empereur, et, en France, ban du roi , les règlements ou les ordonnances de la couronne et même 1 amende prononcée contre celui qui les violait. Le mot ban se disait aussi de l’appel fait par le seigneur à ses vassaux pour les convoquer sous son étendard. Du mot ban pris dans cette acception sont dérives les mots bannière et seigneur banneret. Enfin, comme la noblesse faisait seule le service milita’re, on fit une distinction entre les vassaux immédiats ou ban , qui étaient convoqués par le roi lui-même, et les vavassaux ou arrière-ban , qui étaient convoqués par leurs suzerains.

ban. On appelait ainsi en Hongrie et dans les marches orientales de l’empire germanique , un commandant militaire, gouverneur d un banat, etqui peut être assimilé aux margraves. Il prenait rang immédiatement après le roi, et était 1 égal du comte palatin. Les conquêtesdes Turcsont enlevé à 1 Autriche

les banats de Yalachie, de Bulgarie, de Bosnie et de Servie. Il n’y a plus aujourd’hui de véritable ban qu’en Croatie. Le banat de Temeswar doit son nom à sa position limitrophe, mais nulle part il n'est fait mention d'un ban de Temeswar. Le ban de Croatie est le troisième des barons hongrois ; il commande en outre dans les districts militaires de Gradiska et de Brod. Voy. banat.

BANASS, nom commun à 2 riv. de l’Inde ; l’une qui tombe dans le Tchemboul après avoir baigné le Mewar , l’Adjmir, le Bedjapour (cours, 630 kil.); l’autre qui passe dans l’Adjmir et le Guzzerat et qui se perd dans le marais de Rin (cours, 200 kil.).

BANAT DE CROATIE (le). Voy. ban et carlstadt-varasüin.

banat de temeswar, ancienne contrée de la Hongrie, entre le Maros, la Theiss, le Danube, la Transylvanie et la Valachie. Capit., Temeswar. Cette contrée est aujourd’hui comprise dans les comitats de Temeswar, Torontal, Krassova et le généralat du Banat.

banat (généralat du), en allemand Banal-Grœnze , une des 4 divisions des confins militaires, a pour places principales Temeswar (ch.-l.), Pancsova, Karansebes, Weisskirchen, Meliadia.

BANBURY, ville d'Angleterre (Oxford), à 33 kil. N. d'Oxford; 3,400 hab. 11 s’y livra en 1469 une bataille sanglante entre les partisans des maisons d’York et de Lancastre.

BANC DE BAHAMA, DE TERRE-NEUVE. Voy.

BAHAMA , TERRE-NEUVE, etc.

BANCA, île de la mer des Indes, à l’E. et près de Sumatra, par 103°-104° 26’ long. E., 1° 43’-2° 56' lat. N. ; 230 kil. sur 40; 25,000 hab. (Malais, Chinois et indigènes dits Orang-Gounoungs). Sol fertile; riches mines d’étain. Elle était jadis au sultan de Palembang, qui la céda aux Anglais (1812). Ceux-ci à leur tour l’ont cédée aux Hollandais.

BANCAL DES 1SSARTS (J .-Henri), conventionnel, né en Auvergne en 1760, était notaire à Paris lorsqu’éclata la révolution. Il en embrassa les principes, et fut nommé en 1792 député à la Convention par le Puy-de-Dôme ; il s’y montra fort modéré. Il fut un des commissaires envoyés à l’armée du Nord pour arrêter Dumouriez (Voy. ce nom). Arrêté luimême par ce général et livré aux Autrichiens, il resta captif pendant près de 3 ans. A son retour il fut membre du Conseil des cinq-cents, puis il se relira à Clermont (1797), où il mourut en 1826.

BANCH1 (Séraphin), dominicain de Florence; ayant été chargé par Ferdinand I, grand-duc de Toscane, d’observer en France les troubles du temps de la Ligue, il eut l’occasion de se trouver à Lyon avec Barrière, qui lui fit part de son projet d'assassiner Henri IV. 11 se hâta d’en instruire ce prince, et prévint ainsi le crime (Voy. barrière). On lui offrit en récompense l’évêché d’Angoulême; mais il se contenta d'une modique pension avec laquelle il se retira dans un couvent de son ordre à Paris, où il mourut en 1622.

BANCK (Laur.), professeur de droit à Franekcr, né à Norkœping v. 1615, mort en 1662, a publié entre autres écrits De Uftannide papœ in reges chris tianos, Fraueker, 1649; Taxa cancetlarue romance . 1652 (ouvrages misa l’Index); De duellis, 1658.

BANCüK , ville du roy. de Siam. Voy. bankok.

BANCOLLEN. Voy. bencoulen.

BANDA (îles), groupe d’ïles dans l'archipel des Moluques, par I260-I2,<> long. E., 3°-4° lat. S. Les rinci paies sont Banda-Neira et Key. Nassau , situé ans Pile Banda, est le ch.-l. de tout le groupe. On y cultive spécialement la muscade. Elles furent découvertes en 1512, par le Portugais Albreu ou Abreus. Les Portugais s’y fixèrent en 1524. Ils en furent chassés en 1599 par les Hollandais , qui en détruisirent tous les insulaires, et qui les possèdent

BANE

encore aujourd’hui. Les Anglais ont occupé les îles Banda de 1810 à 1814.

BANDA-ORIENTAL. Voy. URUGUAY.

BANDE JNOIRE , nom donné en France à ces sociétés de spéculateurs qui depuis la Révolution se sont réunis pour acheter les châteaux, les antiques abbayes, les monuments d'art les plus précieux, dans le but de les démolir ou de les exploiter.

BANDELLO (Matthieu), romancier italien, né en 1480 à Castelnuovo dans le Milanais, se fit dominicain, enseigna les belles-lettres àMantoue et à Milan, et donna des leçons à la célèbre Lucrèce Gonzague. Les Espagnols s’étant rendus maîtres de Milan, en 1525, il fut obligé de s’exiler. Il se réfugia en France avec le général César Frégoso, et fut nommé par Henri II, en 1550, évêque d’Agen; il se démit de ses fonctions au bout de 5 ans , et mourut vers 1561. On a de lui un recueil estimé de Nouvelles , écrites dans le genre de Boccace , et où il règne une fort grande liberté. 11 se compose de 4 parties , dont les 3 premières parurent à Lucques en 1554 , 3 vol. in-4, et la 4e à Lyon en 1573; les 4 parties ont été réunies à Londres, 1740, 3 vol. in-4, et depuis fréquemment réimprimées. Les Nouvelles ont été traduites en français par P. Boaistuau et Belleforêt, Paris, 1580. On a encore de Bandello onze Chanis à la louange de Lucrèce Gonzague ( Agen, 1545), les Trois Parques (ibid.), et des poésies diverses (Turin, 1816).

BANDES MILITAIRES. Voy. aventuriers, compagnies (grandes).

BANDINELLI (baccio), sculpteur et peintre italien, né à Florence en 1487, mort en 1559, a fait une copie très estimée du fameux Laocoon. Elle a été endommagée en 1762 dans l’incendie de la galerie de Florence, mais a été bien restaurée. On cite enc. son beau bas-relief représentant une Descente de croix; Hercule vainqueur de Cacus , groupe colossal, et les statues de Léon X et de Clément VII; on lui doit aussi quelques tableaux d’un dessin pur, mais qui manquent de grâce et de coloris. Vasari a écrit sa Vie.

BAND1N1 (Ange-Marie), savant italien, né à Florence en 1726, mort en 1800, fut chanoine dans sa patrie et conservateur de la bibliothèque Laurentine. On lui doit une Vie d'Améric Vespuce , Florence, 1745; un Specimen de la littérature florentine au xv» siècle, Florence, 1747 ; une Description de l’obélisque d’Auguste retrouvé au Champ-de-Mars , Rome, 1750; un Catalogue des manuscrits grecs, latins et italiens de la bibliothèque Laurentine , Florence, 1764-1768; un grand nombre de notices sur des personnages importants dans l’histoire de lTtalie, et plusieurs éditions savantes.

BANDURI (D. Anselme), bénédictin, né à Raguse en 1670, mort à Paris en 1743. professa l’histoire ecclésiastique à Pise, et fut envoyé à Paris par ie grand-duc de Toscane pour s’y former à l’étude des antiquités. L’Académie des Inscriptions l’admit dans son sein en 1715, et le duc d’Orléans le choisit en 1724 pour son bibliothécaire. On a de lui : Imperium orientale, sive Antiquitates Constantino politanæ, 1711,2 vol. in-fol.; Numismata imperatorum Romœ à Trajano Decio ad Paleologos Augustos : accessit Dibliotheca nummaria, etc., Paris, 1718 2 vol. in-fol. ;

BANER (Jean-Gustavson) , vulgairement appelé Banier, feld-maréchal suédois, né en 1596, fut l’élève de Gustave-Adolphe dans l’art de la guerre, accompagna ce monarque en Pologne et en Allemagne, se signala dans plusieurs campagnes, et notamment à la bataille de Leipsick (1631), prit Magdebourg, et fut blessé dangereusement à Nuremberg Après la mort de Gustave-Adolphe, Baner eut le commandement de l’armée suédoise, défit les Impériaux à W ittstock en Brandebourg (i636) et les repoussa jusqu’en Bohême. Il mourut au milieu de

Page 1