VIEN
YIENNAISE, Ffennensû (sous-entendu provinciaï, partie occid. des 2 provinces de Dauphine et de Provence, plus le Comtat Venaissin, une des 17 provinces du diocèse des Gaules, formée aux dépens de Pane. Narbonaise, et placée entre la Narbonaise lre à l’O. et la Narbonaise 2e à l’E., avait pour bornes à 10. le Rhône, mais non sur toute sa longueur. Elle comprenait les Allobroges, les Ségalaunes, les Helviens, les Tricastins, les Voconces, les Cavares. Vienna (Vienne) en était la capitale. — Au ve siècle, on compta deux Viennaises, dites lre et 2e, et ayant pour ch.-l., l’une Vienne, l’autre Arles.
VIENNE, en latin Vindobona, Flaviana castra, Juliobona, en allemand Wien, capitale de l’Autriche et de toute la monarchie autrichienne, sur la droite du Danube, à 1,220 kil. E. de Paris, par 14° 2’ long. E., 48° 12' lut. N.; 357,927 hab. (en J 841). Archevêché. La ville proprement dite est entourée de murailles; elle est petite et peu belle et ne compte que 52,593 hab., mais les 34 faubourgs sont vastes et offrent un bel aspect. On y remarque le Bourg ou château impérial (compose d’une foule de bâtiments divers, dont plusieurs magnifiques), la chancellerie de la cour, l’hôtel du conseil de guerre, les palais des chancelleries d’Autriche et Bohême, de Hongrie, de Transylvanie ; de superbes églises (Saint-Etienne, Saint-Pierre, Saint-Charles, etc.) ; le Belvédère, les Invalides, l’ Hôtel-de-Ville, deux arsenaux, la banque, la douane, la monnaie, le théâtre, le grand-hôpital, la fabrique impériale de porcelaine, les palais Esterhazy, Lichtenslein , Auersberg, Slahrenberg, etc. Quelques belles places (Hof, Graben, Josephplatz, etc.); belle porte, dite Burgthor ; promenades renommées (Prater, Augarten , Brigilten-Au , Bastions , Volksgarten). Université (créée en 1365),cél,s\irt.pourla médecine, école orientaliste ,* collège Theresianum , académie Joséphine (de médecine et chirurgie), académie des B. -Arts ; Ac. des Sc, ( 1846), inst. polytechn., ée. normale, militaire, vétérinaire, de musique (au Conservatoire); cinq gymnases (Lœvenburg, etc.). Observatoire, plusieurs bibliothèques (la première est la Bibliothèque Impériale, très riche, admirable surtout pour les Incunables), collections en tous genres, musée brésilien. Porcelaine, glaces, étoffes diverses, velours, dentelles d’or et d’argent, rubans, indiennes, fleurs artificielles, voitures, instruments de musique, orfèvrerie, bijouterie, etc. Grand commerce avec la Hongrie et la Transylvanie. Aux environs, palais de Schœnbrunn et de Lachsenburg. — Vienne, bâtie par les Wendcs, n'était qu’un village quand Auguste conquit la Pannonie ; les Romains y établirent une de leurs stations militaires importantes. Henri 1 (Jasomirgott), marquis d’Autriche, en fit une ville (1151); Léopold VIII lui donna de bonnes murailles (1198) ; Frédéric II la déclara ville impériale en 1237. Rodolphe I la prit en 1277, et dès lors la fortune de la maison de Habsbourg, devenue maison d’Autriche, la lit sortir de son obscurité (surtout après 1437). Matthias Corvin l’assiégea en vain en 1477; il la prit en 1485. Vienne eut aussi à subir deux sièges fameux de la part des Turcs : en 1529 (par Soliman II en personne), et en 1 683 : cette 2* fois elle ne dut son salut qu’au roi de Pologne, Jean Sobieski. Napoléon occ. Vienne en 1805 et 1809. Insurgée en 1848, elle fut bombardée et bientôt réduite. — Il y fut signé div. traités, entre autres celui de 1788 ('qui donnait la Lorraine à Stanislas avec réversibilité à la France, la Toscane à François de Lorraine, époux de Marie- Thérèse, et le royaume de Naples à don Carlos), et celui de 1809 qui mit fin à la guerre de la cinquième coalition, et par lequel l’empereur d’Autriche cédait à Napoléon les prov. illyriennes avec
Ïartie du Tyrol, et lui donnait la main de sa fille larie-Louise. — On nomme congres de Vienne ’e
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congrès tenu du 3 octobre 1814 au 9 juin 1815 par les puissances alliées pour régler le sort de la France; déclaration de Vienne, l’acte publié par les alliés le 13 mars 1815, et par lequel Napoléon était mis hors la loi.
vienne, Vienna, Vienna Allobrogum , ville de France, ch.-l. d’arr. (Isère), au confluent de la Gère et du Rhône, à 82 kil. N. O. de Grenoble; 16,484 h. Archevêché (dont ies titulaires étaient jadis primats des Goules), auj. réuni à celui de Lyon.Trib. de lre instance et de commerce; collège communal. Belle église de Saint-Maurice; hôtel-de-ville; quartier de cavalerie; arc de triomphe et ruines d’un théâtre, d’un amphithéâtre, d’une naumachie, d’un temple d’ A uguste.d’un aqueduc Bibl., musée d’anat. Draps croisés, corderie, haut-fourneau, fonderie de plomb, papeterie, etc. Commerce. — Vienne était la capitale des Allobroges. Tibère la fit colonie romaine; Claude lui donna un sénat (qui fut le premier de ceux des Gaules) ; elle fut le séjour principal du gouverneur de la Narbonaise. Sous Dioclétien, elle donna son nom à la Viennaise, détachée de la Narbonaise. Les Burgundes en firent leur capitale en 432, les Francs la prirent en 534. Charles-le-Chau\e l’assiégea en 871 et s’en empara. Elle redevint capitale en 879, lors de la formation du roy. de Bourgogne ou Bourgogne Cisjurane (qu’on nomme aussi quelquefois Royaume de Vienne); mais après la réunion des deux Bourgognes, elle perdit ce rang qu’Arles lui ravit. Son sort depuis ce temps fut celui du Dauphiné; cependant elle ne se soumit à la France qu’en 1448, environ un siècle après la réunion de cette province. Le Bas-I)auphiné se nommait Viennois. En 1311 (sous Clément V) se tint à Vienne le seizième concile œcuménique ; ce fut celui qui supprima l’ordre desTempliers. Vienne est la patrie de saintMamertet de Claudien Mamert, de l’historien Nie. Chorier, etc. — L’arr. de Vienne a 10 cant. (Beaurepaire, Côte-Saint-André, Heyrieu, Meyzieu , Roussillon, Saint -Jean- de -Bournay, Saint - Svmphorien - d’Ozon , la Verpillière , plus Vienne, qui compte pour 2), 132 communes et 145,000 hab.
vienne, Vigenna , riv. de France, naît dans le N. du dép. de la Corrèze, arrose ceux de la Haute- Vienne, de la Vienne, de l’Indre-et-Loire ; reçoit la Creuse, le Clain, le Taurion; baigne Saint- Léonard, Limoges, Chabannais, Confolens, l’Ile- Jourdain, Lussac, Châtellerault (où elle devient navigable), Cliinon, et se jette dans la Loire à Candes. Cours, 410 kil.
vienne (dép. de la), entre ceux des Deux-Sèvres à l’O., de Maine-et-Loire et d’Indre-et-Loire au N., de l’Indre et de la Haute-Vienne à l’E., de la Charente au S. : 6,760 kil. carrés; 288,002 hab. Ch -1., Poitiers. Formé aux dépens du Poitou, de la Touraine et du Berri. Collines, surtout à l’O., plaines, landes, bruyères. Fer, houille, marbre, granit, pierres meulières et lithographiques, etc. Eaux minérales. Grains; légumes, fruits, pommes de terre, châtaignes, lin (très beau). Chanvre, truffes renommées, vins, eaux-de-vie. Belles forêts, bons pâturages. Moutons excellents, chevaux, mulets. Couvertures de laine, lainages divers, dentelles communes, coutellerie, usines à fer, papeteries, etc. — Ce dép. a 5 arr. (Poitiers, Châtellerault, Loudun, Civray, Montmorillon), 31 cantons, et 300 comm.; il appartient à la 18e division militaire, a une cour impér. et un évêché à Poitiers.
vienne (dép. de la haute-), entre ceux de la Vienne et de l’Indre au N., de la Dordogne et de la Corrèze au S., de la Charente à l’O., de la Creuse à l’E. : 5,543 kil. carrés; 293,011 hab. Ch.-l., Limoges. Formé de partie du Limousin, de la Marche, du Poitou et du Berri. Ramifications des monts de l’Auvergne, assez élevées, surtout au
VIEU — 1858 — VIGÉ
S. et au centre ; beaucoup de rivières et de ruisseaau , 656 étangs ; climat froid et humide. Fer, plomb, étain, antimoine ; porphyre, marbre, ser-
Çentine, terre à porcelaine (fort abondante à Saintrieix), marne, etc. Sol peu fertile; vastes châtaigneraies (la châtaigne y est l’aliment du bas peuple), blé, blé noir, seigle, légumes, raves, lin, chanvre, etc.; foin excellent. Chevaux, dits chevaux limousins (élégants et robustes), moutons, porcs, abeilles, loups. — Ce dép. a 4 arr. (Limoges, Bellac, Rochechouart, Saint-Yrieix), 27 cantons, 198 communes; il appartient à la 21* division militaire, a une cour impér. et un évêché à Limoges.
VIENNE (Jean de), amiral de France, d’une ancienne maison de Bourgogne, porta les armes sous les rois Charles V et Charles VI, ût une descente en Angleterre (1377), prit et brûla Rye (dans le comté de Sussex) , saccagea l’île de Wight et plusieurs villes, prit part à la bataille de Rosebecque en 1382, et trois ans après fit une descente en Ecosse. La guerre contre les Turcs ayant été résolue, il accompagna le duc de Bourbon en Barbarie, et assista au siège de Carthagène; en 1396, il fut du nombre des seigneurs français qui allèrent au secours du roi de Hongrie contre Bajazet I. Il commanda l’avant-garde à la bataille de Nicopolis, et y périt avec 2,000 gentilshommes.
VIENNOIS ou VIENNAIS, ancien petit pays de France, dans le Bas-Dauphiné, entre le Rhône, i Isère et le Grésivaudan, tirait son nom de Vienne qui en était le ch.-l. 11 fait actuellement partie des dép. de la Drôme et de l'Isère. Voy. vienne. VIERGE (la sainte), mère de Dieu. Voy. marie. VIERGES (les), groupe d’îles qui font partie des Antilles, par 66° 55’ long. 0., 17° 30’ lat. N.; 20,000 hab. Ces îles sont au nombre de 40 environ. Il y en a 7 principales : Anegada, Vierge-Gorda, Tortola, aux Anglais; Saint-Jean, Saint-Thomas, aux Danois ; Borequim, Vique, aux Espagnols. Sol assez fertile, climat chaud, ouragans, peu d’eau. — Découvertes par Christophe Colomb (1493) qui les nomma ainsi, dit-on, en l’honneur des onze mille vierges et à cause de leur nombre. Fr. Drake les visita en 1580. Les Hollandais y fondèrent le premier établissement à Tortola, pour la pêche des tortues; les Anglais le prirent en 1666 ; peu à peu Anglais et Danois ont occupé les meilleures îles. VIERGES (les onze mille). Voy. Ursule (sainte) VIERZON ou VIERZON-VILLE, ch.-l. de cant.
{ dép. du Cher ) , sur le Cher , à 35 kil. N. O. de Bourges; 4, 980 h. Chem. defer. Manufacture de porcelaine (700,000 francs de produit annuel), poterie, forges (fer de 1» qualité), acier, tôle, etc. —Vierzm+Vîllage, faub. de la v., compte 3,800 hab VIESTi, Apenestce? Merinum? ville du roy. de Naples (Gapitanate), sur l’Adriatique, prè3 du cap Gargano, à 40 kil. N. E. de Manfredonia; 4,720 hab. Evêché. Elle doit son nom à un anc. temple de Vesta.
V1ÈTE (François), Vietus, profond mathématicien français, né en 1540 à Fonlenay-le-Comte, mort en 1603, était maître des requêtes et ami du président de Thou. Il fit faire de grands progrès à l’analyse mathématique, eut la première idée de l’application de l’algèbre à ia géométrie, et résolut les problèmes le» plus difficiles avec une facilité qui le faisait passer pour sorcier. Ses Œuv. ont paru à Leyde, 1646. VIETNAM, royaume d’Asie. Voy. annam.
VIEUSSENS (Raymond), anatomiste, né en 1641 dans le Rouergue, devint médecin de M11* de Montpensier, puis se fixa à Montpellier, y fut médecin d’hôpital et y mourut vers 1720. Il s’est surtout occupé du cerveau et du système nerveux, et a publié sur ce sujet un ouvrage estimé, Nevrographia umversalis . Lyon. 1685.
VIEUX DIS LA MONTAGNE (le), chef de la secte des Assassins. F. assassins et iiaçan-ben-sabbah.
VIEUX, Viducasses , village du dép. du Calvado * à 10 kil. S. 0. de Caen ; 660 hab. Jadis, ch.-l. do
Vidu C3S8C8 •
VIEUX-BERQUIN, VIEUX-BRISACH, etc. Voy.
le mot qui suit vieux.
V1EUZAC (barère ou barrère de), fameux conventionnel, né à Tarbes en 1755, mort dans la même ville en 1841, avait été d’abord avocat à Toulouse. Elu député du tiers aux Etats-Généraux, il ne se fit guère remarquer dans l’Assemblée Nationale que par d’estimables travaux sur le droit public, sur les finances et l’administration, et fut chargé de prononcer l’oraison funèbre de Mirabeau. A la même époque, il faisait partie du club des Jacobins et rédigeait un journal politique, le Point du Jour. Député à la Convention, il joua dans cette nouvelle assemblée un des principaux rôles, soutint une longue lutte contre la municipalité de Paris, qui voulait opprimer la représentation nationale, fut nommé membre du comité de constitution et peu après président de la Convention ; il dirigea en cette qualité le procès de Louis XVI et vota pour la mort. Il fut pendant deux ans membre du Comité de salut public (1793-95), et remplit les fonctions de rapporteur de cette commission sanguinaire. Il finit pourtant par se séparer de ses principaux collègues, Robespierre, Couthon et Saint-Just, et eut une giande part à l’événement du 9 thermidor, qui délivra la France de la tyrannie de Robespierre. Il n’en fut pas moins proscrit et condamné à la déportation comme membre de l’ancien Comité de Salut Public (12 germinal an iii, l*r avril 1795) ; mais il s’évada. Oublié sous le Consulat et sous l’Empire, il fut nommé pendant les Cent-Jours membre de la Chambre des Représentants, fut exilé par les Bourbons comme régicide , alla vivre à Bruxelles et ne revint en France qu’après la Révolution de 1830. On a de Barère, outre ses nombreux Discours et Rapports aux diverses assemblées législatives , quelques ouvrages politiques et plusieurs écrits littéraires ( Eloges de Louis XII , de L'Hôpital, des traductions des Veillées du Tasse, des Nuits d'Young, etc.). Barère élait un orateur facile et brillant, mais il avait peu de force et de profondeur. Son nom se trouve associé aux actes les plus violents; cependant U n’était pas naturellement cruel. Ses Mém. ont été publiés nar M. Carnot fils, 1842.
VIF, ch.-l. de cant. (Isère), à 16 kil. N. de Grenoble ; 2,362 hab. Aux environs, marne.
VIGAN (le), Vindomagus , ch.-l. d’arrond. (Gard), sur l’Arre, à 77 kil. N. O. de Nîmes; 5,049 hab. Irib. de lre instance, collège. Ville ancienne et mal bâtie. Coton, soie, tanneries, mégisseries. Patrie du chevalier d’Assas. — L’arr. du Vigan a 10 cant. (Alzon, Quissac, Saint-André-de-Valborgne, Saint- Hippolyte, la Salle, Sauve, Sumène, Trêves, Valleraugue, Le Vigan), 80 comm., et 65,755 hab.
VIGEE ( L.-Gilles-Bernard-Etienne) , homme de lettres, né à Paris en 1755, mort en 1820, se fit connaître par quelques poésies dans le genre de Dorât, fut secrétaire du cabinet de Madame, sœur de Louis XVI, encensa tous les pouvoirs qui se succédèrent , fit après La Harpe , mais avec moins de succès, un cours de littérature à l’Athénée, fut nommé en 1814 lecteur de Louis XVIII, dirigea longtemps V Almanach des Muses , et composa pour le théâtre plusieurs pièces, les Aveux difficiles, 1783; la Fausse Coquette, 1784 ; la Belle-Mèrey 1788; l’Entrevue 1788 (c’est sa meilleure); la Matinée d’une jolie femme.
Il s’exerça aussi dans l’épître et l’épigramme, mais sans s’élever au dessus du médiocre.
vigée (Mme lebrun, Dlle Elisabeth!, cél. eomme peintre de portraits, née à Paris en 1756, de Lou; Vigée, peintre distingué, morte en 1842, avait épour M. Lebrun, qui faisait le commerce de tableau?.; elle attira de bonne heure l’attention publique, fn*
- VIGiN — 1859 — VILI,
admise en 1783 à l’Académie de Peinture, émigra en 1789, se vit recherchée par tous les souverains de l’Europe, revint en France en 1801, et y mena jusqu’à l âge de 87 ans la vie la plus douce et la plus heureuse. Outre un grand nombre de portraits (062 environ) qui forment son principal titre à la célébrité, et une foule de paysages, on lui doit quelques tableaux d’histoire : on connaît surtout la Paix ramenant l'Abondance , 1783 (au ministère de l'intérieur), et la Sibylle. Elle a laissé 3 vol. de mémoires, intitulés : Souvenirs de Mme Lebrun .
VIGENÈRE (Biaise de), traducteur français, né en 1523 à Saint-Pourçain (Bourbonnais), mort en 1592, fut secrétaire du duc de Nevers, puis secrétaire d’ambassade à Rome (1566). 11 avait reçu les leçons de Tuinèbe et de Dorât, et traduit plusieurs auteurs grecs et latins, entre autres : César, Tite- Live (lr« décade), Philostrate, Onosander. On lui doit aussi la première traduction du Tasse.
YIGENNA, riY. de Gaule, auj. la vienne.
VIGEOIS, ch.-l. (V? cant. (Corrèze), sur la Yezère, à 33 kil. N. de Brives ; 2,504 hab.
VIGEVANO, Victumvice , ville des Etats sardes (Novare), sur la Mora, à 110 kil. E. de Turin; 15,500 hab. Evêché. Murs, vieux château-fort sur un rocher. Filoselle, bonneterie, mouchoirs; chapeaux, savon ; macaroni ; vers à soie. Grand commerce. Patrie de Fr. Sforza. Aux environs est la belle Villa S/orzesca, ancien couvent des Dominicains.
VIGGIANO, ville du roy. de Naples (Basilicate), à 35 kil. S. de Potenza; 5,500 hab. Belle église Sainte-Marie-du-Mont. Aux environs (sur le mont Viggiano), chapelle célèbre comme pèlerinage.
VIGILANCE, Vigilantius, hérésiarque, le premier qu’aient produit les Gaules, né, dit-on, à Calagorris (Cazères), chez les Convenœ (paya de Comminges), voyagea en Palestine, revint de ce pays mécontent de l’accueil de saint Jérôme, et se mit à dogmatiser dans la Gaule contre les reliques des saints et les miracles qui avaient lieu sur leurs tombeaux, contre les jeûnes, les veilles et les aumônes, le célibat des «lercs et contre les moines. Saint Jérôme le combattit et par des lettres et par un traité spécial.
VIGILE, pape, natif de Rome, fut élu du vivant même de Silvère (537), grâce à l’impératrice Tliéodora, qui crut trouver en lui un ennemi du concile de Chalcédoine, et fut reconnu universellement après la mort de Silvère (538) . Il parut d’abord approuver la doctrine d’Anthime et des Acéphales (c.à-d. sans chef) ; mais il ne tarda pas à les condamner hautement et s’attira ainsi le ressentira. deThéodora, qui le fit traîner, une corde au cou, dans les rues de Constantinople, et l’enferma dans un cachot (547). Dans l’affaire des Trois chapitres , il refusa d’abord de condamner ces écrits; mais, dès que le concile de Constan tinople eut prononcé (553) , i 1 adhéra à sa décision , en épargnant toutefois la personne des auteurs des chapitres. Cette restriction donna lieu à une scission momentanée de qqs églises d’Occident. Vigile m. en 555 à Syracuse, enreven. à Rome. — Un autreVigile, évêque de Thapse vers 480, a laissé des écrits polémiques, publiés par le P. ChifÛet, Dijon, 1664.
VIGNALE, place forte des Etats sardes, à 1 1 kil. S. de Casai ; 2,000 hab. Prise au milieu du XVIe siècle par le maréchal de Cossé-Brissac.
VIGNEMALE, mont.de France (Hautes-Pyrénées), un des plus hauts sommets des Pyrénées; 3,444™.
VIGNEUL DE MARVILLE. V. argonne (Bon. d’).
VIGNEULLES, ch.-l. de cant. (Meuse), à 28 kil. S. E. de Commercy ; 1,071 hab. Brasserie.
VIGNOLA, ville du royaume de Naples (Basilicate), à 9 kil. S. O. de Potenza : haut clocher gothique; 4,000 hab. Elle a été ch.-l. de la province. — Bourg du duché de Modène, à 20 kil. S. de Modène. Patrie de Muratori et de l’architecte Vignole. VIGNOLE ( Jacq. barozzio, dit ), architecte; né à
Vignola en 1507, mort en 1573, étudia longtemps à Rome, passa deux ans en France, puis revint en Italie , où il éleva plusieurs édifices remarquables (à Bologne, Parme, Rome et Pérouse). C’est lui qui fournit les dessins de l’Escurial. On le regarde comme le premier qui ait fixé les règles de l’architecture. On lui doit un excellent Traité de la perspective, publié er. 1583, et un Traité des cinq ordres, traduit et commenté par Daviler, 1691, 3 vol. in-4, et 1738, 2 vol. gr. in-8. MM. Lebaf et Debret ont donné une édition de ses Œuvres, Paris, 1815 et ann. suivants.
VIGNOLE8(DEs),chronologiste.Voy.DEsviGNOLES.
VIGNORY, ch.-l. de cant. (Haute-Marne), à 20 kil. N. de Chaumont; 767 hab. Bas de laine; huile. Patrie du jésuite Oudin. Baronie créée en 1555 pour une branche de la maison d’Amboise.
VIGO, Vicus Spacorum, ville d’Espagne (Santiago), ch.-l. de province, sur la baie de Vigo, à 80 kil. S. O. de Santiago; 5,000 hab. Excellent port, 2 châteaux forts. Commerce actif; cabotage i on exporte par an 5,000,000 de kilogr. de sardines. Très ancienne et importante au temps des Romains. Une flotte espagnole fut coulée bas en 1702 devant cette ville par une flotte anglo-hollandaise.
VIGOUREUX (la), fameuse empoisonneuse du xvii* siècle, faisait le métier de sorcière ; elle fut condamnée en 1680 avec l’abbé Vigoureux, son frère , par la Chambre ardente , et fut brûlée en place de Grève avec la Voisin et ses complices, après l’affaire de la marquise de Brinvilliers.
VIGU1ER, du latin vicarius, président d’un tribunal nommé viguerie. Les viguiers, qui remplacèrent en partie les vicarii des Romains ou lieutenants des préfets et des comtes, étaient des prévôts ou des juges qui rendaient la justice pour le roi ou pour les seigneurs. Les principales vigueries étaient celles de Marseille, de Toulouse, d’Albi, etc. La révolution abolit les vigueries, dont le nombre était déjà fort restreint.
VIGY, ch.-l. de canton (Moselle), à 15 kil. N. E. de Metz ; 600 hab.
VIH1ERS, ch.-l. de canton (Maine-et-Loire), à 38 kil. S. O. de Saumur ; 1,000 hab. Toile.
VILAINE, Herius et Vicinovia, rivière de France, naît dans le dép. de la Mayenne, à l’O. d’Ernée, entre dans le dép. d’Ille-et-Vilaine, sépare ce dép. de celui de la Loire-Inférieure , celui-ci du Moiv bihan, arrose Vitré, Rennes, Redon, la Roche-Bernard, et se jette dans l’Atlantique, après un cours de 180 kil., dirigé à l’O., puis au S. O. Affluents principaux ; Fille, à droite; la Seiche et le Cher, à gauche.
VILAINE (dép. d’iLLE-ET-). Voy. ILLE-ET-VILAINE
VILLA BELLA, ville du Brésil. Voy. mato-grosso,
VILLABOA, ville du Brésil. Voy. goyaz.
VILLACH , ville d’Illyrie (Laybach) , ch.-l. de cercle, à 37 kil. O. de Klagenfurth;4,000 hab. Murailles. Aux environs , mines de fer et de cuivre ; eaux minérales et salines. Elle a éprouvé un tremblement de terre en 1348, et depuis a souffert de plusieurs incendies. — Le cercle de Villach, formé de l’O. de l’anc. Carinthie , est situé entre l’archiduché d’Autriche et la Styrie au N., les cercles de Klagenîurthàl’E., de Laybach et de Goritz et le roy. Lombard-Vénitien au S., et le Tyrol à l’O. : 140 kil. sur 60 et 120,000 hab.
VILLA-DA-PRAYA, ville et fort de l’île Terceire, sur la côte ; 3,000 hab. La flotte dirigée par Don Miguel contre les Açores y fut anéantie en 1829.
VILLA-DE-LA-OROTAVA. Voy. orotàva.
VILLA-DEL-FUERTE , ville du Mexique, à 150 kil. N. de Sinaloa, sur le Rio-del-Fuerte : 7,900 haf)
VILLA-DEL-PR1NCIPE , ville de nie de Cuba à 415 kil. S. E. de Puerto-Principe.
VILLA-DO-PRINCIPE , ville du Brésil (Minas Geraes), chef-Iicu de la comarque de Cerro-do
VTTjTj
Frio, à 200 kil. N. E. de Villa-Rica; 3,000 habitants.
VILLA-FORTE, ville du Brésil. Voy. Assomption