‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 1105 sur 1261 · UN IV · texte numérisé non relu

UN IV

UMEA, Mlle de Suède, ch. -1. de va Botnie occid., iur l’Uméa-elf, à 13 kil. de son emb. ; 1,100 hub.

umea-elf , riv. de Suède (Botnie occidentale) , coule au S. E., roçoit le Vindel et se jette dans le golfe de Botnie sous Umea; cours, 460 kil. UMMERAPOURA. Voy. amarapourà.

UNDECIMILLA ou les onze mille vierges. Voy. URSULE (sainte).

UNDERWALD. Voy. unterwald.

UNELLI , peuple de la Gaule ( Lyonnaise 2e), avait pour ch.-l. Constantin (auj. Coutances). UNEZOWou UN1GZOW. Voy. neustadt.

ÜNFROI ou ONFROI , 3e fds de Tancrède de Hauteville, accompagna ses frères en Italie, commanda depuis 1061 les Normands qui conquirent la Pouille, remporta en 1063 la victoire de Civitella sur le pape Léon IX, et se fit investir par ce pape des provinces conquises. Il mourut en 1067, et fut remplacé par son frère Robert Guiscard.

UNGH , rivière de Hongrie (Unghvar), sort des Carpathes et tombe dans la Laborcsa à 16 kil. O. de Kaposvar. Gours, 160 kil.

UNGHVAR, ville de Hongrie, ch.-l. du comilat d’Unghvar, dans une île de l’Ungh, à 280 kil. N. E. de Bude; 6,000 hab. Château-fort. Siège de l’évêché grec de Mongatch. — Le comitat d’Unghvar, dans le cercle en deçà de la Theiss, entre la Galicie au N. et les comtés de Beregh à l’E., de Zabolcs à 10., a 80 kil. sur 66, et 86,000 hab.

UNIFORMITÉ (Bill ou acte d’), loi passée au parlement d’Angleterre sous Charles II en 1662, obligeait les ministres de la religion réformée à suivre les rites du culte anglican et à renoncer au Covenant. On appelle Non-Conformistes ceux qui refusèrent de se soumettre à cette loi. UNIGENITUS (Bulle). Voy. bulles.

UNION fl’). Voy. ÉTATS-UNIS de l’amf'rique. UNION (acte d'), acte du parlement britannique du 1er janvier 1801, par lequel l’Irlande fut réunie administrativement à la Grande-Bretagne et le parlement de Dublin supprimé. Daniel O Connell ne cesse de réclamer le rappel de l' Un ion.

union (arrêt d’). Lorsque le cardinal Mazarin, pour se créer des ressources, exigea de toutes les cours souveraines quatre années de leurs gages en forme de prêt, le parlement de Paris, qu il avait excepté de cette mesure dans l’espoir de le détacher des autres compagnies, rendit le 13 mai 1648 le célèbre arrêt d'union , par lequel il refusait la faveur qui lui était accordée, et déclarait faire cause commune avec les ennemis du ministre.

UNION (ÉDIT d’), acte proclamé à Blois en 1688, par lequel Henri 111 se déclara chef de la Liyue. union (sainte-). Voy. ligue.

UNION DE CALMAR. Yoy. CALMAR, DANEMARK, etc. UNION D UTUECHT. Voy. UTKECHT.

UNION évangélique , traité d alliance formé en 1608 à Auhausen en Bavière, et resserré à Halle en 1610 entre les états protestants (particulièrement le Palatinat électoral, le Wurtemberg, la Hesse-Cassel, le margraviat de Bade-Dourlaeh), était opposé à la Sainte- Liyue formée par les catholiques à Wurtzbou rg en 1609, et dont Maximilien, duc de Bavière, fut le chef.

UNION héréditaire, acte par lequel la couronne de Suède fut déclarée héréditaire dans la maison deVasa. Get acte, adopté par la diète d’OErebro en 1540, fut confirmé en 1644 par celle de Næsteras, st renouvelé en 1604 par celle de Noidkoeping.

union perpétuelle , traité d alliance conclu entre les Suisses et la maison d’Autriche en 1477.

On donne le môme nom à un traité conclu à

Senlis entre Louis XI et les Suisses en 1474. UNION (carvajal, comte de la). Voy. Carvajal. UNITAIRES. On nomme ainsi en général tous ceux qui nient la Trinité et qui n'admettent en

Dieu qu’une seule personne • tels étalent leS Ariens dans les premiers temps de l’Eglise. On a plus spécialement donné ce nom à une secte née au xvie siècle , et qui eut pour principaux chef» François Stancari, prêtre de Mantoue (1601-1674) et Lelio Socin, de Sienne (1626-1663). Ghassés tout deux de leur patrie, ils parcoururent la Suisse, l’Allemagne, et répandirent surtout leurs opinions^ en Pologne, où le roi ’ Sigismond-Auguste les toléra; ils avaient leur chef-lieu à Rakow. Leurs doctrines, longtemps indécises, furent fixées par les écrits de Fauste Socin, neveu de Lelio, et depuis le nom de Sociniens remplaça celui d’ Unitaires. On les nomme aussi Anli-Trinitaires , Nouveaux Ariens , Frères Polonais. Voy. sociniens.

UNIVERSITÉ. On nomme ainsi de grands centres d’instruction répandus par toute l’Europe et modelés pour la plupart sur l’ancienne Université de Paris ; on y réunit toutes les branches de l’enseignement supérieur, et on y distingue généralement 6 facultés : théologie, lettres, sciences, droit, médecine ; cependant plusieurs universités n’ont qu’une partie de ces 6 facultés.

Université de Paris. Quoiqu’il y eût bien avant le xnie siècle à Paris des écoles florissantes , où enseignaient Guillaume de Champeaux, Abélard, Pierre Lombard, etc., le corps de maîtres et d’écoliers connu sous le nom d' Université de Paris ne date que de l’an 1200; il fut constitué cette année par Philippe-Auguste; ses statuts furent rédigés en 1216 par Robert de Courson, Anglais; le nom d 'université lui fut donné parce qu’il embrassait V universalité des maîtres et des étudiants, à quelque nation qu ils appartinssent (on y distinguait alors 4 nations : France, Picardie, Normandie, An glelerre, remplacée depuis par 1 Allemagne). L’Université n’admit d’abord que deux facultés, celle de théologie et celle des arts (comprenant les lettres et les sciences); on en adjoignit plus tard deux autres, celles de droit et de médecine; ces quatre facultés conféraient les grades (bachelier, ou maître ès-arts, licencié, docteur), et avaient, à leur tête un doyen ; l’Université tout entière avait pour chef un recteur , qui était électif. — L’Université posséda dès l’origine de grands privilèges : elle avait seule droit d’enseigner; elle n’était pas soumise aux juges ordinaires et avait sa juridiction particulière; elle prit (surtout aux xive et xve siècles) une grande part aux affaires publiques , et eut ses représentants aux Etats-Généraux. Quelquefois elle résista aux rois, qui violaientses privilèges, et troubla l’état en suspendantses leçons; mais le plussouvent elle prêta son appui au pouvoir royal ; elle reçut en retour de Charles Y le titre de Fille aînée des rois , et dès lors prit rang après les princes du sang. En théologie, elle défendit constamment les libertés de l’église gallicane, et enseigna de saines doctrines : la Sorbonne, le principal desesétablissementsthéologiq., était l'oracle de l’Eglise de France. L’Université eut <le longues luttes ! à soutenir contre plusieurs ordres religieux auxquels elle contestait le droit d'enseigner , surtout contre les Dominicains, les Franciscains (au xme siècle),

! et les Jésuites (au XVIe); mais elle finit par être j contrainte à partager ce droit avec eux. Elle vit aussi créer peu à peu, soit en France, soit à l'étranger, plusieurs corps enseignants qui lui firent une redoutable concurrence (I oy. ci-après). L’université de paris a eu à sa tête plusieurs hommes illustres, en- 1 tré autres : Pierre d Ailly, Gerson, Rollin, Orévier.

Ge corps a été supprimé en 1790. Après divers es- 1 sais plus ou moins heureux qui avaient été faits sous la République, Napoléon institua, par un décret du 17 mars 1808, sous le nom d' Université de France. un corps enseignant unique, qui embrassait tout l'empire , et qui, avec l'enseignement supérieur,

( comprenait l’instruction secondaire ; cotte grande

UN Kl — 1814 — URBA

institution a survécu à la chute du régime impérial. L’Université de France a pour chef un Grand-Maître, assisté d’un Conseil royal. ; elle se subdivise en 27 académies, dont chacune est régie par un recteur et un conseil académique [V . 1 art. FRANCE, p. (545). L Universiléeut pour 1er grand-maître M. de Fontanes.

Autres universités en France, Outre 1 Université de Paris, la France possédait, avant 1789, plusieurs

Toulouse, fondée en 1229

Caen,

Montpellier,

Valence,

Orléans,

Nantes,

Grenoble.

Bourges,

(transf. en 1454 àValcnce)

Bordeaux,

Angers,

Beims,

Orange,

Douay,

Dole,

Besançon,

(tr. en 1676 à Besançon1!

Pau,

Poitiers,

Nancy,

Universités étrangères.

x'roici le tableau des prin-

cipales, avec

l’annee de leur fondation.

Iles Britanniques.

Baie,

Oxford, 1206 ou 1249

Mayence,

Cambridge, 1229 ou 1257

Tuîiingue,

Saint-André.

Wittemberg,

Glasgow,

(transf. en 18 16 à Halle).

Aberdeen,

Marbourg,

Edimbourg,

Rœnigsberg,

Dublin,

Iéna,

Londres,

Helmstædt,

Italie et

Grèce.

Halle,

Naples,

Gœttingue,

Padoue,

Erlangen,

Rome,

Stuttgart,

Pise,

Berlin,

Florence,

Bonn (formée de

Pavie,

celle de Munster),

Sienne,

Munich (formée de.

Palerme,

celle de Landshut),

Turin,

Zurich,

Parme,

Berne,

Athènes,

Pays-Bas

Espagne et Portugal.

Louvain,

Valence,

Leyde,

Salamanque,

■ Franeker,

Co’fmhre,

Groningue,

Lisbonne,

Utrecht,

Valladolid,

Liège et Gand,

Tolède,

Bruxelles,

Séville,

États du Nord.

Allemagne et Suisse,

Cracovîe,

Prague,

Copenhague,

Vienne,

Upsal,

Genève,

Dorpat,

Cologne,

Moscou,

Heidelberg,

Vilna.

Leipsick,

Sai n t-Pétersbou rg,

UNKF.L, ville des Etats prussiens (prov. Rhénane), sur le Rhin, riv. droite, à 2 kil. N. de Lintz ; 555 hab. Colonnes basaltiques. Bons vins.

UN K 1 A R SK EL ESS 1 , c.-à-d . Fc lie lies des officiers du grand-seigneur, lieu de la Turquie d’Asie, sur la côte orientale du Bosphore, en face de Therapia, un peu au N. E. de Constantinople, est ainsi nommé parce que c’est là qu’on débarque quand on a traversé le détroit en sortant de Constantinople. Les Russes campèrent en ce lieu en 1833 , lorsqu’ils Vinrent au secours du sultan menacé par le pacha d’Egypte, et y signèrent, le 8 juin de la môme année, un traité d’alliance défensive et offensive pour huit ans avec la Turquie : une clause secréte du traité fermait éventuellement les Dardanelles aux puissances européennes, tout en laissant ce détroTl ouvert, ainsi que le Bosphore, à la seule Russie. Les représentations des puissances lésées ont empêché de renouveler cette clause à l’expiration du traité.

UNNA, ville des Etats prussiens (Arensberg), à 20 kil. S. O. de Hamm ; 3,500 hab. Patrie de Daker.

unna, riv. de la Turquie d'Europe, naît dans les Alpes Rinariques, reçoit la Sanna, sépare les États autrichiens de la Croatie turque, et tombe dans la Save près d’Uszticza : cours, 200 kil.

UN'ST (île), une des îles Shetland, la plus au N. de toutes, par 3° 13' long. O., 61° 40’ lat. N. : 15 kil. sur 1 1 ; 3,500 hab. Jaspe, cristal de roche.

UNSTRUTT, riv. des Etats prussiens (Saxe), eou.e au S. E., au N. E., au S. E., arrosant l’ancienne Thuringe, reçoit la Wipper, la Heline, la Helde, la Salza, la Losse, la Géra, etc., tombe dans la Sanie vis-à-vis de Naumbourg : cours, 160 kil. Sur ses bords, Thierry, roi de Metz, défit Hermanfroy, roi de la Thuringe (528); Sigebert, roi d’Austraeie, futdéf. par Radulfe , duc de Thuringe (640).

UNTERWALD ou UNDERWALDEN , c.-à-d. au milieu des forêts, 6e canton de la Confédération helvétique, a pour bornes ceux de Schwitz au N. E., d’Uri à l’E., de Lucerne à l’O., de Berne au S. ; 43 kil. en tout sens ; 25,000 hab. (catholiques). Ce canton estdiviséen’irépubliques ; l’Obwalden,aju S. -U., le Nidwalden, à l’E. (capitales. Sarnen, Stanz) : mais, à la diète helvétique, les 2 républiques ensemble n’ont qu’une seule voix. Montagnes boisées au N.-E. 2 grandes vallées, quelques lacs (entre autres une partie de celui des Quatre-Cantons). Climat âpre, très peu de grains et de pommes de terre, vergers, pâturages, bétail, fromage. Les habitants sont pauvres, simples, apathiques; ils professent la religion catholique. Unterwald est un des trois cantons qui furent le berceau de la liberté suisse (1308).

UPLAND, anc. prov. de Suède, bornée par le golfe de Botnie, la Baltique, le lac Mælar, avait pour ch.-l. Upsal, et a formé le gouv. d’Upsal.

UPSAL, Upsala en suédois, ville de Suède, ch.-l. du gouv. de ce nom, à 62 kil. N. O. de Stockholm, sur le Fyris; 5,000 hab. (sans les étudiants). Arehev luth, (dont le titulaire est primat de Suède). Université , la plus célèbre du Nord (fondée en 1476). Cathédrale, vas-te et belle; bibliothèque très riche, observatoire, théâtre d’anatomie, jardin botanique, collections, etc. Séminaire pour les prédicateurs, académie de Charles, société des sciences, société cosmographique, etc. Upsal est fort ancienne, et a été longtemps résidence des rois de Suède, qui, jusqu’au x* siècle, eurent le titre de rois d' Upsal. Linné, Bergmann y ont professé. — Le gouv. d’Upsal ,’ formé de l’anc. Upland , a pour bornes ceux de Stockholm au S. , de Gefleborg au N. ; le golfe de Botnie le baigne au N. et à l’E. ; environ 126 kil. sur 52 ; 95,000 hab. Fer, carrières. Sol varié.

UR , lieu de la Chaldée, patrie d’Abraham et d. Thaï é. On y entretenait un feu sacré en l’honneur du Soleil. On dispute sur l’emplacemeut de ce lieu • les termes de la Bible [Genèse, ch. 12, v.28) ne permettent môme pasde décider si c’était un paysouuce ville. URAGUAY. Voy. Uruguay.

URANIE (du grec ouranos, ciel), l’une des neuf Muses, présidait à l’astronomie. On la représente sous la figure d’une jeune fille vêtue d’azur, couronnée d'étoiles, et tenant un globe à la main uranie ( VÉNUS ), dite aussi Vénus Céleste, nom donné par les Grecs et les Romains, tantôt ciel pris comme déesse (comme à Carthage, à Tyr en Cypre), tantôt à une Vénus supérieure et idéal ■ qui ne peut être l’objet des désirs matériels . URaNI EN BOURG. Voy. tycho-brahé.

URANUS, le Ciel personnifié, et le plus ancien des dieux, est à la fois le fils et l’époux de la Terre doni il eut dix-huit enfants, entre autres Saturne’ les Cyclopes, les Titans, etc. Ses enfants se révoltèrent contre lui et le mutilèrent. De cette blessure naquirent les Géants, les Erimiyes et les Mélies URBA, Orbe, ville d’Helvétie, capit. des Urbig^ic*

UKBA

URBAIN I (saint), pape, de 223 à 230, subit le | mièrepartie deson règne; mais h fut moins heureux

martyre. On le tôle le 25 mai. — Un autre s. Urbaiu, évôque de Lang-res au v* s., est fêté le 23 janvier.

urbain ii, Eudes ou ü>lun, né eu F rance, a Lagery près de Chàlillon-sur-Marne, avait été d’abord religieux deCluny,etfut nommé évêque d’Ostie par Grégoire VII, qui <• mourant le désigna comme d'urne de iui succeaer. Il fut effectivement élu, en 1088, après la mort do Victor 111, soutint avec vigueur la querelle papale contre l’empire, ruina les prétentions de l’antipape Guibert, et détermina par ses démarches et par sa parole la lr* croisade, au concile de Clermont (1095). 11 mourut en 1099.

URBAIN ni, Hubert Privelli ou Crwelli , avait été fait archevêque de Milan et cardinal par le pape Luce III, fut élu en 1 185, mais ne régna que deux ans, et mourut à Ferrare, après avoir en vain lutté contre l’emnereur Fiedéric 1 (Barbernusse).

urbain iv, Ja -g. PutittUéon , né en 1185 à, Troyesen Champagne, était arrive d'un rang obscur a la dignité de patriarche de Jérusalem, lorsqu’en 1261 on le nomma successeur d’Alexandre IV. Il augmenta le nombre des cardinaux, institua la fête du Saint- Sacrement, offrit à saint Louis la couronne de Na^ pies que ce prince refusa, mais qu’accepta bientôt Charles d’Anjou Sonfrèré. 1) mourut en 1265.

urbain v, Guill. Grimaud ou Grimoard , d’une famille noble du Gévaudan, futéluen 1362 à la mort d’innocent VI, et fut le 6e pape d’Avignon. Quoique Français, il voulut, en dépit de la France, retourner en Italie : il séjourna à nome, de 1367 à 1370, et parvint même à décider l’empereur Charles IV à se rendre en Italie pour y soumettre les usurpateurs des fiefs ecclésiastiques. Mais ce prince étant venu avec des forces insuffisantes, Urbain V se vit obligé de reprendre la route d’Avignon (1370). 11 mou-rut dans cette ville, la même année, en odeur de sainteté. Sa charité, sa justice, sa sévérité à l’égard de la simonie et des mauvaises mœurs n’étaient pas moindres que son désir d’affranchir la papauté de la tutelle française et de lui rendre ses domainesd’Italie. M. Th. Housse! a publié en 1840 à Paris dea Recherches sur la vie et le pontificat d’ Urbain V.

URBAIN V\,°Barthélerni de Priqnano . de Naples, était archevêque de Bari lorsqu’il fut élu, en 1378. Plusieurs cardinaux protestèrent contre son élection, prétendant qu’elle était l’œuvre de la violence, mais en réalité parce qu’il les avait irrités par sa sévérité, et ils élurent à sa place Robert, de Genève , qui alla siéger à Avignon sous le nom de Clément VII : c’est

dans ses différends avec Venise et le Portugal, ainsi quedans la guerre de Castro, qui parutent reprise dans i’intérêt de sa fam. autant que dans celui de l’Etat, e* fut terminée par une paix désavantageuse. Du reste, il remplittoutcequ’onétaitendroitd’atlend. d’un pape aussi éclairé que vertueux. 11 donna une nouv. rédact. à la bulle In cœna Domini (1627), lauçaen 1642, dans une bullenon moinscéfèbre(/>i eminent i),\a.V« condamnation contre les erreurs île Jansénius, approuva l’ordre de la Visitation, supprima, comme contr. aux sainesdoctrin.,l’ordredesJésuitesses,publiasousuni nouvelleforme le Bréviaire romain, etc. 11m. en 1644. Urbain Vllloultivaavecquelquesuccès la poésie lat. et môme la poésie itai.; il corrigea les hymnes de l’Eglise. Ses Poésies ont paru à Rome, 1640, et à Paris, 1642.

URBANIA, Urbinum Metaurense , ville de l’Etat ecclésiastique (Urbin-et-Pesaro), sur le Métaure, à 10 kii. S. O. d’Urbin ; 1,500 hab. Evêché. URBANISTES. Voy. franciscains.

URB1GÉNES, un des quatre grands peuples de l’Helvétie , habitait entre le lac Léman et Aventicum ; ils avaient pour capit. Urba (auj. Orbe).

URB1N, Urbino en italien, Urbinum Horlense des anciens, ville de l’État ecclésiastique, ch.-l. de la délégation d'Urbin-et-Pesaro, à 244 kil. N. de Rome ; 12,000 hab. Archevêché. Citadelle. Ancien palais des ducs. Académie des Assourdis ( Obsurdescentium ), la plus ancienne de l ltalie. Urbin a été la capit. du duché d’Urbin, puis de la légation d’Urbin (jusqu’en i8ül), et fut sous Napoléon le ch.-l. d un arrond. du dép. du Métaure, appartenant au royaume d’Italie. Le célèbre Raphaël, le Baroche, Polydore Virgile étaient d' Urbin. — La délégation d’Urbin-et-Pesaro a pour bornes celles de Forli au N., d’Ancône a? S., etc. .- 75 kil. sur 65; 230,000 hab.

urbin (duché de), entre la Romagne au N., la Marche d'Ancône au S., l’Adriatique à l’E., avait pour capit. Urbin et pour autres villes Pesaro, Sinigaglia, Fossombrone, Urbania, Bobbio, Pergola, Macerata et même Kano. Ce duché (d'abord comté) commença en 1213, et, après avoir été réduit d’abord à la ville d’Urbin, s'agrandit notablement au xiv* siècle. 11 fut possédé d’abord par la maison de Montefeltro, fut un instant envahi par César Borgia (1502), puis passa dans la maison de la Rovère (1508), dont la possession fut interrompue 5 ans par celle de Laurent de Médicis, père de Catherine de Médicis (qu’on nomme quelquefois duchesse d’Urbin), et par celle du pape ^ Léon X (1516-21). Peu après la mort de François-

le commencement du grand schisme. Urbain fut re- Marie il, dernier duc, qui avait légué ses états au connu par la plus grande partie de l’Empire, par la pape, le duché fut incorporé au Saint-Siège (1630. Bohème, la Hongrie, l’Angleterre, la Sicile ; niais la| Comtes et ducs d'Urbin.

France, Naples, l’Espagne se déclarèrent pour son compétiteur. Urbain VI créa 26 cardia., pour remplacer ceux qui s’étaient séparés de lui, prêcha eu 1383 une croisade contreClément VU et ses adhérents, appela de Hongrie àsadéfense Charlesde Duras, lui otfrit la couronne de Jeanne 1, reine de Naples, et l’accompagna à la conquête de ce royaume; mais il ne tarda pas à se brouiller avec ce prince, se retira àNocera,ou deut à soutenir un siégé, puisa Salerne, enfin à Gènes, où il fit arrêter et mettre à mort cinq cardinaux, qui conspiraient contre lui , et ne put rentrer dans Rome qu’après la mort de Ch. de Duras. Il se disposait à s’emparer du royaume de Naples, qu’il regardait comme sa propriété, lorsqu’il mourut, en 1389. Urbain VI lixa à 33 ans les intervalles du jubilé et institua la fête de la Visitation de la Ste Vierge.

urbain vu, J. -B. Castagna. ne fut pape que treize jours, en 1590, entre Sixte Quint et Grégoire XIV'.

urbain v n, Matthieu Barberini, avait rempli avec talent divers emploi importants, lorsqu’il fui élu pape en 1623, à la mort de Grégoire X V. La réunion à l’Etat romain du duché d’I rbin avec scs annexes (1626-31) signala glorieusement la pre

1° Les Montefeltro.

Baonconte, 1213

Montefeltrino. 1238 Gui, 1268

Frédéric I, 1296-1322 (au pape un an).

Nolfo et Speranza, 1323 (au pape de 1 342 à 1 365).

Frédéric 11, 1365

Antoine, 1376

Gui-Antoine, 1404 üdon Antoine, pre¬

mier duc , 1443

Frédéric III, 1444

Guid’ Ubaldo I ,

1482-1508 César Borgia , 1502

2° Les Délia Rovère.

François- Marie 1, 1508-38 Laurent de Médicis , 1516-19

LéonX, 1519-21

Guid’ Ubaldo II, 1538 Fr. -Marie II , 1574-1626

URBINUM, nom de 2 villes d Ombrie, l’une Urbinum Horlense , auj. Urbin; l’autre Urbinum Me murense, au S. O. de la précéd. , est auj . Urbania.

LRCINIUM, v. de Corse, qu’on a jru être Ajaccio.

URFE (Honoré d’^, romancier célébré d’une anc et illustre fam. du Forez, alliéeaux maisons de Lascaris et de Savoie, né à Marseille en 1567, montra de la valeur pendant les guerres de la . Ligue et de l’habileté dans les négociations dont il fut chargé en Savoie et à Venise. 11 passa la dernière partie de sa vie dans la retraite aux environs de Nice, et y com-

URPiA. — 1816 — URSU

posa le cél. roman pastoral de YAslree (1608-18), ou U peignait le bonheur des bergers du Lignon. Le singulier livre fut accueilli avec la plus grande faveur et donna naissance à toute une école de 10manciers bucoliques. D'Urfé mourut avant d avoir achevé son ouvrage (1625). Baro, son seciéUiie , le termina sur les manuscrits de l’auteur, ou d apressa propre imagination. La meilleure édition complètefe YAstrée est celle de Rouen, 1647 5 vol fn-8. - Anne d’Urfé, frère aîné du précèdent, né en 1555 dans le Forez, mort en 1621, avait été

bailli, puis lieutenant-général du Forez

membre du conseil d’état sous Henri IV, dont il était “ra" d pa'lan" enfln, en 1 509 «tant séparé de » femme (la belle Diane de Lhateau-Moiand), il p les ordres. 11 a laissé un recueil de 150 sonnets, intitule /u Diane; 5 seulement ont été imprimées. M. Bernard a publ. en 1839 un livre sur les d’Urlé, gr.in-8.

URGFL ou SEU-DE-URGEL , Oryelum , LJryela , v. d’Espagne (Barcelone), sur la Sègre, à 45k. S. O. de Puycerda ; 2,650 hab. Evêché ( qui a l’Andorre dans son diocèse). Citadelle importante. Cette ville est très ancienne. Au ive siècle, elle devint un comté

de la Marche d’Espagne ; sous Charles-le-Chauve, ce comté fut compris dans le marquisat de Barcelone; il fut réuni au xv* siècle à l’Aragon. Les F’rançais prirent Dr gel en 1704, 1809 et 1823. Voy. Andorre.

UR1, Uronia , 6* canton de la Confédération helvétique, entre ceux de Schwitz au N., du Tessin au S. E., de Claris et des Grisons à l’E., du Valais, de Berne et d’Un.erwald à 10. : 54 kil. du S. au N., 24 de largeur moyenne ; 15,000 hab. Ch.-l., Allort. Tout en vallées et environné de hautes montagnes;

la Reuss y coule ; une partie du lac des Quatre-Cantons (dite lac il'Uri) y est comprise. Climat assez doux. Bétail , fromages. Les habitants sont bons, simples, pauvres; ils sont catholiques. Ce canton est un des trois qui se révoltèrent ronlre l’Autriche en 1308, c’est celui qu’habitait Guillaume Tell.

URIAS sinus, auj. golfe de Manfredonia , golfe de la mer Adriatique, sur la côte de l’Apulie.

URIE , mari de Bethsabée , servait dans l’armée de David. Ce prince ayant conçu pour Bethsabée une passion criminelle, envoya Urie au siège de Rabbath et donna ordre de l’exposer à l’endroit le plus périlleux. Urie périt en combattant.

UR1EL, c.-à-d. en hébreu lumière ou feu du ciel , l’Ange du Midi, selon les rabbins, est un des ministres de la justice divine.

URQU1J0 (Mariano-Louis, chevalier d’), ministre espagnol, né en 1“ 68 à Bilbao (Biscaye), m. en 1817, fut chargé par Ch. IV du portef. des aff. étrangères lors de la retraite de Saavedra (1798). Il encouragea l’industrie, fit des efforts pour relever la marine, introduisit la vaccine en Espagne, réprima beaucoup d’abus, voulut abolir l’inquisition, mais s'attira par là de puiss. ennemis; disgracié dès 1800 par les intrigues de Godoi, il fut jeté dans les cachots de Pampelune. Ilrentraau pouv. quand Joseph (Bonap.) eut été nommé roi d'Espagne. Il vint, après la chute de Joseph, se fixer à Paris.

URRAQUE, reine de Castille, fille aînée d’Alphonse VI, et sœur de Thérèse, comtesse de Portugal , fut mariée d'abord à Raymond de Bourgogne (qu’Alphonse VI fit comte de Galice), puis en 1109

au roi d’Aragon et Navarre, Alphonse-le-Batailleur (Alphonse I en Aragon, Alphonse Vil en Castille), mais se fit détester de cet époux tant par sa conduite licencieuse que par la ténacité avec laquelle elle soutint ses droits de reine dès qu’Alphonse VI, son père, fut mort sans enfant mâle (1109). Elle destitua le vice-roi nommé en Castille par son mari, mais ne put empêcher ce dernier de se former un puissant parti dans ce royaume ; elle fut prise et enfermée à Castellas (en Aragon) ; mais elle s’échappa, et demanda au St-Siége l’annulation de son mariage Al¬

phonse VII , après une réconciliation momentanée, la répudia publiquement (11 11). Réduite à prendre les armes pour le chasser de ses étals , elle fut battue à Sepulvéda, et se retira en Galice. 11 lui restait de son premier mariage un fils, Alphonse Vlll ; elle le fit proclamer roi (1112) , et gouverna ou plutôt laissa gouverner en son nom son amant le comte de Lara. Enfin, en 1122, les grands de Castille arrêtèrent le favori, et donnèrent la réalité du pouvoir à Alphonse Vlll. Urraque ne céda qu après avoir fait la guerre à son fils, et mourut 4 ans après au couvent de Saldanha, où elle avait été entérinée.

URS1NS (les), ou ORSINI, célèbre maison italienne, a fourni à l’Eglise plusieurs papes. F. ORSINI.

ursins ( Anne-Marie de la trémoille , pr incesse des), née en France vers 1643, épousa d’abord en France le prince de Talleyrand - Chalais, qu’elle suivitenexil,eten 2r*nocesaRome, en 1 67 5, leducde Bracciano Orsini, chef de la puissante famille des Ursins, qui la laissa bientôt veuve et immensément riche. Nommée camarera-mayor de la jeune reine d’Espagne , lre femmede Philippe V ( 1 70 1 ) , elle ne tarda point à prendre un ascendant sans bornes sur cette princesse, qui elle-même en avait beaucoup sur le roi, de sorte qu’elle les gouverna tous deux, et régna véritablement sur l’Espagne. Elle voulait soustraire ce royaume à la tutelle de la France; aussi ne put-elle longtemps marcher d’accord avec la cour de Versailles. Après avoir fait renvoyer plusieurs généraux et ambassadeurs français, elle reçut elle-même de Louis XIV l’ordre de quitter l’Espagne (1 704). La retraite ayant modifié ses idées, elle accepta les conditions qu’on lui fil, et travailla dès lors dans le sens français, non pourtant sans être parfois encore en désaccord avec Louis XIV. C’est elle qui fit rappeler de Madrid le duc d’Orléans, qu’elle accusait de viser à la couronne d Espagne. Elle prétendait obtenir en récompense de ses travaux une souveraineté dans les Pays-Bas; elle voulut même faire de cette concess. une desclauses du traité d’Utreclit(l7 13), mais elle ne put la faire accepter. A la mort de la reine d’Espagne (1714), la princesse des Ursins donna pour 2e femme à Philippe V Élisabeth Farnèse, croyant trouver en elle une princesse frivole et sans caractère , sous le nom de laquelle elle gouvernerait. Mais à peine celle-ci étaitelle entrée en Espagne qu’elle fit conduire la princesse des Ursins hors de la frontière. Louis XIV ne la reçut qu’avec la dt rn. froideur. Elle alla se fixer à Gênes, puis à Rome, où elle vécut des pens. que lui payait l’Espagne. Ne pouvant, malgré son âge, se résigner à l’inaction, elle tint la maison du prétendant J. Stuart. Elle m. à Rome en 1722. Sa Corresp. avec Mn,edeMaintenonaété publ. en 1 826.4 vol. in-S.

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