TRUC
du dép. de l’Aube, à 150 kil. S. E. de Parla, gur la Seine; 25,563 hab. Evêché , tribunal de lr* instance et de commerce ; collège, érigé en lycée en 1853. Belle cathédrale , dite de Saint-Pierre (clocher de 56 mètres), palais épiscopal , hôtel— de-vïlle, préfecture; belle promenade du Mail. Rues étroites et tortueuses, beaucoup de maisons en bois. Société d’agriculture, arts et sciences; bibliothèque publique, école spéciale de commerce. Bonneterie, cotonnades, rouenneries , draps , basins , chamoiseries , instruments aratoires ; charcuterie. Chemin de fer. — Ch.-l. des Tncassessom les Rom. et comprise dans la 4e Lyonnaise. Sauvée en 451 de la fureur d’Attila par l’év. S. Loup, elle fut saccagée par les Normands en 889. Dans la suite elle devint la résidence des comtes de Champagne et la capitale de la Champagne. C’est de Thibaut IV (1102-1 1 52) , que date la naissance de son industrie et son importance commerciale. Isabeau de Bavière y transféra en 1420 le parlement de Paris, et y conclut l’indigne traité qui livrait la France aux Anglais , et anéantissait les droits du dauphin. Déjà en 1415 Jean-sans-Peur, duc de Bourgogne, l’avait prise; Charles VU la reconquit en 1429. Louis XVI y exila le parlement de Paris en 1787. Ses environs furent le théâtre de sanglants combats en 1 S 1 4. Cette ville a été souvent incendiée, notamment en 1181 et en 1524. A Troyei sont nés le pape Urbain IV, le chancel» J. Juvénal dcg Ursins, le poêle Passerai, les deux Pithou, Grosley, Mignard, Girardon, Laveaux, etc. Berceau de la fam. Molé. — L’arr. a 9 cani. (Aix-en-Othe, Bouilly, Ervy, Estissae, Lusigny, Piney-Luxembourg et Troyes, ! qui compte pour 3), 121 communes et 90,923 hab.
TBUBLET (Nicolas-Charles-Joseph) , né en 1697 à Saint-Malo, mort en 1770, archidiacre et cha- , noine de Saint-Malo, trésorier de l’église de Nantes écrivit quelques compilations obscures , et finit néanmoins par être de l’Académie française (1761). ! 11 s’attira par quelques critiques l’animosité de Voltaire, qui fit de lui comme le héros de la satire intitulée: le Pauvre Diable ; c’est sur l’abbé Trubleî que ce poëte fil ce vers si plaisant :
Il compilait, compilait, compilait.
On a de lui des Essais de littérature et de Morale (1736), des Panégyriques des Samts (1 755), des Mémoires sur Larnolle et Fonlenelle (1761).
TKUCC1A , auj. Droissy ou Bruel , ville de la Gaule septentrionale, près de Suessiones (Soissons). Les troupes de Frédégonde y défirent en 593 Childebert, fils de Brunehaut.
TRUCHET (J.), mécanicien, né à Lyon en 1657, mort en 1729, entra chez les Carmes, et prit le nom de père Sébastien. 11 fut encouragé par Colbert à étudier l’hydraulique, eut grande part à la conduite des eaux dans les jardins de Versailles, fut consulté sur tous les canaux construits depuis en France, dirigea seul celui d Orléans , imagina la machine à transporter les arbres dite diable , et fut admis comme honoraire à l’Académie des Sciences (1699).
TRUCI1SESS de WALD BOURG (Gebhard), archevêque-électeur de Cologne (1577), était de l’illustre maison de Waldbourg, dans laquelle la charge de fritchsess (maître d’hôtel ) de l’Empire, était héréditaire.
Il s’éprit d’Agnèsde Mansfeld, cbanoinesse de Guéri» chen, en 1578, et eut avec elle des relations telles que les frères d’.\gnès le sommèrent d’épouser leur sœur. Voulant se marier sans perdre l’électorat, Gebhard [ changea de religion (1582) et prit Agnès pour femme; mais la ville et le chapitre se déclarèrent contre lui, ’ le pape l’excommunia, et Ernest, électeur de Ba- ; vière, se rendit maître du pays à l’aide des Es- ; pagnols (1583). Abandonné même des Luthériens, parce que la bénédiction nuptiale avait été donnée f par un ministre calviniste, Gebhard se réfugia en Hollande, puis à Strasbourg, où il possédait un canonicat. Il y mourut en 1601.
TSCH — 1801 — TUBI
TRUCHTERS1ÎE1M, b. (le France, ch.-l. de cant. (Bas-Rhin), à 20 kil. N O. de Strasbourg ; 658 hab.
TRUGY, ville du dép. de l’Yonne, à 19 kil. S. E. d'Auxerre. On y fait naître l'architecte Soufflât. TRULLO (concile in). Voy. quini-sexte.
TRUN, ch.-l. de cant. (Orne), sur la Dive, à 12 kil. N. E. d’ Argentan; 1,500 hab.
TRUXILLO ou TRUJILLO, Scalabis ou Turris Julia des Romains, ville d’Espagne (Estramadure), à 114 kil. N. O. de Badajoz, sur une montagne ; 4,800 hab. Château-fort, murailles et tours. Belle place carrée, palais des ducs de San-Curlos, hôpital du Saint-Esprit. Peu d’industrie et de commerce. Pizarre, Garcia de Paredes, Orellana naquirent à Truxillo. Cette ville existait dès le temps des Romains; elle fut enlevée aux Maures en 1233.
truxillo, ville de l’Amérique du Sud, dans la république de Yénézuela, ch.-l. de la prov. de même nom, à 688 kil. N. O. de Bogota; 5,200 hab. Fondée en 1570; ravagée en 1678 par le flibustier français Grammont, elle se releva lentement; elle comptait environ 8,000 hab. avant la guerre de l’indépendance. — La prov. de Truxillo fait partie du dép. de Zulia et a pour bornes au N. le dép. de Vénézuela: 175 kil. sur 97 ; 34,000 hab. Montagnes au S. et à l’O. ; territoire fertile.
truxillo, ville de l’Amérique du Sud, dans le Pérou, ch.-l. du dép. de Livertad, à 2 kil. du Grand- Océan, par 81° 39’ long. O., 8° 5’ lat. S. ; 14,000 hab. Evêché. Mauvais port, mur en briques; la ville est bien bâtie, mais les maisons n’ont qu’un étage, ▼u la fréquence des tremblements de terre. Commerce assez actif. Aux env., monuments péruviens, dans lesquels on a, dit-on, trouvé des trésors considérables. Truxillo fut fondée en 1535 par Pizarre.
TRYPHIODORE , grammairien et poète grec du Ve ou du VIe siècle, né en Egypte, a laissé divers poèmes, dont un seul (la Destruction de Troie , en 677 vers) nous est parvenu. Parmi les autres, le plus remarquable était son Odyssée lipogrammalique , en 24 chants, dans chacun desquels était omise une des 24 lettres grecques. Les meilleures éditions de Iryphiodore sont celles de Northmore, Londres, 1 804, et de YVernicke, Leips., 1S19. U a été trad. par Scip. Allut, 1779. On le joint souventà QuintusdeSmyrne.
TRYPHON ( diodote, dit), usurpateur en Syrie , servit d’abord Alexandre ï (Bala), puis fut tuteur de son fils (Antiochus VI ou Anlioehus Théos II), 143-140 av. J. -G., le fit périr, s'assit sur le trône à sa place, mais fut combattu sans relâche par Antiochus Vil (Sidète) , et finalement se donna ou reçut la mort dans Apamee (133 av. J.-C.).
tryphon (sàlvius, dit), joueur de flûte qui fut proclamé roi de Sicile par les esclaves tévollés (104 av. J.-C.). R résista quelque temps aux armées romaines, fut ensuite battu et pris (99 av. J.-C.).
TSAO-TCHEOU, ville de Chine, ch.-l. de dép. (Chan-toung), à 150 kil. S. O. d’Yan-tcheou.
V TSA-S1N-GO-DAI, c.-à-d. les cinq dieux terrestres , 2® série des grands dieux au Japon ; ils viennent immédiatement après les Ten-sin-sitsi-dai. Le premier d’entre eux, Ten— sio-dai-tsin, îégna, dit-on, 250,000 ans; le règne des quatre autres est plus long encore, et chacun l’emporte en durée sur le précédent : la somme des cinq règnes est de 2,342,467 ans.
TSCHIRNHAUSEN ( Ehrenfried vvalther de), physicien et géomètre, d une famille noble et riche, né en 1651 dans la Haute-Lusace, mort en 1708, servit dans la guerre de 1672 contre la Y rance, voyagea en Angleterre, Italie, Sicile, Allemagne, vint quatre fois à Paris, et fut membre associé de l’Académie des Sciences. Il perfectionna les instruments d’optique , établit de superbes verreries en Saxe fit un verre de lunette convexe des deux côtés! de 32 pieds (10®, 70) de foyer et d’un pied fO“,33) de diamètre, découvrit plusieurs procédés,
industriels, entre autres celui des verres brûlant! dit Caustiques de Tschirnhausen , et celui d’une porcelaine semblable à celle de la Chine. 11 a laissé quelques ouvrages : le plus estimé est Medicina mentis , Amsterdam, 1687, traité de logique spécialement destiné à former des géomètres.
TSCHUDI (Gilles), dit le Père de l'histoire suisse, hé à Claris en 1505, mort en 1572, était catholique. Il remplit divers emplois dans sa patrie,, et laissa, entra autres écrits : Chroniques de la Suisse (en allem.), Bâle, 1734, 2 vol. in-fol. ; Descriptio de priscâ ac verâ AlpinA Rhœtiœ cum Aipinarum gentium iraclu, Bâle, 1530 et 1560, etc. — La même famille a fourni d’autres écrivains moins célèbres, dont un, J. -Henri Tsehtidi, a donné une Histoire de Glaris.
TSE-TCHEOU, ville de Chine, ch.-l. de dép. (Chan-toung), à 300 kil. S. de Thay-yuen.
TSEU-SSE, philosophe chinois, petit-fils de Confucius, né vers 515 av. J.-C., mort vers 453, hérita de la réputation de sagesse de son aïeul, et composa plusieurs ouvrages de morale , dont le plus célèbre est Y Invariable milieu (Tehoung-young) ; comme Aristote, il place la vertu dans le milieu entre les excès. Ce traité a été trad. en latin par le P. Intorcetta, et par le P. Noël, dans les 6 livres classiques de l’empire chinois; en français, par le P. Cibot. M. Abel Rémusal a publié le texte en chinois et en mandchou, avec traductions lat. et franç.(dans les Notices et extraits des manuscrits , tome x).
TS1AMPA, prov. d’Asie, dans l’Inde au-delà du Gange, entre 10° 18-12° 5’ lat. N. et 104° 35-106* 35’ long. E., était jadis un royaume considérable qui comprenait la Cochinchine ; auj. c’est une prov. de ce pays. Pays montagneux et habitants sauvages.
TS1-NAN, ville de Chine, ch.-l. de la prov. de Chan-toung, par 36° 44’ lat. N. et 114° 46’ long. E. Bien peunlée et très industrieuse.
TSIN, LSI N G, dynasties chinoises. Voy. cuise.
TS1N-TCHEOU, ville de Chine, ch.-l. de dép. (Chan-toung), à 1 50 kil. E. de Tsi-nan. Florissante.
TS10UAN-TCI1E0U , ville de Chine , ch.-l. de dép. (Fou-kian) , à 80 kil. S. O. de Fou-teheou , près du détroit de Formose. Arcs de triomphe, temples, etc. Grand commerce.
TSONG-MING (île), île de la Chine, vis-à-vis de l’emb. du Yang-lsé-kiang : 60 kil. sur 16. Sol fertile, beaucoup de canaux; sel gemme en quantité.
TSOU-HIOUNG , ville de Chine, ch.-l. de dép. (Yun-nan), à 112 kil. 0. de Yun-nan.
TS0U-S1MA, île et province du Japon , dans le détroit de Corée : 80 kil. de long.
TUAM, ville d’Irlande (Galway), à 31 kil. N. E. de Galway; 7,000 h. Archev. eathol., év. anglican.
TUBALCA1N, fils de Lamech, né vers 2975 av. J.-C., passe pour avoir inventé l’art de travailler le fer et l’airain. On a remarqué la ressemblance de son nom avec celui de Yulcain.
TUBANTES, peuple de la Germanie, habita d’abord entre le Rhin et l’Yssel, puis au S. de la Lippe, entre Paderborn et Hamm , et enfin près du Thuringerwald, entre la Fulde et la Werra.
TUBÉRON, L.Ælius Tubero, grand ami de Cicéron , le suivit comme lieutenant en Asie , et combattit à Pharsale pour Pompée contre César. Il obtint son pardon du dictateur. 11 avait composé une Histoire romaine. — Son fils, Q., Pompéien ainsi que lui, obtint aussi son pardon. Pour flatter César , il voulut mettre obstacle au rappel de Ligarius, accusé d’avoir combattu en Afrique. Cicéron triompha de son opposition , et prononça à cette occasion le Pro Ligario. Ce dernier Tubcron était habile jurisconsulte ; il reste de lui des fragments, qu’on trouve dans les Institutes.
TUE1NGUE, ville du Wurtemberg (Forêt-NoireV, sur le lisut Necker. à 28 kil. S. 0. de Stuttgart; ,7 6C0 hab. Église Saint George, vieux château dit