VICO
YÎCT
Fables dePilpaï ou Bidpaï. Ce recueil, originairement écrit en sanscrit , porte le titre de Pandjalantra; il aurait été composé par Viehnou-Sarma mur ^instruction de trois jeunes princes que lui avait confiés un radjah leur père. Le Pandjatantra a été traduit en français par l’abbé Dubois, Paris, 1826. On a révoqué en doute l’existence de Viehnou- Sarma. Il vivait plusieurs s.av. J.-C. Voy. pilpay. VICHY, Aquœ calidœ, ville du dép. de l’Ailier,
ment par l’empereur. Chez les Francs, le nom de vicomte est employé pour la première fois en 819, sous Louis-le-Débonnaire, qui nomma Cixilane vicomte de Narbonne ; auparavant on se servait du titre de vidame {Voy. ce mot). Sous les derniers Carlovingiens, les vicomtes, à l’exemple des ducs et des comtes , érigèrent leurs gouvernements en fiefs héréditaires qui relevaient, les uns du roi, les autres des ducs et des comtes. Depuis l’abolition
suri’ Allier, rive droite, à 24 kil. S. O. de la Palisse; [du régime féodal, le litre de vicomte n’est plus à 60 kil. S. de Moulins; 1,200 hab. Eaux thermales | qu’honorifique, comme tous les titres nobiliaires, renommées , auxquelles on attribue des vertus apérilives et stomachiques, et que l’on emploie contre
les obstructions, les rhumatismes, les paralysies, etc. Etablissements splendides. Dans la 3aison des eaux, Vichy est le rendez-vous d’une société brillante. Vichy était une place forte sous Louis XI : Charles VII l’avait prise en 1440.
VICO, bourg de Corse, ch.-L de canton, à 30 kil. N. d’Ajaccio; 1,409 hab. Vin, huile d’olive, bois.
vico, ville du royaume de Naples (Capitanate), à 60 kil. de Foggia, sur le mont Gargano ; 9,000 hab.
vico-di-mondovi, Aiujusta Vagiennorum , ville d'Italie, dans les Etats sardes (Coni) , à 3 kil. S. E. de Mondovi ; 3,300 hab.
vico-equense ou vico-di-sorrento, ville du roy. de Naples (Naples) , près du golfe de Naples, à 6 kil. S. O. de Castel-a-Mare ; 2,600 hab. Evêché. Climat charmant. — Détruite par les Goths, rebâtie en
1300 par Charles II, roi de Naples.
VICO (J.-B.), savant italien, né à Naples en 1668, mort en 1744, était fils d’un pauvre libraire. II professa 40 ans la rhétorique à l’université de Naples , vécut dans la gêne , et fut nommé vers la fin de sa vie historiographe du roi de Naples. Bien qu estimé pour son savoir, Vico fut méconnu de ses contemporains. Philosophe, jurisconsulte, historien, critique, il méritait de prendre rang parmi les plus profonds penseurs. Il fut un des créateurs de la philosophie de l’histoire, qu’il nomme la science nouvelle; il a tracé de main de maître l’histoire du genre’ humain , a préludé à toutes les grandes questions de races, do langues, de migrations, agitées depuis ; mais il se laisse souvent entraîner par son imagination à des hypothèses peu Bolides. Son ouvrage capital , les Principes d’une science nouvelle relative à la nature commune des nations , parut à Naples en 1725. Vico distingue dans l’histoire de l’humanité trois âges : Y âge divin, temps d’idolâtrie, dans lequel les hommes encore ignorants divinisaient tout ; Y âge héroïque , temps de barbarie où dominèrent quelques héros ; Vâge humain , époque de civilisation ; il croyait que les peuples parcouraient successivement ces trois âges , et qu’arrivés au dernier ils devaient retourner au premier, roulant ainsi dans un cercle éternel. Il est un des
VICOMTERIE (Louis de la). Voy. la vicomterïe.
VICQ-D’AZYR (Félix), médecin, né à Valognes ei. 1748, mort en 1794, ouvrit avec éclat à Paris en 1773 un cours d’anatomie, entra par mariage dans la famille de Daubenton, qui devint son protecteur, fut nommé en 1774 membre de l’Académie des Sciences, en 1776 secrétaire perpétuel de la Société de médecine, fut chargé de rédiger les éloges de ses principaux collègues, ce qu’il fit avec un grand talent, et obtint ainsi un fauteuil à l’Académie Française (1788). Il était professeur à l’École vétérinaire d’Alfort et premier médecin de la reine. Ses Œuvres ont été publiées à Paris, 1805, en 6 vol. in-fol. (avec atlas in-4) : elles contiennent ses Eloges , généralement élégants et d’une lecture agréable; des Mémoires sur l’anatomie humaine et comparée ; un Traité d'anatomie et de phusio iogie. etc. 11 rédigea pour YEncycl. mèthod. le Syst. des Quadrup. On lui do t la théorie des homologues.
VICRAMAD1TYA, prince célèbre de l’Inde," qui régnait à Oudjein ou Oudjayani dans le Ier siècle av. J.-C., était fils d’un aventurier qui avait épousé la fille du roi d'Oudjein. Il conquit le Bengale, POrissa, le Guzzerat , le Delhi, mais périt peu après cette dernière conquête dans une bataille livrée à Salivahana, roi de Pratichtliana. Il illustra son règne par la protection qu’il accorda aux lettres; le célèbre Kalidasa vivait à sa cour. Vicramaditya donna son nom à une ère qu’on fait commencer l’an 56 av. J.-C.; cette ère fut effacée pa? celle de Salivahana, qui commence 78 après J.-C.
VICTOIRE, déesse allégorique, fille de la Force et de la Valeur. Sylla lui bâtit un temple à Rome, et institua des fêtes en son honneur. Sa statue était dans le Capitole, et elle y resta jusqu’en 382, époque à laquelle l’empereur Gratien la fit enlever. Ce fut la dernière statue païenne que le christianisme fit disparaître des monuments publics s l’enlèvement de cette statue fut regardé comme un événement de mauvais augure , et fut vivement combattu , surtout par l’éloquent Symmaque, alors préfet de Rome.
victoire (sainte), vierge et martyre à Rome en 249, est fêtée le 23 décembre. — Une autre sainte Victoire subit le martyre à Carthage en 304 avec
premiers qui aient présenté les personnages héroï- .saint Saturnin. L’église en fait mémoire le 1 1 février, ques, poét., ou même historiq. (Hercule, Homère, Ro-I victoire (Louise-Thérèse), connue sous le nom mulus), comme desmyf/iesou des personnifications de de Madame Victoire , fille de Louis XV, sœur du
certains âges, de certains sentiments ou de certains intérêts. Les Œuvres complètes de Vico ont été publiées à Milan, en 6 vol. in-8, 1836-37. M. Michelet a le premier en France appelé l’attention sur cet homme remarquable : on lui doit une traduction de la Science nouvelle , sous ce titre, Principes de la philosophie de l’histoire (1827), qu’il a fait suivre de la publication des Œuvres choisies de Vico , 2 vol. in-8, 1836. M. J. Ferrari a fort bien apprécié le mérite et l’influence de cet auteur dans le livre intitulé : Vico et l'Italie , Paris, 1840.
VICOMTE (de vice , à la place de, et cornes, comte). Les vicomtes, dont l’institution remonte aux derniers temps de l’empire romain, n'étaient que les vicaires ou lieutenants des comtes. Ceux-ci b e choisissaient eux-mêmes, excepté dans quelques villes principales, où ils étaient nommés direcle-
Dauphin et tante de Louis XVI, née en 1733, se distingua à la cour par la pureté de ses mœurs, s’exila en 1791 avec Mme Adélaïde, 3a sœur, et mourut à Trieste en 1799. — Voy. yictorine.
VICTOR (saint) , de Marseille, était soldat dan# l’armée de l’empereur Maximien ; arrêté comme chrétien, il subit le martyre v. 303, le 21 juillet, jour où l’on célèbre sa fête.
Victor i (saint), pape de 193 à 202, était Africain de naissance ; il condamna et excommunia Théodore de Byzance qui niait la divinité de Jésus- Christ, et fixa la fête de Pâques au dimanche qui suit le 14* jour de la lune de mars. Il subit le martyre sous Sévère. L’église le fête le 28 juillet.
Victor il, Gebhard , pape de 1055 à 1057, était évêque d’Eiehstedt et conseiller de l’empereur Henri III, qui, de concert avec Hildebrand, lui assura