‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 1106 sur 1261 · URSINS (JUVÉNAL OU JOUVENEL DES) . V. JUVENAL · texte numérisé non relu

URSINS (JUVÉNAL OU JOUVENEL DES) . V. JUVENAL

URSINUS (Fulvius). Voy. orsini (ftjlvio).

URSO, GenMaCrn'orwm,v.deBétique,auj.ossuNA.

URSULE (sainte), vierge et martyi e, fille , à ce qu’on croit, d’un prince de la Gr -Bretagne, fut mise à mort par les Huns, près de Cologne, vers 384, avec plus, autres filles qui l’accompagnaient. On l’honore ie 21 oct. Plusieurs écriv. ont dit, d'après les Légendes, que les compagnes de Ste Ursule étaient au nombre de onze mille ; mais le martyrol. rom. porte seulement Ursule et ses compagnes, sans déterminer de nombre. Les opinions sont partagées sur l’explicat. de cette tradition.

URSULINES, religieuses placées sous l’invocation de sainte Ursule, furent inst. tuées en 1537 par sainte Angèle de Rrescia pour l'éducation gratuite des jeunes personnes, et furent soumises, en 1572, à la règle de saint Augustin et à la clôture. En 1604, les Ursulincs s'établirent à Paris par les soins de Marie L’Huillier, comtesse de Sainte-Beuve, qui en obtint l’autorisation de Paul V, en 1612. Cet ordre se multiplia promptement en France. Avant 1 789, il comptait 11 provinces et plus de 300 couvents.

USHE

URUGUAY, riv. de l’Amérique du Sud , naît au Brésil (Rio-Grande-do-Sul), puis forme la limite de la république de l'Uruguay etdes Prov. -Unies du Riode-la-Plata, coule 1 ,400 kil. au S. O. , et se réunit au Rio-de-la-Plata par 34° lat. S., près de l’emb. du Parana. Affluents, le Negro, l'Ybicuy, l’Yguy, etc.

Uruguay (République de P), dans l’Amérique du Sud, entre l’empire du Brésil et le territoire neutre au N., l’état d’Enlre-Rios à 10., l’Océan Atlantique à l’E., et le Rio-de-la-Plata au S., s’étend de 55° à 61° long. O., et de 30° à 33° lat. S. : environ 550 kil. de l'E. à 10., 500 du S. au N. ; 100,000 hab. Capit., Montevideo. Division, 9 départ. (Montevideo, Maldonado, Canelones, San-José, Colonia, Soriando, Paisandu, Duragno, Cerrolargo). Le territoire de l’Uruguay se compose en partie de vastes solitudes traversées par l’Uruguay : mais le sol en est fertile, et la position du pays entre le Brésil et la Confédération de la Plata le rend très important : aussi ces deux puissances s’en sont-ellesdisputé la possession. — Ce pays faisait jadis partie de la vice-royauté espagnole de Buénos-Ayres, sous le nom de Banda Orientale ; il fut ensuite dominé neuf ans (1816-1825) par Artigas (qui envahit le Buenos-Ayres et désola le Paraguay), passa en partie sous la protection brésilienne en 1821 et forma la province Cisplatine du Brésil, mais se révolta en 1825 contre cet empire, à l’aide de Buénos-Ayres, et fut reconnu en 1828 république indépendante. La république d’Uruguay a eu depuis, avec l’état de la Plata, de continuels démêlés qui ne sont pas même encore terminés (1846).

URV1LLE (dumont d’), contre-amiral, né en 1790 à Condé-sur-Noireau , fit partie d’une expédit. dans la mer Mo*re en 1819-1820, rapporta de Milo la belle Vénus de Milo qui décore aujourd’hui le Mus du Louvre; accompagna en 1822 le capit. Luperrey dans un voyage de circumnavigation , publia à son retour divers mémoires scientifiques et une Flore des Malouines (en latin), fut nommé en 1826 capitaine de frégate, reçut à la même époque le commandement des deux corvettes Y Astrolabe et la Zélée , avec mission d’explorer l’Océanie, reconnut dans l’île de Vanikoro [Voy. ce nom) le lieu où avait péri l’infortuné Lapérouse, rassembla une foule de matériaux précieux pour la géographie et la botanique, fit paraître, sous le litre de Voyage de l'Astrolabe (13 vol. in-8, 1830 et années suivantes), le résultat de ses recherches; entreprit en 1837 un nouveau voyage, explora les mers australes, poussa fort avant vers le pôle antarctique, en affrontant les plus grands périls au milieu des glaces, découvrit quelques nouvelles terres, notamment la terre Louis- Philippe et la terre Adélie , et lut à son retour créé contre-amiral (déc. 1840). Après avoir échappé sur mer à tant de dangers, il périt avec toute sa famille dans l’affreuse catastrophe qui eut lieu au chemin de fer de Versailles, le 8 mai 1842. Son Voyage au pôle Sud a paru en 1842-1848.

USEDOM (île) , île de la mer Baltique , sur les côtes de la Poméranie, immédiatement à l’emb. de l’Oder, à 1 O. de l’île de Wollin, dépend de la Prusse : 50 kil. sur 22; 10,500 hab. Ch.-l., Usedom (1,100 hab.). — Un cercle de la Poméranie porte le nom d’Usedom-et-Wollin, et a pour ch.-l. Swinemünde.

USHER (Jacq.), en latin Usserius , prélat anglican, né à Dublin en 1580, mort en 1656, fut successivement professeur de théologie à l’université de Dublin (1607), chancelier de l'église de Saint- Patrick, évêque de Meath, archevêque d’Armagh, membre du conseil privé, montra contre les Catholiques un zèle voisin du fanatisme, et, quand la révolution d’Irlande éclata (1648), se vit privé des revenus de son archevêché et contraint de se réfugier en Angleterre, où il mourut huit ans après. Il est surtout célèbre comme historien et chronologiste. C’est lui qui a fixé l’an 1" du monde à 4004 !

UTRE

av. J.-C., et ce calcul a été longtemps le plus universellement suivi. Il est consigné dans ses Annales Veteris et Novi Testamenli. Londres. 1650-54; nari3. 1673. Ou a encore de lui : Bntannicarum ectlesiu- ”wnariti(/ui taies, ou\ra.ge qui fut condamné à Rome.

US1NGEN, bourg du duché de Nassau, à 36 kil. N. E. de Wiesbaden ; 1,700 hab. Château et parc. Usingen a donné son nom à une branche auj. éteinte de la maison de Nassau. .Voy. Nassau.

US1P1ENS ou US1PÉTES, peuple de la Germanie, au N. O., près du Rhin, entre les Bructères au N. et les Marses au S., habitait le comté actuel de Zutphen.

USK, riv. d’Angleterre, naît dans le pays de Galles (Brecknock), puis arrose le comté de Monmouth, baigne Abergavenny, Usk, Newport, et se jette dans le canal de Bristol. Cours, 110 kil.

USKOKS, association d’aventuriers qui, pour la plupart, avaient quitté les provinces du N. O. de la Turquie (Servie, Bosnie, Croatie, Albanie), sous prétexte de religion, s’établit à la fin du xvi* siècle d’abord à Clissa, puis à Zengh, sous la protection de l’Autriche, inquiéta quelque temps les Ottomans, et exerça la piraterie, sans épargner même les chrétiens. Les Turcs ne parvinrent à les détruire qu’après une longue guerre (1592-1606).

USKUP , v. de Turquie d’Europe. Voy. ouskoub.

USSEL, ch.-l. d’arr. (Corrèze), à 61 kil. N. E. de Tulle; 4,135 hab. Tribunal de 1T* instance : collège communal. Chanvre, étoffes de laine ; tanneries. Jadis ch.-l. du duché de Ventadour. — L’arr. d Ussel a 7 cant. (Boit, Bugeat, Aygurande, Meymac, Neuvic, Sornac et Ussel), 74 cornai., et 59,540 hab.

USSERIUS. Voy. usher.

USSON, ville du dép, du Puy-de-Dôme, à 9 kil. E. d’issoire; 800 hab. Jadis château extrêmement fortifié et résidence des comtes d’Auvergne. Marguerite de France, première femme de Henri IV, y habita vingt ans. 11 fut rasé en 1634.

USTAR1TZ, ch.-l. de cant. (Basses-Pyrénées), à 20 kil. S. de Bayonne; 2,154 hab. Laines, clouteries, verreries, etc. Patrie de D.-J. Carat.

UST1CA u OS1 EODE, île de la mer Tyrrhénienne, au N. O. de la Sicile, à 10. de Lipari.

USUARD, religieux de l’abbaye de Saint-Germaindes-Piés sous Charles-le-Chauve, mort vers 897, fut envoyé en Espagne, rapporta de Cordoue des reliques de saints, et fut à son retour chargé de rédiger un nouveau Martyrologe . Cet ouvrage fut imprimé dès 1475 à Lubeck; la meilleure édition est celle de Sollier, Anvers, 1714, in— fol.

UTICA, ville des Etats-Unis (New-York), sur la Mohawk et le grand canal Erié, à 150 kil. N. O. de New-York ; 10,000 hab. Académie. Commerce actif.

UTIEL, ville d’Espagne (Cuença), à 130 kil. S. E. de Cuença; 6,000 hab. Savon, toile, soieries.

UTILITAIRES. On nomme ainsi les disciples de l’économiste anglais Bentham, parce qu’ils ne reconnaissent pour principe de la morale que l’utilité.

UTIQUE, Ihica , v. de l'Afrique propre (dans la régence actuelle de Tunis), sur la mer, au N. O. de Carthage, fut, après la ruine de Carthage, la capit. de la prov. d’Afrique. Elle était aussi une colonie de Tyr Le second Caton, dit ù U tique, s’y tua.

UTRAQUISTES, sectaires hussites ainsi appelés parce qu’ils communiaient sons les deux espèces. On les nomme aussi Culixtins. Voy. ce nom.

UTRECHT, Trujectum ad Rkenum, Trajectum vêtus des anciens, Ullrajectum en latin moderne, villedu roy. de Hollande, ch.-l. de la prov. d’Utrecht. sur le Rhin, à 45 kil. S. d’Amsterdam, à 50 kil. E. de La Haye; 36,000 hab. Université fondée en 1636 ; collections et grands établissements scientifiques. Velours, tapis, etc. — Ane. cap. de l’évêché d’Utrecht (longtemps souverain], érigé en archevêché en 1559. On nomme Union d'Ulrechi le pacte j^ar lequel les

Page 1