‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 1096 sur 1261 · TRÉB — 1791 — TREI · texte numérisé non relu

TRÉB — 1791 — TREI

TRAUNSTEIN , ville de Bavière (Isar), sur la Traun, à 80 kil. S. E. de Munich ; 2,500 hab. Château ; saline (qui produit 160,000 quintaux par an).

TRAVANCORE , Coitiara des anciens , ville de l’Inde anglaise médiate en -deçà du Gange, jadis capit. d'un roy. de Travancore, par 74° 62’ long, , 8° 30’ lat. N., dans une vallée des Chattes. Très déchue auj. — Le roy. de Travancore, dans le Malabar, a pour bornes à 10. et au S. la mer des Indes, à LE. les Ghattes occident. : 2 1 5 kil. sur 100; 1,000,000 d’hab. dont plus de 100,000 chrétiens. Capitale actuelle, Tri vanderam. Climat chaud, mais que tempère le voisinage de la mer. Sol très fertile. — Le pays de Travancore n’avait jamais été soumis aux Mahométans. 11 est sous suzeraineté anglaise depuis 1809.

TRAVE, Chalusus, riv. d’Allemagne, naît dans le Holstein, court à l’E. et au N. E., passe à Lübeck, et tombe dans la mer Baltique à Travemünde. Cours, 98 kil.

TRAVEMÜNDE, Dragamuntina, ville de la république de Lubeck, sur la Baltique, à ï’embouchure de la Trave, à 20 kil. N. E. de Lubeck, dont on la regarde comme le port; 1,000 hab.

TRAVENDAI1L, Treva, château de Danemark (Holstein), à 23 kil. O. de Lubeck, près de la rive gauche de la Trave. Un traité de paix y fut conclu entre la Suède et le Danemark en 1 7 00.

TRAVERS (lac), lac des Etats-Unis (Missouri), par 98° 54’ long. O., 45° 39’ lat. N. ; 26 kil. sur 3. 1) s’écoule au N. dans le Red-River.

travers (val), vallée de Suisse (Neuchâtel), s’étend du S. O. au N. E., le long de la Reuse, entre les deux branches du Jura. Sites variés et pittoresques; 11,000 h. Bitume estimé, exploité depuis peu.

TRAVNIK ou TRAWNITZ, v. forte de Turquie d’Europe (Bosnie], ch.-l. de iïvah et résidence du pacha, à 77 kil. N. O. de Bosna-Séraï * 10,000 hab. Château ; mosquées, bazars, etc. Lames de sabre (de trempe parfaite) ; fourrures.

TREBATIUS TESTA (C.), jurisconsulte romain, grand partisan de César, qui le fit tribun, jouit de la plus haute réputation sous Auguste, compta parmi ses disciples Labéon, écrivit divers traités (auj. perdus) sur le droit, et un sur les Religions : beaucoup de ses décisions se retrouvent dans les Pandectes.

TRÈBELLIEN, C. Annius Trebellianus , usurpateur, avait d’abord été pirate. H se fit proclamer empereur en Isaurie en 264, sous le règne de Gallien, fut vaincu et tué l’année suivante.

TREBELLIUS POLLIO, historien du temps de Constantin, avait écrit l'histoire des empereurs depuis Philippe jusqu’à Claude II ; il ne nous reste de lui qu’un fragment qui comprend l’histoire de Vaîérien, celle deGaliien, son fils, et celle des Trente tyrans. Son style est moins mauvais que celui de la plupart des auteurs de la même époque.

TREBIE, Trebbia en italien, Trebia des anciens, riv. d’Italie, sort des Etats sardes (Gênes), coule au N. E., entre dans le duché de Parme et tombe dans le Pô à 4 kil. N. O. de Plaisance : 100 kil. de cours. Sur ses bords, Annibal défit Sempronius (218 av. J.-C.). Souvarow, après trois jours de combats sur la Trébie (17-19 juin 1799), força Macdonald à battre en retraite.

TREB1GNE ou TREB1N, Trebunium des anciens, ville de Bosnie, ch.-l. de l’Ilerzégovine, à 22 kil. N. E. de Raguse; 10,000 hab. Evêché catholique.

TRÉB1ZONDE, Trapezus desanc., v. et port de la Turquie d’Asie, ch.-l. du pachalik de ce nom, sur la mer Noire, à 140 kil. N. E. d'Erzeroum ; 45,000 hab. Citadelle, enceinte terrassée; 18 mosquées, 10 églises grecques , dont une dite Sainte-Sophie. Consulats. Commerce assez actif avec la Perse et Constantinople (soieries, cotonnades, vin, fruits, huile etc.). — Trébizonde est très ancienne . et

semble avoir existé dès le temps de la guerre de Troie ; elle reçut ensuite une colonie grecque de Sinope , et sa forme quadrangnlaire lui valut le nom de Trapezus. Elle finit par être vassale des rois de Pont. Sous l’empire romain, elle jouit de l’autonomie , et garda ses franchises pendan t tout le temps du Bas-Empire. Après la conquête de Constantinople par les Latins en 1204, et lors du démembrement qui s’ensuivit, un Comnène (ou plutôt un Ducas , que l’on nommait Comnène ) fit de cette ville et du territoire environnant un petit état, qu’il nomma empire de Trébizonde. Lorsque les Palcologues eurent repris Constantinople (1261), l’empire de Trébizonde ne resta soumis que nominalement au nouvel empire grec; seulement Trébizonde recevait ses princes de Constantinople: du reste l’empereur les choisissait toujours dans la famille régnante.

Voici les noms de ces princes :

Alexis I, Comnène, 1204 Basile I, 1332

Andronic I, 1222 Irène, 1340

Jean I, 1235 Anna, 1341

Manuel I, 1238 Michel, 1341-50

André II, 1263 Jean III, 1344

George I, 1266 Alexis 111, 1350

Jean II, 1280 Manuel 111, 1390

Alexis II, 1298 Alexis IV, 1412

Andronic II, 1330 Jean IV, 1447

Manuel II, 1332 David, 1458-61

En 1461, Trébizonde fut prise par les Turcs, et David, leur dernier empereur, mis à mort avec 6 de ses fils par Mahomet II ; un 7* fils s’enfuit dans le Péloponèse , où il fut la tige des Comnènes de Morée. Le territoire de Trébizonde devint alors un pachalik ; ce pachalik, qui répond à une partie de l’ancien Pont , est limitrophe de ceux de Sivas et d’Erzeroum, et de la Russie asiatique ; il peut avoir 435 kil. de l’O. à LE., sur 105 de largeur moyenne, et compte 170,000 hab. Il est montueux , contient beaucoup de mines et de carrières qu’on n’exploite pas. Peu d’industrie et de commerce.

TREBON1ANUS GALLUS (C. Vibius), empereur romain. Voy. gam.us.

TREBONIUS (C.) , tribun du peuple, 56 ans av. J.-C., suivit César dans les Gaules comme lieutenant, se trouva au siège d’Alésie, fit le siège de Marseille (49), commanda en Espagne comme proconsul (46), et fut consul subrogé l’année suivante. Comblé des bienfaits de César, il n’en fut pas moins un de ses meurtriers. Il fut tué à Smyrne, l’an 43, par Dolabella, au moment #ù il prenait le gouvernement de l’Asie, que le sénat lui avait conféré.

TRECÆ, nom de Troyes en latin moderne.

TREEFORT, ch.-L de cant. (Ain), à 15 kil. N. de Bourg; 2,160 hab. Brûlé en 1830.

TRÉGUIER, jadis Lantriguet , en lat. Trecora ou Trecorium, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), à 20 kil. N. E. de Lannion , à 8 kil. de la mer , sur le Tréguîer (petite rivière qui n’a que 10 kil. de cours, mais qui est assez profonde pour recevoir les plus gros vaisseaux); 3,079 hab. Grand commerce maritime. Cette ville éfait jadis un évêché; elle a été importante, mais elle est déchue depuis qu’elle a été brûlée, en 1592, par les Espagnols. Patr. de S. Yves.

TRE1BER-AA, riv. de la Russie d'Europe, arrose les gouv. de Courlande et de Livonie , et 6e jette dans le golfe de Livonie, près de l’emb. de la Duna ; cours, 150 kil.

TRE1GNAC, ch.-l. de cant. (Corrèze), sur laVczère, à 45 kil. N. de Tulle; 2,288 hab. Succursale de la manufacture d’armes à feu de Tulle. Collège.

TREILHARD (J.-B., comte), né en 1742 à Brives (Limousin), mort en 1810, fut avocat au parlement de Paris, où il se fit une riche clientèle et un beau nom, siégea aux Etats-Généraux, et devint membre du comité ecclésiastique, fut élu à la Convention par \ le département de Seine-et-Oise, vota pour la mort

TREN

TREN

du roi, fit partie du comité de salut public, fut envoyé en mission dans la Gironde, rentra au comité après le 9 thermidor , fut un des plénipotentiaires au congrès de Rastadt, devint membre du Directoire (1798), et après le 18 brumaire entra au conseil d’état, où il prit part à la rédaction du Code civil.

TRE1SAM, riv. du grand-duché de Bade, sort des montagnes de la Forêt-Noire , reçoit la Glotler, et tombe dans l’Elz, à 7 kil. S. de Kenzingen; cours, 45 kil. — Elle donne son nom au cercle de Treisamet-Wiesen, un des six du grand-duché de Bade, dans l’angle S. O. Ch.-l., Fribourg-en-Brisgau.

THELON, ch.-l. de cant. (Nord), à 14 kil. S. E. d’Avesnes ; 1,850 hab.

TRELOVOUNO (mont), l’anc. Hymelle , montagne de l’état de Grèce (Hellade orient.) , au S. E. d Athènes. Miel exquis, célèbre dans l’antiquité.

TREMBLADE (la), petit port du dép. de laCharente-inf.), ch.-l. de canton, sur la Seudre, à 8 kil. de son embouchure, à 7 kil. S. O. de Marennes ; 2,490 hab. Port. Eaux-de-vie , esprit-de-vin. Commerce d’huîtres vertes, etc.

TREMBLAY (le P. Joseph du). Voy. Joseph (le P.)

TREMBLEURS. Voy. quakers.

TREMBLEY (Abr.), grand naturaliste, né à Genève en 1700, mort en 1784, fit l’éducation des enfants du comte de Bentinck , résident anglais à La Haye , puis fut attaché comme gouverneur au comte de Richmond, visita avec lui l’Allemagne et l’Italie , se fixa enfin à Genève , et y mourut universellement vénéré. 11 était correspondant de l’Académie des Sciences de Paris. On lui doit la connaissance de l’histoire naturelle du polype à bras. On a de lui : Mémoire pour servir à l’ histoire d’un genre de polypes d’eau douce à bras en forme de cornes , Leyde , 1744 , in-4 ; Instructions d’un p'ere à ses enfans sur la. religion naturelle et révélée , Genève, 1779, 3 vol. in-8, etc.

TREMECEN, ville d'Algérie. Voy. tlemcen.

\ TRÉM1THÜNTE, Tremiihus, ville de l’île de Cypre, est auj. Nicosie.

\ TREM1T1 (îles), Diomedeœ insulœ, îles de l’Adriatique, sur la côte du roy. de Naples (Capitanate) ; elles sont au nombre de 5 : San-Domenico , San- Nicolo, Caprara, Cretaccio et la Vecchia. Câpriers, lentisques, huile exquise. Bons ports. C’est dans une de ces îles que Tibère relégua Julie , petite-fille d’Auguste, qui y mourut après 20 ans d'exil.

TREMOILLE (la). Voy. la trémoille.

TRENCK (François, baron de), chef de partisans, né en 1711 à Reggio d’une riche famille de Slavonie, était d'une taille, d’une force, d’une bravoure et d’une férocité extraordinaires. 11 prit du service en Russie (1738), puis en Autriche (1740), organisa à ses frais un régiment de pandours qu’il offrit à Marie-Thérèse; mais ayant , à la bataille de Soraw, livrée contre Frédéric 11 (1745), négligé de combattre, afin de piller le camp, il fut condamné à une forte amende et mis en prison ; il s’enfuit en Hollande, mais ayant été découvert et reconduit à Vienne, il s’empoisonna (1749). Le baron de Trer.ck exerça, soit sur les villes ennemies, soit sur les soldats de son régiment de pandours , des actes d’une cruauté inouïe. Ses Mémoires ont été publiés par ■> on cousin, Fréd. de Trenck,ital. et franc .Paris, 1788

trenck (Frédéric de), né en 1726 à Kœnigsberg, cousin du précédent, servit d'abord dans l’armée prussienne. Doué de tous les avantages extérieurs, il fut aimé de la princesse Amélie , sœur de Frédéric 11 ; leur liaison ayant été découverte, le roi l’enferma dans une étroite prison (1745). 11 parvint à s’évader, se réfugia à Moscou, où il se fit aimer d'une princesse russe, puis à Vienne où il hérita de son cousin ; mais étant venu pour affaires de famille à Dantzick (1753), il tomba entre les mains de Frédéric, qui le retint pendant dix ans prisonnier à Mag-

debourg , et le traita avec la plus révoltante inhumanité. Il vint en France au commencement de la révolution, et y périt sur l’échafaud (1794), quoiqu’il se fût déclaré partisan du nouveau régime. 11 a publié de nombreux écrits et des Mémoires sur sa vie , qu'i offrent un vif intérêt. Ils ont été traduits de ( l’allemand en français par Letourneur, Paris, 1788. TRENE ou TRAINE, ville du dép. de la Gironde, à 9 kil. S. E. de Bordeaux; 1,100 hab. Jadis résidence d’un captai.

TRENEU1L (Joseph), poète élégiaque , né à Caiiors en 1763, mort en 1818; remporta trois prix I aux jeux floraux, fit 1 éducation d’un enfant de la " famille Castellane, suivit son élève en émigration, et devint sous l’empire conservateur de la bibliothèque de l’Arsenal. On a de lui des pièces qu’il intitula : Elégies héroïques, où l’on trouve de nobles sentiments exprimés en beaux vers ; ce sont : les Tombeaux de Saint- Denis {1806) ; l' Orpheline du Temple ; le Martyre de Louis XVI; la Captivité de Pie VI. Le recueil de ses Œuvres a paru en 1815 et en 1824.

TRENT, riv. d’Angleterre, prend sa source dans le comté de Stafford, coule au S., puis à l’E., arrose les comtés de Derby, de Nottingham, de Lincoln, et se joint à l’Ouse par la droite, sur la limite du comté d’York, pour former l’Humber. Cours, 270 kil. Elle reçoit la Derwent, le Soar et le Witham, et alimente en partie le canal dit Great-Trunck. TRENTCH1N (comitat de). Voy. trentsin.

TRENTE, Tridentum ou Tridentinum chez les anciens, Trient en allemand, Trenlo en italien, ville des Etats autrichiens, dans le Tyrol, ch.-l. de cercle, sur l'Adige, à 163 kil. S. d'Innspruck; 12,000 hab. Evêché. Quelques fortifications. Beaucoup de maisons en marbre; cathédrale, église de Sainte-Marie-Majeure, palais épiscopal, moulins à soie. — Trente fut, dit-on, fondée par les Rasena ou Etrusques, puis appartint aux Gaulois Cénomans, aux Golhs, aux Lombards, aux ducs de Bavière , et devint ensuite ville libre et impériale. Son évêché fut quelque temps fief immédiat de l’empire et eut la supériorité territoriale, mais en 1363, l’évêque céda ce droit moyennant d’importants privilèges; l’évêché de Trente fat alors compris dans le Tyrol et par suite dans la monarchie autrichienne. 11 fut sécularisé en 1802, fut réuni à la Bavière, puis entra dans le dép. du Haut-Adige, dont Trente fut le chef-lieu. Celle ville est célèbre par le concile qui s’y tint de 1545 à 1563. Ce concile, le 19« et dernier des conciles œcuméniques , avait été provoqué par les demandes des Protestants, qui toutefois récusèrent son autorité, même avant sa réunion; il fut rompu à . . reliriez par l’effet de contestations survenues entre Charles-Quint et le pape. Ce concile se prononça sur le sens de plusieurs dogmes de l’Église, lança l’anathème contre les dissidents, et fit d’utiles règlements pour la réforme des ecclésiastiques. Ses décisions furent reçues en France sans difficulté en matière de fui; mais plusieurs articles relatifs à la discipline furent repoussés par les parlements, pour conserver les usages de l’Église gallicane.

TRENTE (combat des), célèbre défi porté en 135l par Jean, sire de Beaumanoir, au châtelain anglais de Ploërmel. Trente Bretons et trente Anglais en vinrent aux mains au pied du chêne de Mi- Voie, entre Josselin et Ploërmel. Huit Anglais furent tués’ et les autres se rendirent. Dans l’ardeur du combat, Beaumanoir, épuisé de chaleur et de fatigue, but le sang qui coulait de ses blessures.

TRENTE-ANS (Guerre de). On appelle ainsi la utte des princes réformés d’Allemagne contre l’empereur et les princes catholiques, lutte qui dura 30 ans (de 1618 à 1648), et finit par assurer aux Réformét la liberté de conscience. Cette guerre se divise en 4 | périodes distinctes: la lrc , ou période palatine (1618- ! 23), comprend la lutte de Frédéric V, électeur pa-

TRET — 1793 — filEV

latin, contre l’empereur Ferdinand II, dont il était le compétiteur. La défaite de Prague (1620) anéantit les espérances de Frédéric. — La 2e, ou période danoise (1625 29), est marquée par l’imervention de Christian IV, roi de Danemark, dans les alîairesd’Alîemagne. Les victoires des généraux de l’empereur (de Wallenstein à Dessau, de Tilly à Lutter) obligèrent le roi de Danemark à signer la paix humiliante de Lubeck. — La 3e, ou période suédoise (1630-35), est signalée par les conquêtes rapides du roi de Suède, Gustave-Adolphe ; ce prince bat les impériaux à Leipsick, puis à Lutzen ; mais il est tué à cette dernière bataille. — Dans la 4e période, ou période française (1635-48), la politique de Richelieu, qui secourut les Protestants pour abaisser la maison d’Autriche, et les victoires de Rernard de Weimar, de Comlé et de Turenne , décidèrent enfin l’empereur Ferdinand 111 à signer le traité deWestphalie(lG48);ce traité mil fin à la guerre et fixa l’état politique et religieux de l’Europe. Schiller a donné une célèbre Histoire de la guerre de Trente-Ans.

TRENTE-TYRANS, se dit des trente magistrats que Lysandre et les Lacédémoniens imposèrent aux Athéniens après la guerre du Péloponèse et la prise d’Athènes, 404 av. J.-C. Ils étaient pour la plupart Lacédémoniens; cependant on y comptait quelques Athéniens (Critias, Théramène, etc.); ils furentchassés 8 mois après par Thrasybule. — On nomme aussi Trente-Tyrans les nombreux généraux qui se révoltèrent sous Valérien, Gallien, Claude, Aurélien, de 253 à 270, et prirent la pourpre ; tels furent: Auréole, Quietus, Macrien, Baliste , les 2 Posthumius, les 2 Tétricus, Hérenmen, Zénobie, etc.

y TRENTON, ville des États-Unis , ch.-l. de l’état de New-Jersey, sur la Delaware, à 45 kil. N. E. de Philadelphie ; 4,000 hab. Hôtel du gouvernement, collège; 2 banques, académie. En 177G Washington y fit prisonnière une partie de l’armée anglaise.

TRENTS1N , Singone , ville des Etats autrichiens (Hongrie), ch.-l. du comitat de Trentsin, sur la Vag, à 105 kil. N. E. de Presbourg; 2,800 hab. Collège piariste. — Le comitat de Trentsin , situé dans le cercle en deçà du Danube , entre les comtés d’Arva, de Thurocs , de Neitra, et la Moravie, a 130 kii. sur 45, et 295,000 hab.

TREPORT(le), Ulterior portus , v. et port du dép. delà Seine-înfér.. sur la Manche, à l’embouchure de la Bres) , à 28 kil. N. E. de Dieppe , à 4 kil. N. O. d’Eu ; 2,419 h. Port obstrué; repare depuispeu ; pêche de hareng , entrepôt de sels , etc. Un peu de commerce. Jadis importante, mais les incursions des Anglais et les guerres religieuses l’ont fait déchoir.

TRESSAN (Elisabeth de lavergne, comte de), littérateur et militaire, né au Mans en 1705, mort en 1783, se distingua à l’armée de Flandre (1741), fut gouverneur de la Lorraine française, et fut appelé à la cour de Lunéville avec le titre de grand-maréchal. 11 fut de l’académie de Nancy, puis de l'Académie française. 11 avait découvert à Rome, dans la bibliothèque du Vatican, une collection complète de nos romans de chevalerie en langue romane, et il composa les extraits de tous ces ouvrages pour la Bibliothèque des romans. Il a aussi traduit le Roland furieux de l’Arioste, et donné un Essai sur le fluide électrique considéré comme agent universel, Paris, 1783 ou 8G , 2 vol. in-8. On a ses Œuvres choisies , 1787-91, 12 vol. in-8; 1823, 10 vol. in-8.

tressan ( l'abbé de), fils du précédent., né en 1749, dans le Boulonnais, mort en 1809, fut grandvicaire de Rouen, émigra, rentra en l1 rance après le 18 brumaire et s’occupa de littérature. On a de iui la Mythologie comparée avec l'histoire , Londres, 1776, une traduction des Sermons de Blair, 1807, et un roman chevaleresque, le Chevalier Robert , 1800. U était 1’ ami de Delille.

TRETS, ch.-l. de canton ( Bouches-du-Rhône J

à 23 kil. S. E. d’Aix ; 3,010 hab. Eau-de-vie.

TRÊVE DE DIEU ou PAIX DE DIEU, suspensio ; d’armes que l’Eglise parvint à établir au commencement du xi* siècle , pendant les guerres privée du moyen âge. Voy. guerres privées.

TREYENTUM, une des principales villes des Samnites au N., est auj. Trivento, ville du royaume de Naples (Sannio) : 3,500 hab.

TREVERI ou TREV1R1, peuple de la Gaule, d’origine germaniqu'e, habitait dans la Belgique lr«? au N. des Mediornatrices , et avait pour ch.-l. Treveri ou Augustu Treverorum (auj. Trêves).

’ TRÊVES, Treveri, Treviri , ou Augustu Treverorum, Trier en allemand, ville de la Prusse Rhénane, ch.-l. de régence, sur la Moselle, à 378 kil. N. E. de Paris, et à 670 kil. S. O. de Berlin; 17,600 hab. Evêché, calhéd. (où l’on garde la Robe de J.-C.), ancien palais de l’electeur. Gymnase, cabinet d’histoire naturelle, d’antiquités et de médailles. Société économique, société des Recherches utiles, riche bibliothèque. Draps, bas , sucre de betterave. Commerce de vin et bois. — Trêves était sous les Romains capit. de la Belgique lre ; aux iv* et Ve siècles, elle le fut de la province de Gauie et de tout le diocèse des Gaules. Plusieurs empereurs y firent leur résidence. Trêves avaitalors unelabriq. d’armes, un arsenal, un hôtel des monnaies, etc., et passait pour la Rome des Gaules. Les Barbares la saccagèrent au moins cinq fois depuis la mort de Valentinien 1. Elle passa ensuite aux Francs et lit partie de l’Austrasie, de l’empire de Lothaire I, du roy. de Lotharingie de Lothaire 11, et en 870 fut comprise dans le royaume de Germanie. Trêves devint plus tard ville impériale, mais dès 1585 elle fut soumise à la domination de l’archevêque-élecleur de Trêves. Son université, érigée en 1472, n’eut jamais une très grande vogue. Trêves a été souvent prise et occupée par les Français, eu 1681, 1703, 1705, 1734, et enfin en 1794, époque à laquelle la ville fut réunie à la France; on en lit le ch.-l. du dép. de la Sarre. En 1814, Trêves fut donnée à la Prusse. — La régence le Trêves, une des cinq divisions de la provmce Hhénane de Prusse, a pour bornes au S. 0. la France, à 10. le grand-duahé de Luxembourg, au N. E. la -ence de Coblentz; 140 kil. sur 60; 389.000 hab,

trêves (électorat de). L’église de Trêves passe nous la plus ancienne de l’Allemagne. On ne sait quand l’évêché devint archevêché, mais il l’était déjà avant le vin* siècle. Cet archevêché acquit insensiblement la supériorité territoriale après l’extinction de la maison de Saxe, et son titulaire, qui était archichancelier de l'Empire dans les Gaules, fut compté dès le commencement parmi les sept électeurs auxquels était confié le choix de l’empereur. Ses domaines étaient compris dans le cercle du Bas- Rhin et avaient pour bornes le duché de Luxembourg à l’O., celui de Lorraine au S., Cologne au N., Hesse-Rlieinfels et Nassau à l’E.; on y remarquait, outre Trêves, Sarrebourg, Berncastel , Coblentz, Ehrenbreitstein, Münster, Wesel, etc. L’évêché de Trêves fut sécularisé en 1801, et réparti dans les dép. de la Sarre, de Rhin-et-Mosewc, du Mont-Tonner.re. 11 est à la [‘russe depuis 1814.

trêves, ch.-l. de canton (Gard), à 40 kil. du Vigan ; 524 hab.

TREV1ÈRES, ch.-l. de canton (C dvados), à 16 kil. N. O. de Bayeux ; 1,000 hab. Suifs.

TREV1GL10, ville du roy. Lombard- Vénitien, à 20 kil. S. O. de Bergame; 6,250 hab. Chem, de fer

TREV1GNO, ville d lllyrie. Vuy. hovigno.

TRÉV1SANE (Marche), une des provinces de l’Etat vénitien en Terre-terme, à I O. de I istrie et au S du Tyrol, se composait de quatre territoires, savoir: le Trévisan, le Feltrin , le Bellunais, le Cadorin. Elle répond à peu près à la délégation de Trévise du roy. Lombard-Vénitien.

TRE VISAIS! (Fr.), peintre, né à Capo-dTstria en 1656, mort en 1746, fut élève du Zanehi. Clément XI lui confia la décoration d’une partie de la coupole du dôme d’Urbin.Pierre-le-Grand lui commanda plusieurs tableaux et les paya richement. Il imitait admirablement toutes les manières. Son chefd’œuvre est un Crucifiement de petite dimension. On a de scs tableaux à Bologne, à Forli, à Rome. On voit de lui au Louvre : la Vierge couvrant d'une draperie V Enfant Jésus endormi; Jésus assis sur une table montrant à sa mère une grenadille, symbole mystérieux de la passion. — Son frère Angiolo resta toujours à Venise, y devint un des premiers artistes de cette école, et fut sans rival dans le portrait.

TREVISE, Trevigi en italien, Tarvisium en latin, ville des Etats autrichiens, dans le roy. Lombard- Vénitien, ch.-l. de délégation, sur le Silc, à 30 kil. N. O. de Venise; 12,800 hab. Evêché. Château. Beaucoup d’églises et de couvents, plusieurs beaux hôtels , théâtre. Académie des Perseveranli et des Sollccili. Toiles, ustensiles métalliques, coutellerie, soieries, tissus divers. Trévise a vu naître Totila, roi des Goths, et le pape Benoît XL Cette ville est très ancienne; c’était une ville municipale sous les Romains; les Goths la possédèrent de bonne heure. Aux xme et xive siècles, elle fut prise par les Hongrois, et appartint ensuite aux maisons de Carrare et délia Scala. Ën 1388, elle se soumit â Venise, dont elle a depuis suivi le sort. Prise par les Français en 1797, donnée à l’Autriche en 1801, jointe au royaume d’Itaiie en 1805 , elle fut 9 ans sous l’Empire chef-lieu du dép. du Tagliamento. — La délégation de Trévise, entre celles d’Udine à l’E., de Vicence à l’O., de Venise et de Padoue au S., de Bellune au N., a environ 2,000 kil. carrés et 250,000 hab. C’est une vaste plaine, très fertile, où le climat est très doux.

trévise (marche de). Voy. trévisane (marche).

TREVISE (mortier, duc de). Voy. mortier.

TRÉVOUX , Trivultium , Triv onium , ou Trivium, ch.-l. d’arr. (Ain), sur la Saône, à 52 kil. S. O. de , Bourg; 2,b5u ü. Bâtie en amphithéâtre. Ruines d’uu vieux château: beau pont (achevé en 1850), quai delà Saône, apc. palais du gouvernement, a ne, hôtel i le la monpa.e. Argue , établissement pour l'^ttinage, le tirage et m battage de l’or et de l’argent, Trévoux existait du temps des Romains, et tirait son nom de trois routes qui s’y croisaient; l’empereur Sévère battit Albinus dans ses environs ( 198 ). Trévoux devint plus tard la capitale de la principauté de Dombes , qui, après avoir fait partie du roy. de Bourgogne, s’en détacha dès l’an 1032, et forma une petite souveraineté indépendante que possédèrent successivement les sires de Villars, les seigneurs de Thoires, et enfin des princes de Bourbon (Louis de Bourbon l’ayant achetée en 1402 du dernier sire de Thoires). François 1 institua en 1535 un parlement à Trévoux. — Louis-Aug. de Bourbon, prince de Dombes, établit à Trévoux en 1695 une imprimerie importante. Peu après, les Jésuites y publièrent, avec l’aide de ce prince, un journal littéraire célèbre connu sous le nom de Mémoires de Trévoux , qui commença en 1701 (il compta parmi ses rédacteurs les PP. Le Tellier, Bulïler, Tournemine , Du Cerceau, Catrou, Bougeant, Castel, Berthier); ils y donnèrent aussi une réimpression du Furetière connue sous le nom de Dictionnaire de Trévoux, 1704, 3 vol. in-fol.— L’arr. a 7 c. (Trévoux, Thoissev, Châtillon-sur-Chalaronne,St-Trivier,Chalamont.Mexirnieux, Mont Iuel), 1 1 1 comm., 76,000 h.

TRËZÈNE, 7Vœzen,auj .Damala,\. d’Argolide,près de la côte E. où régna Pitthée, et où périt Hippolyte.

TRI AD1TZA, v. de .a Turquie d’Europe.F. sophia. TRIANON (grand et petit). Voy. Versailles. TR1AR1US, lieutenant de Lucullus en Asie, fut chargé, en l’absence de ce général, de la conduite le la guerre contre Mithridate , qui Je battit l’an 67

av. J.-C. Il fut tué pendant ïa guerre civile, en combattant contre César.

TRIAUCOURT, ch.-l. de cant. (Meuse), à 23 kil. N. O. de Bar-le-Duc; 900 h.Patriede N. E. Lemaire

TR1BALLES, Triballi, peuple de la Thrace septentr., entre le mont Hémus et le Danube, fut subjugué par Philippe II, roi de Macédoine. Peu après la mort d’Alexandre (323 av. J.-C.), ou du moins de Lysimaque (282), il recouvra son indépendance.

TRIBOCI ou TRIBOCCI , peuple d’origine germanique, vint s’établir en Gaule, dans le territoire de Mediomalrices. Leurs princip. villes étaient Bracomagus (Brumath) et Argentoratum (Strasbourg).

TRIBONIEN, Tribonianus, jurisconsulte, néàSide en Pamphylie, vers le commencement du vi* siècle, fut questeur, maître des offices, consul, et enfin préfet du prétoire sous Justinien. Il reçut de cet empereur commission de réunir les parties éparses et confuses de l’ancienne législation, ainsi quo d’extraire des commentaires des jurisconsultes ce qui s’y trouverait de nécessaire et d’usuel, et rédigea les 3 célèbres compilations dites les Institutes , le Code, les Pandectes ou Digeste, auxquelles on doit joindre les Novelles. Pour presque toutes . Tribonien eut de-s collaborateurs , qui lui étaient subordonnés. On a reproché â Tribonien une vénalité infâme; il aurait, dit-on, admis ou supprimé des lois et décisions moyennant argent. 11 mourut en 547, toujours en faveur.

TRIBOULET, fou de Louis XII et de François I, était né â Blois. Louis XII l’attacha à sa personne par pitié, et François I le conserva auprès de lui. Il mourut en 1536. On lui prête des bons mots qu’il paraît incapable d’avoir dits.

TRIBUNAT, assemblée établie en France par la constitution de l’an vin (1799) pour discuter les lois. Après avoir délibéré, il nommait des orateurs pour dis*cuter les lois contradietoirementavcc lesorateurs du gouv. devant le Corps législatif, qui seul avait mission de voter. Le Tribunat, composé d’abord de 100 membres, qui étaient électifs et âgés de 25 ans au moins, fut réduit a 50 membres en 1802, et entièrement supprimé en 1807. Il siégeait au Palais-Royal. Ce corps, qui avait d abord montré quelque indépendance, fut le premier à proposer l’établissement du gouvernement impérial. Les tribuns recevaient un traitement de 15,000 l'r., réduit dt p. à 18 f. par jour

TRIBUNS DU PEUPLE, Tribuni plebis, magistrats plébéiens à Rome, chargés de défendre les ‘Intérêts des plébéiens contre les patriciens, furent institués l’an 493 av. J.-C., après la 1»« retraite des plébéiens (au mont Sacré). Us n’eurent d’abord que le privilège de l’inviolabilité et le droit d’opposer leur veto â tout acte qui leur semblait inique ou funeste ; mais par suite , ils étendirent immensément leurs attributions , convoquèrent à volonté les assemblées par tribus , y firent rendre des lois dites plébiscites, qui, en 448 av. J.-C., devinrent obligatoires pour les patriciens , arrachèrent successivement à l'aristocratie les mariages mixtes , l’accession à toutes les charges , et excitèrent de perpétuelles séditions, surtout en proposant des lois agraires ( Voy. icilius, canuléius, les deux gracques, SATÜRNINUS, etc.). Ils furent tout-puissants sous Marins, mais Sylla ruina leur pouvoir en leur interdisant la faculté législative, et le droit de haranguer le peuple. Pompée leur rendit une portion de leur autorité, 70 av. J.-C. Enfin, Octave, maître de la république, prit pour lui la puissance tribunitienne, qui rendait sa personne inviolable; depuis cette puissance resta confondue avec le pouvoir impérial. Le nombre des tribuns varia : il n’y en eut d'abord que deux ; on porta ensuite leur nombre à dix. — Ên 1347, Rienzi, qui venait de rétablir la république à Rome, prit le titre de tribun de Rom tribuns militaires, Tribuni militum comulart p0~

TRIC — î 795 — T1UG

lestate, magistrats institués à Rome à diverses époques, en place des consuls, avaient les mêmes attributions que ceux-ci, mais étaient plus nombreux et un peu moins considérés. En droit , les plébéiens pouvaient avoir ce titre, mais le plus souvent des patriciens furent seuls élus. Cette institution, qui date de l’an 444 av. J.-C., fut amenée par une proposition de Canuléius, qui voulait le partage du consulat entre les deux ordres. Le sénat éluda cette demande en substituant au consulat le tribunat militaire, qui fut partagé. La période des tribuns militaires est en tout de 78 ans; mais, dans cet espace de temps, le consulat fut plusieurs fois rétabli , de sorte qu’il n’y eut réellement que 49 années à tribuns militaires; enûn, en 366, le consulat ayant été accordé aux plébéiens , le tribunat militaire fut abandonné pour toujours. Il y eut d’abord de ces tribuns , quelquefois on en nomma 8 ; le nombre ordinaire fut de 4 ou de 6.

tribuns des légions, Tribuni legionarü , officiers supérieurs placés immédiatement au dessous du préfet de la légion , le remplaçaient alternativement dans le commandement. Chaque légion en avait six. tribuns, en France. Voy. tribunat.

TR1BUR ou TRÊBUR ou TREUVER, Triburium , ancienne ville d’Allemagne, auj. dans le grandduché de Hesse-Darmstadt, sur la Schwarzach, près du Rhin, rive droite, à 22 kil. N. O. de Darmstadt; 1,200 hab. Jadis, célèbre palais des empereurs carlovingiens, dont on voit encore quelques ruines. 11 s’y tint divers conciles ou diètes, entre autres celle où fut déposé Charles III le Gros, en 887.

TRIBUS, nom donné chez les Hébreux, les Grecs et les Romains à de grandes divisions du peuple.

Les Israélites formaient 12 tribus, dont 10 issues de dix des fils de Jacob {Voy. jacob); les 2 dernières tiraient leur nom des 2 fils de Joseph, Ephraïm et Manassé. Les descendants de Lévi, 12e fils de Jacob, n’avaient point de territoire particulier, mais étaient répartis dans toutes les autres tribus.

Les Athéniens eurent originairement 4 tribus dont les noms varièrent , et qui finirent par s’appeler Hoplites (hommes d’armes) , Géorgues (laboureurs); Egicores (chevriers) , Ergaies (artisans) ; plus tard, ils en eurent 10, qui furent nommées Antiochide, Cécropide, Egéide, Eantide, Pandionide, Acamantide, Erechthéide, Léontide , OEnéide et Hippothoontide. Le chef d’une tribu se nommait phylarque.

A Rome, il y eut, sous Romulus, 3 tribus, les Ramtienses , les Titienses , les Luceres, que Niebuhr regarde comme 3 petites peuplades. Du règne de Servius à l’an 503 av. J.-C., le nombre des tribus fut porté à 19, suivant l’opinion vulgaire (Niebuhr jroit qu’il fut de 30 sous Servius et Tarquin-le- Superbe); depuis il s’éleva graduellement jusqu’à 35. Chaque tribu se divisait en 10 curies. On assemblait le peuple par tribus pour voter les plébiscites.

Beaucoup d’autres cités ou nations anciennes (Perses, Spartiates, etc.) ont aussi été divisées en tribus. On trouve encore auj. de ces divisions en Ecosse, dans l’Asie centrale, parmi les Arabes, chez les Kabyles d’Afrique, etc., où chaque tribu forme en quelque sorte un petit état.

TRICALA, Tricca , ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), ch.-l. du livah de même nom, sur une montagne, à 80 kil. S. E. de Janina; 7,000 hab. (dont 4,000 grecs). Mosquées, bains; aux environs nombreux jardins. Teintureries de coton. Cette ville commande l’entrée de la Thessalie et de l’Albanie. Le livah de Tricala embrasse presque toute l’ancienne Thessalie. — Un autre Tricala est dans l’état de Grèce, à 35 kil. O. de Corinthe; 2,000 hab. tricala, ville de Sicile. Voy. triocala. TR1CAMËRON ou TRICAMARUM , ville d’Afrique, dans la Byzacène. Bélisaire y remporta sur Gédmer, roi des Vandales, en 534, une vict. décisive.

TRICARICO, ville du roy. de Napies (Basilicate). à 40 kil. O. de Matera ; 5,000 ha&. Evêché. Cathédrale. — On dit qu’elle fut fondée par Diomède après la prise de Troie, et qu’elle eut pour premiers habitants des colons venus de Tricca et d’Argos.

TRICASSES , peuple de la Gaule , dans la Lyonnaise 4e, au N. des Lingones , à l'E. des Scnones , avait pour ch-1. Tricasses ou Augustobona (Troyes).

TR1CASTINI, petit peuple de Gaule (Narbonaise), entre les Allobroges et les Segalauni , avait pour capitale Âugusta ou Naomagus (Aoust-en-Diois). TRICASTRUM, auj. saint-paul-trois-chateaux.

TRICCA, auj. Tricala , ville de Thessalie, capit. de l’Histiéotide, au S. E. de Gomphi.

TR1COR11, peuple de la Gaule Narbonaise 2#, avait pour ch.-l. Vapincum (auj. Gap).

TRICOT, bourg du dép. de l’Oise, à 10 kil. S. de Montdidier; 1 ,400 h. Drap (dit tricot ) pour les troupes.

TRICOT (Laurent), maître de pension à Paris, né vers 1720, mort en 1778, est auteur d’une Nouvelle Méthode, 1754, in— 1 2, et d’un Rudiment, 1756, in-12 , ouvrages qui ont été longtemps classiques pour l’enseignement du latin.

TRICOTEUSES, femmes qui assistaient en tricotant aux séances de la Convention , des clubs populaires et du tribunal révolutionnaire.

TR1DENTUM, Trente , v. de Rhétie, sur l’Adige.

TRIE, ch.-l. de cant. (Hautes-Pyrénées), à 30 kil. N. E. de Tarbes ; 350 hab.

trie-le-chateau , bourg du dép. de l’Oise , à 3 kil. N. E. de Gisors. Belle église, vieux château seigneurial (en ruines). Filature de colon, etc. Patrie de Ch.-Fr. Dupuis.

TRIEE , bourg du dép. de Seine-et-Oise , sur la Seine , à 6 kil. N. O. de Poissy; 1,900 hab. Bons fruits (surtout abricots); pierres à plâtre, grès, moëllons. Jadis beau château de la princesse de Conti.

TRIESTE, Tergesie , ville des Etats autrichiens (lllyrie) , ch.-l. du gouv. de Trieste, sur le golfe de même nom, à 440 kil. S. O. de Vienne, par 11<> 20’ long. E., 45° 45’ l&t. N.: 60,000 hab. Evêché. Port vaste et sûr, môle. Château-foiït. Peu de monuments (hôtel-de-ville , église des Jésuites, théâtre), quelques belles places et beaux hôtels. Ecole de navigation, gymnase, société dite de la Minerve , imprimerie arménienne au couvent des Mékhitaristes, musée national, bibliothèque publique. Industrie active (velours, soieries, cotonnades, rosoglio, dentelles, bougies, etc. ; boulets, ancres, chantiers de construction). Grand commerce avec le Levant, l’Egypte, la Sicile, l’Angleterre et l’Amérique. Trieste est presque le seul débouché maritime de l’Autriche, de l’Illyrie, etc. Consulats. — Cette ville, qui appartient à l’Autriche depuis 1382, n’est devenue importante qu’au xvm* siècle; Charles VI la déclara ville libre ; Marie-Thérèse en fit un port franc (1750). De 6,000 âmes qu’elle avait alors, sa population s’est élevée à 32,000 âmes, et elle est encore en progrès. Les Français l’ont occupée en 1797 et 1805. — Le gouv. de Trieste, situé entre le roy. Lombard-Vénitien, le gouv. de Laybach, la Croatie et la mer Adriatique, est formé des anciennes provinces de Frioul et d’Istrie; il a 185 kil. du S. au N., sur 40 de moyenne largeur; 425,000 hab. (la plupart slaves). Division, 2 cercles : Goritz et Istrie (plus le territoire de Trieste). Montagnes, sol peu fertile; fer, cuivre, sel ; marais sur quelques points. Les îles d’Osero, Cherso, Veglia, sont dans ce gouvernement. — On nomme golfe de Trieste celui des deux enfoncements du golfe de Venise qui est à l’O. de l’ Istrie. Il est assez petit et sans îles remarquables.

TRIÉTÉRIDES, fêtes de Bacchus qui se célébraient tous les 3 an9 en Béotie et en Thrace.

TRIGAULT (Nicolas), missionnaire jésuite, né à Douay en 1577, mort en 1628, partit de Lisbonne en 1607, et fit deux voyages différents dans l’empire - - 113*

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