‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 1121 sur 1261 · VERD · texte numérisé non relu

VERD

VERA (Pierre de) , conquéranl des Canaries , né en 1440 à Xerez-de-la-Frontera, de famille noble, fut envoyé par Ferdinand et Isabelle à la Grande- Canarie, comme capitaine-général, en 1480, consolida la domination espagnole dans cette île et soumit tout l’Archipel. Il déporta tous les indigènes dits Guanches, divisa les terres entre ses soldats et des colons qu’il appela d' Espagne, naturalisa la canne à sucre dans ces îles et se montra aussi habile administrateur que brave guerrier. Il quitta les Canaries vers 1488 et mourut peu après à Xerez.

VERA-CRUZ, ville et port de la Confédération mexicaine , capitale de l’état de Vera-Cruz , sur le golfe du Mexique, à 276 kil. E. de Mexico; 16,000 h. Commerce d’exportation. La Vera-Cruz est défendue par le célèbre fort de Saint-Jean-d’Ulloa, situé en face de la ville, à moins d’un kilomètre de distance, et que l’on regardait naguère comme imprenable. Ce fort eat le dernier point qu’aient possédé les rois d’Espagne dans la guerre de l’indépendance. Les insurgés s’en rendirent maîtres en 1823. Les Français, commandés par l’amiral Baudin, l’ont pris en 183.8, après quelques heuses de canonnade. — C’est sur l’emplacement de Vera-Cruz que Fernand Cortez aborda en 1519, le Vendredi- Saint, pour commencer la conquête du Mexique. C’est dans cette ville qu’éclata en 1832 la révolution dirigée par le général Sta-Anna. Occ. en 1838 par les Franç., en 1847 parles Ét.-U:;is. L’État est entre ceuxdePueblaet S.-Luisde Potosi: 640 kil. du N. O. au S. O., sur 100 environ de largeur moyenne; 150,000 hab. Climat très varié (brûlant dans les plaines et glacé sur les montagnes); le sol est très fertile, mais beaucoup de terres sont en friche et comme désertes.

VERAGR1, peuple d’Helvélie, habitait dans la partie inférieure du Valais, aux environs de Sion; ch.-l. Octodurus tauj. Marlinctch ou Martigny).

VERAGUA , anc. province de la république de Colombie, dans le dép. de l’Isthme, avait pour bornes à l’E. la province de l’Isthme, à 1(0. le Guatimala, au N. la mer des Antilles, au S. le Grand Océan: 270 kil. sur 140; 40,000 hab. Ch.-l., Santiago de Veragua ( à 200 kil. S. O. de Panama ).

VERANZ10. Veratuius. Voy. wranczy.

VERAPAZ (san-domingo de la) ou COBAN, ville du Guatimala , ch.-l. d un dép. de même nom, à 200 kil. N. E. de Guatimala-la-Nueva ; 12,000 hab.

VERAZZAN1 (J.) , navigateur florentin, né vers la fin du xve siècle, fut envoyé pa'r François I«C en 1524, dans l’Amérique septentr., et en visita les cotes orientales depuis le 30* degré de lat. N. jusqu a Terre-Neuve, dont il prit possession en 1525. La relation de son voyage se trouve dans la Collection de Ramusio et dans ['Histoire générale des voyages.

VERBANUS L.\cus, auj. le lac majeur.

VERBE le), fils de Dieu. Voy. jésus-christ

VERBERIE, bourg du dép. de l’Oise, sur 1 Oise, à 16 kil. N. E. de Senlis; 1,300 hab. Position charmante. Eau ferrugineuse. Produits chimiques. Les rois de Neuslrie y avaient un célèbre palais. 11 s y est tenu des conciles en 753, 853, 863 et 869.

YERB1EST (Ferdinand), jésuite, ne vers IboO a Bruges mort en Chine en 1688, se distingua comme missionnaire et comme astronome , fut nomme par l’empereur de Chine , Kang-hi , président du tribunal des mathématiques; répara le désordre du calendrier chinois, dirigea la tabricalion de 1 arlillei îe chinoise et compta parmi ses élèves 1 empereur luimême. U a laissé plusieurs ouvrages écrits en chinois (manuscrits à la bibliothèque du Roi) et Liber orgamcus astronomiæ europœœ apud Sinas restituiœ, 1668.

VERBIGÈNES, un des peuples de 1 Helvetie au temps de César, habitait aux environs de Soleure,

èi“u!.:tcr de. anciens, j ^

ville des Etat: sardes (Novare) , ch.-J. de petite in- , Gaionn •), -

tendance, sur la Sesia, à 70 kil. N. E. de Turin, 16,000 hab. Evêché, cathédrale, hôpital, jardin bo tanique , etc. Etoffes de soie. République aux xm et xive siècles, Verceil appartint successivement au* ducs de Milan et aux ducsde Savoie (1427). Prise pai les Espagnols (1630), par les Français(1704), par les Alliés (1706). Réunie à la France avec le Piémont; ch.-l. du dép. de la Sesia sou3 Napoléon; rendue au roi de Sardaigne en 1814. — Voy. vercellæ.

VERCEL, ch.-l. de canton (Doubs), à 21 kil. S. de Baume ; 1,245 hab.

VERCELLÆ, auj. Verceil , ville de la GauleTranspadane, chez les Libici, au S. E. d’Eporédie, au N. E» de Bodincomagus, fameuse parla vict. deLulatms C, lui us et de Marius sur les Cimbres, 101 av. J. -G.

VERCINGÉTORIX, chef gaulois, Arverne de naissance, souleva, l’an 53 av. J.-C., la Gaule centrale que César venait de soumettre, et se fit proclamer généralissime. César, accourant aussitôt, le battit en plusieurs rencontres, s’empara de Bituriges (Bourges), sa principale place, l’assiégea dans Alésie, et le força à se rendre. Vercingétorix orna le triomphe du vainqueur, puis fut étranglé (47 av. J. -G.).

YERDE (sierra-), montagnes de l’Amérique, dans le N. du Mexique , forment la continuation méridionale des monts Rocheux, et sont une partie de la grande arête qui sépare le versant de l’Atlantique de celui du Grand-Océan.

ve r de (RIO-), rivière du Brésil. Voy. rio-verde.

VERDEN , Ferda , Tuliphurdum , ville du roy. de Hanovre (Stade), ch.-l. de la principauté de Verden , sur l’Aller, à 31 kil. S. E. de Brême; 3,500 hab. Charlemagne y fit massacrer en 782 4,500 Saxons retombés dans l’idolâtrie et rebelles.

verden (duché de brême-et-). Voy. brème.

VERDETS , nom donné pendant la Révolution des compagnies royalistes serré cm. organisées dan le midi de la France, notamment à Toulouse : elle portaient un uniforme vert. Les Verdets commireid beaucoup de massacres après le 9 lhermidotjf ains. qu’en 1815. Legén. Ramel fut une de leurs victimes.

VERDON , riv. de France , naît au S. de Barcelonette, coule au S., puis à 10., sépare les dép. de> Basses-Alpes et du Var, et tombe dans la Durance après un cours de 180 kil.

VERDUN, Verodunum, ch.-l. d’arr. (Meuse), sur la Meuse, à 45 kil. N. E. de Bar-le-Duc et à 244 kil. E. de Paris ; 10,577 h. Evêché. Citadelle. Trib. de lre inst. ; collège comm. Tanneries, serges, draps; liqueurs, confitures anis et dragées renommées. Anc. abbaye de Bénédict. (V. st-vannes). V. lmp. dès les Rom.; conq. par les Francs Austrasiens.au commencement du vr siècle. Les fils de Louis-le-Débonnaire y conclurent, en 843, un célèbre traité de partage dit Paix de Verdun (Lothaire eut, avec le titre d’empereur , l’Italie et tout le pays compris entre les Alpes, le Rhin , 1 Escaut, la Meuse, la Saône le Rhône ; Louis, toute la Germanie transrhénane, plus Worms, Spire et Mayence ; Charles, les contrées situées entre 1 Escaut , la Meuse, le Rhône l’Ebreetlesdeux mers). Conquise ensuite par Othon-le-Grand, Verdun fit partie de l’empire d’Allemagne. Elle fut un des Trois-Evêchés que Henri II réunit à la France en 1552. Les Prussiens la prirent en 1792, mais ne l’occunèrent que 43 jours. Verdun est la patrie de Chevert, qui y a une statue. 7 cant ( Verdun Charny, Clermont, Etain, Fresne-en-Voivre Souilly, Varènnes), 159 comm. et 82,241 hab VERDUN (gouv. de), un des 8 petits gouvernements de l’anc. France, compris depuis dans le grand gouv. de Metz-et-Verdun, se composait de 2 districts : !» ville et comté de Verdun ; 2° évêché de Verdun.

. L’évèché avait jadis supériorité sur le comté de Clermont et sur les châtellenies de Vienne et Varennes.

• ch.-l. de cant. (Tarn-et-

kil. S. E. de Ca«tel-

VERG — 1846 — VERM

Sarrazin ; 4,213 hab. Jadis capitale du erdunoi?

verdun-sur-saône , ch.-l. de caut. (Saône-eL Loire), au confluent de la Saône et du Doubs, à22 kil N. E. de Châlons-sur-Saône ; 1,904 hab. Cette ville a souvent été prise et reprise aux xic et xne siècles.

VERDUN OIS ou RIVIÈRE-VERDUN , anc. petit pays de France (Gascogne), dans le Bas-Armagnac, entre la Garonne, la Save et le Gimone. Ch.-l., Verdun-sur-Garonne. Il est auj. compris dans le9 dép. de la Haute-Garonne et de Tarn-et-Garonne.

verdunois, en Lorraine. Voy. verdun (gouv. de),

VERES-VAGAS, bourg de Hongrie (Saros), à 20 kil. S. E. d’Éperiès. Aux environs, mine d’opales.

VERFEIL, ch. 1. de cant. (Haute-Garonne), sur le Giron, à 28 kil. de Toulouse; 2,460 hab.

VERGARA, ville d’Espagne. Voy. bergarà.

VERGENNES (Ch. gravier, comte de), ministre de Louis XVI, né en 1717 à Dijon, d’une famille de robe , embrassa de bonne heure la carrière diplomatique, déploya les talents d’nn négociateur achevé au congrès de Hanovre et à Manheim (1753), fut nommé ambassadeur en Turquie (1755), combattit dans ce poste les intrigues de l’Angleterre et de la Prusse pendant la guerre de Sept -Ans, alla en Suède en 1771, eut une bonne part à la révolution royaliste opérée par Gustave III , fut chargé par Louis XVI du portefeuille des affaires étrangères , conclut l’alliance avec les colonies anglo-américaines insurgées (1778) , signa la paix de Teschen(1779) et celle de Versailles (1783), devint président du conseil des finances en 1783 , et se déclara contre le système prohibitif. Il mourut en 1787. Malgré ses succès comme négociateur, Vergennes a laissé la réputation d’un ministre médiocre.

VERGIER (Jacq.), poôte français, né à Lyon en 1657, vint fort jeune à Paris , devint commissaire ordonnateur de la marine, président du conseil de commerce à Dunkerque. Il fut assassiné à Paris, en revenant de souper chez un de ses amis (1720). Il a composé des Chansons , des Odes , des Sonnets , des Contes , des Madrigaux , des Epilhalames , des Epigrammes, des Fables , des Epîires, des Parodies. La meilleure édition de ces différents ouvrages est celle de 1750, 2 vol. in-12. Il est le premier pour le conte après Lafontaine ; «1 réussissait aussi fort bien dans la chanson.

VERGILIO (Polydore). Voy. virgîle (Pol.).

VERGNIAUD (P.-Victorin) , célèbre orateur , né à Limoges en 1759, s’était fait la plus brillante réputation à Bordeaux comme avocat, lorsqu’il fut envoyé à l’Assemblée législative par le dép. de la Gironde (1791). Son éloquence le mit à la tète du parti des Girondins. Malheureusement il n’avait pas de grands talents politiques ; d’ailleurs, il était indolent et peu ambitieux. Ouvertement républicain, il hâta par ses discours la chute de la royauté, appuya la déclaration de guerre à l’Autriche et à la Prusse , favorisa la journée du 20 juin, fit décréter la formation d’un camp de 20,000 hommes sous Paris , et présida l’Assemblée nationale au 10 août. Réélu pour faire partie de la Convention, il vota dans cette assemblée la mort de Louis XVI, mais en demandant l’appel au peuple (1793). Il lutta en vain contre les Jacobins, combattit l’institution du tribunal révolutionnaire, et s’éleva énergiquement contre le féroce parti de la Montagne. Robespierre Unit par le dénoncer comme ennemi de la république et fédéraliste. Le 31 mai, une populace furieuse demanda la tête des 22 Girondins, et le 2 juin la Convention rendit contre eux le décret d’accusation. Incarcérés d’abord , ils furent exécutés au nombre de 21 (le 31 octobre 1793) : Vergniaud était l’un d’eux. On trouve plusieurs de ses discours dans le Choix des rapports , opinions et dis cours,' etc., par Lallement, 1818-25, 24 vol. in-S.

VERGOBRET, magistrat suprême et annuel de

quelques peuples Gaulois, surtout des Eduens.

VERGY, famille illustre du comté de Bourgogne (près de Nuyts), a fourni plusieurs prélats, un cardinal, un maréchal (Antoine de Vergy, partisan du due de Bourgogne pendant la démence de Charles VI, fait maréchal par le roi d’Angleterre, qui se prétendait j alors roi de France), des gouverneurs de Bourgogne, un archevêque de Besançon (Ant. de Vergy, 1488- 1541, qui jouit de la faveur de Charles-Quint), etc.

vergy (Gabrielle de), dame de Fayel, amante do Raoul de Coucy. Voy. coucy.

VERIA, l’anc. Bérée , dite aussi Irenopolis, Cara pheria, ville de la Turquie d’Europe (Roumélie) , à 60 kil. O. de Salonique, dans l’anc. Macédoine , au confluent du Véria-sou et de l’Indjé-Karasou ; 8,000 hab. , Tissus de coton ; teintures renommées.

VÉRINE, femme de l’empereur d’Orient Léon I, conspira après la mort de ce prince contre Zénon, son gendre . en faveur de son frère Çasilisque , qu’elle mitsui le trône (475), dans le but de lui substituer son amant Patricius. Basilisque s’étant défait de ce dernier, Vérine aida au rétablissement de Zénon (477). Mécontente du peu de crédit dont elle jouit après cette restauration, elle tenta de faire assassiner lllus , favori de Zénon (484) , mais elle échoua, et fut livrée à lllus, qui l’enferma dans un château de Cilicie ; elle y mourut vers 485, après avoir pris part à de nouvelles intrigues.

VERJUS (Louis de), comte de Crécy, diplomate, né à Paris en 1629, mort en 1709, alla en Allemagne en 1669 pour traiter avec les princes protestants, fut plénipotentiaire à la diète de Ratisbonne (1679) et concourut au traité de Ryswyk (1697). îî était de l’Académie Française. Lisola avait écrit contre lui un libelle intitulé : Sauce au Verjus; il y répondit en publiant : Réfutation d'un libelle adressé à

M. le prince d' Osnabrück, Paris, 1674.

VERKOLIE, nom de deux artistes hollandais qui

se sont distingués dans la peinture et la gravure. Jean, d’Amsterdam, né en 1650, mort en 1693, s’établit à Delft, peignit de préférence des assemblées de village, des festins, des scènes galantes ; — Nicolas, son fils, né en 1673 à Delft, mort en 1716 peignit le portrait et l’histoire. Tous deux excellaient dans la gravure en manière noire. On voit au Louvre quelques uns de leurs portraits.

VERMAND, ch.-l. de cant. (Aisne), dans l’ancien Vermandois, à 13 kil. N. O. de Saint-Quentin; 1,200 h. Jadis ville épiscopale. Ruinée par les Huns.

VERMANDOIS, partie du pays des Veromandui , ancien pays de France, dans la Haute-Picardie, au

N. O. de la Thiérachc, autour des sources de la Somme, avait pour villes : Saint-Quentin, Vermand (qui a donné son nom au pays), Ham, Saint-Simon, le Catelet. Il est auj. compris dans les dép. de l’Aisne et de la Somme. — Le Vermandois fut érigé en comté par Charlemagne en faveur de son 2e 111s, Pépin, roi d’Italie, dont la famille le posséda Jusqu’au milieu du xi« siècle. Herbert IV, 8e descendant de Pépin, étant mort, Eudes, son fils, fut dépouillé du Vermandois par les barons , et sa postérité mâle prit le nom de St-Simon: quant au comté, il fut donné à Hugues de France, époux d’Adèle , fille d’Herbert IV. Il passa ensuite aux comtes de Flandre par le mariage d’Elisabeth, petite-fille de Hugues avec Philippe d’Alsace, comte de Flandre (1156). Philippe II s’en empara en 1 185 et le réunit à la couronne de France en 1215.

VERMANDOIS (Herbert II, comte de), 4« descendant de Pépin, roi d'Italie, succéda dans le comté de Vermandois à son père, Herbert I, assassiné par le comte de Flandre, Baudouin-le-Chauve (923), entra dans la ligue des grands-vassaux contre Gharles-le- Simple, espérant sans doute arriver au trône, attira ce prince à Péronne, l’y fit prisonnier et le tint en captivité jusqu’à sa mort (929); il se déclara ensuite

VERIN

pour Louis d’Oütremer, et eut alors à soutenir contre le roi Raoul et contre Hugues-le-Blanc une guerre dans laquelle il perdit Laon et la plus grande partie de ses états'. Il moürut en 943.

vermandois (Raoul I, comte de), dit le Vaillant , petit-fils du roi Henri I , était fils de Hugues de France et d’Adèle , fille du comte Herbert IV. Il aida Louis-le-Gros dans les guerres contre les vassaux rebelles, fût nommé grand-sénéchal en 1 131 , épousa la sœur d’Eléonore de Guyenne, resta en France lors de la seconde croisade avec le commandement des troupes que Louis-le-Jeune y laissait à la disposition de Suger. Il dépouilla sa sœur du comté d’Amiens pour le joindre au Vermandois. Il mourut en 1152. — Son fils aîné, Hugues, né en 1127, fut élevé par saint Bernard, se fit religieux, fonda avec saint Jean de Matha l’ordre des Mathurins ou de la Rédemption, et mourut en 1212. 11 a été canonisé sous le nom de S. Félix de Valois (F., 20 nov.)

VERMANDOIS (Louis DE BOURBON, COmte de), fils naturel de Louis XIV et de Mme de la Vallière, né en 1667, légitimé en 1669, mort à Courtray en 1683, est un des personnages que l’on a voulü, mais bien à tort, faire passer pour être le Masque de Fer.

VERMANTON, ch.-l. de canton (Yonne), sur la Cure, à 22 kil. S. É. d’Auxerre; 2,726 hab. Vins.

VERMEILLE (mer), ou golfe de Californie , golfe du Grand-Océan, entre la côte du Mexique et la presqu’île de Californie, par 23° -32° 30’ lat. N., et 109° 40'-ï 17° 27’ long. O.: 1,300 kil. de long sur 150 de large. Il reçoit plusieurs riv.. le Rio-Haqui, le Rio-del-Fuerto et le Rio Colorado, aonties eauxofe couleur rouge lui ont valu le nom de Vermeille.

VERMEJO ou RIO-GRANDE.. riv. de l’Amérique du Sud, naît en Bolivie, puis forme la limite dè cette république et des Prov.-Unics-de-Rio-de-la-, Plata, et se jette dans le Paraguay par 26° 3’ lat. S. Cours, 900 kil.; affluents : Dorado, San-Lorenzo, etc.

VERMOND (l’abbé Matthieu-Jacques de), docteur en Sorbonne, et bibliothécaire au collège Mazarin, fut, par la protection de Loménie de Brienne, envoyé à Vienne auprès de l’archiduchesse Marie- Antoinette (fiancée à Louis XVI) pour la perfectionner dans la langue française, gagna la confiance de son élève, resta auprès d’elle après son arrivée en France et son mariage, fut son confident intime, porta Loménie à la présidence du conseil, et joua un grand rôle dans l’affaire du collier en poussant la reine à un fâcheux éclat. En 1 7 89, il s’enfuit à Valenciennes, puis à Vienne, où il mourut. Les mémoires du temps le peignent comme un intrigant.

VERMONT, un des Etats-Unis de l’Amérique du Nord, a pour bornes au N. le Bas-Canada, à l’E. le New-Hampshire (dont le sépare la riv.de Connecticut), au S. le Massachussets, à l’O. l’état de New-York ; 195 kil. du N. au S., siir 107 de largeur moyenne, 314,120 hab. Capitale , Montpellier ; autres villes, Middlebury, Windsor, etc. 11 est traversé par les Green-Mountains ou monts Verts (d’où son nom). Beaux pâturages, climat froid, air salubre ; grains, bétail. Fer, plomb, jaspe, marbre, etc. Quelques exportations. Commerce avec New-York par le canal Champlain (jadis avec Boston et Hartford). 11 y a dans cet état beaucoup de congrégationalistes ; viennent ensuite les Baptistes, les Méthodistes et enfin les Unitaires. — Colonisé à la fois par les Français et les Anglais au commencement du xvn* siècle, ce pays resta à l’Angleterre après la perte du Canada par la France. Les Vermontais prirent part à la guerre de l’indépendance ; mais ce pays ne reçut le titre d’état qu’en 1791 sous le nom de New- Gonnectieut ou Vermont.

VERNES (Jacob), pasteur de Genève, né en 1728, mort en 1790, fut d’abord lié avec J. -J. Rousseau, mftis se mit au nombre de ses adversaires quand il eut publié V Emile. 11 fut exilé en 1782 pour s’être J

YERN

opposé à tout changement dan3 la constitution et ne rentra dans sa patrie qu’en 1789. On a de lui : Choix littéraire, 1755-60, recueil périodique, des Lettre.:. et des Dialogues sur le christianisme de Rousseau VERNET (Jacq.), théologien génevois, né en 1698, mort en 1789, voyagea en France, en Allemagne, en Italie, en Angleterre, fut lié avec Montesquieu, Rousseau et Voltaire, mais finit par si brouiller avec ce dernier à cause de la différence de leurs opinions. On lui doit un Traité de la vériu de la religion chrétienne, Paris, 10 vol. in-8, 1730- 1788; une réfutation en latin du paradoxe de J. -J. Rousseau sur les sciences et les arts, etc.

vernet (Claude-Joseph) , célèbre peintre , né en 1714, mort en 1789, était fils d’un peintre d’Avignon assez habile qui lui donna les premières leçons. Il alla ensuite visiter l’Italie ou il se fil la réputation du meilleur peintre de marine , obtint à Rome des succès si flatteurs qu’il s’y fixa, revint à Pâris au bout de 22 ans et fut chargé par Louis XV de peindre les principaux ports de France. 11 consacra environ dix ans à cette tâche, et produisit ainsi plusieurs chefs-d’œuvre aussi remarquables par la beauté du style que par l’exactitude. Ce grand peintre mania le pinceau jusqu’à la fin de sa vie , et exécuta plus de 200 tableaux de 1752 à 1789. On regarde comme son chefd’œuvre le Soir ou la Tempête. Dans la première partie de sa vie, il se rapprochait du genre de Salvator Rosa ; plus tard il modifia sa manière ; son coloris fut plus varié , mais son dessin resta correct et sévère , et se préserva de l’afféterie et du mauvais goût de la peinture contemporaine. Vernet était de l’Académie de Peinture. La plupart des marines de Vernet sont au Louvre.

vernet (Ant.-Clïarles-Horace) , connu sous le nom de Carie Vernet, fils du précédent, né à Bordeaux en 1758, mort en 1836, ne se distingua pas moins que son père dans la peinture, mais choisit une autre spécialité, et réussit surtout à peindre les batailles. Il fut chargé de représenter la plupart des grandes victoires de l’empire, les Batailles de Rivoli, de Matengo, d'Austerlitz , de Wagram , le Passage du mont Saint-Bernard. Il éxcelfait à peindre les chevaux, les chiens, et on a de lui plusieurs chasses d’une admirable exécution. Enfin il ne dédaigna pas la caricature, et reproduisit de la manière la plus enjouée les scènes populaires ou grivoises. 11 fut admis à l’Académie en 1787. sur son tableau du Triomphe de Paul-Emile. — Son fils Horace Vernet, né en 1789, fut son élève et son émule.

VERNEU1L, ch.-l. de cant. (Eure), sur.l’Avre, à 50 kil. S. 0. d’Evreux ; 3,500 hab. Bibliothèque. Bonneterie, peaux pour reliûres ; forges , etc. Bataille entre les Anglais et les Français en 1424.

verneuil, Vernogilum ou Vernolium, château du dép. de l’Oise, sur l’Oise, à 50 kil. de Paris et près de Senlis, fut érigé en marquisat par Henri IV en faveur d’une de ses maîtresses, MUe d’Entraigues. Louis XIV l’érigea en duché-pairie (1652) pour un des fils naturels de Henri IV et de la marquise, qui mourut sans postérité en 1 682. Le château fut ensuite possédé par la maison de Bourbon-Condé. VERNEUIL (la marquise de). vog. entraigues. VERNIER (Pierre) , né en 158b a drnans ( dans la Franche-Comté), mort en 1637, s’adonna avec succès aux sciences exactes, fut nommé par le roi d’Espagne, qui possédait alors la Franche-Comté, commandant du château d’Ornans , directeur des monnaies au comté de Bourgogne et conseiller du roi d’Espagne. On lui doit l’invention de l’instrument de mathématiques qui porte son nom. Le vernier est un quart de cercle divisé en 90 degrés et placé sur un secteur mobile divisé luimême en 30 parties, ce qui permet d’arriver avec précision aux plus petites divisions. L’inventeur en

YE110 — 1848 — VEKK

a enseigné l'usage dans son Traité de la construction, de l'usage, etc., du quadrant nouveau, Bruxelles, 1631.

VERNON, ch.-l. de cant. (Eure), sur la Seine, à 35 kil. N. E.d’Evreux ; 5,301 hab. Pont de 22 arches. Dépôt d’artillerie. Toile de coton, minoterie. Aux environs, forôt de Vernon, château et parc de Bizy, appartenant à la famille d’Orléans. Jadis ville forte. ;

VERNON (Edouard), amiral anglais, né en 1684, j mort en 1757, se distingua d’abord aux Indes sous le commodore Walker, fit plusieurs campagnes brillantes, détruisit en 1739 et 1740 les établissements espagnols en Amérique, et s’empara en deux jours de l’opulente place de Porto-Bello. 11 fut promu, après de nombreux exploits, au grade d’amiral. Toutefois, il finit par tomber en disgrâce auprès du ministère de George II, et fut rayé de la liste des amiraux pour avoir désobéi à l’amirauté. — Un autre Vernon, James, remplit longtemps avec zèle et intelligence des fonctions subalternes, s’attacha au duc de Shrewsbury après la révolution de 1688, devint membre de la Chambre des Communes et enfin secrétaire d’état (vers 1698). On a de lui des Lettres écrites au duc de Shrewsbury , de 1696 à 1708, publiées seulement en 1840, qui jettent du jour sur le règne de Guillaume III.

VERNOUX, ch.-l. de cant. (Ardèche), à 36 kil. S. O. de Tournon ; 3,01 4 hab. Vin, bois, etc.

VERNY. ou POURNOY-LA-GRASSE, ch.-l. de cant. (Moselle), à 15 kil. S. de Metz; 558 hab.

VERODUNENSES ou VERUNI, à peu près le dép. de la Meuse, peuple de la Gaule en Belgique 1”, à l’E. des Leuci et des Mediomalrices , ava’t pour ch.-l. Verodunum (auj. Verdun).

YEROL1, Verulum? ville de l’Etat ecclésiastique tFrosinone), à la source du Garigliano, à 9 kil. S. E. de hrosinone; 8,000 hab. Evêché.

VEROMANDUl, auj. le Vermandois, peuple de la Gaule, en Belgique 2e, borné au N. par les Atrebales et les Nervii , avait pour ch.-l. Augusto Veromanduorum (Saint-Quentin).

VÉRONE, Verona en latin et en italien, Bern en allemand, ville du roy. Lombard-Vénitien, ch.-l. de la délégation de Vérone, sur l’Adige, à 150 k. E.de Milan ; 50,000 hab. Evêché. Trois châteaux-forts avec bastions et casemates. La position est superbe, mais la ville est laide. On y remarque cependant une belle place, les jardins Giusti, et plusieurs monuments; cathédrale, palais royal, hôtel-de-ville, arcs de triom )he, magnifique amphithéâtre romain, dit YArena, )ien conservé; palais Canossa , Bevilacqua, Verza, hmipei. Société des sciences et arts , académie de peinture, académie d’agriculture, gymnase grec, lycée, etc. ; deux bibliothèques, musée célèbre. Soieries, toiles, draps, gants, cire, etc. Vérone fut fondée par les Etrusques ou par les Gaulois Cénomans. Gésar ta colonisa. Philippe l’Arabe y fut tué, 249. Constantin la prit en 312. Stilicon y battit les VVisig. en 402. Théudoric en fit sa capitale. Narsès la prit en 555 Sous les Lombards, elle fut un des principaux duchés ; sous les Garlovingiens, elle fut ch.-l. d’une marche du roy. d’Italie; en 952, Othon-le-Grand adjoignit la marche de Vérone à l’empire. Cette ville prit part aux deux ligues lombardes, devint république, puis fut asservie par Eccelin 111 de Romano, passa ensuite aux délia Scala, et enfin, en 1405, à la république de Venise. Pendant la guerre de la ligue de Cambray, Maximilien la posséda huit ans (1 609- 1516), après quoi elle retourna à Venise. De 1797 à 1801 , Vérone fut possédée par les Autrichiens ; après le traité de Presbourg (18051, elle fit partie du roy.

T Italie et fut le ch.-l. du dép. de l’Adige ; elle revint à l’Autriche en 1815. En 1822, il s’y tint un élèbre congrès entre les souverains, membres de la Sainte-Alliance: on y résolut l’intervention en Espagne contre le régime des Cortès. A Vérone naqui- .eut Catulle, Cornélius Nepos, Pline l’ancien,

Vitruve(P), Fracastor, J.-C. Scaliger(P), Scip.Maffef, Paul Véronèse, Pindemonte, etc.Verone a eu, dit-on, plus de 100,000 hab. — La délégation de Vérone, entre le lac de Garda à 10., les prov. de Vicence et de Padoue à l’E., a 93 kil. sur 40, et environ 285,000 hab. Montagnes au N. Sol fertile, gibier, pêche lucrative. Cuivre, houille; marbre, albâtre et pierre à fusil en abondance; terre verte dite terre de Vérone, etc. Avant 1797, ce pays formait, sous le nom de Véronais , une des provinces de Terre- Ferme de la république de Venise.

VËRONÈSE (Paul caliari, dit), célèbre peintre italien, né à Vérone en 1528 ou 1530, mort en 1588, était fils d’un sculpteur. Il révéla de bonne heure son talent, et marcha bientôt sur les traces du Titien et du Tintoret qu’il s’était proposés pour modèles. Mal apprécié à Vérone, il alla se fixer à Venise, et embellit cette ville d’une foule de chefsd'œuvre. Il brille par l’élégance , la richesse des | ornements, la fécondité de l’imagination; mais on lui reproche les plus bizarres anachronismes. On J admire surtout son Apothéose de Venise et ses Cènes, j notamment les Noces de Cuna. Le Guide disait que s’il avait à choisir entre tous les peintres, il voudrait être Yéronèse. — Paul Yéronèse avait un frère, Benoît Caliari, qui l’aida dans plusieurs de ses tableaux, et un fils, Charles, dit Carlelto, qui annonçait un grand peintre, mais qui mourut à 26 ans,

VERONIQUE. On a donné ce nom (qui paraît être formédu latin vera , vrai, et du grec eikonika, dimin. d'eikôn, portrait), a la représentât, de la face de N.-S. im*pr.surun linge que l’on gardeàSt-PierredeRome. Quelq. -uns croient que c’est le suaire même qui fut mis sur le visagedeJ.-C .après sa mort; d’au très quec’estle lingeav.leq.ûne ste femme essuya levisagedu Sauv., couvertde sangetde sueur, Lorsqu’il montait au Calv., linge qui garda son empreinte. Une fête a été iustit. en l’honn.de cette sainte image: on la célèb.le 4févr.

vÉRONiQUF(Ste),née prèsde Milan, sedistingua par foutes les vertus chrétiennes, dev.un modèle de la vie religieuse, et m.à Milan en 1497 .On la fête le 13 ianv.

VERONIUS, nom latin de Aveyron.

VEROV1TZ, ville d’Esclavonie. Voy. werovitz.

VERPILL1ÈRE (la), ch.-l. de cant. (Isère), à 25 kil. N. E. de Vienne; 1,060 hab.

VERRÈS (C. Licinius), Romain fameux par ses concussions, de la famille noble des Licinius, né vers 119 avant J.-G. Envoyé en Asie comme lieutenant du consul Dolabella (82 av. J.-C.) , il ne se signala que par ses déprédations et ses débauches. Nommé l’an 75 préteur en Sicile, il réussit à garder trois ans cette province et l'écrasa d’impôts exorbi» tants en même temps qu'il exerçait contre les malheureux habitants toutes sortes de cruautés et les dépouillait de tout ce qu’ils possédaient de plus précieux en statues, tableaux, vases, etc. A son retour, il espérait corrompre ses accusateurs et ses juges ; mais Cicéron, chargé de l’accusation, mit ses crimes au grand jour. Verrès s’exila sans attendre l’issue du procès, et fut condamné à restituer aux Siciliens plusieurs millions, qui étaient loin d’égaler ses déprédations (72). 11 ne revint de l’exil que 24 ans après, et fut proscrit par Antoine pour avoir refusé de lui céder de beaux vases de Corinthe. Cicéron nous a laissé sept discours contre Verrès ; mais tous n’ont lias été réellement prononcés; il avait suffi, pour faire condamner Verrès, de l’audition des témoins.

VERRI (Alexandre), littérateur, né à Milan en 1741, mort en 1 8 1 6, avait d’abord été avocat célèbre, puis s’était livré à l’étude de la législation, tant en Italie qu’à Paris, où il se mit en relation avec les chefs du parti philosophe; il publia ensuite avec Beccaria une feuille périodique intitulée le Café, qui eut une grande vogue; puis vint se fixer à Rome où, après quelques essais dramatiques, il entreprit une , Ùiude abrégée qui n’eut pas de succès. On a encore de

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