‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 1102 sur 1261 · TUDO · texte numérisé non relu

TUDO

TULL

Pfalz (ou palais). Université célèbre (fondée en 1477), écoles diverses. Patrie de Gmclin le botaniste. Jadis résidence des comtes palatins de Souabe ; elle fut achetée en 1342 par le comte Ulric de Wurtemberg. On y régla en 1614 le pacte dit Tübinger-vertrag, qui a été jusqu’à nos jours la charte du Wurtemberg. Tubingue souffrit beaucoup pendant la guerre de Trente-Ans, et fut ravagée par les Français en 1688.

TUGCA, Tucca , ville de l’état de Tunis, à 110 kil. S. O. de Tunis. Beaux vestiges d'antiquité.

TUCCIS, dite aussi Tucciiana ou Augusia Gcmella, auj. Martos , ville de la Bétique, au S. E. de Corduba (Cordoue).

TUCHAN, ch.-l. de cant. (Aude), à 45 kil. S. E. de Carcassonne; 1 , 1 00 hab. Moulins à huile, eaux-de-vie.

TUCKER (Abraham), moraliste anglais, né à Londres en 1705, mort en ïVH, voyagea pour son instruction, et publia, en 1768 et années suiv. , The light of nature (la Lumière de la nature), 7 vol. in-8, où il traite de métaphysique , de morale , de religion et de politique. On a aussi de lui : Avis d'un gentilhomme campagnard à son fils.

tucker (Josias) , écrivain politique (1711-99), recteur de Saint-Etienne à Bristol, puis doyen de Glocester, a publié, entre autres écrits, un Traité du gouvernement civil (1781), où il réfute Locke.

TUCKEY (Jacques Kingston) , né à Greenhill (Irlande) en 1776, mort en 1816, reconnut vers 1803 le port Philippe (Nouvelle-Hollande) et la côte voisine sur le détroit de Bass, fut 9 ans prisonnier en France, alla en 1816 explorer le Zaïre, afin d savoir si ce n’était pas le même fleuve que le Niger, et mourut dans ce voyage après avoir remonté près de 400 kil. dans l’intérieur de l’Afrique. On a les Relations de ses deux voyages (1806, 1818).

TUCUMAN ou SAN-MIGUEL, ville de l’Amérique du Sud, capit. de l’état de Tucuman, dans la confédération de Rio de la Plata, sur le Tucuman, à 1,160 kil. N. O. de Buenos-Ayres, par 67° 16’ long. O., et par 26° 49’ lat. S. ; 12,000 hab. Evêché. — Tucuman a été fondée en 1686. Les insurgés y battirent les Espagnols en 1812. 11 s’y est tenu en 1816 un congrès où a été proclamée l’indépendance des Provinces-Unies de Rio de la Plata. — L’état de Tucuman a pour bornes ceux de Santiago à l'E., de Catamarca au S., de Rioja à l’O., de Salta au N. : 385 kil. de l’E. à l’O. sur 230; 145,000 hab. Mont, à l’O., vastes plaines ailleurs; nombreuses rivières, climat doux et sain, sol fertile (riz, maïs, coton, tabac, cacao, fruits, etc.). Le Tucuman est une des provinces les plus riches de la république. On en exporte beaucoup de bois.

TUÜELA, Tutela ou Tullonium , ville d’Espagne (Pampelune), sur l’Èbre, à 60 kil. S. de Pampelune ; 9,000 hab. Evêché. Savon mou, gros lainages, tuiles, briques, huiles, etc. Foires. Commerce. Patrie du rabbin Benjamin-ben-Ionah, dit de Tud'ele ( Voy . benjamin). Cette ville existait sous les Romains; le roi Alphonse la prit aux Maures en 1115. Le duc de Monlebello y défit le général espagnol Castagnos, 23 novembre. 1808.

TUDER, ville d’Etrurie, auj. todi.

TUBL1NGEN ou IHJTTLINGEN, ville du Wurtemberg (Forêt-Noire), à 32 kil. S. O. de Sigmaringen ; 4,000 hab. Châles, gants, bonnets, soie. Les Français y furent défaits par les Impériaux en 1643. La ville fut brûlée en 1803.

TUDOR (owen) , tige de la maison royale de Tudor, était d’une famille obscure du pays de Galles. Il sut se faire aimer de Catherine, veuve du roi d’Angleterre Henri V, qui l'épousa secrètement; il en eut un fils, Edmond Tudor, comte de Richmond, qui épousa Marguerite de Lancastre, issue d’Éd. III nar Jean de Gand’ Edm. fut père de Henri Tudor qui monta sur le trône sous le nom de Hem i VII, après avoir renversé Richard II! (d’York).

Les Tudor avaient embrassé le parti de Lancastre Owen Tudor fut pris et décapité en 1461 par ordre du duc d’York (Edouard IV), mais Henri Tudor releva le parti de Lancastre, et le fît triompher. La maison de Tudor régna depuis 1485 jusqu’à l’avénement des Stuarts en 1603, et compte cinq souverains : Henri VII, Henri VIII, Edouard YI, Marie et Elisabeth.

TUES1S, golfe de l’Océan Germanique, sur la côte N. E. de la Calédonie, auj. le golfe de Murray.

TUFFË, ch.-l. de cant. (Sarthe), à 26 kil. S. E. de Mamers; 1,800 hab. Poterie, faïence.

TUGEND-BUNI), c.-à-d. lien de vertu , société secrète formée en 1813 parmi les étudiants de l’Allemagne, dans le but d’expulser les Français du sol de la patrie. Elle finit par donner de l’ombrage aux souverains de l’Allemagne, et fut dissoute en 1815.

TUGENES, Tugeni, une des quatre nations principales de l’Helvétie au temps de César. Ils habitaient à l’E. du lac de Zurich, dans le l’ockembourg.

TUGGURT, ville de l’Algérie. Voy. toggort.

TUILERIES (palais et jardin des), palais des rois de France à Paris, ainsi nommé parce qu’il a été bâti sur l’emplacement d’une fabrique de tuiles, est joint au Louvre par une grande galerie qui longe la Seine. Le terrain des Tuileries fut acquis en 1518 par François I; le palais fut commencé en 1564 par l'ordre de Catherine de Médicis, sur les plans de Philibert Delorme, et continué après lui par Jean Bullant et Le Vau (sous Louis XIV). Le jardin, commencé en 1600 , sous Henri IV, fut achevé sous Louis XIV par le fameux Le Nôtre. Les Tuileries n’ont guère été la résidence des souverains que depuis Louis XV. Pendant la République, les séances de la Convention se tenaient aux Tuileries. — Le 10 août 1792 le peuple de Paris insurgé s’empara des Tuileries et y massacra la garde suisse; le château fut pris une 2e fois par le peuple le 28 juillet 1830, et une 3e le 24 février 1848.

TUISTON, dieu germain. Voy. thuiston.

TULA, riv. du Mexique, naît dans le N. de l’état de Mexico, parcourt celui de Queretaro, sépare les états de San-Luis-de-Potosi et de Vera-Cruz, et se jette dans le golfe de Mexique, par 28° 20’ lat. N., sous le nom de Tampico. Cours, 450 kil. — Sur ses bords, dans l’état de Queretaro, est une v. de Tula quia donné son nom à des comtes issus de Montéeuma.

TULLE, ch.-l. du dép. de la Corrèze, sur la Corrèze, à 472 kil. S. de Paris; 9,700 hab. Evêché (dont Mascaron fut titulaire). Tribunal de lre instance et de commerce ; collège communal. Cathédrale, hôtel de la préfecture, palais de justice; Manufacture royale d'armes, papier, cartes à jouer, clous, chandelles, lainages communs, dentelles renommées, connues sous le nom de tulles. Commerce de bougies, liqueurs, huile de noix, etc. Patrie d’Et. Baluze. Tulle paraît devoir son origine à un monastère de saint Benoît, fondé au vu* siècle. — L’arr. de Tulle a 12 cant. (Argentât, Corrèze, Egletons, Lapléau , Mercœur, la Roche-Canillac, Seilhac, Servières, Treignac, Uzerche, plus Tulle qui compte pour 2), 117 comm., et 129,799 hab.

TULL1E, Tullia, fille de Servius Tullius, et femme d’Aruns. Cette femme dénaturée fit périr son mari pour épouser Tarquin , fut l’âme du complot que trama celui-ci contre Servius, et fit passer son char sur le corps sanglant de son père.

tullie, Tullia , fille de Cicéron et de Terentia, née en 77 av. J.-C., fut mariée plusieurs fois, épousa en dernier lieu Dolabella, et mourut probablement en couches, à 32 ans (46); son père fut profondément affligé de sa mort. Pour se distraire de sa douleur, il composa son traité de la Consolation . qui ne nous est pas parvenu. Cicéron désignait affeo* tueusement sa fille par le diminutif Tulliota.

TULLINS, ch.-l. de cant. Gsèrc). à 24 kil. N.

TUNI — 1803 — TURE

de Grenoble ; 2,600 hab. Eau de cerises ; usine à acier et cuivre.

TULLIUS, nom de la famille de Cicéron ; cet orateur est souvent désigné par ce seul nom.

tülliüs (servius), roi de Home. Voy. servius.

TULLUM,nomde la ville de Toul chez les Latins.

TULLUS (actius), prince des Volsques, ennemi des Romains, donna asile à Coriolan exilé.

tullus hostilius, troisième roi de Home (671- 639 av. J.-C.), fit contre Albe deux guerres qui furent signalées, la première par le combat des Horaces et des Curiaces, la seconde par la destruction d’Albe ; soumit aussi les Fidénates et les Véiens, défit les Sabins, porta le nombre des chevaliers de 300 à 900, et mourut frappé de la foudre.

TULZIA ou TQULTC1IA, Ægissus , ville de Bulgarie, à 19 kil. S. d’ismaïl, sur le Danube.

TUNBR1DGE, ville d’Angleterre. Voy. tonbridge.

TUNES ou TUNES1UM, auj. Tunis , ville d’Afrique, dans la Zeugitane, près de Carthage, dont elle était sujette, devint florissante après la ruine de Carthage. Elle est célèbre par la bataille qu’y perdit Régulus contre Xantippe (256 av. J.-C.).

TUNGH1. Voy. tongres.

TUNGRORUM fons, nom ancien de spa.

'TUNGURAGUA, nom du fleuve des Amazones à sa source, et jusqu’à sa jonction avec l’Ucayale.

tunguragua (mont), en Nouvelle-Grenade, à 32 kil. N. de Riobamba ; 5,500 mètres. Volcan.

TUNIS, Tunes chez les anciens, ville d’Afrique, capit. de l’état de Tunis, sur la Méditerranée, au fond de la vaste lagune de Boghaz, à 620 kil. E. d’Alger, par 8° long. E., 36° 44’ lat. N. ; 115,000 hab. Citadelle, plusieurs forts; bon port, dit la Goulelte. La ville est laide et sale. Les seuls monuments sont le beau palais mauresque du dey, l’aqueduc, la bourse. Velours, soieries, toiles, bonnets rouges renommés, dits bonnets tunisiens. Commerce très actif. Cependant les bazars de Tunis sont mal fournis. — Tunis est tout près de l’emplacement de Carthage [Voy. tunes). Du temps de cette célèbre cité, elle n’était qu’un hameau. Son importance date de la destruction de celle-ci par les Arabes. Les Normands s'en emparèrent, mais Abd-el-Moumen les en chassa (1159). Tunis fut le but de la dernière croisade. C’est au siège de Tunis que saint Louis mourut de la peste en 1270 (en 1841, la France a élevé une chapelle au saint roi près de l’endroit où il mourut). Charles-Quint prit en 1535 le port de la Goulette, défendu par Barberousse; mais sous Philippe II (1574), Occhiali le reprit aux Espagnols.

TUNIS (régence ou état de), le moins vaste mais le plus peuplé des états barbaresques, entre l’Algérie à l’O. et l’état de Tripoli à l’E. t 580 kil. (du N. au S.) sur 290 ; 2,500,000 hab. Capitale, Tunis. Division, 2 districts : Frikiah au N., Farachise au S. Très peu de montagnes. Rivières, la Medjerda, plus quelques faibles cours d’eau, quatre lacs, entre autres : celui de Loudeah ou lac des Marques, et le lac de Tunis, à l’E. de la ville de ce nom. Climat chaud. Argent, cuivre, plomb, mercure, beaucoup de sel, eaux minérales et thermales. Sol extrêmement fertile : il produit tous les fruits de l’Europe méridionale et partie de ceux des régions équinoxiales ; les dattes de Tunis passent pour les meilleures de l’Afrique. Très beaux chevaux barbes, chameaux très sobres, pigeons énormes, etc. Population très mêlée (Maures, Turcs, Koulouglis, juifs, chrétiens et renégats). Industrie assez active, mais qui se borne à quelques articles (savon, lainages, maroquins, châles carrés, calottes rouges qu’on exporte jusqu’en Amérique). Commerce, surtout avec l’intérieur de l’Afrique ; mais le bey en a presque exclusivement le monopole et l’afferme à une compagnie de Juifs. Le gouvernement est monarchique électif; il* est exercé par un bey élu par l’armée,

mais qui est censé dépendre de la Turquie et qui reçoit l’investiture du sultan. — Le pays de Tunis répond au territoire de Carthage [Voy. ce nom), bous les Romains, il formait les deux prov. d’Afriqise propre et de Byzacène. Il fit ensuite partie du roy. des Vandales, de l’empire d’Orient sous Justinien et ses successeurs , du vaste empire des califes (vu* siècle), de 1 état des Aglabites ou de Kairouan (800), des Fatimites (909), puis des Zéirites (972), et des Almohades(1160). En 1206, les Hafsites y fondèrent une souveraineté indép., qui dura plus, siècles. En 1534, Barberousse prit Tunis au nom desTurcs: l’année suiv., le prince détrôné fut restauré par Ch. -Quint. En 1 57 3, les Espagn . furent chassés, et le T urc Sinanpacha soumit ce pays à l’autorité du grand-seign.eur; après un siècle environ , les janissaires turcs , qui formaient la garde des pachas , s’arrogèrent le droit d’élire un chef de l’état, qui se rendit de plus en plus indépendant delaPorte. Ces élections militaires <v:it causé de fréquentes révolutions. Le chef a titre de bey.

TUR (mezoe-), ville de Hongrie. Voy. mf.zoe.

tur-kevi, ville de Hongrie (Grande-Cumanie), sur le Bornetyo, à 28 kil. S. O. de Kartszag; 6,500 hab.

TURCKHE1M. Voy. turkheim.

TURC01NG, ville de France. Voy. TOURCOING.

TURCOMANS, grande race de la famille turque, est répandue dans la Perse, le roy. d’Hérat, le Kaboul, dans le Turkestan indépendant, dans la Russie caucasienne et l’Asie ottomane ; toutefois, elle n’est pas la seule qui occupe ces pays, et dans les 3 premiers seulement elle est race dominante. Fille se divise en un grand nombre de branches.

TURCS, grande famille de la variété indo-germanique, a longtemps habité presque exclusivement le Turkestan indépendant et les régions situées au N. de la Chine, et se confond avec la race que l’on appelle vulgairement Tartares. Ils vinrent au xe siècle se fixer en Perse et dans l’Asie-Mineure, entraînant à leur suite des peuplades alliées ou soumises avec lesquelles on les a souvent confondus. Les Turcs formèrent dans les pays conquis de nombreuses dynasties, dont les plus célèbres sont celles des Gaznévides, des Seldjoucides et des Ottomane [Voy. ces noms). La famille turque a donné naissance à un grand nombre de races distinctes, dont plusieurs ont disparu, entre autres les Khazars, les Ouigours (d'où sortirent les Hongrois), les Hoéikes. Parmi les races turques existant encore se distinguent : 1° les Ottomans, de tous les plus civilisés, et qui dominent dans la Turquie d’Europe et la Turquie d’Asie; 2® les Turcomans, dans la Perse, le Caboul, etc. ; 3° les Touraliens ou Tartares de Sibérie ; 4° les Uzbeks , qui sont la peuplade dominante du Turkestan ; 5° les Kirghiz (subdivisés en Bourouts et Kaïsaks); 6° lesYakoutes et les Tchouvaches. Voy. ces noms et tumiuie.

TURDETAN1, peuple de l’Hispanie, en Bètique, à l’E. de l’Anas, à l’O. des Bastuli. Le Bétis traversait leur pays; Gadès était leur ch.-l. Ils avaient sans doute la même origine que les Turduli, placés au N. E. — Soumis par Carthage, puis par Scipion pendant la 2e guerre punique, les Turdetani participèrent à l’insurrection de 197, mais furent assujettis de nouveau par le p’réteur P. Manlius en 195.

TURDULI, peuple d’Hispanie en Bétique, sur les rives du Bétis, dans la moyenne partie de son cours, avait pour bornes au N. les Oretani , au S. les Tur detani [Voy. ce mot). Ses villes principales étaient Astapa , Illiturgis , Corduba.

TURENNE, ville de l’ancien Limousin, auj. dans le dép. de la Corrèze, à 12 kil. au S. de Brivesla-Gaillarde ; 2,000 hab. Vieux château. Jadis titra d’une vicomté située entre le Limousin et le Périgord, qui remonte au ix* siècle, et qui relevait des ducs de Guyenne, comtes de Limoges, mais qui se

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