VAUD
préparations de la soie ; confitures et comestibles divers. Ce département a 4 arr. ( Avignon , Apt, Orange, Carpenlras) , 22 cantons , 148 communes; il appartient à la 9* division militaire, à la cour impér.de Nîmes, et a un évêché à Avignon.
VAUCOULEURS, Lorium , ch.-l. de cant. (Meuse), près de la Meuse, à 20 kil. S. E. de Commercy; 2,420 hab. Bâti en amphithéâtre. Bas, toiles rayées, cotonnades. Patrie de Ladvocat, auteur du Dictionnaire historique , et de Jeanne Vaubernier (la Dubarry). — Il s’y tint un concile en 86b. C’est dans cette ville que Jeanne d’Arc vint offrir ses services à Robert de Baudricourt.
VAUD, Wuadt en allemand, Pagus Urbigenus des anciens, 19* canton de la confédération helvétique, entre ceux de Neuchâtel, Fribourg, Berne, Valais et la France, a au S. le lac de Genève: 3,100 kil. carrés; 199.000 hab. (dont 7 ,0< >0 seulement Catholiques); capitale , Lausanne. Montagnes au S. E. , belles vallées, ricties plaines, sites délicieux. Climat varié, fort doux près du lac. Bons vins, fruits, lin, chanvre, plantes oJéagineuseset médicin.; peu decéréales. Bétail, fer, houille, asphalte, soufre, sel, tourbe; eaux minérales; cavernes remarquables. Industrie: draps, cuirs, horlogerie. Exportations en France, commerce de transit. L’idiome vulgaire est un patois du vieux français qu’on nomme le welche. L’instruction publique est très-soignée : c’est dans ce canton, à Yverdun, qu’était lecélèbreétablissement de Pestalozzi. — Ce pays fut successivement possédé par îes Francs, les rois de la Bourgogne-Transjurane , les empereurs d’Allemagne, les ducs de Zæhringen , les ducs de Savoie (1273-1536); il fut ensuite assujetti au canton de Berne, et ne devint canton indépendant qu’en 1798. Il est régi démocratiquement depuis 1845.
VAUDEMUNÏ, bourg du dép. de la Meurthe, à 9 kil. S. de Vézelise ; 460 hab. Ancien château Ruines romaines. Jadis capitale du comté de Vaudemont. — l’e comté, créé en 1070 en faveur de Gérard, fils de Gérard d’Alsace, duc de Lorraine, passa en 1314 dans la maison de Joinvi'le, et en 1394 dans celle de Lorraine par le mariage de Marguerite de JoinvMle avec Ferri de Lorraine. Ferri, comte de Vaudemont, petit-fils de ce dernier, épousa Yolande d’Anjou , héritière des duchés de Lorraine et de Bar, et leur fils Réné réunit les deux duchés, ainsi que le comté de Vaudemont, dont les ducs de Lorraine ont depuis donné le nom à leurs puînés. Charles 111, duc de Lorraine, le donna à son fils naturel Charles-Henri , prince de Vaudemont. — Louise de Y. épousa le roi Henri III.
VAUD01S, hérétiques célèb., ainsi nommés de leur chef, P. de Vaux ou Val do ( V. ce nom), invectivaient contre ies prêtres, prétendaient réformer les mœurs du clergé et ramener les temps de la primitive église Ils affichaient pour eux-mêmesde grandes prétentions à la pureté des mœurs, ce qui leur valut le nom de Cathares (du grec katharoi, purs); on les appelait aussi Pauvres ou Gueux, de Lyon. Cette secte, qu’il ne faut pas confondre avec les Albigeois, prit na iss. au xne siècle,.! Lyon, d’où elle se répand, dans tout le Dauphiné. Attaquée par le fer et le feu, elle se grossit beaucoup jusqu à la croisade contre les Albigeois, qui les réduisit à un petit nombre. Les Vaudoisse cachèrent alors dans les montagnes de la Provence et du Piémont, où ils vécurent longtemps paisibles et obscurs. C’est sur ces débris des Vaudois que furent commis les massacres de Cabrières et Mérindol qui lesanéant.en France, 1 546. Ceux du Piémont lurent à leur tour l’objet de mesures violentes, et se virent enfin réduits à fuir en Suisse (1686-87) ou à se convertir. Victor-Amédée les laissa rentrer en 1689. U y a encore auj. de 16 à 20,000 Vaudois en Piémont.
VACDREU1L (L.-Phil. rigaud, marquis de), marin français (1723-1802), commanda un vaisseau à la bataille d’Ouessant (1778), conquit ensuite le Sé-
VAUV — 1837 — VAYR
négal, fit pour 8 millions de prises dans ses croisières, et servit avec éclat jusqu’à la paix de 1783, entra en 1789 aux Etats-Généraux , siégea au côté droit, émigra, et ne rentra qu’après le 18 brumaire.
VAUGELAS (Claude favre de), né en 1585 à Meximieux, fi ls du juriscons. A. Favre, fut chambellan de Gaston, due d’Orléans. Il s’élai fait une grande réputation de grammairien et de puriste, entra à l’Académie française lors de sa fondation, et fut mis à la tête de la grande entreprise du Dictionnaire de
Y Academie. On a de lui des Remarques sur lu langue française , Paris, 1647, in-4, et 1738, 3 v.in-12, avec desnotes de Patru et de Th. Corneille, et une traduct. estimée de Quinte-Curce, 1653, in-4, à laq. il travailla 30 ans, et qui ne parut qu’après sa mort. dm. en 1650.
VAÜGIRARD , Vallis Dostroniœ au moyen âge , puis Vauboxtron , ensuite Vaugirard , bourg du dép. de la Seine, contigu aux murs de Paris, au S. O., séparé de la Seine par la plaine de Grenelle; 8,850 hab. Carton-pâte, céruse, colle-forte, produits chimiques, raffineries de sucre et d’huile, briqueterie, etc. Beaucoup de vaches laitières. — Celait autrefois une seigneurie qui appartenait à l’abbaye de Sai nt-Germa i n-des-P rés.
VAUGNERAY, ch.-l. de cant. (Rhône), à 14 kil. S. O. de Lyon; 1,500 hab. Houille.
VAUGONDY (robert de). Voy. robert.
VAUGUYON (le duc de la). Voy. la vauguyon.
VAULX ou VAUX, v. de France. Voy. vaux.
VAULX-CERNAY (Pierre, moine de), religieux de l’abbaye de ce nom, au diocèse de Paris, prit part à l’expédition contre les Albigeois, et en écrivit
Y Histoire de 1206 à 1218 (Paris, 1615, in-8, et dans la Collection des historiens de France de l)uchesne,tom. 5; trad.en franç. parM. Guizot, dans le3 Mémoires relatifs à l'histoire de France, tom. 13).
VAUQUEL1N , marin, né à Caen en 1726, mort en 1763, s’embarqua à dix ans, donna des preuves d’une intrépidité presque fabuleuse, reconnut les ports de la Grande-Bretagne, défendit opiniâtrément la Louisiane, conduisit trois frégates au secours de Québec, dont il retarda la prise ; mais au moment où il obtenait son premier grade dans la marine royale , il fut mis en prison par les intrigues de quelques envieux, et n’en sortit que pour être assassiné.
vauquelin (L.-Nic.), chimiste, né en 1763 à Saint- André d Hébertot (Calvados), mort en 1829, était fils d’un paysan. Placé chez un pharmacien de Paris, il attira l’attention de Fourcroy, qui se l’associa dans ses travaux. Il acquit une pharmacie, puis devint inspecteur des mines, professeur à l’école de pharmacie, à l’école de médecine, au collège de France, 3t membre de l’Institut. 11 possédait surtout le talent de manipuler. La science lui doit une foule d’analyses et la déc. du chrome. On a de lui : Manuel de
Y Essayeur, 18 12, et divers Mémoires dans le recueil de l’Acad. des Sciences et les Journaux scientifiques.
VAURfiAS. Voy. valréas.
VAUVENARGUES, bourgdu dép.des Bouches-du- Thône , à 12 kil. N. E. d’Aix; 400 hab. Marquisat.
VAUVENARGUES (Luc de clapiers, marquis de), moraliste , né en 1715, à Aix en Provence, servit quelque temps avec distinction, et fit les campagnes de 1734 et 1741. Epuisé par les fatigues, il se retira du service à 28 ans avec le grade de capitaine, vécut depuis dans la retraite et la méditation, et mourut en 1747 à 32 ans. On a de lui : une Introduction à la connaissance de l’esprit humain, 1746; des Réflexions sur divers auteurs, des Maximes , et quelques autres opuscules. Ces ouvr., écrits avec élégance, l’ont placé au nombre des bons écrivains du xvm«s. : on y trouve, avec des pensées profond es, des réflexions paradoxalesqui l’ont faitrevendiq. par les philosophes comme un des leurs -.Voltaire fait de lui le plus grand cas. Sesouv.,publ. par lui-même en 1746, ont été sou¬
vent réimprimés depuis ; l’édition la plus complète est celle de Brière, 1821, 3 vol. in-8.
. «.^VERT, ch.-l de cant. (Gard), près du Vistre. à 20 ki I. S. O. de Nîmes ; 4,128 hab. Eaux-de-vie.
vauvert, ancien château, voisin de Paris, près de la barrière d’Enfer, avait, au xm* siècle, la réputation d’être visité par les revenants. Louis IX le donna aux Chartreux (1258), et de ce moment les revenants disparurent. Il en. est resté le proverbe.aller au diable Vauvert, c.-à-d. entreprendre une expédition dangereuse.
VAUVILLERS, ch.-l. de cant. (Haute-Saône), à 46 kil . N. de Vesoul; 1,264 hab. Verre, suif.
VAUVILLIERS (Jean-François), helléniste, fils de Jean Vauvilliers, professeur estimé, né à Paris en 1737, fut professeur de grec au Collège royal, membre de l’ Académie des Inscriptions (1782), adopta les idées nouvelles en 1789, fut président de la commune, et spécialement chargé des subsistances de Paris, sauva cette ville de la famine, se vit cependant poursuivi sous la Convention et le Directoire comme modéré, fut compris sur la liste des déportes en fructidor, se réfugia en Russie et mourut à Saint-Pétersbourg en 1801. On lui doit un Essai sur Pindare avec une traduction de quelques odes, 1772 . des extraits d’auteurs grecs à l’usage de l’école milit. (1768), des ed. estimées de Plutarque, 1783 (avec Brotier), de Sophocle 1784, et des écrits politiq.
VAUX, village dudép. de Seine-et-Oise, non loin de la Seine, rive droite, à 3 kil. E. de Meulan ; 969 hab. Joli château. — vaux-prasi.in (Seine-pt -Marne), célèbre château, à 2 kil. S. de Melun, fondé et magnifiquement orné par Fouquet; possédé depuis par Villars, et enfin par le duede Praslin, min de L. XV.
vaux, ou vaulx-en-velin, village de I’anc. Dauphiné (Isère), sur le Rhône, à 8 kil. N. E. de Lyon; 1,100 hab. Patrie de Pierre de Vaux ou Valdo , auteur de l’hérésie des Vaudois.
VAUX (Noël jourda , comte de), maréchal, né en 1705, mort en 1788, entra au service en 1724, passa par tous les grades, assista à dix-neuf sièges, dix combats et quatre batailles, se distingua surtout dans les guerres de Flandre, commanda en chef dans la Corse, et fil la conquête de l’île en trois mois (1769): il fut nommé maréchal de France en 1785.
VAUXCELLES (J. bourlet, abbé de), né à Versailles en 1734, mort en 1802, prêcha avec succès, travailla au Mercure, au Journal de Paris, et eut pour amis Delille, Thomas, Latiarpe. Il est surtout connu par une édition fort estimée des Lettres de M,ne de Sévigné, Paris, 1801, 10 vol. in-12.
VAUX-DE-V1RE (les), vallée de France (Calvados), près de Vire. C’est dans cet endroit qu’habitait Olivier Basselin, foulon et poète, célèbre par ses chansons joyeuses et malignes qui, désignées d’abord sous le nom de vaux-de-vire, prirent, dit-on, dans la suite, par corruption, celui de vaudevilles.
VAUX HALL, célèbre jardin public, avec salles de concert et de danse, aux portes de Londres, au S. O., tire son nom d un entrepreneur français nommé Vaux qui l’ouvrit en 1730.
VA VASSEURS (les) ou Arrière-Vassaux. On nommait ainsi dans le régime féodal les vassaux d’un vassal direct. Les vavasseurs étaient fréquemment en guerre avec leurs suzerains. L’Italie vit éclater en 1026 une fameuse guerre des vavasseurs contre les grands vassaux, les prélats et les villes (dite guerre des vavasseurs) : Conrad 11, empereur d’Allemagne, y mit fin en 1037 par ses célèbres constitutions féodales en faveur des vavasseurs.
VAVINCOURT, ch.-l. de canton (Meuse), à 7 kiL S. de Bar-le-Duc; 808 hab.
VAYRAC, ch.-l. de canton (Lot) ,à53k.N.E. do Gourdon ; 1,713 hab.
VAYR1NGE (Philippe), mécanicien français, né en 1684 à Nouillonpont (Lorraine), mort en 1746,
V£DA — 1S38 — VJÊLA
commença par travailler chez un serrurier de Metz, établit à Nancy une boutique d’horlogerie, et fut nommé horloger de la ville, puis mécanicien du duc de Lorraine, apprit, dans un voyage à Londres, la géométrie , l’algèbre et l’usage de toutes les machines de physique, fut chargé (1731) de faire à l’académie de Lorraine un cours de physique expérimentale , puis suivit en Toscane le duc Léopold. On a de lui plusieurs Machines remarquables, entre autres un planisphère d'après le système de Copernic. 11 mérita d’être appelé l’Archimède lorrain.
} VEAU D’UR. Pendant le séjour de Moïse sur le fmont Sinaï, les Israélites forcèrent Aaron à leur ériger une idole qui avait la forme d’un veau et qui fut faite en or avec les bijoux dont les femmes se dépouillèrent à cet effet; Moïse, descendu de la montagne, brisa aussitôt cette idole. Le veau d’or éta/t une imitation du bœuf Apis. — Voy. jéroboam.
VECELL1 (tiziano), dit le Titien. Voy. titien.
vecelli (Fr.), frère du Titien et son élève, s’est beaucoup rapproché du style de ce grand peintre, et a laissé plusieurs tableaux magnifiques. — La famille Vecelli a eu encore d’autres peintres remarquables: 1° Horace, Ois du Titien, mort de la peste à Venise en 1576, et qui partageait son temps entre la peinture où il excellait et la recherche de la pierre philosophale ; — 2° Marc, neveu et élève du Titien, et le plus cé&bre de cette famille après son maître ; — 3° Tiziano, dit Tizianello, ûls de Marc, mort après 1648, auteur de beaux tableaux, mais déjà maniéré.
VECHT, riv. d’Allemagne, naît dans les Etats prussiens (Westphalie), traverse le S. O. du Hanovre, entre en Hollande, parcourt les prov. de Drenthe et d’Over-Yssel, et se jette dans le Zuyderzée au N. E. de l’emb. de l’Yssel, sous le nom de Zwarte-water. Cours, 150 kil. — Une branche du Vieux -Rhin qui s’en sépare à Utrecht, et qui se jette également dans le Zuyderzée, porte le même nom.
VECT1S, nom latin de l’île de wight.
YÊDAJNTA , c.-à-d. conclusion des vidas. On nomme ainsi une doctrine théologique et philosophique de l’Inde qui s’appuie sur les Vidas : c’est un des deux systèmes orthodoxes de la philosophie indienne connus sous le nom de Mimansa {Voy. ce nom). Ce système, tout idéaliste, enseigne le culte d’un seul Dieu qu’on doit adorer d'une manière abstractive ; il reconnaît pour fondateur Vyasa et pour principal docteur Sankara Atcharya.
VÉDAS , les plus anciens et les plus révérés des livres sacrés des Hindous, sont le fondement de leur religion, ils sont au nombre de 4 : 1 ° le Rig , qui contient des prières et des hymnes en vers ; 2° le Yadjour, où sont des prières en prose ; 3° le Sama , dont les prières, dites montras , sont destinées à être chantées; 4° 1 ’Atharvan, composé surtout de formules de consécration , d’expiation et d’imprécation. Chacun des Védas se compose de deux parties distinctes : les montras ou prières, et les brahumanas ou préceptes et dogmes. En outre, on en a fait une foule de commentaires, les Pouranas , les Soutras, qui jouissent d une autorité presque sacrée; on en a tiré un système de philosophie orthodoxe , la philosophie Védanta{ Voy. ci-dessus). L’âge comme la doctrine des quatre Vidas diffère beaucoup. Ils passent (les trois premiers surtout) pour avoir été inspirés par Brahma ; les légendes hindoues en attribuent la publication à Vyasa qui les aurait compilés vers le IVe siècle av. J.-C. Les Védas sont écrits en langue sanscrite. Il en fut fait une traduction abrégée en langue persane, par ordre d’un frère d’Aureng-Zeyb, au xvn* siècle : cette version elle-mêmea été traduite en latin; et Anquelil du Perron l’a publiée sous le titre d Oupnekhat. Du reste, jusqu’ici nous n’avons en langues européennes que quelques extraits des Védas M. Langlois a trad. en fr. le Rig-Veda 1£48.
V ED A6T US. Voy. waast (saint).
VEENDAM, ville de Hollande (Groningue), à 22 kil. S. E. de Groningue; 6,000 hab.
VEGA (nuestra senora de la), ville d’Espagne (Burgosl, à 35 kil. S. E. de Santander; 5,000 hab.
vega (la) ou la conception , ville de l'île de Haïti , à 110 kil. N. O. de Saint-Domingue, occupe la place d’une ancienne ville fondée par Chr. Colomb et détruite par un tremblement de terre en 1564.
VEGA (garcilasso de la). Voy. garcilassq.
VEGA (LOPE de). Voy. LOPE.
VÉGECE, Flavius Vegeüus Renatus , écrivain militaire latin , florissait vers la ûn du ive siècle. Il est auteur d’un traité en 5 livres : De re militari , dédi à l’empereur Valentinien II ; c’est un extrait fort instructif des écrivains antérieurs. On estime les éditions de Valart, Paris, 1762, et de Schwebel, Strasbourg, 1806. Végèce a été traduit en français par Bourdon de Sigrais, 1743; par Bongars, 1772, et commenté par Turpin de Crissé. — Un autre Végèce, Publius Veaetius, est auteur d’un Traité de Cari vétérinaire, pubiié par Gesner, Manheim, 1781, et traduit par Saboureux de la Bonneterie (dans le tome 6 des Ouvrages relatifs à l'agriculture).
VECU A (île), Curicta , île des Etats autrichiens (Dalmatie), dans le golfe de Quarnero : 35 kil. sur 22; 17,000 hab. Ch.-l., Veglia, sur la côte S. O., avec un port et 3,000 hab.; évêché.
VEHME (sainte), ou cours vehmiques, du vieil allemand fehmen , condamner, bannir, tribunaux secrets établis originairement en Westphalie ; avaient pour but de maintenir la paix publique ou la religion et connaissaient de tous les crimes qui pouvaient troubler l’une ou l’autre. Les membres do ces tribunaux, <l\[s francs-juges, s’enveloppaient du mystère le plus profond et avaient dans toute l’Allemagne des initiés qui leur déféraient les coupables : tout initié était tenu d exécuter le jugement du tribunal dès qu’on l’en chargeait; le condamné était frappé par une main inconnue. L’origine des cours vehmiques paraît remonter au temps de Charlemagne , mais elles n’ont pris d’importance qu’à la ûn du xii* siècle, lorsque la Westphalie fut tombée au pouvoir de l’archevêque de Cologne (1 182). Après la paix publique de Westphalie, 1371, un grand nombre de tribunaux s établirent sur ce modèle dans les états qui avaient accédé à ce traité ; mais bientôt ils donnèrent lieu aux plus grands abus; au xv« siècle les empereurs Sigismond, Albert, Frédéric III, travaillèrent à les réprimer et ils disparurent au xvi® siècle. La Sainte Vehrne avait son principal siège à Dortmund en Westphalie.
\ El ES, Veii, auj . V Isola Farnèse 9 v. d’Etrurie , une des 12 lucumonies étrusques, la plus méridionale et la plus voisine de Rome, fut souvent en guerre avec les Romains, qui Unirent par s’en emparer en 395, après un siège de dix ans. Véies leur servit d’asile lors de la prise de Rome par les Gaulois en 389 ; les tribuns voulaient même qu’on abandonnât définitivement Rome pour s’établir à Véies; mais Camille, le vainqueur de Véies, s’y opposa : il mérita par là le surnom de second fondateur de Rome. .
k°ur£ du Piémont. Voy. avigllana.
V LILLY, village de la Côte-d’Or, à 18 kil. N. O. de Beaune. Source ferrugineuse et purgative.
VELAvSCO (Grég. -Hernandez de), poète espagnol, né vers le milieu du xvi* siècle, a traduit en vers le jyoème de Sannazar, De partu Virginis (Tolède , 1554), et V Enéide ( Alcala , 1585, in-8). Ses compatriotes placent ces ouvrages au premier rang.
\LLASQULZ (Diégo), général espagnol, né vers 1465 à Cuellar (Ségovie), accompagna Colomb dans son 2* voyage, se fixa à Saint-Domingue et contribua puissamment à la soumission de l'île (1496- 1509), fut chargé par Diégo Colomb, frère de Christophe, de faire la conquête de Cuba, réussit dans cette entreprise, devint gouverneur de l’île, y fonda