TRIO — 1796 — - TR IP
chinois; il a laissé : De Christiana expedilione apud Sinas ex Matlhœi Riccii commenlariis , Augsbourg, 1615, in-4 ; De Christianis apud Japonicos Iriumphis, Munich, 1623; Rcyni sinensis descripiio ; un Dictionnaire chinois, 3 vol., Leyde, 1639, in-24, etc.
TR1MMER (Mrs Sarah), dame anglaise, née à Ipswich en 1741, moi te en 1810, a publié divers ouvrages pour l’éducalion de l’enfance (Histoire lainte, Histoires fabuleuses, Histoire d' Angleterre, l'Economie de la Charité, etc.), et a contribué à établir les écoles du dimanche pour les jeunes filles.
TR1MOU1LLE (la). Voy. la tkémoille.
TRIMüURTI , la trinité indienne, est, suivant les Védas, sortie du sein de Brahm;ellese compose de Brahma (créateur), Viclinou (conservateur), et Siva (destructeur).
TRINACRIE, nom donné à la Sicile, à cause des trois caps (tria acra ) par lesquels elle se termine.
TR1NCAVELL1 (Victor), célèbre médecin, né à Venise en 1496, mort en 1568, obtint un grand succès dans l’enseignement, ramena ses contemporains à l’étude des médecins grecs, alla traiter les habitants de l’île Murano (près de Venise) que décimait une maladie épidémique, et mourut professeur de médecine à l’université de Padoue. Outre une foule d’édit, grecques (de Tliemistius, 1534, du Commentaire de Jean-le-Grammairien sur Aristote, 1535- 36, 4 vol. in-fol., etc.), on a de lui des Œuvres médicales (en latin), Lyon, 1586 et 92, 2 vol. in-fol.
TR1NCOMAÉE. Voy. trinquemale.
TR1N1DAL) (la), riv. du Texas, tombe dans la baie de Galveston (partie du golfe du Mexique), par 98° 15’ long. O., 32° 4 5’ lal. N. Cours, 450 kil.
trinidad (la), ville de l’île de Cuba, près de la côte S., à 50 kil. S. E. de la Havane; 12,600 hab. Ville très commerçante. Fondée par Velasquez, 1514. TR1N1TA1RES. Voy. mathurins.
TRINITÉ, fête de l’Eglise catholique, instituée au XIVe siècle en l'honneur de la sainte Trinité; elle se célèbre le dimanche qui suit la Pentecôte.
TRINITE (confrérie de la). Voy. oratoire.
TRINITE (la), ch.-l. de cant. (Morbihan), à 24 kil. N. O. de Ploermel ; 900 hab.
trinité (la), ville de la Martinique, ch.-l. d’arr., au fond de la baie de la Trinité, à 40 kil. N. du Port-Royal; 3,000 hab. Ville commerçante.
trinité (île de la), la principale et la plus mérid. des Antilles anglaises, par 63° 9’-64° 12’ long. O., 10° 3 -10° 5 1 ’ lat. N., vis-à-vis de l’embouchure de l’Orénoque : 80 kil. sur 62; 39,000 h.; ch.-l., Spanishtown. Végétation luxuriante. Lac debitume,sourcesdenaphte. Situât, favorable pour le commerce a\ec la Terre-Ferme. — Découverte par Colomb en 1498 ; occupée par les Espagnols (1532), par les Anglais (1595), par les Français (1676) , puis abandonnée; occupée de nouveau en 1793 par les Anglais qui l’ont gardée. — Voy. trinidad.
TR1NO, ville forte des Etals sardes (Novare), près du Pô, à 19 kil. S. O. de Verceil; 5,500 hab.
TR1NOBANTES, peuple de Bretagne, au N. de la Tamise, avait pour ch.-l. Londinurn, auj. Londres .
TR1NQUEMALE ou TRINCOMALE , la Spatana de Ptolémée? ville et port de l’île de Ceylan, sur une petite presqu’île de la côte N. E., à 155 kil. N. E. de Candy, par 8° 3’ lat. N., 79° 3’ long. E.; grande ville, mais peu peuplée. Le port de Trinquemale est le seul de celte partie de l’Inde qui offre un abri sûr pendant les moussons. — Successivement aux Portugais , aux Hollandais, aux Anglais, aux Français (Suffren la prit en 1782), cette v. appart. définitivement aux Anglais depuis 1795
TR10CALA, ville de Sicile, auj. calata bellota.
TRIOMPHE, Triumphus , cérémonie romaine. Le général vainqueur honoré du triomphe rentrait à Rome sur un char, couronné de lauriers, précédé du butin et des captifs qu’il avait faits dans la cam¬
pagne, suivi de son armée et accompagné des sénateurs et de tous ceux qui voulaient prendre part à la pompe triomphale. On s’avançait ainsi vers le Capitole, où le triomphateur sacrifiait deux bœufs blancs, puis couronnait de lauriers la statue de Jupiter. Le triomphe fut institué par Romulus. Les premières cérémonies de ce genre furent très simples. A mesureque Rome devint puissante, elles furent plus magnifiques. Sous l’empire, le triomphe fut réservé aux empereurs et aux princes de la famille impériale ; la politique des souverains remplaça cet honneur par le don de la robe et de la couronne triomphales, ce que l’on appelait insignes triomphaux. On ne décernait le triomphe qu’à ceux qui avaient remporté de grandes victoires ou fait d’importantes conquêtes. Pour les exploits moins importants, on n’accordait que V ovation. Voy . ce mot.
TR1PHYL1E, partie mérid. de l’Elide, entre les fleuves Selléisau N. et Néda au S., fut ainsi nommée de ce qu’elle était habitée par trois tribus distinctes.
TRIPIER (Nicolas-Jean-Baptiste), avocat célèbre, né à Autun en 1765, mort en 1810, entra de bonne heure au barreau de Paris, se réfugia en Flandre pendant la Terreur, revint en France après le 9 thermidor, remplit d’abord les fonctions de substitut de l’accusateur public et d'assesseur au juge de paix, mais reprit le3 fonctions d’avocat dès 1796 et fut bientôt recherché pour les affaires les plus importantes. Ce fut lui qui défendit Lavalette en 1816. 11 quitta le barreau en 1825 pour se livrer à la consultation, lut élu en 1828 bâtonnier de l'ordre, devint peu après conseiller à la cour royale, enfin conseiller à la cour de cassation (1831). Il avait été membre de la Chambre des Députés en 1815 et 1822 ; il fut appelé à la pairie en 1832. Tripier brillait surtout par la force de la logique et la connaissance profonde du droit : à l éloquenee fleurie et pompeuse des anciens avocats il substitua une dialectique dépourvue d’ornements, mais irrésistible : il fit école.
TRIPOLI (régence de), le plus oriental des Etats barbaresques, s’étend de 10° à 22° long. E., et de 27° à 33° lal. N., le long de la Méditerranée, entre 1 Egypte à l’E., l’état de Tunis à 10., le désert, le Fezzan et les Touariks au S. : 1,500 kil. de l’O. à l’E., de 175 à 750 du N. au S.; 1,500,000 hab. Capit., Tripoli. Division, 3 prov. (Tripoli, Mesurata, Barca). Montagnes peu élevées, faibles cours d’eau ; beaucoup de plaines arides et sablonneuses. Grande chaleur. Dattes magnifiques et autres beaux fruits, viii3, olives, safran, coton, garance renommée, caroube, cassob, etc. Chevaux et mulets vigoureux. Hyènes, chakals, lions; grains d’or dans les sables; soufre, gypse, pierres à bâtir. Tapis fort beaux, camelots, jarres de terre, huile de castor. Le gouv. est despotique, héréditaire; le chef, nommé pacha, reçoit l’investiture de la Porte, dont il est censé dépendre, mais dont il est presque indépendant. Les habitants sont les uns Maures, Arabes ou Turcs (presque tous mahométans), les autres nègres, juifs, ou renégats. Les sciences et les lettres y sont très peu connues; cependant l’arabe de Tripoli passe pour le plus pur qui se parle dans les Etats barbaresques. — Le territoire de la régence de Tripoli, dit Tripolitaine par les anciens, fut d’abord partagé entre Carthage et Cyrène, puis fit partie de l’Afrique romaine (diocèse d’Afrique sous Ilonorius). Le» Vandales la possédèrent ensuite (après 439). En 534, elle retomba au pouvoir des Grecs (sous Justinien). Les Arabes s’en emparèrent vers 670. Elle appartint ensuite successivement aux Aglabites, aux Zéirites, aux Fatimiles, etc. Charles-Quint conquit la régence, et l'abandonna aux chevaliers de Malte, mais Sinan et Dragut la leur reprirent et en firent une province de l’empire ottoman sous Soliman 11 (1551). En 1714, Ilamet-Bey, dit le Grand, alors pacha, secoua le >oiw de la Porte, et rendit la