‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 1109 sur 1261 · YALE · texte numérisé non relu

YALE

aussi d’être salué auguste eu Thessalie, mais fut égorgé par ses soldats au bout de six semaines (261).

VALENSOLE, ch.-l. de canton (Basses-Alpes), à 48 kil. S. 0. de Digne; 3,284 hab.

VALENTIA (Pierre de), jurisconsulte espagnol, né à Cordoue en 1654, d’une famille originaire de Zafra (Estramadure), mort en 1020 à Madrid, historiographe de Philippe 111, était fort instruit dans les langues et la philosophie anciennes. On a de, lui, sous le titre d ' Academica, site de Judicio erga verum , un excellent ouvrage qui contient 1 exposé et la discussion des différentes opinions relatives à la certitude et qui sert de commentaire aux Académiques de Cicéron. — 11 ne faut pas le confondre avec Gregorio Valentia , jésuite (1661-1003), quia laissé des commentaires sur la Somme de saint Thomas et des ouvrages de controverse.

VALENTIA, auj. Valence, v. de Gaule, chez les Segalauni. — V. d Hispanie, chez les Edetani. V. valence.

VALENT1E, Valentia, province du diocèse de Bretagne, la plus au N., mais au S. de la Calédonie, fut soumise par les Romains dès le temps d’Antonin et de Sévère : sous Valentinien 1, Théodose,, père del’emp1. dece nom, la conquit de nouveau. Elle comprenait les comtés de Northumberland, Durham, Cumberland, Westmoreland, et le N. de celui d’York.

VALENTIN (le), château royal des États sardes, à 1 kil. S. E. de Turin, fut commencé vers 1650, sous la domination française par René de Birague, président du parlement de Turin, et devint ensuite un lieu de plaisance pour les princes de Savoie.

VALENTIN (saint), prêtre d’Italie, subit le mart. à Rome en 270 ou à Terni en 306. Ou l'hon. le 14 fev.

Valentin , hérésiarque égyptien du IIe siècle, mort en 161. 11 avait, voulu être évêque, mais n’ayant

f)U y réussir, il se sépara de l’église et forma vers 'an 140 une des sectes connues sous le nom de Gnostiques. Il eut des succès en Egypte, mais s’étant rendu à Rome sous le pape Hygin, il se vit presque isolé, et fut excommunié (143). Il retourna en Orient et y propagea sa doctrine. Adoptant en parie les erreurs de Basilide, Valentin enseignait une espèce de syncrétisme mystique où l’on trouvait confondus avec les principes du christianisme quelques dogmes du platonisme et de la philosophie orientale.

Il imaginarl deux mondes, l’un visible, l’autre invisible. Dans celui-ci il distinguait un espace infini et lumineux, qui n était autre chose que Dieu, du sein duquel émanaient trente essences divines, éternelles, qu’il nommait Æons , au nombre desquelles figuraient Vespnt, la vérité , le verbe , la vie, la foi , l 'église. Le monde visible doit sa création à un ouvrier de nature secondaire, le démiurge, qui seul e3t coupable des imperfections qu’on y remarque.

Valentin (Basile) , célèbre alchimiste, 1 un des fondateurs de la chimie et de la pharmacie. En cherchant la pierre philosophale, il a fait quelques découvertes utiles; il s est surtout occupé de 1 antimoine, et a fait connaître les propriétés médicales de cette substance. On ne sait rien de certain sur sa vie ni même sur son nom. On croit qu'il naquit à Erfurt en 1394. 11 est plus probable que ce personnage n’a jamais existé, et que son nom (qui veut dire régule puissant , dénomination du mercure chex les chimistes), n’est qu'un voile sous lequel s’est caché quelque alchimiste du xv« siècle. Ses ouvrages, originairement écrits en allemand, furent traduits en latin et dans plusieurs langues vulgaires. Les principaux sont : De microcosmo, Marbourg, 1609; Azulh sive Aurélia occulta, Francfort, 1613, OÙ il traite de la pierre philosophale; / ractica, unacum duodecim clavibus, Francfort, 161 8 (trad. en français sous ce titre : les Douze ciels de la philosophie, traitant de la vraie médecine métallique, 1660)* Currus triumphahs anlimonii, 1624, etc. VALENTIN E YTîSGONTI ou valentine de milan,

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