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P * 'égué cetle bibliothèque au Musée Britannique. | Dryander en a publié un catalogue en 5 vol. in-8, 1796-1800.
BANNALEG, ch.-l. de cant. (Finistère), à 13 kil. «•de Quimperlé; 4,377 hab.
BANNER. Vni/. BAKER.
BANNOCKBURN, V. d’Ecosse (Stirl.), à 7 kil. S. K. de Stirling. K. Bruce y défit Edouard lien 1314; Jacques II i y fut battu et tué parson fils révolté (1488).
BANON, ch.-l. de cant. (B. -Alpes), à 20 kil. N. O. de Forcalquier; 960 hab.
BANQUU, thane ou chef royal d’une province d’Écosse, sous le règne du roi Duncan. 11 rendit d’abord de grands services à son pays et détruisit une armée de Banois qui l’avaient envahi ; mais ensuite il servit l’ambition de Macbeth, qui assassina son roi et s’empara du trône. 11 périt lui-même au bout de peu d’années, victime des défiances de Macbeth.
BANTAM, ville de 1 île de Java, capit. de l’ancien roy. de Bantam, à 88 kil. O. de Batavia. Jadis florissante. Port et rade ensablés et envahis par les bancs de corail. Poivre, camphre, etc.
bantam, roy. de l’île de Java, à l’extrémité O., borné à l’E. par la prov. de Jacatra ou Batavia; 166 kil. de long; 230,000 hab. Ch.-l., Bantam. Il appartient aux Hollandais.
BANTRY, ville d’Irlande (Cork), à 24 kil. N. de Baltimore, sur une baie de même nom, par 11° 12’ long. O., 61° 62’ lat. N. Deux fois (1689 et 1796) une flotte française essaya d’y opérer un débarquement.
BAO, roy. qui fait partie de l’empire d’Annam, est tributaire du Tonquin.
BAOL, petit état de la Nigritie occid., entre l’Océan à l’O., et les états deSin, Saloum.Kayor. Ch.-l., Lambay.
BAOUSK, village de la Russie d’Europe (Courlande), à 39 kil. S. E. de Mittau, sur la Micha et le Memel ; 960 hab. Victoire de Pierre-le-Grand sur les Suédois (1706).
BAPAUME, ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), à 22 kil. S. E. d’Arras ; 2,973 hab. Jadis forte : ses fortifications ont été détruites en 1847. Batistes, linons. — Bapaume n’appartient à la France que depuis 1059.
bapaüme, bourg de la Seine-Inférieuro, à 4 V.V N, de Rouen, commune de Canteleu. Filatures; fabriques d’indiennes, etc.
BAPTES, prêtres de la déesse Cotytto ; ils célébraient les fêtes de la déesse la nuit par des danses et par toutes sortes de débauches.
BAPTISTE (Saint jean). Voy. jean (saint).
Baptiste de Mantoue, poëte. Voy. battistà.
Baptiste lulli, compositeur. Voy. lulli.
BAPTISTES, hérétiques. Voy. anabaptistes.
BAR, ville de la Russie d’Europe (Podolie), sur la Rov, à 37 kil. S. O. de Litin ; 2,400 hab. Citadelle bâtie sur un roc. C’est dans cette ville que Pulawski, Krasinski et plusieurs autres patriotes polonais, protestant contre l’intervention moscovite dans le gouvernement de la Pologne, proclamèrent, le 29 février 1768, la fameuse confédération dite de Bar , qui fut le signal des guerres de la Pologne pour l’indépendance.
bar, ville de la Turquie d’Europe. Voy. antivari.
bar (comté, puis duché de). Voy. barrois.
bar (le), ch.-l. de c. (Alp. marit.), à 8 kil. N. de Grasse ; 1,200 hab.
bar-le-i>uc ou bar-sur-ornain, ville de France, jadis capitale du Barrois, auj. ch. -lieu du dép. delaMeuse,sur rOrnain, à 254 k. E.de Paris; 12,383 b. Lycéedep. 1856. Ville industrielle :cotonnadesde Bar , teintureries en rouge d’Andrinople ; vins de Bar, confitures de groseilles renommées, etc. — L’arr. de èar-le-Duc a 8 cant. (Ancerville, Ligny, MOntier-sur-Saulx, Kevigny, Triaucourt, Vauhecourt, Vavincourt, plus Bar-le-üuc), 128 comm. et 80,962 b.ab. —Patrie du maréchal üudinot,qui y a une statut .
bar sur-aube, ch.-l. d’arr. (Aube), sur l’Aube, à 53 k. S. E. de Troyes; 3,940 h. Collège. Eaux-de-vie et liqueurs; toiles de coton, tanneries, mégisseries, etc. Aux environs, bons vins blancs. — L’arr. de Barsur-Aube a 4 cant. ( Brienne, Soulaine, Vendeuvre, plus Bar-sur-Aube ) , 92 comm. et 41,230 hab.
bar-sur-ornain. Voy. bar-le-duc.
bàr-sur-seine, ch.-l. d’arr. (Aube), sur la Seîne; à 32 kil. S. E. de Troyes ; 2,360 hab. Beau pont, jolies promenades. Vins communs, eaux-de-vie, papier. — L’arr. a 5 cant. (Bar-sur-S., Chaource, Essoye, Mussy, les Riceys), 26 comm., et 62,117 hab.
BARAC, général des Hébreux. Voy. débora.
BARANYA, comitat de Hongrie, entre ceux dô Tolna et de Bacs, entre la Drave et le Danube; 88 kil. sur 66 ; 290,000 hab. Ch.-l., Cinq-Églises.
BARAT1ER (J.-Ph.), enfant célèbre par sa précocité, né en 1721 àSchwabach dans le margraviat d’Ànspach, fils d’un pasteur français réfugié, parlait à quatre ans le français, le latin et l’allemand , et savait à sept ans le grec ei l'hébreu ; il étudia les livres rabbiniques et l’histoire ecclésiastique, et composa dès l’âge de dix ans plusieurs savants ouvrages sur ces matières. Il se livra ensuite à l’étude des mathématiques et de l’astronomie, inventa de nouveaux calculs, ou du moins trouva par lui seul plusieurs da ceux qui étaient déjà connus; créa une méthode pour déterminer la longitude en mer, et fut à quatorze ans membre de l'Académie de Berlin. Il embrassait en même temps l’étude du droit public, de la littérature et des antiquités de toute espèce. Il avait déjà publié des ouvrages pleins d’érudition (entre autres Disquisilio chronologica de successione anli quissima Romanorum pontificum, Utrecht, 1740), lorsqu’une mort prématurée l’enleva à l’âge de 19 ans, en 1740. Il n’avait eu d’autre maître que son père . Formey a écrit sa vie, Utrecht, 1741.
BARBACOAS, ville de la Nouvelle-Grenade, à 204 kil. S. O. de Popayan, au confluent du Telembi et du Guaxi. Riches mines d’or aux environs.
BARBADE (la), une des Antilles anglaises, par 62* long. O., 13° lat. N.; 31 kil. sur 15; 116,000 hab. Ch.-l., Rridgetown; 27,000 li FertSUfLeiisucre Elle fui découverte et possédée d’abord par les Portugais; elle appartient aux Anglais depuis 1624. — Il ne faut pas confondre la Rarbade avec la Barboude.
BARBANÇON,b.deBelgique(Hainaut),à35kii. S.
de Charleroi; 7 40hab. Marbre, forges, dentelles. Elle appartenait précédemment à la France et faisait partie du Hainaut; elle a été cédée aux Pays-Bas en 1815.
BARBANTANE, bourg de Franèe (Bouches-du- Rhône), à 7 kil. S. 0. d’Avignon; 2,420 hab. Commerce en vins, fruits, melons. Mine de fer.
BARBARIA. Voy. azania (ajan).
BARBARIE ou ETATS BARBARESQUES, région de l’Afrique septentrionale , comprend les états de Tripoli, de Tunis, d’Alger, de Maroc, et l’état de Sidy-Heseham, et forme par conséquent la partie la plus importante du Maghreb. Elle est ainsi nommée des Berbers, ses habitants indigènes. La Barbarie n’avait pas de nom général chez les anciens : elle comprend la Mauritanie, la Numidie, l’Afrique propre , la Byzacène, la Gétulie , la Zeugitane, et une portion de la Cyrénaïque.
BARBARÜ, noble famille vénitienne qui a produit plusieurs hommes remarquables, entre autres : Josaphat Barbaro, qui de 1436 à 1475 fit plusieurs voyages dans la Perse, l’Inde et la Turquie, dont la relation a été publiée en 1543 à Venise. — Hermolao Barbaro, né en 1464, mort en 1493; il fut chargé par le sénat de Venise de plusieurs négociations importantes auprès des empereurs Frédéric III et Maximilien, et fut nommé par le pape Innocent VIII patriarche d’Aquilée. 11 cultiva les lettres avec succès: on lui doit des travaux importants sur Dioscoride, sur Aristote et sur Pline (Rome, 1472). — Danie;
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Barbare, né en 1513, mort en 1570; il fut ambassadeur en Angleterre et cultiva aussi les lettres. On estime surtout sa traduction de Yitruve avee commentaires, Venise, 1556, in-fol., en italien.
BARBAROUX (Charles), né en 1767 à Marseille, était en 1789 avocat dans cette ville. D’un caractère exalté et impétueux, il embrassa avec feu les idées révolutionnaires, rédigea à Marseille un journal démocratique qui exerça une grande influence, et fut nommé en 1789 secrétaire de la commune dans sa ville natale. Envoyé à Paris en 1791 comme mandataire particulier de la ville de Marseille , il y devint l’âme des Marseillais. Il eut avec ses compatriotes une grande part au 10 août, fut nommé député à la Convention, se fit remarquer à la tribune par la beauté de sa personne non moins que par son éloquence, entra dans le parti des Girondins, se prononça ouvertement contre Marat et Robespierre. Dans le procès de Louis XVI il demanda l’appel au peuple. Il fut proscrit au 31 mai comme royaliste et ennemi de la république; il chercha un asile dans le Calvados, et s’embarqua à Quimper pour Bordeaux ; mais à peine arrivé dans cette ville, il fut arrêté et décapité, le 25 juin 1794. II n’avait que 27 ans. Barbaroux a laissé des mémoires qui ont été publiés par son fils dans la collection des Mémoires relatifs à la révolution , de Baudouin, 1822.
BARBASTRO , ville d’Espagne (Saragosse), sur la Cinca, a 48 kil. S. O. de Huesca; 5,000 hab. Evêché Prise en 1064 par Sanche-Ramirez.
BARBAULD (mistriss), née Anna-Laetitia aikin, 1743-1825, de Kilworth dans le comté de Leicester, fille d’un pasteur, se fit connaître de bonne heure par des poésies religieuses dont le recueil parut en 1770. Elle dirigea ensuite une institution, et rédigea pour l’enfance, sous les titres de : Premières Leçons ( Early Lcssons), Simples Contes , Historiettes du premier Age, Soirées au logis , divers ouvrages qui eurent un grand succès et qui ont été pour la plupart traduits en français. Elle a aussi publié des lettres inédites de Richardson, avec une notice fort estimée sur la vie et les écrits de l’auteur (traduite en 1808 par Leuliette); une Collection des Romanciers anglais, 50 vol. in-12, avec des notices biographiques et critiques, et plusieurs pamphlets politiques. Son mari, M. Barbauld, était un pasteur, issu d’une famille de réfugiés français.
BÀRBAULT (J.), architecte du xviii* siècle, a publié : Les plus beaux Monuments de Rome ancienne et de Rome moderne, Rome, 1763 et 1778, in-fol., avec l’explication des planches; Recueil de divers monuments de l'Italie, en 166 planches, avec l’explication, Rome, 1770, in-fol.; Monuments antiques, égyptiens, grecs , romains et étrusques, Rome, 1783, 94 planches in-fol.
BARBAZAN. village de l’ancien pays de Bigorre (H.-Garonne), à 4 kil. E. de Saint-Bertrand; 425 hab. C’est de là qu’étaient originaires les sires de Barbazan.
BARBAZAN (Arnauld-Guilhem de), général français sous Charles VI et Charles VII, surnommé le Chevalier sans reproche, d’une famille distinguée du pays de Bigorre, se signala jeune encore dans un combat où six chevaliers français combattaient contre six chevaliers anglais (1404). Dans les guerres civiles que fit naître la démence de Charles VI, il resta fidèle au parti royaliste, et obtint plusieurs avantages sur le duc de Bourgogne. En 1420, il défendit Melun contre les Anglais, et fut retenu prisonnier malgré la capitulation qui lui laissait la liberté. Délivré par Lahire , il remporta en 1430 une victoire signalée sur les Anglais et les Bourguignons à la Croisette en Champagne. Il périt l’année suivante, des blessures qu'il avait reçues à la bataille de Buljegneville (près Nancy) , que René d’Anjou avait livrée malgré ses conseils.
barbazan (Étienne), écrivain, né à Saint-Fargeau, près d’Auxerre, en 1696, mort en 1770, vint de bonne heure à Paris où il se livra à l’étude des anciens auteurs français depuis le xne jusqu’au xvie siècle, et continua, en société avec l'abbé de la Porte et Gra ville, le Recueil alphabétique de pièces historiques , commencé par l’abbé Pérau, 24 vol. in-12, Paris, 1745 et années suivantes. Il rédigea ensuite un Glossaire du nouveau Borel; mais Ste-Palaye ayant annoncé un ouvrage du même genre, il renonça à publier le sien. Il a donné ; Fabliaux et Contes français des xne, xiii®, xive et xve siècles , Paris, 1756, 3 vol in-12; Y Ordène de chevalerie ; Instruction d'un père à son fils, 1759. Il s'est surtout attaché dans tous ses ouvrages aux étymologies et à l’origine de la langue française. Il a laissé de précieux manuscrits qui sont à l’Arsenal.
BARBE (sainte), vierge et martyre, était, selon la légende, fille d’un riche païen de Nicomédie, et subit le martyre, soit à Nicomédie, soit à Héliopolis, vers 306, sous le règne de Galère, ou, d’après Baronius, en 235, sous Maximin. On assure que son père, n’ayant pu lui faire renier sa foi, lui trancha lui-même la tête. Sainte Barbe est la patronne des canonniers, on ne sait pourquoi. On l’hon. le 4 déc. BARBE DE CILLEY. Voy. sigismond.Podiebrad
BARBE-MARBOIS (François, marquis de), né à Metz en 1745, mort en 1837, fut successivement secrétaire de légation et chargé d’affaires en Allemagne, consul aux États-Unis, intendant à St-Domingue (1785), ministre de France auprès de la diète de l’Empire à Vienne et à Ratisbonne; quitta les affaires pendant la Convention, devint maire de la ville de Metz en 1795, puis fut membre et président du Conseil des anciens. Après le 18 fructidor an v, il fut déporté à Sinrwmary. Rappelé de l’exil en 1800, il entra au Cons. d’Et., fut direct, (puis min.) du Trésor (1801-6), se vit révoqué pour une faute dé gestion, devint néanmoins en 1808 prés, de la cour des comptes et en 1813 sénateur. Sous Louis XVIII, les sceaux lui furent confiés; mais ennemi de toute réaction, il ne put les conserver longtemps. Il reprit les fonctions de président de la cour des comptes qu’il conserva jusqu’en 1834. Il se retira des affaires en laissant la plus honorable réputation. Il était membre de l’Institut. Barbé-Marbois a laissé plusieurs écrits économiques et politiques, entre autres une Histoire de la Louisiane, etc., Paris, 1829, in-8.
BARBEAU DE LA BRUYÈRE (Jean-Louis), né à Paris en 1710, mort en 1781, publia en 1750 une Mappemonde historique qui permet d’embrasser d’un seul coup d’œil le tableau des révolutions des peuples; ce genre de tableau a depuis été imité par Priestley, Chantreau, Goffaux, etc. On lui doit encore des éditions perfectionnées des Tablettes chronologiques de Lenglet-Dufresnoy, 1763; de la Géographie de La Croix, etc.
BARBENÇON, ville de Belgique. Voy. barbànçon.
BARBERINI, famille florentine, originaire de Barberino en Toscane , dont plusieurs membres ont joué un rôle important au xvne siècle. L’un d’eux, Maffeo Barberini, devint cardinal , et fut élu pape en 1623 sous le nom d’Urbain VIII. Il combla ses neveux de faveurs et de richesses. Trois d’entre eux (François et deux Antoine) furent faits cardinaux, et un quatrième, Taddeo, fut nommé général des trouoes papales. Abusant de leur crédit, les Barberini voulurent enlever au duc de Parme, Edouard Farnèse, les duchés de Castro et Ronciglione, et firent déclarer la guerre à ce prince par le pape; mais, après d’inutiles efforts, ils furent obligés de renoncer à cet injuste projet. Ils se rendirent si odieux par leurs exactions qu’à la mort d’Urbain VIII, 1644, ils furent forcés de quitter Rome et vinrent se réfugier en France. Toutefois ils conservèrent le propriété de Palestrine.
BÀRB
BARBERTNO DI VAL D’ELSA , bourg du grandduché de Toscane , à 26 kil. de Florence, a donné Bon nom à la famille des Barberini qui en est sortie.
BARBEROUSSE , nom sous lequel on désigne vulgairement deux frères qui régnèrent sur Alger dans le xvie siècle ; ce nom vient de la couleur de leur barbe. Ils étaient fils, dit-on, d’un renégat grec. Le 1er, Aroudj, ou plutôt Oroush Barberousse, après avoir longtemps exercé le métier de corsaire, et s’ être fait une grande réputation d'audace et d’habileté, s’empara de la ville d'Alger ( 1 5 1 6 ) , en détrônant le cheikh arabe Sélim ou Salem-ebn-Temi, choisi par les Maures pour défendre la ville contre les Espagnols , et qui l’avait appelé à son secours. Il avait déjà fait de grandes conquêtes lorsque Charles-Quint, voyant ses possessions d'Afrique menacées, envoya contre lui une armée considérable : Barberousse fut battu et tué à Tlerncen par les Espagnols, l’an 1518. — Le 2e, Khaïr-Eddyn, dit Hariadan ou Chérédin , fut, avec Doria, le plus grand marin de son époque. Il succéda à son frère dans le gouvernement d’Alger ; mais craignant pour sa puissance, il se mit sous la protection de Sélim, sultan de Constantinople, et le reconnut pour souverain d’Alger, tout en se réservant le gouvernement de la ville. Soliman 11 le nomma amiral de toutes ses flottes. Il fortifia Alger, soumit à la Porte Tunis, Biserte, et ne fut arrêté dans ses conquêtes que par les armes de Charles-Quint (1536). Il vint alors par représailles ravager l’Italie, remporta un avantage sur Doria à Ambracie, prit d’assaut Castel-Nuovo (1539), battit les Chrétiens devant l’île de Candie , et vint dans Marseille prêter le secours de sa flotte à François I contre Charles-Quint. Il mourut à Constantinople en 1546, des excès auxquels il se livrait. On a publié en 1781 une Vie de ce corsaire, où l’on cherche à prouver qu’il était d’origine française, gentilhomme de Saintonge et de la famille d’Authon. Il a paru à Paris en 1839 une vieille traduction française d’une chronique arabe du xvr siècle, renfermant une histoire des Barberousse, publiée sur un manuscrit de la Bibliothèque royale, par MM. Sander Rang et Ferdinand Denis.
barberousse ( Frédéric ) , empereur d’Allemagne. Voy. FRÉDÉRIC I.
BARBESIEUX. Voy. barbezieux.
8ARBEU DUBOLRG (Jacques), médecin et botaniste, né à Mayenne en 1709, mort à Paris en 1779, exerça la médecine à Paris et publia plusieurs ouvrages , dont les plus estimés sont : le Botaniste français , 1767, 2 vol. in-12, où il expose une méthode de classification qui lui est particulière, et un traité Des usayes des plantes , 2 vol. in— 1 2. Il fut lié avec Bolingbroke et Franklin, et traduisit les Lettres sur l'histoire du premier.
BARBEYRAC (Jean) , moraliste et publiciste , né en 1674 à Béziers, de parents calvinistes, quitta la France lors de la révocation de l’édit de Nantes, et professa successivement les belles-lettres à Berlin, le droit et l’histoire à Lausanne, et le droit public à Groningue;il fut nommé membre de l'Académie de Berlin , et mourut vers 1747. Il a traduit en français : 1 ° Le Droit de la nature et des gens , de Puffendorf, 2 vol. in-4, Amsterdam, 1712, 1720, 1734 ; 2° Les Devoirs de l'homme et du citoyen , du même, 1 vol. in-8 , Amsterdam, 1734; 3° le Traité du droit de la guerre et de la paix de Grotius, Amsterdam, 1724 ; 4° Les Lois de la nature expliquées , de Cumberland, 1744, in-4; 5° Du pouvoir des souverains et De la liberté de conscience , de Noodt, Amsterdam, 1 7 1 4 , 1731; il a accompagné tous ces ouvrages de notes qui sont presque aussi estimées que le texte. Il est en outre autour d’un Traité du jeu , 1737; d’un Traité de la morale des Pères, 1728 (misa V Index à Rome); d’une Histoire des anciens traités , 1739; d’une tra-