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YALG
VAISON , Vasio , ch.-l. de cant. (Vaucluse) , près de l’Ouveze,' à 25 kil. N. E. d’Orange ; 2,602 hab. Ane. évêché. — Ane. capitale des Vocontii : importante sous les Komains. Patrie de Trogue-Pompée.
VA1SSETTE (dom Jos.), savant fiançais, né en 1685 à Gaillac près d’Alby , mort en 1756 , fut d’abord procureur du roi , quitta cette place pour se faire Bénédictin, afin de se livrer librement à ses goûts studieux, fut appelé en 1 7 1 3 à l’abbaye de Saint-Germain, et s’appliqua tout entier à la composition d’ouvrages historiques ou géographiques de la plus haute importance. Le plus remarquable est son excellente Histoire générale du Languedoc , Paris, 1730-45, 5 vol. in-fol. , dont il donna luimême un abrégé, Paris, 1749, 6 vol. in— 1 2.
VA1ZE ou VA1SE, faubourg de Lyon, au N. O., sur la droite de la Saône ; 6,000 hab.
VAKHTANG, nom de plusieurs rois de Géorgie, dont l’un fonda la ville de Tiflis au v* siècle. Le plus célèbre, VakhtaugV, régna de 1703 à 1721. Pourconserver le trône, il feignit de se faire musulman, mais il ne tarda pas à revenir au christianisme. 11 réprima les incursions des Lesghiz et des Tartares du Caucase ; mais trop faible pour résister au puissant Nadir, il se relira en Asie et mourut à Astracan. 11 fut le dernier prince de la dynastie des Pagratides. On lui doit une Chronique universelle de Géorgie (dont on conserve plusieurs manuscrits à Rome et en Russie), et une Description des pays Caucasiens (en partie publiée par Klaproth),
VaLAouwala, fils du comte Bernard et cousin de Charlemagne , lut inlenuaiil du palais de ce prince, puis quitta brusquement la cour pour le cloître, et fut fait abbé de Corbie, tout en conservant une grande influence à la cour. Louis-le-Débonnaire lui sonfia l’éducation de son fils Lothaire. Vala eut le tort d’exciter 1 ambition du jeune prince ; il le poussa à la révolte contre son père, et eut part à la déposition de Louis en 833. L’empereur, rétabli sur son trône, fit enfermer Vala dans une forteresse, sur le bord du lac Leman.il tn.en 83b à Bobbio.
VALACH1E ou VALAQU1E, Ak-lflak en turc, partie de l'anc. Dacie Trajane, princip. de l’Europe orient,., longtemps province de Turquie, a pour bornes au S. et à l’E. le Danube qui la sépare de la Bulgarie, à l’O. la Servie et la Hongrie, au N. la Transylvanie et la Moldavie, et s étend de 17° à 24° long. E. ; 2,500,000 hab. Capitale, Bukharest. Division , deux grandes parties, la Grande et la Petite-Valacliie. Rivières, outre le Danube : Aluta, Ardjich, Jalomnilza, Sereth. Climat chaud et humide ; montagnes au N.; sol varié, fertile en général ; longues et belles vallées , superbes plaines; grains, légumes, tabac, bétail et chevaux. Mines d'or qu’on n’exploite pas. Les hab. sont du culte grec schismat.; leur langue est le valaque ou roumouni , formé du latin et du slave. Le gouv. est une monarchie à vie ; le souverain se nomme hospodar; il paie tribut à la Porte, mais à cela se réduit sa dépendance. — La Valachie , comprise dans la Dacie conquise par Trajan, reçutdes colons romains , fut envahie par les Goths vers le temps d’Aurélien , puis fut occupée par les Huns, Avares, Bulgares, Pelchenègues, Oulses, et finalement devint, en 1290, un royaume particulier, qui fut tantôt uni à la Moldavie ou vassal de la Honcrrie, tantôt indépendant. Mahomet II en lit une province de l’empire ottoman (1463), mais en lui laissant sea propres lois, et en ne gardant, outre la suzeraineté, due le droit de nommer et de déposer le chef de l’état (ce chef fut dep. 1716 choisi parmi les Grecs Fanariotes). La dépendance devint plus complète au Commencement du xvi* siècle. Sous Pierre-le-Grand (.1707), les Valaques commencèrent à nouer des intelligences avec la Russie , et cette puissance n’a
le traité de Passarovifz (1 7 18), mais celui de Belgrade la rendit aux Turcs (1739) Enfin, en 1829, le traité d’Andrinople la plaça sous la protection de U Russie. Les hospodars qui ont gouv. depuis sont: Grég. Ghika,m.en 1834; Alex.Ghika déposé en 1842; George Bibesco, remplacé en 1849 par son frère Styr-bey.
VALAIS, Wallis en ail., Vallis Pennina en lat,. 20* canton de la Confédération helvétique , entre ceux de Vaud et Berne an N.. d’Uri et du Tessin au N. E., et les Etats Sardes; 81,000 h. (cathol.). Cap., Sion. Division, Haut et Bas-Valais. Tout le pays n’est qu’une immense vallée (d’où son nom); il est traversé par le Rhône, et est entouré de très hautes montagnes (Rosa, Cervin, Mœnch, Jungfrau, Grimsel, grand Saint-Bernard, Simplon, etc.). Grains, safran, légumes, fruits exquis, raisin de qualité supérieure. Pâturages, gibier nombreux. Mines d’or, argent, fer, cuivre, plomb, cobalt; houille, marbre. Les habitants appartiennent à deux races, la française et l’allemande. Beaucoup sont goitreux. — Le Valais a successivement appartenu aux Romains, aux Bourguignons, aux Francs, a fait ensuite partie du roy. de Bourgogne Transjurane, puis du roy. d’Arles ; il se divisa plus lard en Bas-Valais(aux comtes de Saet Haut- Valais (soumis àj’évêque de Sion). En
voie
1476 l’évêque de Sion,WalterdeSupersax,aidé par un corps de Bernois, fit la conquête lu Bas-Valais. Dès lors les deux parties du Valais se réunirent et formèrent une république, qui fut l’alliée des 13 cantons .suisses. En 1801, cette république, s’étant séparée de la Suisse, se mit sous la protection de la France. En 18 JO. elle devint le dép. du Simplon, qui eut pour ch.-l. Sion. En 1814. elle forma un des 22 cantons. Déchirée par la guerre civ. en 1844 et 1847.
VALANGlN, bourg de Suisse. \oy. vallangin.
VALAQUE- 1LLYU1EN (district), district régimentaire des États autrichiens, dans le gouv. des Confins militaires (généralat du Banal), entre le comilat de Krassova, la Servie et la Valachie; 80,000 hab. Villes; Karansebes, Mehadia, etc.
YALARSACE, roi d’Arménie. Voy. tigrane /I.
YALART (Joseph), humaniste, né en 1698 à Hesdin (Artois), mort en 1781, se fit abbé, fut professeur et précepteur dans diverses maisons, et enfin à l’école militaire à Paris. On lui doit des éditions classiques d’un grand nombre d’auteurs (Ovide, Végèce , Frontin, Horace, Celse, Cornelius-Nepos , Quinte-Curce, César, etc.), une Grammaire latine , 1736, une Grammaire française, 17 42, etc.
VALAZË (Ch. - Eléonor dufriche de), membre de la Convention, né en 1751 à Alençon, fut d’abord lieutenant, puis quitta le service et s’occupa d’économie politique , de législation et de littérature, jusqu’à la révolution. 11 en adopta les principes, fut envoyé en 1792 à la Convention par le dép. de l’Orne, prit parti pour les Girondins, rédigea le rapport dans le procès de Louis XVI, s'éleva contre Marat et Robespierre, fut compris dans la proscription des Girondins le 2 juin 1 793, et condamné à mort le 30 octobre , par le tribunal révolutionnaire; il se perça d’un poignard au prononcé de l’arrêt.
VALBONNAJS, ch.-l. de cant. (Isère), à 37 kil. S. E. de Grenoble; 1,405 hab.
VALCKENALR (Louis-Gaspard), philologue hollandais, né en 1715 à Leeuwarden ^en Frise), mort en 1785, élève d’Hemslerhuys , fut co-recteur au gymnase de Campen, professeur de langue grecque, puis d’antiquités grecques, à l’université de Franeker (1741), passa à celle de Leyde comme professeur de langues et d'antiquités grecques, puis d’histoire hollandaise, et forma un grand nombre d’élèves distingués. Il a donné des éditions estimées de V Hippolyti et des Phéniciennes d'Euripide, de Callimaque, de Tliéocrite, d’Ammonius [de Vocabulorum differenliû )
cessé depuis de convoiter la possession de leur pays, et autres grammairiens grecs, etc., et a laissé divers La Valachie jusqu'à l’Aiuta fut cédée à l’Autriche par j ouvrages originaux, réunis bous le titre d Opuscula
VALD — 1821 — YALE
/ nilologica , critica et academica. On y trouve beaucoup d'idées neuves. — V. walcxENaer, au Supp/ém.
VàLDAI (monts) , très petites collines en Russie d Europe (Novogorod), courent environ 500 kil. vers le S. , limitant à l'O. le bassin du Volga; elles n’ont guère que 300 mètres de haut. Fer, cuivre.
VALDEMAR 1, dit le Grand , roi de Danemark, né en 1131, était fils de Canut Lavard, roi des Obotrites ou des Vénètes, et petit-fils d’Eric III. A la mort d’Eric V il fut un des 3 compétiteurs qui disputèrent sa succession (1147); il finit par l’emporter ■3ur ses deux adversaires, Canut V et Suénon 111, et resta en 1157 seul maître de tout le Danemark! II entretint des relations amicales avec l'empire, força les princes de Mecklernbourg à renoncer à leurs prétentions au trône (1166), dirigea contre les pirates de la Baltique une foule d’expéditions glorieuses, conquit l’île de Rugen, où il détruisit le culte d'Hertha et celui de Svantovit (1168); força le roi de Norvège (MagnusVl) à signer un traité humiliant, et fit rédiger les deux codes dits Loi de Scanie et loi de Seeland. Il mourut en 1181.
valdemar il, dit le Victorieux , fils puîné de Valdemar 1, succéda en 1202 à son frère aîné Canut VI, conquit le Holstein, se fit confirmer par l’empereur Frédéric 11 dans la possession de tous les pays slaves au S. et à l’E. de l’Eyder et de l’Elbe qu’avaient acquis ses prédécesseurs ; fit en Suède et en Norvège des expéditions glorieuses, acquit la Prusse en 1210, subjugua une partie de l’Esthonie ( 1 2 1 9), y fonda Revel et Narva, et se vit à la tête de la plus puissante marine qui existât alors (1,400 vaisseaux). Fait prisonnier en 1223 par le comte Henri de Schwerin , il n’obtint la liberté qu’après deux ans et à des conditions onéreuses. En 1240, il fit re viser les lois de Scanie et de Seeland, et publia un nouveau code pour les autres provinces. Il mourut en 1241, laissant 3 fils, Eric VI, Abel, Christophe I, qui régnèrent tous trois après lui. — Valdemar 111, son fils aîné, qu’il avait de son vivant nommé corégent (de 1219 à 1231), était mort avant lui.
valdemar iv, 2e fils de Christophe II , était en Bavière lorsque mourut son père (1334), et y resta encore quelques années. En 1340, il vint avec une armée de Bavarois et de Souabes, et rentra successivement en possession du Slesvig, de Seeland et autres îles du Jutland (1340-44), mais il céda au roi de Suède et Norvège Magnus II le Halland, la Scanie, la Blekingie (1343). En 1347, il vendit l’Esthonie à l’ordre Teutonique, et avec l’argent que lui valut cette vente, il racheta nombre de domaines encore engagés (1348). Les grands, effrayés de son pouvoir, se révoltèrent plusieurs fois (1353 et 1357), et appelèrent à leur secours les ducs deMecklembourg et de Saxe-Lauenbourg. Valdemar ne les soumit qu’en 1360. 11 venait alors de reprendre à la Suède les 3 provinces qu’il lui avait cédées; il conquit encore les îles d GEland et de Gothland, mais il s’attira ainsi la guerre avec les rois de Norvège et de Suède, avec la Hanse et plusieurs princes allemands ; il rompit cette ligue par le mariage de Marguerite sa fille avec le roi de Norvège Haquin VII ; une 2e ligue s’étant formée contre lui en 1368, il fut secouru par l’empereur Charles IV, mais fut forcé de faire de grands sacrifices pour sauver ses états. 11 mourut en 1376 , sans enfant mâle, et laissant deux filles, lngeburge et Marguerite. Il eut pour successeur le fils de Marguerite, Olof II de Norvège.
valdemar, roi de Suède, le 1er de la dynastie des Folkungs, fut élu en 1250, à la mort d’Eric XI, son oncle maternel, et gouverna d’abord conjointement avec son père, le cél. com e Birger. 11 se déshonora par ses mœurs dissolues, entreprit, pour effacer ses torts aux veux de l'opinion, un pèlerinage à Jérusalem (1272), confia en partant l'administration à son 2e fils Ma- Snus; trouva au retoar, en 1276, des trames per¬
fides ourdies contre lui, ce qui causa une guerre civile, fut vaincu, puis abdiqua, ne se réservant que le duché de Colhie ; mais bientôt il reprit les aimes, fut encore battu, se réfugia en Danemark (1278), et finit par être arrêté et mis en prison par ordre de Magnus (1288). Il y mourut 5 ans plus tard.
VAL-DE-OL1VAS, ville d Espagne (Cuença), à 44 kil. N. O. de Cuença ; 2,700 hab. Cli.-l. du duché de l’Infantado.
val-de-penas, ville d’Espagne (Manche), à 38 kil. S. E. de Ciudad-Réal ; 10,000 hab. Palais des mar-* quis de Santa-Cruz. Bons vins.
VALDERIES, ch.-l. de cant. (Tarn), à 12 kil. N. E. d’Alby ; 1,709 hab.
VALD1V1A, riv. de l’Amérique du Sud, sort des Andes à 10., entre dans le Chili, passe à Valdivia et se jette dans le Grand Océan : cours, 250 kil.
valdivia, ville et port du Chili, au milieu de l’Araucanie, par 75° 46’ long. O., 39° 51’ lat. S., à 340 kil. S. de la Concepcion. Fondée en 1551 par Pierre de Valdivia, et plusieurs fois détruite et relevée. Prise par lord Cochrane en 1820. Ravagée par un affreux tremblement de terre en 1837.
VALDIVIA (Pierre de), un des compagnons de Pizarre, s’était acquis le renom de bon officier en Italie ; en Amérique , il seconda Pizarre contre Almagro, eut une part essentielle à la défaite du dernier , obtint à sa place le gouvernement du Chili , dont bientôt il acheva la conquête , et où il bâtit Santiago. Ramené dans le Pérou par les troubles qui agitaient cette province après la mort de Pizarre (1541), il prit parti pour Gonzalès, frère de celui-ci, contre Nunez de Vêla, représentant du roi d’Espagne, mais ensuite il rentra dans le devoir, aida au triomphe de La Guasca sur les rebelles, et gagna ainsi le titre de capitaine-général du Chili et de tout le pays qu’on pourrait soumettre au sud du Pérou. Valdivia s’enfonça dans le pays , cherchant de l’or et subjuguant les tribus sur son passage, fonda les villes de la Concepcion, de Villa Impériale, de Villarica, de Valdivia, mais il finit par être attaqué en 1559 par les intrépides Araucans, qui le vainquirent, le firent prisonnier et l’assommèrent.
VALDO (Pierre de vaux, ou) , Peirus de Valdo , hérésiarque, était un marchand de Lyon, natif de Vaux près de Lyon. Devenu très riche, il quitta le monde’ vendit ses biens, en donna le prix aux pauvres, et avec un certain nombre de disciples se mit, vers 1170, à expliquer la Bible au peuple, et à dogmatiser, prétendant que chaque fidèle pouvait remplir les fonctions de prêtre. Lui-même avait, dit-on traduit ou fait traduire la Bible en idiome vaudois! On ignore à quelle époque il mourut, bes disciples formèrent la fameuse secte connue sous le nom de Vaudois ; on les nomme aussi Pauvres de Lyon.
VALDRADE, sœur de Confier, archevêque de Cologne, gagna par sa beauté le cœur de Lothaire, roi de Lorraine, fils de l’empereur Lothaire I, qui répudia pour l'épouser sa femme Tietberge. Le pape Nicolas I excommunia ces deux époux et força Lûthaire à quitter Valdrade (865).
VALENÇA-DO-M1NHO , ville forte du Portugal (Minho) , près du Minho, à 53 kil. N. de Braga; 1,800 hab. Erigée en marquisat par Jean I en faveur d’Alphonse de Bragance.
VALENÇAY, ch.-l. de cant. (Indre), à 39 kil. N. O. de Chateauroux 3,289 hab. Superbe château que Napoléon donna pour résidence au prince des Asturies (Ferdinand Vil); ce prince y resta de 1808 àl8l4ety signa sa ruiue(1813). Lechàteaude Valençay appartenait depuis peu au prince de Talleyrand.
VALENÇAY (Achille d etampes-), dit le cardinal de Valençay, né à Tours en 1589, mort en 1646, se signala d’abord comme chevalier de Malte à la prise de Sainte-Maure dans l’Archipel, puis en France, en Italie et dans les Pays-Bas ; il commanda les troupes
d’Urbain VIII contre le duc de Parme, et reçut en récompense le chapeau de cardinal. — Léonor d’Etampes-Valençay, son frère, fut archevêque de Reims, député du clergé d’Anjou aux Etats-Généraux de 1614, et se distingua comme prédicateur et comme poète. 11 mourut à Paris en 1661,
VALENCE ,ValeniiaEdetanorum,Valencia en espagnol, ville d’Espagne, capitale de la province, intendance ou royaume de ce nom, sur la droite du Guadajaviar, à 2 kil. de la Méditerranée et à 320 kil. S. E. de Madrid ; 68,000 hab. Cinq faubourgs, superbe cathédrale, la plus riche du royaume, beaux quais, bourse, palais archiépiscopal, palais du gouverneur, consulat, belles promen. du Jïïaile t de VA lameda, etc. Archevêché, université fondéeen 1209 (auj. la 1” de l’Espagne), académie des sciences et arts, académie de peinture, société économique, bibliothèque,, école militaire de sous-oiïiciers. Soieries, velours, moires, passementerie, draps, chapeaux, ébénisterie, orfèvrerie, fleurs artificielles, etc. Commerce actif. — Valence a été la capitale des EdetanL Les Arabes la prirent en 716. Comprise d abord dans le ealifat de Cordoue, elle devint, lors du démembrement de ce califat (1031), capit. d’un petit royaume; elle fut enlevée aux Maures, en 1094, par le Ckl, fut reprise par eux après la mort du héros (l 100), malgré l'héroïque résistance de Chimène, sa veuve; fut conquise définitivement par Jacques 1, roi d’Aragon, en 1238, et fut enfin réunie à la Castille avec la couronne d’Aragon. Il était resté beaucoup de Maures à Valence et dans le roy. de ce nom après la conquête; le nombre s’en accrut encore après la chute du roy. de Grenade (1492). Leur industrie et leur habileté en agriculture enrichirent beaucoup le pays. Aussi les Valençais s’opposèrent-ils tant qu'ils purent au bannissement des Maures sous Philippe 11 et 111. Valence est la première ville d Espagne où l’on ait imprimé. A Valence naquirent Alexandre VI et Célestin III, Guilhen de Castro, Hugues de Moncade, etc. Le maréchal Suchet s'empara de Valence en 1812.
valence (royaume de) , dit aussi intendance de Latence, prov. d’Espagne, entre la Catalogne au N., le roy. de Murcie au S. E., V Aragon et la Nouv.-Castille à l’G., la Méditerranée à LE. : 348 kil. du S. au N., largeur variable; 1,080,000 hab. Ch. -I., Valence. C’est une des plus délicieuses contrées de l’Europe. Climat chaud, sol fertile, fruits et vins exquis, kermès, riz, sparterie, etc..- agriculture bien entendue. Point de port (sauf Alicante et San-Polo). Grand commerce, industrie florissante. Les Castillans affectent un profond mépris pour les Valençais. Le peuple parle catalan. — Ce pays, habité jadis par les Edeiani , et compris par les Romains dans l'Espagne ïarraeonaise, fut conquis par les Gotiis, puis par les Maures (715), appartint aux califes de Cordoue, forma quelque temps (1031-1094) un petit royaume à part qui eut pour capit. Valence et qui suivit le sort de cette ville ( Voy . ci-dessua). Quoiqu'il ne fût plus, sous la domination espagnole, qu’une province, on continua de dire royaume dt \ulenct', cette prov. fut longtemps gouvernée par un viceroi ; elle a auj. un capitaine-général pour le militaire, et un intendant-général pour le civil.
VALENCE, Julia Valentia , ville de France, ch.-l. du dép. de la Drôme, sur la gauche du Rhône, à 664 kil. S. E. de Paris; 10,967 hab. Evêché, citadelle. Belle cathédrale (où se voit le mausolée de Pie VI). Palais épiscopal, pont suspendu. Ecole d’artillerie. Tribunal ; collège, soe. d'agr.,comrn.et arts. Bibliothèque. Toiles peintes, filature de soie, etc. Commerce de vins, eau-de-v:e, fruits, huile, laines, peaux. Valence était capit. des SeyaLunr. Elle devint de bonne heure colonie romaine. Au moyen âge, elle, fut la capitale du Vaienimois. 11 s’est tenu 3 conciles pailiculiers à Valence (374, 584, 855). L’université de Grenoble y fut transférée en 1454
par Louis XI. C’est là qu’enseigna surtout Cujas et que siégea la Chambre ardente qui condamna Mandrin en 1756. Pat. de Pluvinel, Français (de Nantes), Championnet (qui y aunestatue). — -L’arr.a 10 c. (Valence, Bourg-du- Péage, Chabeuil, le Grand-Serre, Lorioî, Romans, Saint-Jean-en-Royans, Saint-Donat, Saint- Vailier, Tain), 101 communeset compte 1 38,546 hab.
valence, ch.-l. de cant. (Tarn), à 25 kil. N. E. d’Alby ; 1,252 hab. Commerce de bois de charpente.
valence, ch.-l. de cant. (Gers), à 9 kil. S. de Condom, sur la Bayse; 1,295 hab.
valence, ch.-l. de cant. (Tarn-et-Garonne), à 25 kil. O. de Moissac; 3,116 hab.
VALENC1A, ville de l’Amérique du Sud, dan? la république de Vénézuela, à 150 kil. S. O. de Caracas, à 3 kil. O. du lac de Valencia; 12,000 hab. Entrepôt de commerce entre Caracas et Porto-Bello. On cultive aux environs l’indigo et le coton. — La ville fut fondée en 1655 : très endommagée dans la guerre de l’iindépend. — Y. d’Espagne. V. valence.
valencia-de-alcantara , ville forte d’Espagne (Badajoz), à 40 kil. S. O. d’Alcantara; 4,700 liab.
valencia-de-don— Juan , bourg d’Espagne, à 26 kil. S. de Léon; 1,800 hab. Jadis important.
valencia-del-ventoso, ville d'Espagne (Badajoz), à 26 kil. O. de Llerena,- 3,900 hab.
VALENC1ANA, ville du Mexique (Guanaxuato), près de la ville de Guanaxualo; 4,000 hab. (jadis 22,000). Immenses mines d’argent, auj. envahies en partie par les eaux; exploitées depuis 1768 par Obregon (depuis comte de Yalenciana); de 1771 à 1804, elles ont produit près de 500 millions de francs.
VA LENG1ENN ES, Valentianœ , ch.-l. d’arr.(Nord), sur l’Escaut, à 61 kil. S. E. de Lille ; 19,489 hab. Ville forte, citadelle, hôtel-de-ville remarquable, statue de Froissart (érigée eu 1856). Trib. de lre instance et de commerce; collège. Acad, de peinture; société philharmonique, société des Incas ; musée, cabinet d’histoire naturelle. Batistes, linons, gazes, mérinos, calicots , percales , dentelles dites Valenciennes , bonneterie, imprimeries sur étoffes diverses, tissus métalliques, huiles, amidon, sucre de betteraves, forges, etc. Grand commerce. Aux environs, sont les mines d’Anzin. — Fondée vers 399 av. J.-G. Le* rois francs y avaient un palais ; elle appartint ensuite à Lothaire (842, etc.), et par suite à l’empire d’Allemagne. En 1677, Louis XIV s’en empara; le traité de Nimègue en confirma la possession à la France (1678). Prise par les Autrichiens (1793), reprise par les Français (1704). Pair, de Froissart. Elle lut Ué- ’olée par la peste en 1008. — L’arr. a 7 c. (Bouchain Condé, Saint-Amand qui compte pour 2, plus Valenciennes qui compte pour 3), 80 comm., el 130,061 h.
Valenciennes (comté de), seigneurie qui comprenait la prévôté de Valenciennes, l’Ostervant et le Brabant, fut de bonne heure réunie au Hainaut.
\ALLNS (Flavius), empereur romain, né vers 328 en Pannonie, fut associé en 364 à la dignité impériale par son frère aîné Valentinien qui lui abandonna l’Orient. 11 étouffa la révolte de Procope (366), remporta divers avantages sur le roi de Perse, admit dans l'empire Les Goths et leur donna asile dans la Basse-Mésie (3761; mais l’aviditédesagents impériaux ayant réduit repeuple au désespoir, ils prir. les armes ei battirent ses géuér. aux batailles de Marcianople et d ad Salices. Valons lui-même fut défait en personne à Andrinople et périt avec toute sa suite, brûlé dans une chaumière, où iï s’était réfugié (378). Valens était arien : il persécuta cruellement les Catholiques, surtout les évêques. 11 fit mettre à mort, sur de faux soupçons, le comte Théodose (père de l’empereur).
valens (Julien), prit la pourpre bous Dèce «t fut tué quelques jour* après. — Son neveu, P. Valerius Valens, proconsul d’Achaïe, se fil également proclamer empereur sous Gallien, après l’usurpation de Macrien, vainquit et fit tuer Pison qui venait