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la tiare. Gebhard méritait cet honneur. Il fil des effort8 pour déraciner la simonie, frayant ainsi la route à Grégoire VII.
VICTOR ni , nommé d’abord Didier , pape de 1086 à 1087, était de la maison ducale de Capoue ; il avait été 29 ans abbé du mont Cassin, et avait joué un grand rôle sous Grégoire VII dont il était l'ami. Elu pape, il refusa longtemps la tiare : il fut sacré en 1087, et ne régna que 4 mois. Il prêcha contre les Arabes d’Afrique une expédition qui leur devint funeste. Victor 111 avait eu à combattre l’anti-pape Clément 111 (Guibert de Ravenne), que la grande-comtesse Mathilde chassa de Rome.
Victor iv, anti-pape, de la famille des comtes de Tusculum , fut nommé par le parti impérial après la mort d’Adrien IV (1159), tandis que le parti normand faisait choix d’Alexandre III : il chassa de Rome Alexandre , et le somma de comparaître devant un concile à Ravie (1162); il mourut en 1164.
Victor, dit de Vile , évêque de Vite en Ryzacène, fut forcé, pendant la persécution exercée contre les catholiques par le roi vandale Hunéric, qui était arien, de s’enfuir à Constantinople (483), où il vécut au moins encore 4 ans. On a de lui : Historia persecutîonis vandalicæ sive africanœ sub Genserico et Hunnerico, publiée par D. Ruinart, Paris, 1694. Belleforest et Arnaud d’Andilly l’ont traduite.
Victor ( Victor perrin , dit ) , duc de Bellune , général français , né à La Marche (Vosges) en 1 7 66, mort en 1841, entra au service en 1781, fut nommé général de brigade au siège de Toulon (1793), se signala à l’armée des Pyrénées orientales, puis en Italie, prit Ancône (1796-97), contribua aux victoires de Montebello et de Marengo (1800), d’Iéna (1800), de Friedland (1807), et fut élevé au rang de maréchal de France. En 1808, il passa en Espagne, où il gagna les vict. d’Uclès et de Medellin. 11 fit partie de l’expédition de Russie (1812), se distingua encore aux batailles de Dresde (1813), de Leipsick, de Hanau, et fit la campagne de 1814 en France, où il fut grièvement blessé. Pendant les Cent-Jours, il suivit Louis XVIII à Gand. Au retour des Bourbons, il fut un instant ministre de la guerre, et dev. pair en 1815. Son fils a publié ses Mémoires, 1847.
VICTOR-AMË ou V1CTOR-AMËDÉE I, duc de Savoie, fils de Charles-Emmanuel I, monta sur le trône en 1630, à 13 ans. Rien qu’il eût épousé Christine de France, fille de Henri IV, il n’en fit pas moins la guerre à son beau-frère Louis XIII; mais les traités de Ratisbonne (1630) et de Chérasque (1631) rétablirent la paix et lui donnèrent partie du Montferrat. 11 acquit, aux dépens du duc de Mantoue, Albe sur le Tanaro et l’Albesan, signa le traité de Rivoli avec Louis XIII, en 1635, au moment où commençait la participation de la France à la guerre de Trente-Ans, et fut nommé généralissime des troupes françaises qui devaient agir en Italie. Il remporta un avantage à Fornavento sur le marquis de Léganès, en 1636, et l’année suivante une victoire décisive à Monbaldone. Mais il mourut subitement quelques jours après, à Verceil, laissant 2 fils, qui tous deux régnèrent, François-Hyacinthe (1637-38) et Charles-Emmanuel II (1638-1675).
victor-amédëe il , d’abord duc de Savoie , puis roi de Sardaigne, célèbre par sa politique tortueuse et versatile, né en 1665, succéda en 1675 à Charles- Emmanuel II , son père, avec le titre de duc de Savoie , sous la régence de sa mère, Marie de Nemours, et s’unit à la France en épousant Anne d’Orléans, nièce de Louis XIV (1684); mais bientôt il prit parti contre Louis XIV, et entra en négociation avec Guillaume III et le duc de Bavière. Catinat fondit sur ses états ( 1 690), et le vainquit à Stafferde (1 690), ainsi qu’à laMarsaille (1693), malgré les
secours de la quadruple alliance. Victor.-Amédée ne fut sauvé d’une perte certaine que par l’arrivée du prince Eugène. En 1692, il reçut de la cour de Vienne le titre de commandant en chef des troupes envoyées par l’Autriche contre la France ; mais Louis XIV obtint à prix d’argent sa défection. Après la paix de Ryswyk (1697), ayant quelques prétentions à la future succession de Charles II, il signa plusieurs traités de partage avec Louis XIV ; mais après le commencement des hostilités, il s’arrangea secrètement avec les alliés , et finit par s’unir avec eux par le traité de Turin, en 1703. Les campagnes de 1703 à 1706 le dépouillèrent presque totalement de ses états, et il se vit forcé de s’enfuir à Gênes. Rétabli par le prince Eugène dans ses possessions italiennes (1707), il attaqua en vain Toulon. 11 commanda, en 1708, l’armée austro-sarde, et obtint quelques succès; mais en 1709, s’étant brouillé avec l’Autriche , il devint à peu près neutre. Par le traité d'Utrecht (1713), Il obtint la restitution de tous ses états, et reçut en outre la Sicile et une partie du duché de Milan; il prit dès lors le titre de roi. En 1720, il fut forcé d’échanger avec l’Autriche la Sicile contre la Sardaigne. Il abdiqua en 1730, et voulut plus tard, mais en vain, ressaisir la couronne. 11 m. 2 ans après (1732) , au château de Mono glieri, où il était presque prisonnier. V.-Am. avait eu quelques différends avec le Saint-Siège au sujet du tribunal ecclésiastique appelé Monarchia en Sicile.
victor-amédée iii, ne en 1726, remplaça en 1773 sur le trône son père Charles-Emmanuel III. Il sé- v cularisa plusieurs abbayes, abolit les droits de péage en Savoie , organisa son armée sur le pied prussien , fonda l’académie des sciences de Turin, éleva des digues et autres belles constructions ; mais il eut le tort d’obérer ses finances , et se trouva ainsi mal en mesure contre la révolution française. Il fut pourtant un des princes les plus ardents contre elle, ouvrit ses états aux premiers émigrés , et refusa de recevoir l’ambassadeur français Sémonville. Quand la guerre eut éclaté , il fut battu en plusieurs rencontres par Schérer (1795), puis par Bonaparte, et se vit forcé à signer, le 15 mai 1796, la paix humiliante de Paris, qui lui enlevait une partie de ses états. Il ne survécut que 6 mois.
VICTOR-EMMANUEL 1, roi de Sardaigne, né en 1759, 2* fils de Victor-Amédée III et frère de Charles-Emmanuel IV. A l’abdication de son frère Charles-Emmanuel (1S02), il lui succéda, mais il ne régna que sur la Sardaigne (le Piémont et la Savoie étaient alors à la France). Enfermé dans cette île, il réussit à échapper aux armes de Bonaparte ; il rentra dans ses états de terre-ferme en 1814, et les vit augmenter, en 1815, de l’ancien territoire de Gênes et de diverses annexes. Ce prince, s’étant montré fort hostile aux idées libérales, vit éclater en 1821, dans ses états, une violente insurrection, qui avait pour but d’obtenir une constitution. Il abdiqua plutôt que de satisfaire au vœu de ses peuples, et laissa le trône au duc de Génevois, Charles-Félix, son frère.
Il mourut en 1824.
VICTORIA, ville de la Bretagne romaine, en Valentie, aux environs du mont Grampius, fut ainsi nommée en mémoire d’une victoire de Septiœe- Sévère sur les Calédoniens. C’est auj. Stirling.
Victoria (terre), terre découverte, en 1841, dans le grand Océan austral par le capitaine Ross (qui la nomma ainsi , en l’honneur de la reine Victoria) , est située par 71° 56’ lat. S. et 171°
7’ long. E*
VICTORIA (la), ville de la rép. do Vénézuela (Caracas), à 60 kil. S. 0. de Caracas, par 10° 13’ lat. N., 69° 51’ long. 0.; 8.000 hab.
Victoria ( NOSSA-SENHORA da ) , ville du Brésil , ch -1 de la prov. d’Espirito-Santo, par 10° 18’ lat.
S *42° 21’b ng. O.— F.vitoria, vittoria, victoire.