VERT
C" ^ourn^*“Fabriquesd,annes,d’horlrt.
rive rfroitppt' T?’ ?tc- ~I)e"x chemins de fer (de ia VeraX „‘f, Saucl.e) unissent V. Paris.-
Lotds XllI é ■ qu,T rendcï-v»us de cl asse sous h°aul® 711» 9)11 y bâtit en 1630 un petit château
LouiS \IV Centrale du ehâteau actuel). En 1661,
ment • il ?es travaux d’agrandisse¬
ment , l dépensa pour. la construction du palais
et des jardins plus d’un milliard. La ville Se se SÇf d abord que de quelques maisons du quartier ht-Loms le séjour de la cour en fit bien vite î "f oa In °Pu,ente- Sous Louis XV, on y comp-
l^n îrXIV0 i hab‘ A Ve.rsailIes furent signées, sois Louis XiV, la paix avec Gênes, 1685; sous L XV lul-
liancc avec l’Autriche, 17 56; sousL. XVI, 1783, làpaix ae tersailles , par laquelle l’Angleterre reconnaissait 1 indépendance des Etats-Unis. Les États-Généraux furent assemblés à Versailles le 5 mai 1789; c’est là qu’eurent lieu les journées du 17 juin, où les députés se constituèrent en assemblée nationale; dUf 20 juin , où ils firent serment de ne se séparer qu après avoir donné une constitution à la France (serment du jeu de paume), et celles des 6 et 7 octobre qui entraînèrent à Paris l’assemblée nationale avec Louis XVI. Presque abandonnée après 1789, Versailles a repris quelque vie depuis l’ouverture du Musée historique (1838). A Versailles sont nés Phi!.V,roid’Esp., Louis XVI, Ducis.l abbé del’Epée Kreutzer, Berthier, Hoche, Iloudon. — L’arr. de V. contient 10 cant. (Argenteuil, Marly, Meulan, Palaiseau, Pois>y, Sèvres, Saint-Germain-en-Laye, plus Versailles qui compte pour3), il4comm., 133,651 h. VERSE’IZ, ville de Hongrie (Temesvar), à 76 kil ,
prirfns;qu> !arr: ^ [,our s- vv~,«.2oôi‘b
Rnmpf 177Q anï,aprfS la decouverte), par Foggini, j Evêché grec, gymnase grec. Moulins à soie.
Dnmo , v)0 . e f f - - . V'ir 1. um-uic gicu, gymnase grec. lUOUlinS a SOie.
f 5l Les fragments de Verrius ont été | VERSOIX, ville de Suisse (Genève), sur la i publiés à part pour la l” fois avec les notes d’Antoine jVersoix, à 12 kil. N. de Genève; 1 200 hab
Augustin dansson édition de Pomp. Festus (Venise, — ' - ■ *’ - - ■■
1559) ; et depuis on les a toujours réimprimés avec ce dernier. Les meill. édit, sont celles de Lindemann,
Leips., 1832, in-4, et d E. Egger, Paris, 1838, in-16.
VERROCHJO (André), peintre et sculpteur, né à Florence vers 1422, mort à Venise en 1488, réussit surtout dans la sculpture , et surpassa tous ses contemporains dans l’art de travailler le bronze.
Comme peintre , il eut la gloire de former P. Pérugin et Léonard de Vinci. 11 était aussi musicien.
VERSAILLES, Versaliæ en latin moderne, ch.-l.
6u dép. de Seine-et-Oise, à 20 kil. S. O. de Paris;
27,656 h. en 1846 (la populat. était presque triple en 1789). Évêché, suffragantde Paris. Cour d’assises, tribunal de lre instance et de commerce. Institut agronomique, fondé en 1848, lycée, école normale primaire. Deux quartiers : Saint-Louis et Notre-Dame, plus Montreuil qui est contigu à Versailles. Vaste place d’armes devant le château ; belle place Hoche ; trois magnifiques avenues (dites de Paris, de Saint-
Cloud, de Sceaux), aboutissant au château, belles j iuua uc uvucu , uemu eu i mj mcuiuit; uc i i\carues. Château magnifique, élevé par Louis XIV, et ; démie des Inscriptions, se fixa à Paris, fut secrétaire qui depuis 1680 jusqu’en 1789 fut la résidence ordi- j des commandements de la duchesse d’Orléans, obtint naire des rois (il a été transformé deouis 1830 Dar un logement au Palais-Roval. et vécut dans Fai-
riv. de
. . - f . - — . ..w. « , , ,,vv ..'av*. Lam¬
pes, lustres, etc. l'ondee en 1770; à la France aî.17 89.
VERT (cap), 4 rsenarium pr., n* cap le plus occ. de l’Afrique, en Senégambie, par 14° 44’ lat. N. Déc. en 1446 par D. Fernandez, portugais. — A 500 k. O du cap, par 13°-17° lat. N., 24°-27° long. O., sont le3 lies du Cap-Vert (savoir: au S. Santiago et Fogo. à FO. Boavista, au N. S.-Antonio, File de Sel, etc.) \ 80,000b. Au Portugal. Déc. en 1456parCadamosto.
VERTA1SON , cn.-l. de cant. (Puy-de-Dôme) à 20 kil. N. O. de Billorn ; 2,676 hab.
VERTE (rivière). Voy. green-river et rio-verl>e.
YERTEILLAC, ch.-l. de cant. (Dordogne), à 14 kil. N. de Riberac; 1,209 hab.
VERTES (montagnes). Voy. green-mountains.
VERTOU, petite ville et cn.-l. de canton (Loire- Inférieure), à 8 kil. S. E. de Nantes; 6,480 bal».
VERTOT (René aubert, dit l’abbé de), historien, né en 1665, mort en 1735, fut successivement capucin, prémontré, prieur de Joyenval , curé de , Croissy-la-Garenne près de Marly , curé aux environs de Rouen , devint en 1705 membre de l’Aca-
naire des rois (il a été transformé depuis 1830 par le roi Louis-Philippe en un immense musée de peintures et de sculptures relatives à l’histoire nationale , consacré à toutes les gloires de la France ). Parc et jardins superbes, d’ime vaste étendue, remplis d’une foule de belles statues, de jets et pièces d’eau magnifiques (pièce de Neptune, salle d’Apollon, pièce des Suisses, etc.). Orangerie admirable ; chapelle (toute en marbre et porphyre) ; salle de spectacle (dans le palais). Au parc attiennent deux palais moins vastes : le Grand et le Petit-Trianon , qui chacun ont aussi des jardins délicieux. La ville offre en outre un grand nombre de beaux édifices ; la préfecture, la mairie, les hôtels de la chancellerie, de la guerre, etc; les écuries du roi. Versailles est sans eau, mais la célèbre machine de Marly (Voy.
un logement au Palais-Royal, et vécut dans l'aisance. Il consacra quarante années de sa vie à la composition de quelques ouvrages historiques, qui ont été très goûtés de leur temps; ces ouvrages sont en effet fort élégamment écrits; mais on n’y trouve ni instruction profonde, ni couleur locale, et l’auteur se soucie peu de la vérité. Ce sont ; Y Histoire dt la conjuration de Portugal( 1689); F Histoire des révolutions de Suède (1696); Y Histoire des révolutions di la république romaî«e(l7l9); Y Histoire de i Ordre dt Malte ( 1726), ouvrage peu exact, qui fut mis à Y Index.
VERTS (les), faction du cirque. Voy. bleds (les).
VERTUMNE , dieu latin , présidait aux transformations , mais surtout à celles que subit la végétation, et par suite aux jardins et vergers , à l'année.* et aux saisons; il avait pour femme Pomone. déesse
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des fruits. On le représentait jeune, couronné d’herbea , tenant des fruits et une corne d’abondance.
VERTUS, ch.-l. de cant. (Marne), à 28 kil.
S. O. de Châlons-sur-Marne; 2,221 hab. Vin estimé. Jadis ch.-l. du Pagus Virtudisus et titre d’un comté créé pour le prince Philippe , oncle de Louis XII.
VERULAM, Verulamium, ville de la Bretagne romaine, auj. en ruines, au N. de la ville actuelle de Saint-Alban, devint plus tard un titre de baronnie. Bacon était baron de Yérulam. Voy. saint-alban.
VERUS , L . Aurelius Ceionius Commodus Verus , empereur romain , fils d’un autre Verus qui avait été adopté par Adrien en 135, mais qui était mort en 138 ; fut lui-même adopté par Antonin, en même temps que Marc- Aurèlc , et fut à l’avénemcnt de ce dernier associé par lui à l’empire. Il épousa la fille de Marc-Aurèle, et commanda l’armée destinée à combattre les Parthes ; mais il ne se signala que par ses débauches, son faste etson ineptie. 11m. d’apoplexie â 39 ans, en 169, à Altinum (V énétie) , pendant qu’il march. avec Marc-Aurèle contre les Marcomans.
VERV1ERS, Verveviœ , ville de Belgique (Liégej, à 18 kil. E. de Liège; 20,000 hab. Drap renommé jadis, couvertures 'de laine, savon, huile de vitriol.
VER VINS, Verbinum , ch.-l. d’arr. (Aisne), à 40 kil. N. E. de Laon; 2,571 hab. Tribunaux de première instance et de commerce ; collège communal. Toiles, huile, etc. Vervins était jadis ville forte et titre de marquisat. En 1598 (2 mai) y fut signé un fameux traité de paix entre Henri IV et Philippe II. Par ce traité, l’Espagne rendait à la France les places qu’elle avait prises en Picardie, ainsi que Blavet auj. Port-Loirn) en Bretagne ; la France cédait Cambray. Prise plusieurs fois (notamment en 1653) par le3 Esp. ; reprise par les Fr. enl654. — L’arr.deV.aS cant. (Vervins, Aubenton, la Capelle, Guise, Hirson. Nouvion, Sains, Wassigny)*131 comm., et 1 15,400 h, VERZÜOLO, v. et fort des Etats sardes (Turin), près de laVraita, à 5 kil. S. de Saluces; 5,000 hab.
VERZY, ch.-l. de canton (Marne), à 15 kil. S. E. de Reims; 1,122 hab. Bon vin de Champagne.
VESALE (André), médecin, né à Bruxelles en 1514, mort en 1564, est regardé comme le créateur de l’anatomie humaine. Surmontant tes dégoûts des recherches anatomiques , et bravant les préventions de l’époque , il fut un des premiers à disséquer des cadavres ; il vint se perfectionner à Paris , enseigna ensuite l’anatomie à Pavie (1540- 44), à Bologne, àPise, fut médecin de Charles- Quint et de Philippe II, et publia un grand traité De corporis humani fabrica (Bâle, 1543, 2e édition corrigée et augmentée, 1555). Vésale, accusé par scs envieux d’avoir ouvert le corps d’un gentilhomme encore vivant , fut contraint de faire un pèlerinage en Terre-Sainte pour expier ce crime invraisemblable; il fut à son retour jeté par la tempête sur les côtes de l’île de Zante, et y mourut do faim. Les Œuvres complètes de Vésale (en lat.) ont été publiées à Leyde, 1725, 2 vol. in-fol.
VESCOVATO, Episcopatus , bourg deGorse, ch.-l. de cant., à 24 kil. S. de Bastia; 1,050 hab. Hautes montagnes très pittoresques. Vins estimés. VÉSEL1ZE. Voy. vézelise.
YESERIS, lieu de Campanie, au pied du Vésuve, fameux par la victoire que Manlius Torquatus , secondé par le dévouement du premier Décius, y remporta sur les Latins insurgés, en 340 av. J.-C.
YËSERONGE, ville du dép. de l’Isère, à 8 kil. E. de V'.t re.Thierril r. de Metz.etClodomir, r. d’Orléans, fur. battus en 524 parGondemar,roi desBurgundes. YESEVUS, mont, de l’Italie anc,, auj. îe vésuve. YESIN, bourg du dép. de la Moselle, sur le Chiera, à 50 kil. N. O. de Briey. Fonderie de fer.
VESLE, riv. de France, dans le dép. de la Marne et de l’Aisne , baigne Reims, et grossit l’Aisne à 5 kil. S. O. de Vailly ; cours 140 kil.
y EST
VESONTIO, auj. Besançon , ville de la Gaule, ch.-l. de la grande Séquanaise, fut prise par Cé&ï? après un siège difficile , et devint très importante sous les empereurs. Voy. Besançon.
YESOUL, ch.-l. du dép. de la Haute-Saône, sur le Durgeon, à 354 kil. S. E. de Paris: 5.943 hab. 'tribunal de lro instance; lycée (depuis 1859). Belle promenade du Cours , quartiers de cavalerie. Bibliothèque, société d’agriculture; pépinière départementale. Commerce assez actif. Aux environs, eaux minérales de Rèpes et curiosités (Fontaine-du- Diable, grotte de Notre-Dame de Salleboide , le Frais-Puits). — Vesoul ne date que du ix* siècle. Les Anglais la saccagèrent en 1360. Elle a encore été prise ou ravagée en 1478, 1595, 1636, 1644, et a subi des pertes terribles. Elle faisait partie de la Franche-Comté, et a été réunie «à la France avec le reste de cette province. — L’arr. de Vesoul a 10 cant. (Vesoul, Amance, Combeau-Fontaine, Jussey, Montbozon, Noroy-le-Bourg, Port-sur-Saône, Rioz, Scey, Vitrey), 252 comm., et 114,018 hab.
VESPASIËN, T. Flavius Vespasianus, empereur romain, né à Réate l’an 7 de J. -G. , était fils d’un publicain. Il remplit diverses charges sous Claude, Caligula, Néron, fut, sous ce dernier, proconsul en Afrique, puis eut la conduite de la guerre de Judée. Il remporta dans ce dernier pays de grands avantages ; il n’avait plus que Jérusalem à prendre, lorsque le trône devint vacant par la mort de Galba (69), et par les querelles d’Othon et de Vitellius.
Il se fit proclamer empereur par l’armée d’Orient
(69) , envoya en Italie ses généraux, Mucien et Antonius Primus, qui le firent reconnaître, puis laissant en Judée son fils Titus, qui s’empara de Jérusalem
(70) , il vint à Rome , où il entra sans obstacle, pacifia la Gaule agitée par Civilis , chef des Bataves , envoya dans la Bretagne Agricola, qui soumit presque toute l’ile (78), rétablit l’ordre en apportant une stricte économie dans l’administration des finances, et mourut après dix ans d’un règne glorieux (79). H laissait à son fils Titus un empire florissant. Un reproche à Vespasien l’exécution de Sabinus, la condamnation d’Helvidius Priscus et une excessive parcimonie. Ce prince actif et infatigable disait « qu’un empereur romain devait mourir debout. »
VESPER. Voy. hesper.
VESPUCE, Arnerigo Vespucci. Voy. amiüric.
VESTA , Hestia en grec, fille de Saturne et de Rhée, sœur de Jupiter, présidait au foyer domestique, puis au feu interne de la Terre , et par suite à la terre même : aussi l’a-t-on quelquefois confondue avec Cybèle et Ops; et l’a-t-oii faite femme de Saturne. Plus tard des savants ont voulu distinguer deux Yesta, l'ancienne, qu'ils donnent pour épouse à Saturne au lieu d’Ops , la jeune , qui est la vraie Vesla. Cette déesse était principalement honorée par les Pélasges, par les habitants de Troie et par les Romains, qui prétendaient descendre des Troyen.i; elle était avec Minerve la première des divinités dites pénates. On entretenait en son honneur un feu perpétuel (Voy. vestales). On représente Yesta sous les traits d’une femme sévère, belle, noble, tenant à la main un sceptre, et ayant un brasier près d’elle. — Les modernes ont donné le nom de Vesta à une petite planète découverte par Olbers en 1807.
VESTALES, prêtresses de Vesta, étaient chargées d’entretenir le feu sacré sur l’autel de Vesta, et d’accomplir en l’honneur de la déesse divers rites mystérieux. Elles étaient tenues de garder la chasteté tout le temps de leur ministère, qui était de 30 ans. Celle qui violait son vœu ou qui laissait éteindre le feu sacré était enterrée vive. En revanche , les Vestales avaient de grands privilèges , elles n’étaient point assujetties à l’autorité paternelle, ni à la tutelle ; elles étaient crues sans serment en justice; leur présence sauvait la vie au criminel
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qu’elles rencontraient par hasard, etc. On les choisissait autant, que possible dans les premières familles ; on les consacrait au culte dès leur plus jeune âge (de 6 à 10 ans). Les 30 ans finis , elles pouvaient quitter le temple et môme se marier. Les Vestales semblent avoir existé en Italie, notamment chez les Sabins , antérieurement à la fondation de Rome. Numa transporta cette institution à Rome, et y établit quatre Vestales. Tarquin l’Ancien ou Servius porta ee nombre à 6. La plus âgée d’entre elles se nommait ta grande Vestale, et avait autorité sur les autres.
VESTERAS, ville de Suède. Voy. væsteras. j VESTER-BOTTEN, VESTER-GOETTLAND, etc.
Voy o BOTNIE, GOTHIE, etc.
YESTINS , peuple de l’Italie centrale , vers la mer Supérieure , au S. des Prœlutii , au N. des Marrucini , faisait partie de la grande famille sabellique, et prit parti contre Rome dans la guerre des Samnites. Vaincus en 326 av. J.-C., ils reprirent les armes plusieurs fois ; ils se soumirent enfin après la prise d’Amiternc, leur principale ville, 295 av. J.-C.
YESTRIS (Gaetano-Apolino-Balthazar) , célèbre danseur, né en 1729 à Florence, mort en 1808, vint jeune à Paris, fut élève de Dupré, et se fit à l’Opéra une réputation colossale (1748-81). On le surnommait le Dieu de la danse , Sa vanité était plue grande encore que son talent; il disait souvent : « Il n’y a que trois grands hommes en Europe, moi, Voltaire et le roi de Prusse (Frédéric 11).» Vestris quitta le théâtre en 1781. Il a composé plusieurs ballets.
— Sa femme (née Anne-Frédérique Heinel) excella aussi comme danseuse, surtout dans le genre grave.
— Son fils naturel, Marie-Aug. Vestris, dit Vestris II ou Vestr’-Allard (du nom de sa mère) , né en 17G0, mort en 1842 , a aussi été le plus célèbre danseur de son temps. Entré au théâtre en 1780 , il y resta jusqu’en 1818 , et fut depuis professeur à l’école de grâce. — Enfin , sa belle-sœur, Mârie- Rose Gourgault-Dugazon., sœur du comédien Dugazon et femme de Paco-Vestris, née en 1746, morte en 1804 , eut aussi, sous le nom de Mme Vestris, les plu3 brillants succès, comme tragédienne, et créa plusieurs rôles pour les tragédies de Voltaire. Lekain avait été son maître. Malgré ses succès, Mme Vestris manquait de sensibilité.
VESUNA ou PETROCORII, auj, périgueux.
VÉSUVE, Vesevus ou Vesuvius, célèbre volcan du royaume de Naples, à 8 kil. S. E. de Naples, se lie aux Apennins. Sa base a 40 kil. de tour ; sa cime est à l,020m de hauteur. On y distingue auj. deux sommets , la Somma et l’Ottojano. Il est très escarpé. On y jouit d’un superbe coup d’œil. Toutes ges pentes sont cultivées jusqu’à la maison dite l’Ermitage; elles sont d’une prodigieuse fertilité. Ses vignobles fournissent le célèbre vin de Lacryma - « Christi. Son cratère est profond de 115m. Probablement le Vésuve a vomi des laves dès les temps les plus anciens ; mais sa lre éruption historiquement connue est celle qui eut lieu l’an 79 de J.-G. (après une Interruption d’au moins 12 siècles); elle détruisitHerculanum, Pompeï, Stabies ; environ 50 autres éruptions ont suivi, notamment en 472, 1779, 1794, 1819, 1832 et 33. Les dernières ont entièrem. changé la face des lieux. Toute ia région qui environne Naples eat volcanique , d’où le nom de Champs Phlèyrèens [plaines ardentes ) que lui donnent les anciens.
VESZPRIM, .ville des Etats autrichiens (Hongrie), ch.-l. du comital de Veszprim , à 100 kil. S. O. de Bude ; 8,000 hab. Château. Evêché catholique. Ecole supérieure. Celte ville fut prise et reprise par les Turcs et les Autrichiens; ses fortifications furent rasées en 1702. — Le comitat de Veszprim, dans le fcercle au delà du Danube , entre ceux de Raab , Kœmœrn, Stuhl-Weisscmbourg, Schumeg, Eisenburg, a 110 kil. sur 80 et 172,000 hab. 11 contient la partie N. E. du lac Balaton.
, CETERA CASTRA, auj. Xanten , lieu célèbre de île des Batavcs, au N., à 2 kil. du Rhin. VETERAYIE. Voy. wetteravie.
VETO, c.-à-d. en latin j’empêche , formule par laquelle les tribuns du peuple à Rome s’opposaient à un décret du sénat. — Dans les temps modernes, on a ainsi appelé le refus fait par le roi ou le chei d’un état de sanctionner une loi adoptéo par le parlement. La constitution (le 1791 accordait au roi un veto suspensif; Louis XVI apposa cevpfo aux décr. du 17 et du 23 novembre contre les prêtres et les émigrés. — En Pologne, dep.1652, tout nonce assistai] aune diète pouvait parsonn^o rendre nulle l’électio;, du roi; cette instit. funeste ne fut abolie au’en 1791.
VETRANION , général romain , natif de Mésie , était gouverneur de Pannonie , lorsque la révolte de Magncnce le décida à prendre aussi la pourpre à Sirmium, en 350. Constance II le reconnut comme auguste , et joignit ses troupes aux siennes comme pour marcher de concert contre Magnence. Mais dès le lendemain de son arrivée, il provoqua ouvertement les soldats de Vétranion à la défection, et les vit tous passer à lui. 11 laissa Vétranion vivre paisiblement à Pruse, et lui fit une riche pension.
VETTER, lac de Suède (Gothie), à 35 kii. S. E. du lac Vener, entre les préfectures de Linkœping, Skaraborg, Jonkœping, OErebro : 110 kil. sur 30. Il s’écoule dans la Baltique par la Motala , et communique avec le lac Vener par le canal de Gœta.
VETTONES ou VECTONES, auj. prov. de Sala manque et N. de YEstramadure espagnole , peuple de l’Hispanie, avait au N. le Durius, au S. le Tage, à l’E. les Vaccéens et les Carpetani ; ch.-l., Salmantica (Salamanque). Les Vettones prirent part à la ligue des Vaccéens et des Celtibères contre les Romains, furent défaits à Toletum en 192 av. J.-C., reprirent les armes en 153 avec les Lusitaniens, mais furent vaincus par Calpurnius, puis par Atilius. VETTORI. Voy. vjctorius.
YËTULONIES, auj. Velulia, ville d’Etrurie, une des 12 lucumonie3, entre l’Umhro et l’Arnus. C’est de Vétulonies, dit-on, que Rome emprunta les insignes du pouvoir suprême (sous Tarquin I). VËTUR1E, mère dcCoriolan. Voy. coriolan.
VEVAY, Viviscum dea Romains , jolie ville de Suisse, dans le canton de Vaud, sur le lac de Genève (N. E.) , à l’embouchure d’une petite rivière, dite la Vevayse) au pied du Jorat, à 17 kil. S. E. de Lausanne; 5,500 hab. Port, jolie place, halle au blé avec colonnes de marbre, etc. Collège, bibliothèque, sociétéd’émul., caisse d’épargne, etc. Comm. de vins, fromages, planches et bois de construct. Aux environs, beaucoup de sites admirables, climat charmant; jolis châteaux. — D’abord aux ducs de Savoie, elle appartint ensuite à Berne, en 1536; enfin au canton de Vaud, depuis 1798.
VEXIN, Veliocasses, et en latin du moyen âge Vulcassinus pagus , pays de France, jadis tout à la Normandie , et plus tard divisé en Vexin normand (en Normandie) et Vexin français (dans l’Ilede-France). Places principales : dans le Vexin normand ; Gisors, Rouen, Jumiéges, Noyon-sur-Andelle, les Andelys, Lions, Vernon ; dans le Vexin français : Pontoise, Chaumont, La Roche-Guyon. Magny. Auj. partie des dép. de la Seine-Inférieure, de l’Èure , de Seine-et-Oise. — Le Vexin reçut le titre de comté vers 750, devint héréditaire avant 938 80U3 la suzeraineté du duché de France, et fut réuni une lr» fois à la couronne en 1082. En 1126, Louis-le-(Jros le donna en apanage à Guillaume Cliton; mais celui-ci ayant été tué en 1128, le Vexin fut de nouveau réuni à la couronne. VEXIO ou KRONOBERG. Voy. wexige.
VEXORIS, roi d’Egypte, dont on ne saurait flxft l’époque , fit une expédition contre les Scythes mais fut repoussé avec perte.