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j duction des Sermons de Tîllotson, 6 vol. in-8, Amsterdam, 1722, et de quelques autres ouvrages moins importants.
BARBEZIEUX, ch.-l. d’arrond. (Charente), à 34 kil. S. 0. d’Angoulême; 3,013 hab. Ruines d’un vieux château-fort qui sert auj. de prison. Toiles, tanneries. Commerce de truffes, chapons truffés, etc. Source minérale. C’était jadis une seigneurie de la Saintonge, avec titre de marquisat ; elle fut longtemps possédée par la maison de la Rochefoucauld, d’où elle passa dans celle de Louvois , qui donna à un de ses fils le titre de marquis de Barbezieux. — L’arrond. de Barbezieux a 6 cant. (Aubeterre, Bai« gnes , Brossac , Chalais, Montmoreau, Barbezieux) , 88 communes et 55,532 hab.
BARBEZIEUX (Louis-François-Marie leteluer, marquis de), fils du marquis de Louvois, né en 1668. Après la mort de son père, Louis XIV lui confia le ministère de la guerre, quoiqu’il n’eût encore que 23 ans; il se montra d’abord digne de ce choix, mais il négligea bientôt les affaires pour les plaisirs, et mourut à 33 an», épuisé par les excès, l’an 1701.
BARBIE DU BOCAGE, savant géographe , né à Paris en 1760, mort en 1825, fut l’élève de d’ Anville et l’ami de Barthélemy. 11 fut d’abord attaché au cabinet des médailles de la Bibliothèque royale (1786), puis nommé géographe du ministère des relations extérieures (1803), membre de l’Institut (1806), et enfin professeur de géographie à la faculté des lettres de Paris ( 1809). Il a coopéré à presque toutes les entreprises géographiques de quelque importance faites de son temps; il est surtout connu par son bel Atlas du Voyage d' Anacharsis , Paris , 1789 et 1799, et par ses cartes du Voyage pittoresque en Grèce de Choiseul-Goufller.
BARBIER (Antoine-Alexandre), savant bibliographe, né àCoulommiers en 1765, mort en 1826, fut bibliothécaire particulier de Napoléon et de Louis XVIII5 il est surtout connu par un Dictionnaire des anonymes et des pseudonymes, Paris, 1806-1808, 4 vol. in-8, réimprimé en 1822-27 avec de nombreuses additions. li a aussi publié la Nouvelle Bibliothèque de l'homme de goût, 1808, 5 vol. in-8, et des Catalogues très estimés.
barbier d’aucourt (Jean), avocat au parlement de Paria, né à Langres en 1641, mort en 1694, est surtout connu comme critique. Il a composé , entre autres écrits, les Sentiments de Cléamhe , 2 vol. in-12, Paris, 1671, où il réfute avec beaucoup d’esprit les Entretiens d'Ariste du P. Bouhours : il n’épargna pas même Racine dans ses critiques. Il fut reçu en 1683 à l’Académie Française. Barbier d’Aucourt était ardent janséniste, et il écrivit plusieurs pamphlets en prose et en vers contre les Jésuites.
BARBO, famille puissante de Venise qui a fourni à la république vénitienne et à l’église plusieurs hommes distingués, entre autres Pierre Barbo, qui devint pape sous le nom de Paul II.
BARBORA, ville de l’Afrique orient., sur la côte d’Adel, au fond d’une baie de la mer d’Oman, par 10° lat. N., 42° long. E.
BABBOSA. Ce nom a été porté par plusieurs savants portugais qui se sont distingués dans la jurisprudence ou dans les lettres. Le plus connu est Diégo Barbosa Machado, abbé de Sever, né à Lisbonne en 1682, mort en 1770, auquel 00 doit une Bibliothèque portugaise , avec des notices sur les auteurs , Lisbonne, 1741-59, 4 vol. in-fol.
BARBOU, oélèbre famille de libraires et imprimeurs, originaire de Lyon. Joseph Gérard Barbou, le plus connu , libraire et imprimeur à Paris depuis 1746, publia, de 1765 à 1776, un grand nombre de classiques latins, qui forment la jolie collection dite Barbou , et à laquelle coopérèrent Lallemand, Brottier, Gapperonnier , Beauzée, etc. Gette collection avait été commencée dès 1 7 43, d’aprèa les conseils
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de Lenglet-Dufresnoy, par le libraire Coustelier. La îollection complète se compose de 76 vol. in— 1 2.
BARBOUDE (la), une des Antilles anglaises, par 64° 10’long.0.,17°40’ lat.N.;30kil.sur 16; 1,500 hab. Très basse et sans ports ; côtes très dangereuses : coton , indigo , tabac , gingembre, canne à sucre. Elle appartient aux Anglais depuis 1728.
BARBY, ville des États prussiens (Saxe), à 25 kil. S. E. de Magdebourg, sur l’Elbe, près de l’embouchure de la Saale ; 2,820 hab.
BARGA ou BARQUAH , Cyrénaïque ou Libye Pentapole (les anciens, vaste contrée des États barbaresques, le long de la Méditerranée et dans l’état de Tripoli. Elle s’étend du golfe de la Sidre à l’O. jusqu’à l’Égypte à l’E. ; au S. elle est bornée par les monts Gerbodah; 800 kil. de l’E. à l’O., 400 du N. au S. Capit., Benghazy. Autres villes : Barca [Ptolémaïs), Grennah (Cyrène) , Lebdah [Lepiis Magna), Derne, Massakhit, etc. Les côtes et la partie occidentale sont assez fertiles : on y cultive du millet et du maïs. L’intérieur est un vaste- désert , habité par des Bédouins nomades et qui n’a point de villes. Le désert de Barca se confond vers le S. avec le grand désert de Sahara. On trouve cependant dans la partie mérid. les oasis d’Audgélah et de Syouah, dont les habitants ont des demeures fixes et font quelque commerce avec le Fezzan et le Mourzouk. Le bey de Barca réside à Benghazy et dépend du bey de Tripoli.
BARCA, famille de Carthage. Voy. bàrcine.
BARGELONA, ville de l’état de Vénézuéla, à 70 kil. S. O. de Cumana, sur le Neveri ; 5,000 hab. Jadis ch.-l. de la prov. de Barcelona, une des trois divisions du dép. de Maturin dans l’ancienne Colombie ; 45,000 hab.
BARCELONE, Barcino, ville d’Espagne, capit. de la capitainerie-générale de Catalogne et de l’intendance de Barcelone, sur la mer, à 500 kil. N. E. de Madrid, par 0° 12’ long. 0., 41° 23’ lat. N.; 160,000 hab. (y compris ceux de Barcelonette, son faubourg principal). Citadelle à l’E., fort Juich au S. Port grand, mais barré. Évêché ; université ; nombreuses écoles ; académies, musées et biblioth. Monuments remarquables : palais de YAudiencia . bourse , hôtel-deville, hôtel de la douane, cathédrale, théâtre. Antiquités nombreuses. Industrie active ; gr. commerce. — Fondée vers 230 av. J.-C. par Amilcar Barca, Barcelone appartint successivement aux Carthaginois, aux Romains, auxGoths, aux Français sous Charlemagne ;puis futlech.-l. d’uncomté vassalde la France jusqu’en 1258. Prise par les Arabes en 986, par les Franc, en 1697, 1714, 1808. Désolée par la fièvre jaune en 1821. Insurgée en 1842, 1843 et 1856.
Barcelone (comté de). Il fut créé par Charlemagne après la conquête de l’Espagne sept., et fut joint au roy. d’Aquitaine. En 843 , le traité de Verdun le laissa à la France. En 888, il devint héréditaire en faveur du comte Geoffroi-le-Velu. Les descendants de Geoffroi conquirent le reste de la Catalogne, acquirent la Provence , et enfin montèrent 3ur le trône d’Aragon en 1137, en la personne de Raymond-Bérenger, mais tout en continuant à relever, pour le comté de Barcelone, de la couronne de France. Alphonse II, fils de Raymond, se rendit, en 1182, indépendant de la France; mais cette usurpation ne fut sanctionnée qu’en 1258, par la paix de Coibeil. L’histoire du comté de Barcelone se confond désormais avec celle de l’Aragon. La dynastie de Barcelone régna sur l’Aragon jusqu’en 1412. (Voy. aragon.) — L’étendue du comté de Barcelone varia beaucoup : il allait d’abord des Pyrénées à l’Èbre et de la Noguera à la mer ; il se grossit sensiblement par la réunion de divers fiefs et par quelques conquêtes sur les Arabes. On donne le nom de comté de Barcelone, tantôt au comté seul, tantôt à toutes les possessions de la maison de Barcelone au S. des
Pyrénées ; quelquefois même on y comprend le comté de Roussillon.
Barcelone (intendance de). Voy. catalogne.
Barcelone, village de France (Gers), sur l’Adour, à 50 kil, N. O. de Mirande ; 840 hab.
BARCELONETTE, ch.-l. d’arr. (B.-Alpes), à 53 kil. N. E. de Digne; 2,154 hab. Collège. Cadis; commerce de blé et de moutons. Fondée vers 1225, par Raymond-Bérenger, comte de Provence, qui lui donna ce nom parce qu’il était lui-même issu des comtes de Barcelone. Elle fut plusieurs fois prise et reprise par les Français et les ducs de Savoie, et resta définitivement à la France en 1713. Patrie de l’orateur J.-A. Manuel. — L’arr. a 4 cant. (Allez, le Lauzet, St- Paul, Barcelonette), 20 couun. et 18,709 hab. — Un faubourg de Barcelone porte le nom de Barcelonette.
BARCELOR, ville de l’Inde anglaise (Madras), à 44 kil. S. 0. de Bednor, par 72° long. E., 13° lat. N. Riz, poivre, dattes, chevaux. Barcelor avait précédemment appartenu aux Portugais et aux Hollandais.
J1ARCELOS, ville du Portugal (Entre-Douro-e- Minho), sur le Cavado, à 1 3 kil. O. de Braga; 3,900 hab.
BARCHOCHËBAS , fameux imposteur juif qui parut sous le règne d’Adrien. De concert avec le rabbin Akiba, il se fit passer pour le Messie et excita parmi les Juifs une révolte contre les Romains. Il fut vaincu et tué après une longue résistance, avec un nombre immense de Juifs, l’an 135. Depuis cette époque, les Juifs furent à jamais chassés de Jérusalem.
BARCILONNETTE, ch.-l. de cant. (H.-Alpes), à 27 kil. S. O. de Gap; 500 hab.
BARCINE, nom d’une famille puissante de Carthage dont le chef était Amilcar Barca. Elle formait une faction opposée à celle de la famille Hannon, et ennemie jurée du nom romain. Asdrubal et le fameux Annibal appartenaient à cette famille.
BARCINO, ville d’Hispanie, auj. Barcelone.
BARCLAY (Alex.), traducteur anglais du xvr siècle, né vers 1470, mort en 1552 à Croydon, fut d’abord bénédictin, puis franciscain, et voyagea beaucoup. Ii contribua par ses écrits à former la langue anglaise. Il traduisit du latin la Nef des fous ( Navis stullifera) de Brandt, ainsi que les Eglogues d’Æneas Sylvius, et du français le Château du Travail.
Barclay (Jean), écrivain anglais du xvne siècle, naquit en 1582 à Pont-à-Mousson en Lorraine, où son père, G. B. , savant juriseons. écossais, s’étuitretiré pour se soustraire aux persécutions dont les Catholiques étaient alors l’objet dans sa patrie. Après la mort de son père (1605), il passa en Angleterre; il fut fort bien accueilli de Jacques I, qui lui donna une place lucrative. Il y publia un ouvr. de son père De potestate papœ, et eut à cette occasion une vive controverse avec Bellarmin, puis avec le jésuite Jean Eudæmon , qui l’accusait d’hérésie. À la suite de ces querelles, i! se retira à Rome, où il publ. denouv. écrits dans le but d’établir son orthodoxie. Il y m. en 1621. J. Barclay est surtout connu par une allégorie satirique écrite en latin avec beaucoup d’élégance et d’originalité, Y Argénis, roman mêlé de prose et de vers, où il trace le tableau des vices et des révolutions des cours, et qui faisait les délices de Richelieu. L’ Argénis parut d’abord à Paris en 1621 ; elle a été depuis fréquemment réimprimée, notamment à Leyde, Elzevir, 1630 et 1664, avec une clef des personnages. Elle a été traduite en français par de Longue, Paris, 1728, et par l’abbé Josse, Chartres, 1732, et dans presque toutes les langues de l’Europe. On a encore de Barclay : 1° Euphormio, autre satire allégorique, dirigée surtout contre les Jésuites, et qu’il écrivit fort jeune , Lond. 1603 , et Leyde , 1637, avec clef, traduite en français par Drouet de Maupertuis, Anvers, 1711; 2° Icon animorum ou Portrait des âmes , Londres, 1614, traduit en français, Paris, 1625; 3° Histoire de la conspiration des
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poudres , Oxford, 1634, in-4 ; deux livres de poésies latines, 1615, in-4.
Barclay (Robert), célèbre quaker, né en 1648 en Ecosse, d’une famille riche et ancienne, mort en 1690. 11 embrassa avec son père, en 1666, la doctrine des Quakers ; se lia étroitement avec Guillaume Penn; voyagea en Angleterre, en Hollande et en Allemagne, pour faire des conversions, et écrivit plusieurs ouvrages pour exposer les dogmes de sa secte. Le plus connu de ces ouvrages est Y Apologie de la véritable théologie chrétienne , telle que la professent ceux que par dérision on appelle Quakers ; il îa publia à Amsterdam, en latin, 1676, et la dédia au roi Charles II ; elle a été traduite en français, Londres, 1702, in-8.
BARCLAY DE tolly ( le prince Michel ) , général russe , né en 1755 en Livonie. 11 se fit remarquer assez tard, et commença sa réputation par une entreprise des plus hardies : en 1809 il pénétra en Suède en traversant sur la glace le golfe de Bothnie dan* une étendue de 80 kil. Nommé ministre de la guerre en 1810 , il dirigea en 1812 la campagne contre Napoléon, et adopta ce fameux plan de défense qui consistait à attirer les Français au cœur de la Russie pour les faire périr par le froid de ces contrées. Il commença lui -même l’exécution de ce plan comme général en chef; mais poursuivi par l’envie, il fut au bout de peu de mois supplanté par Koutousof, et se vit forcé de servir sous les ordres de ceux auxquels il avait d’abord commandé ; il n’en rendit pas moins de grands services pendant la cam-
rigne, surtout à la bataille de la Moskowa. Replacé la tête des troupes russes en 1813, après la bataille de Bautzen, il battit Vandamme à Kulm, contribua puissamment au gain de la désastreuse bataille de Leipsick, pénétra en France où il livra plusieurs combats meurtriers, et fit capituler Paris (30 mars 1814). En récompense de ses services il fut nommé feld-maréchal et prince. Il mourut en 1818, après 39 ans de service.
BARD, village des États sardes, à 17 kil. N. O. d’Ivrée, sur la Doire, à l’entrée de la vallée d’Aoste. On y avait élevé un fort qui était regardé comme imprenable ; il fut pris et rasé par les Français en 1800. BARDANE, roi des Parthes. Voy. vardane.
bardane, empereur d’Orient. Voy. philippicus. BARDAS, patrice de l’empire d’Orient, était frère de l’impératrice Théodora, femme de Théophile. Nommé par Théophile tuteur de son fils, le jeune empereur Michel (842) , il s’empara de l’autorité, chassa du palais Théodora elle - même , à laquelle il devait tout, et garda le pouvoir pendant 24 ans. Enfin Michel, fatigué de son joug, s’en délivra en le faisant assassiner par Basile (866). Bardas favorisait les scienees et les lettres ; il nomma patriarche de Constantinople le célèbre Photius, qui était son neveu.
bardas phocas et bardas sclérus, deux généraux de l’empire grec qui se disputèrent le pouvoir sous le règne de Basile II et de Constantin IX. Tous deux prirent et déposèrent plusieurs fois la pourpre. Après de nombreuses vicissitudes , ils se réunirent contre l’ennemi commun ; mais Bardas Phocas mourut emîsonné au moment où il allait livrer bataille ; lérus fit la paix avec l’empereur, obtint de hautes dignités , et mourut à la cour en 990.
BARDES, poètes nationaux et ministres du culte chez les Celtes. Ils étaient chargés de composer des hymnes en l’honneur des dieux, de chanter sur la harpe les exploits des héros, d’accompagner les guerriers pendant qu’ils marchaient au combat, pour animer leur courage ou recueillir leurs hauts faits et les transmettre à la postérité. C’est en Écosse et dans la principauté de Galles que les chants des bardes se sont le plus longtemps conservés ; les noms de Fingai et d'Ossian, hardes calédoniens, sont devenus à
jamais célèbres. M. Owen Jones a fait un recueil des poèmes des bardes gallois; on peut encore consulter les Recherches sur les Bardes de David Williams ( ar Bardoniath cimraey), Dolgelly, 1828.
BARDESANE , hérésiarque du il* siècle, né en Syrie, avait été longtemps une des gloires du christianisme; mais il se laissa entraîner dans les erreurs des Valentiniens; puis, ayant abandonné cette hérésie, il se fit une doctrine particulière qui se rapproche de celle des Manichéens : il voulait comme ces derniers expliquer l’origine du mal. On trouve dans Eusèbe (Prœp. VI, 10) un beau fragment de Bardesane sur le destin.
BARDILI (Christophe- Godefroy), professeur de philosophie à Stuttgard, né en 1761, mort en 1808 a publié plusieurs écrits dans lesquels il a prétendu réformer la logique et déterminer la nature de l’absolu, que Kan.t avait posé comme condition de toute science, mais qu’il avait déclaré introuvable On estime sa Logique première , Stuttgard, 1800.
BARÈGES-LES-BAINS, village de France (H.- Pyrénées), à 44 kil. S. de Tarbes, entre deux chaînes de mont., et sur le gave de Bastan, n’a qu’une seule rue et ne compte que 400 hab. permanents. Eaux thermales sulfureuses, célèbres surtout pour la guérison des plaies d’armes à feu. Hôpital milit. Tissus légers. — Près de là, belle cascade de Gavarnie.
BAREILY, ville de l’Inde anglaise (Calcutta), ch.-l. d’un district de même nom , à 220 kil. N. E. d’Agrah, près du confluent de la Dhara et de la Goula; 67,000 hab.
BARENT1N, joli bourg du dép. de la Seine-Inf., à 20 kil. N. O. de Rouen; 1,500 hab. Étoffes de coton, siamoises, papier.
BARENTON, ch.-l. de cant. (Manche), à 9 kil. S. E. de Mortain ; 3,000 hab.
BARETOUN (al-), Parœtonium, ville de B.- Égypte, sur la Méditerranée, à 244 kil. O. d’Alexandrie, par 25° long. E., 31° 10’ lat. N.
BARETT1 (Joseph), né à Turin en 1716, mort à Londres en 1789, écrivit avec succès en prose et en vers, et vint en 1751 se fixer à Londres, où il enseigna la langue et la littérature italienne. Il a donné, entre autres ouvrages, une traduction des tragédies de Corneille, Venise, 1748; un Dictionnaire anglais et italien , Londres, 1760, et une Grammaire italienne et anglaise ; ces deux derniers ouvrages sont fort répandus en Angleterre.
BAREUTH. Voy. bayreuth.
BARFLEUR, Vallis Cereris, Barafletum, petit port de France (Manche), à 26 kil. E. de Cherbourg, à 25 kil. N. È. de Valognes ; 850 hab. C’est là, diton, que Guillaume le Conquérant prépara son expédition contre l’Angleterre. C’était jadis une v. importante; elle fut prise et ruinée par Édouard 111 en 1 346 .
BARGE, ville des États sardes (Conl), à 16 kil. N. O. de Saluces; 7,000 hab. Ardoisières aux environs.
BARGEMON, village de France (Var), à 11 kil. N. E. de Draguignan ; 1,900 hab. Patrie de Moréri.
BARHEBRÆUS, nom donné quelquefois àAboul- Faradj. Voy. aboul-faradj.
BARI, Barium, ville du roy. de Naples, à 230 kil. N. E. de Naples, sur l’Adriatique; 19,000 hab. Ch.-l. de la Terre de Bari. Archev., citadelle, grand arsenal, collège pour les nobles, lycée royal. Industrie, un peu de commerce. — Quoique soumise aux Romains, Barium conserva ses magistrats. Après la chute de l’empire, elle tomba entre les mains des Sarrasins , puis des empereurs grecs; fut prise par les Normands, qui en firent la capitale de leur principauté, et appartint ensuite aux rois de Naples Elle a été trois fois détruite. Patrie de Piccini.
bari (Terre de), une des 15 prov. continentales du roy. de Naples, entre la Basilicate, la Capitanate, la Terre d’Otrante et l’Adriatique, a 155 kil. sur 48; 280,000 hab., dont beaucoup d’Arnautes. Elle est arrosée par l'Ofanto. Le sol est très fertile ; le climaî
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très chaud. Buffles, moutons à laine très fine ; côtes très poissonneuses ; salines.
BARILE, ville du roy. de Naples (Capitanate), à 6 kil. S. E. de Melfi; 3,000 hab. Colonie des Grecs du Bas-Empire. Le rit grec y fut professé jusqu’au XVIIe siècle.
BARIUM, ville d’Apulie, auj. bari.
BAR J AC, ch.-l. de cant. (Gard), à 29 kil. E. d’Alais ; 1,800 hab.
BARJÉSU, faux prophète juif, que 3aint Paul priva de la vue à Paphos, parce qu’il s’opposait à la prédication de l’Évangile. On le nomme aussi Eh/mas.
BARJOLS, ch.-l. de cant. (Yar), à 17 kil. N. E. de Brignolles; 3,450 hab. Chapelle souterraine à stalactites curieuses. Huile estimée, distillerie, etc.
BARJONË (Simon), c.-à-d. Simon, fils de Jone ou Jonas, vrai nom de saint Pierre. Voy. pierre.
BARKAN1 ou PARKAN1, ville de Hongrie (comitat de Gran), au confluent du Danube et du Gran, appartenait jadis aux Turcs , qui y soutinrent un siège en 1594, et qui la rendirent aux Impériaux après avoir été défaits sous ses murs (1684).
BARKIAROC, sehah de Perse de la dynastie des Seldjoucides, fils de Malek-Schah, monta sur le trône en 1093, et fut contraint de partager ses états avec ses deux frères Mohammed et Sandjar. 11 mourut en 1105.
BARKOK, Soudan d’Égypte, chef d’une dynastie des Mamelouks circassiens en Égypte, était d’abord esclave. Il s’éleva aux premières dignités de la milice des Mamelouks, et chassa du trône le Soudan Hadji (1382), de la dynastie des Baharites. Il eut à combattre plusieurs insurrections, mais il en triompha. Il rétablit l’ordre dans l’état, et laissa 400,000 pièces d’or dans son épargne. 11 mourut en 1399, et eut pour successeur son fils Faradj.
BARLAAM, savant moine de l'ordre de Saint- Basile, né dans la Calabre ultérieure vers l’an 1300, mort vers 1348. Étant allé en Grèce pour y étudier la langue de ce pays, qui était alors entièrement inconnue en Italie, il y embrassa le schisme grec, et jouit d’une grande faveur auprès de l’empereur Andronic-le-Jeune, qui l’envoya vers 1339 en Occident pour demander des secours contre les Turcs et les Bulgares, et pour travailler à la réunion des deux églises. Il s’attira dans la suite une disgrâce pour avoir attaqué les moines du mont Athos, qui soutenaient que la lumière du mont Thabor était la gloire incréée de Dieu, et se vit forcé de quitter Constantinople. Il revint alors en Italie, rétracta les erreurs qu’il avait professées en Grèce, et rentra dans le sein de l’église catholique. Clément VI le Domma évôque de Gerace. Barlaam a laissé un grand nombre d’écrits parmi lesquels on distingue: Contra primatumPapæ , en grec, Hanovre, 1608; six livres d’ Arithmétique algébrique , Paris, 1606; deux livres d’une Êthi<iue selon les Stoïciens dans la Bibliothèque des Pères. 11 est des premiers qui firent renaître en Italie l’étude de la langue et de la philosophie grecque.
BA R LÆUS (Gaspard van baerle, en latin), né en 1584 à Anvers, mort en 1648, fut ministre d’une église réformée, puis professeur de logique à Leyde, 1617; perdit son emploi pour s’être déclaré pour la secte des Arminiens; fut nomméen 1631 professeur de philosophie à Amsterdam. On a de lui des poésies latines fort estimées, sous le titre de Poemata, Amsterdam, 1645; des discours latins, Oraiiones , 1632, et quelques écrits historiques.
BARLETTA, Barolum, ville du roy. de Naples (Terre de Bari), à 53 kil. 0. de Bari, sur l’Adriatique; 16,000 hab. Port; grande citadelle, mais
fresque ruinée; belle cathédrale; collège fondé par ordinand IV; statue colossale de l’empereur Iléraelius ( elle a 6 mètres). La ville est belle et bien bâtie. Riche saline, pêche active. Fondée au xi® siè¬
cle; agrandie, embellie par Frédéric II, 1250; ell« fut considérée au xv* siècle comme un des boulevards de l’Italie. Néanmoins elle fut prise par Gom salve de Cordoue (1503).
BARLETTA, prédicateur dominicain du xv® siècle, jouit à Naples d’une grande réputation; il attirait la foule en mêlant dans ses prédications le burlesque au sérieux. Ses sermons, publiés à Lyon, 1536, ont eu plus de 20 éditions.
BARLOW (Joël), poëte et diplomate américain, né en 1755 dans le Connecticut, prit part dans sa première jeunesse à la guerre de l’indépendance, fut à la fois ministre presbytérien et avocat, et se fit un nom littéraire par un poème en 10 chants, intitulé la Vision de Colomb ou la Colombiade , qu’il publia en 1781 (réimprimé en 1807 avec luxe à Philadelphie). Il fut chargé de plusieurs missions en Angleterre et en France, et mourut en 1812 à Wilna, où il s’était rendu pour négocier avec l’empereur Napoléon. Outre son poëme, Barlow a publié plusieurs opuscules politiques. Il était républicain exalté, et écrivit en faveur de la révolution française.
BARMÉGIDES, c’esb-à-dire fils de Barmek , famille célèbre en Orient par son élévation et par ses malheurs, joua un rôle important sous les premiers califes abbassides. Le premier qui soit connu dans l’histoire est Khaled, fils de Barmek : il fut promu vers 750 à la dignité de grand-vislr par Aboul-Abbas, qu’il avait contribué à placer sur le trône, et conserva quelque temps cette charge sous Almanzor, dont le règne glorieux fut en grande partie son ouvrage. Il devint ensuite gouverneur de Mossoul (765), et fut chargé d’élever ï héritier du trône, Harounal-Raschid ( 778); il mourut peu après avec une grande réputation de sagesse. — Son fils, Yahia, porta au plus haut point la fortune et la gloire des Barmécides. U contribua beaucoup à assurer la couronne à Haroun, qui en reconnaissance lui donna la charge de visir dès qu’il fut sur le trône (786) :c’ est à lui qu’est dû l’éclat du règne d'Haroun-al-Raschid. — Yahia eut plusieurs fils, dont les plus connus 6ont : Fadhl et Djafar (le Giafar des Mille et une Nuits), qui tous deux partagèrent la fortune et la faveur de leur père ; on les nommaü les Petits-Visirs . Fadhl eut l’administration de la justice, et Djafar, la surintendance du palais du calife : il était le compagnon et le confident du prince. Haroun lui confia en outre l’éducation de son fils Al - Mamoun. Au bout de 17 ans d’une prospérité sans égale, cette famille se vit tout d’un coup renversée du faîte des grandeurs et frappée de la manière la plus cruelle, par ce même Haroun-al-Raschid qui lui devait tout (803). Djafar fut mis à mort, à peine âgé de 37 ans; Yahia fut ainsi que son fils Fadhl envoyé dans une prison lointaine; tous les parents ou amis des Barmécides, enveloppés dans la même disgrâce, furent massacrés ou emprisonnés, et dépouillés de leurs biens. On ne connaît pas bien la cause de celte étrange révolution : selon les uns, Haroun était jaloux des Barmécides qui avaient usurpé tout le pouvoir, et ne lui laissaient que le vain nom de calife; 6elon d’autres, Djafar avait désobéi au calife en mettant en liberté un descendant d’AIi qu’il lui avait ordonné de mettre à mort; selon d’autres enfin, Djafar avait séduit une sœur du prince, la belle Abbassa, pour laquelle Haroun avait lui-même une vive passion. Les malheurs des Barmécides ont été chantés par les poêles orientaux ; ils ont aussi fourni le sujet de plusieurs tragédies, entre autres celle des Barmécides , que La Harpe fit représenter en 1778.
BARN A HÉ (saint), un des premiers disciples des apôtres, était Juif et établi en Chypre. Il se convertit peu après S. Paul, qui avait, été son condisciple, et alla avec lui prêcher la foi aux Gentils; parcourut l’Asie-Mineure, la Syrie, la Grèce, et souffrit, à ce qu’on croit, le martyre à Salamine en Chypre, vers
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l’an 63. li était cousin de saint Marc. On a sous son nom un Évangile et des Actes qui sont apocryphes, et un cÈpitre dont r authenticité est plus vraisemblable. On célèbre sa fête le 11 juin. L’église de Milan le reconnaît pour son apôtre ; elle lui a consacré une église qui est desservie par des clercs réguliers, nommés Barnabiles.
BARNAB1TES, ordre religieux institué à Milan, en 1530, par Antoine-Marie Zaccaria, et qui tire son nom d’une église dédiée àsaint Barnabé,dans laquelle cet ordre s’établit d'abord. Ces religieux se vouaient snx missions, aux prédications et à l’instruction de la jeunesse. Us fondèrent en Italie, en Espagne, en France, en Autriche et en Bohême, des collèges qui ont fourni un grand nombre d’hommes célèbres, tels que : J. Morigia, Auguste Torniel, Côme d’Ossène, le Père Niceron, etc. Les Barnabites n’existent plus qu’en Italie et en Espagne. Les Guastallines, instituées par Louise Torrelli, comtesse de Guastalla, et qu’on appelle aussi Angéliques , sont des religieuses de l’ordre de St-Barnabé.
BARNAOUL, ville de la Russie d’Asie (Tomsk), sur le Barnaoul, par 53° 20’ lat. N. et 81° 6’ long. E. Fonderie; manuf. de glaces; fours à chaux. Siège de la dir des mines de l’Altai. Fond, par Demidoff, 1730.
BARNAVE (Pierre-Joseph-Marie), député à l'Assemblée nationale, né en 1761 à Grenoble, était déjà célèbre dans cette ville comme avocat lorsqu’éclata la révolution française. Partisan des idées nouvelles, il fut nommé député du tiers-état par le Dauphiné, et bientôt il s’acquit, par son éloquence et son ardent amour pour la liberté, une très haute influence et une grande popularité. Il parla dans toutes les discussions importantes, et souvent il osa lutter contre Mirabeau. Barnave, qui avait combattu avec énergie la royauté tant qu’il s’agissait de reconquérir les droits du peuple, voulut combattre pour la royauté lorsqu’il fut question de lui enlever à elle-même ses droits légitimes. Dès ce moment, sa popularité chancela, et il la perdit bientôt entièrement. Ayant été envoyé comme commissaire à Varennes, après l’arrestation de Louis XVI dans cette ville, pour assurer le retour du prince, il revint dans la voiture du roi, et lui témoigna les plus grands égards, ainsi qu’à la reine. Cette noble conduite le fit regarder comme un déserteur de la cause du peuple. Après la session, il se retira à Grenoble ; il y exerçait les fonctions de maire, lorsque l’ouverture de l’armoire de fer vint, après la journée du lü août, découvrir une correspondance qu’il avait entretenue avec la cour dans les derniers temps; il fut arrêté le 19 août 1792, resta 15 mois dans les prisons de*Grenoble, et fut ensuite conduit à Paris, où il fut condamné à mort par le tribunal révolutionnaire. Il n’avait que 32 ans. Un de ses plus éloquents discours est celui qu’il prononça devant ses juges. Scs Œuvres forment 4 v. in-8, 1843.
BARNE , auj. Warna , ville de la Mœsie inférieure, sur le Pont-Euxin. Voy. cruni.
BARNES ou BARILS (Josué), savant helléniste, né à Londres en 1655, mort en 1712, fut professeur de grec à Oxford. 11 a laissé, outre plusieurs ouvrages originaux, des éditions estimées d 'Euripide, Cambridge, 1694; d’ Anacréon, Cambridge, 1705; et d’Homère, Cambridge, 1710. Il avait beaucoup d’érudition, mais peu de goût; ce qui fit dire au savant et spirituel Bentley que Barnes savait le grec aussi bien qu’un savetier d’Athènes,
BARNET, b. d’Angleterre (flertford), à 16 kil. N. de Londres ; 2,400 hab. Warwick, alors général de Henri VI, y fut battu et tué par Édouard d’Vork, 1471. BARNSLEY.v.d’Angl.(York),àl5 k.SE.d’Hudderslield; 10,000 h. Fil de fer. Pr. deIà,ch.deWentwortli.
BARIVEVELDT, village de Hollande, à 33 kil. N. 0. d’Harnheim; 4,800 hab.
barneyeldt (île), dans le détroit de Magellan, (Amérique méridionale), au N, de la Terre de Feu,
par 71° long. O., 56° 24’ lat. S. Découverte par les Hollandais en 1616.
BARNEVELDT (Jean olden-), grand-pensionnaire de Hollande , magistrat intègre , négociateur habite, et ardent ami de la liberté de son pays, naquit en 1549 à Amersfoort , remplit diverses missions près d’Elisabeth et de Henri IV, et eut la gloire de conclure avec l’Espagne en 1609 le traité qui assurait l’indépendance des Provinces-Unies. A la tête du parti républicain, il s’opposa de tout son pouvoir à l’ambition du stathouder Maurice de Nassau , qui menaçait la liberté de la Hollande; il se vit par là exposé aux attaques les plus violentes. Deux fois il voulut se retirer des affaires; il ne fut retenu que par les instances des députés des états. Maurice, ayant enfin pris le dessus, le fit d’abord condamner comme hérétique en 1618 par le synode calviniste de Dordrecht, parce qu’il avait embrassé la doctrine des Arminiens, et l’année suivante il le fit juger par une commission et condamner à mourir sur l’échafaud. On l’accusait d’avoir livré son pays aux Espagnols ! Il subit le supplice avec la plus grande fermeté. Barneveldl était âgé de 70 ans. — 11 laissa deux fils, René et Guillaume. Le deuxième avait conçu le projet d’assassiner Maurice pour venger son père, et avait communiqué son dessein à René qui , sans l’approuver, n’avait cependant pas voulu le dénoncer. Le complot ayant été découvert, Guillaume échappa par la fuite ; René fut pris, et quoiqu’innocent, il fut mis à mort (1623).
BARNEVILLE, ch.-l. de canton (Manche), à 25 kil. S. O. de Valognes; 800 hab.
BARNSTABLE, ville d’Angleterre (Devon), sur la Taw, à 55 kil. N. O. d’Exeter, dans une baie de la Manche de Bristol; 5,800 hab. Port qui ne peut servir aujourd'hui. Lainages, toile, poterie commune. — Ville des Etats-Unis (Massachussets), à 110 kil. S. E. de Boston. Pêche de la morue.
BAROCHE, ville de l’Inde. Voy. baroutch.
BAROGHE (Frédérico barocci , dit le), célèbre peintre italien , né à Urbin en 1528 d’une famille qui avait déjà produit plusieurs artistes distingués, se forma d’abord par l’étude des tableaux de Raphaël et du Titien ; puis, quittant le sublime pour le gracieux, prit le Corrége pour modèle. Appelé à Rome par Pie IV, il exécuta pour ce pape plusieurs grands ouvrages de peinture au palais du Belvédère. Pendant son séjour à Rome . quelques peintres, jaloux de ses succès, tentèrent de l’empoisonner à J’âgô de 32 ans; les soins qu’il reçut aussitôt l’arrachèrent à la mort, mais sa santé en fut profondément altérée pour le reste de ses jours. Il vécut cependant encore fort longtemps et put produire de nouveaux chefs-d’œuvre H mourut à Urbin en 1612, âgé de 84 ans. Ceux de s ;s tableaux qu’on estime le plus sont une Déposition de croix, le Pardon, V Annonciation, le Martyre de saint Vital.
BARODE ou BARODA, ville de l’Inde anglaise, dans le Guzzerat, à 133 kil. N. de Surate; 100,000 hab. Beau port, vastes citernes, pagodes, hôpitaux, quelques beaux monuments. Tissus de coton, etc. Elle a beaucoup souffert du tremblement de terre de 1819. — Barode est la cap. de l’état de Barode, qui embrasse à peu près tout le Guzzerat.
BAROLUM, ville d’Italie, auj. barletta.
BARON, faron ouvaron (dér. du vieil dïï.bar, libre, ou sel. d’autresdu lat. vir, homme). Ce titre n’était guère employé avant le vie s. A cette époque on nomma communément hauts bai'ons tous les grands du royaume, soit qu’ils fussent ducs, comtes ou évêques. Le titre de baron eut beaucoup d’éclat aux xie, xiie et xme siècles. Les princes du sang et les fils du roi le préférèrent souvent à celui de comte ou de duc. Les Montmorency se faisaient qualifier des titres de premiers barons de France et de premiers barons chrétiens. — Aujourd’hui le titre de baron n’est plus