VELI — 1839 — VELL
d’importantes colonies, entre autres, San-Salvador, Puertode Carenasnomniée depuis la IIavane\lh\ 1, seconda l’expédition qui découvrit le Yucatan et le Mexique, 1517-18; mit Fernand Cortez à la tête de l’expédition chargée d conquérir le Mexique, devint bientôt jaloux de son lieutenant et voulut, mais sans suce 'S , s’opposera ses progrès. Il mourut en 1523.
Velasquez (Jacques Rodriguez de silva y), célèbre peintre espagnol, né en 1599 à Séville, mort en lC60,eut pour maître Herrera-le- Vieux, puis François Pacheco, étudia à fond les collections du Prado et de l’EscuriM, fit deux voyages en Italie, et fut comblé d’honneurs par Philippe IV. Parmi ses plus beaux tableaux on cite la Tunique de Joseph , le Portrait d’ Olivarès, le Tableau de famille (la famille royale), etc. Vélasquez est le chef de l’école galloespagnole; ses ouvrages se distinguent par une imitation si parfaite de la nature, qu’ils font complètement illusion. — 1 1 y a eu trois au très Velasquez, tous trois frères, assez remarquables comme peintres: 1° Alexandre Gonzalez (1719-72), qui fut aussi architecte; 2° Antonio Gonzalez (1729-93), et L. Gonzalez (1715-64), auteurs de fort belles fresques, et l’un directeur, l’autre sous-directeur , de l’Académie de peinture de Madrid.
Velasquez DE velasco (Louis-Joseph), antiquaire, né en 1722, à Malaga, mort en 1772, fut chargé par Ferdinand VI de recueillir les anciens monuments de l’histoire d’Espagne, devint correspondant de l’Académie des Inscriptions de Paris, fut emprisonné comme auteur de pamphlets injurieux contre le gouvernement ( 1766 ) , et ne fut rendu à la liberté que quelques mois avant sa mort. Il a laissé les Annales de la nation espagnole depuis les temps les plus reculés jusqu’à l'entrée des Romains , Malaga, 1759, in-4 ; Conjectures sur les médailles des rois Goths et Suèves d' Espagne, Malaga, 1759, in-4 ; Origine de la poésie castillane , 1754, etc.
VELAY, Vellavi, ancien petit pays de France, en Languedoc, auj. dans le dép. de la Haute-Loire, était situé entre le Forez au N., la Haute-Auvergne à 10., le Gévaudan au S., et le Vivarais à l’Ë. ; ch.-l., le Puy-en-Vélay.
VELCHES. Voy. welches.
VELDEGK ou VELD1G (Henri b e), minnesinger des xii* et xin* siècles, vécut à la cour des princes de Thuringe et de Basse-Saxe. On a de lui Y Enéide (c’est une imitation du Roman de l'Eris de Chrestiens de Troves, plutôt qu’une traduction du poème de Virgile), Berlin , 1784 ; Ernest , duc de Bavière , poëme épique, manuscrit; et la Légende de Sainl- Gervais, en 4 chants, manuscrits.
VELDENZ, bourg des Etats prussiens (province Rhénane), à 5 kil. S. O. de Berncastel ; 700 hab. Forges. Aux environs, ardoises, houille. Veldenz a donné son nom de 1 5 1 4 à 1 694 à un rameau cadet de la maison palatine de Deux-Ponts. Voy. palatinat.
VELEZ, ville de Nouvelle-Grenade, à 80 kil. S. O. de Socorro ; 2,500 hab. Riches mines d’or aux env.
velez-blanco , Egelasta, ville d’Espagne (Grenade), à 55 kil. N. E. de Baza ; 6,000 hab.
VELez-de-gomera, Parielina, ville du Maroc (Fez), près de la Méditerranée, à 80 kil. E. de Télouan.
velez-malaga, Menoba, ville d’Espagne (Grenade), près de la mer, à 22 kil. E. de Malaga. Château. Aux env. , vaste plaine très fertile. Raisins secs, fruits, canne à sucre, cochenille, soie ; vins, etc.
velez-rubio, Morus , ville d Espagne (Grenade), à 12 kil. S. de Velez-Blanco ; 12,000 hab. Drap, étamines, couvertures, etc.
velez (penon de), ville d'Afrique. Voy. penon. VELHAS (Rio das). Voy. Rio das velhas.
VËL1E, ville de l’Italie ancienne. Voy. elée. VEL1GE, ville de la Russie d’Europe (Vitebsk), à 90 kil. N. E. de Vitebsk ; 5,000 hab. Château. Fondée en 1«536. A la Pologne jusqu’en 1772.
VEL1KHA-LOIIKI, v lie forte de la Russie d’Europe (Pskov), à 200 kil. S. E. de Pskov; 3,500 hab. Au grand-duc de Moscou dès 1448; i rise par Eti enne Barthory en 1580. Brûlée en 1611 parles partisans des faux Dmitri, et repeuplée enlo20par les Cosaques.
VÉL1KI-OUSTIOUG. Voy. oustioitg-velikt.
VELINES, ch.-l. de cai.ton (Dordogne) à 30 kil. O. de Rergerac; 800 hab. ‘
VELINO, Velinus , riv. d’Italie, naît dans le roy. de Naples (Abruzze Ultérieure 2«), puis entre dans l’Etat ecclésiaslique, arrose Rieti, et tombe dans la Néra : cours 95 kil. Belles cascades.
velino (monte), mont, du roy. de Naples (Abruzze Ult. 2«), près et au N. O. du lac Fucin ; 2,556=“.
VELINUS, riv. de la Sabine. Voy. velino.
VELIOCASSES ou VELLOCASSES, peuple de la Gaule, dans la 2* Lyonnaise, occupaient, avec les Cale ti , le diocèse de Rouen, et avaient pour capitale Rotomagus (Rouen). Ils ont donné leur nom au Vulcassinus pagus (le pays Vexin). „
VEL1TES, corps d'infanterie légère chez les Romains, était formé des citoyens les plus pauvres et les plus jeunes. On les plaçait presque toujours entre les rangs de la cavalerie dont ils accompagnaient les mouvements. Ils étaient 1,200 par légion de 6,000 hommes. — Napoléon avait établi dans l’armée française des corps de troupes légères appelés vélites.
VEL1TSCHTER1N ou VOUSITR1N , ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), ch.-l. de livah , à 22 kil. N. O. de Pristina ; 3,000 hab. Evêché grec.
VELLAUDUNUM ou VELLAUNODUNUM , ville de Gaule (Lyonnaise 4*), chez les Senones, importante au temps de César. On l’a placée tantôt à Beaune, tantôt à Château-Landon, Avallon, Auxerre, etc.
VELLAVI , auj. le Vélay , peuple de la Gaule , chez les Arvernes (Lyonnaise 4«), au N. des Gabali% au S. des Segusiani , avait pour chef-lieu Vellavi , d’abord Revessio (auj. Saint- P au lien).
VELLEDA, prophétesse germaine du temps de Vespasien, était de la nation des Bructères, et exerçait une influence immense sur toutes les populations germaniques. Elle contribua puissamment à l’insurrection des Bataves, à la tête de laquelle se mit Civilis (70 de J.-C.); mais quand elle vit le mauvais succès de cette tentative, elle fit poser les armes au nom de la divinité dont elle était prêtresse, et aida le général romain Cerealis à pacifier le pays. Elle fut quelques années après prise par Rutilius Gallicus, et conduite à Rome en triomphe.
VELLE1US PATERCULUS, historien latin, né vers l’an 19 av. J.-C., servit neuf ans sous Tibère comme commandant de cavalerie , fut successivement questeur, tribun du peuple,préteur( 14 de J.-C.), consul même, selon quelques biographes, et périt, à ce qu’on croit, enveloppé dans la chute de Séjan. Il avait écrit un abrégé de l’histoire de la Grèce, de l’Orient, de Rome et de l’Occident, qui n’existe plus en entier. Ce qui en reste n’est qu’un fragmen* relatif à l’histoire grecque et à l’histoire romaine depuis la guerre de Persée jusqu’à la 6e année de Tibère. C’est un morceau des plus remarquables, auquel on doit cependant reprocher les flatteries adresséesàTibèreetaTrajan.Les meilleures édit, sontcelles de Leyde , dite Yanorum , 1688, 1 7 1 9, 1744, in-8 ; de Barbou, 1746, in-12; de la Bibliothèque classique latine de Lemaire (1822, in-8). Velleius Paterculus a été traduit par l’abbé Paul, Avignon, 1768, et par Després, 1826 ( dans la Bibliothèque latinefrançaise de Panckoucke, in-8).
VELLETRI , Velitrœ , ville des Etats de l’Eglise (comarque de Rome) , à 31 kil. S. E. de Rome: 10,000 hab. Evêché, ch.-l. de légation. Hôtel-de-ville (dû au Bramante) ; palais Gi net t i et Borgia ; statue d'Urbain VIH. — L’anc. Velitrœ . dans le Latium, appartenait aux Volsques. Auguste en était originaire.
VENC — 1840 — - VENC
VELLORE ou VELAR , ville de l’Inde anglaise (Madras), dans l’anc. Karnatic, à 22 kil. N. 0. d’Areot. Citadelle, pagodes. Coton ; indigo.
VELLY (l’abbé Paul-Franç.), historien français, né en 1709 à Fismesprèsde Reims, m. en 1769, entra chez les Jésuites, et professa au collège Louis- Ic-Grand à Paris. Il commença la fameuse Histoire de France en 30 vol. , dite Histoire de Velly , Villarel et Garnier. Velly lui-même n’en composa que 7 vol. et une partie du 8e (1766-69). Ces volumes, qui embrassent jusqu’au règne de Philippe-le-Bel , sont la partie la plus faible de la compilation, surtout les 2 premiers. Velly n’avait point sérieusement étudié les sources. Voy. villaret et garnier.
VELTHUYSEN (Lambert), Velthusius, théologien protestant d’Utrecht, né en 1622, mort en 1686, occupa plusieurs dignités importantes à Utrecht, et fut député par sa ville natale aux assemblées ecclésiastiques ; mais il déplut à ses collègues par le zèle avec lequel il soutenait les droits de ses commettants, et ils parvinrent, en l’accusant d’hérésie, à le faire rétoquer. On adelui '.Usage delà raison dans les questions théologiques (1608); De la Pudeur naturelle (1676), etc. Ses écrits théologiq. sont à l 'Index:
VENAFRE, Venafrum , auj. Venafro , ville de Campanie, au N., près du Vulturne, fondée, diton, par Diomède, devint plus tard colonie romaine; elle était célèbre par son huile. — La ville moderne est dans la Terre-de-Labour. à 19 kil. S. O. d Isernia; 2,800 hab.
YENA1SS1N (Comtatj, ou simplement le COMtat, Comilatus Vindascinus, petit pays du midi de la France, jadis aux papes, entre la Provence, le Dauphiné, le Rhône et la Durance, avait pour ch.-l. Carpentras , et tirait son nom de la ville de Vénasqueq>ui en fait partie et qui en fut longtemps la capitale. Par une étrange erreur, on a quelquefois appelé ce pays comtal d'Avignon ( comilatus Avenionensis), bien que la ville d’Avignon n’y fut point comprise ; mais probablement parce que l’on aura pris le mot Vcnaissin pour une corruption du mot latin Avenionensis , et parce que le comtat Venaissin appartenait aux papes, ainsi qu’Avignon. Le Comtat se divisait en trois juridictions, et avait pour villes principales : Carpentras, Vénasque, Cavaillon , Vaison, Valréas, l’ile, etc. — Jadis aux Cavares, ce pays passa aux Romains qui le comprirent dans laViennuise, puis aux Bourguignons, aux Francs, aux comtes d’Arles ( 1 064) , à ceux de Toulouse 1126), aux Croisés qui combattirent les Albigeois 1226), rev. peu apr. à Raymond VU , c. de Toulouse, et fut porté par sa fille au prince Alphonse, frère de saint Louis (1237). Philippe-le-Hardi s’en empara en 1271 à la mort d’Alphonse, puis le céda au pape Grégoire X en 1274. Depuis ce temps le comtat Venaissin ne cessa, sauf diverses occupations temporaires de la part de la France, d appartenir au Sainl-Siége, jusqu’à ce qu’en 1791 l’Assemblée législative le déclara réuni à la France ainsi qu’Avignon ; le tout forma le département de Vaucluse. Les traités de Tolentino et de Lunéville confirmèrent cette réunion.
VÉNASQUE, Vindascinum , bourg du dép. de Vaucluse, à 12 kil. S. E. de Carpentras; 1 ,100 hab. Jadis place importante, et ch.-l. du comtat Venaissin
11 y a2autresVén.,l’uneen Aragon, prèsdu val d'Ara$™lt- ,,ans lc.s ktats sar()es,;i 19 k. S. O. deSaluo.es.
T VENCE, Ventia, ch.-l. de c. (Alp. marit.), à 22 kil. N. E. de Grasse ; 3,156 hab. Ville très-ancienne, eut jadis un évêché (transféré à Grasse au xme siècle).
VENGE ( l’abbé de), commentateur de la Bible, né vers 1676 dans le Barrois, mort en 1749 àNancy, avait été précepteur des jeunes princes de Lorraine, puis prévôt de l’église primatiale de Nancy. On a de lui 6 vol. d' Analyses et dissertations sur les livres
' ‘ Ancien-Testament, 2 vol. d1 Analyses ou Expli¬
cations des Psaumes, qu’il ajouta à l’édition de la Bible du P. de Carrières, Nancy, 1738-43, 22 vol. in- 1 2, et qui ont valu à celle-ci le nom de Bible de Vence. Cette Bible a été réimprimée plusieurs fois (5e éd., par Drach . Paris, 1827, etc., 27 vol. in-8).
VENCESLAS I (saint), duc de Bohême, né en 907, n’avait que 13 ans à la mort de son père Vratislas. Sa mère Drahomire, qui eut la régence, était païenne : elle tenta d’abolir le christianisme en Bohème et persécuta cruellement les chrétiens de ce duché; mais Venc< slas, devenu majeur en 925, releva les autels après avoir éloigné sa mère et son frère Boleslas, qui s’opposaient à ses projets. 11 ne songea, sur le trône, qu’à faire fleurir la justice et la religion, et pratiqua toutes les vertus. Ayant, par excès de bon té, rappelé sa mère et son frère, il fut assass. en trahison par ce frère même, à Bunzlau,eu 935 ou 936. On l’hon. le 28 sept.
venceslas il, duc de Bohême eu 1191, avait été 18 ans en exil , et avait en vain tenté de ravir le trône à son oncle Frédéric. Trois mois après son avènement, il fut chassé par Przemislas, et tomba entre les mains du margrave de Lusace, qui le jeta dans une prison où il mourut (1194).
venceslas ni (m comme duc, ou I comme roi), fila de Przemislas-Ottocar 1, naquit en 1205, fut en 1226 associé à son père, et régna seul en 1230. Son règne est signalé par ses guerres avec l’Autriche, p. l’arrivée des Mongols en Moravie (1241), où ils commirent d’épouvantables dégâts; par sa participation à la lutte contre les Hohenstauffen et à l’élection de Guillaume de Hollande comme empereur (1247). Ses sujets se révoltèrent, et choisirent pour roi son fils (Ottocar 11); mais il finit par triompher. Il mourut en 1253.
venceslas iv (ou n), dit le Vieux, né vers 1270, parvint au trône de Bohême en 1283, après un inter valle de 5 ans qui suivit la mort d’Otlocar 11, son père. La régence fut confiée an marquis de Brandebourg, son cousin. En 1300, il fut élu roi de Pologne par le parti opposé à Vladislas IV (Lokietek), et il se mit en possession du royaume. Un parti hongrois lui offrit aussi la couronne de Hongrie (1301), mais il préféra la céder à son fils Venceslas V. H mourut en 1305. C’est lui qui est le héros de la tragédie de Venceslas, par Rotrou,
venceslas v (ou ni), fils du précédent, fut élu roi de Hongrie en 1 30 1 (à 12 ans) sur le refus de son père, se soutint contre Charles-Robert jusqu’en 1303, quitta ensuite ce royaume, et abandonna ses prétentions à Othon IV de Bavière (1306), en montant sur le trône de Bohême. 11 se préparait à faire valoir ses droits sur la Pologne, lorsqu’il périt assas sine à Olmutz en 1306. On imputa ce crime à la maison de Habsbourg. Sa mort rendit Vladislas Lokietek maître de la Pologne.
venceslas vi (ou iv), dit l'Ivrogne et le Fainéant , roi de Bohême et empereur d’Allemagne, fils de l’empereur Charles IV, né en 1369, réunit, à la mort de son père (1378), la couronne impériale au trône héréditaire de Bohême. Il causa toutes sortes de maux par son apathie , son lâche amour pour d’infâmes voluptés, et se fit universellement détester par son caractère sanguinaire. Entre les deux papes qui se disputaient le siège pontifical (Urbain VI et Clément VU), il se décida pour Urbain , mais sans pouvoii faire reconnaître par ses peuples le pouvoir de ce pape ; il laissa désoler l’Allemagne par l’anarchie et le brigandage, et permü aux grands de former des ligues, qui bientôt anéantirent son autorité ; il publia enfin, en 1389, une paix publique, qui avait pour but de réprimer les désordres , mais qui y réussit fort peu. Il se rendit par ses cruautés si odieux en Bohême , que son frère Sigismond et son cousin Josse de Moravie, unis à l’archevêque de Prague, le firent enfermer (1394). 11 fut cependant relâché sur les représentations des états de l’empire; mais ces états eux-mêmes se révoltèrent