‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 1129 sur 1261 · VIDA — 1856 — VIEN · texte numérisé non relu

VIDA — 1856 — VIEN

VICTORIEN ( saint î, proconsul d’Afrique, fut martyrisé par les Vandales en 484. On le fêle le 23 mars.

VICTORIN, M. Aurelius Piauvonius Victor inus, fils de la célèbre Vietorine , un des 30 tyrans qui prirent la pourpre sous Gallien , avait été associé à l’empire par Posthume en 264. Après la mort de cet usurpateur et celle de Lollien , il fut seul maître de la Gaule , et il y joignit pendant un temps l’Espagne et la Bretagne. Il avait de grands talents et battit les troupes de Gallien ; mais sa lubricité sans frein causa une sédition, dans laquelle il périt en 268. Les légions de Cologne proclamèrent alors son fils, L. Victorin, qui fut aussi massacré quelques jours après dans une sédition.

VICTORINE ou VICTOIRE , Aurélia Victor ina , était sœur de Posthume, tyran des Gaules, et mère de Victorin 1. Elle fit adopter son fils par Posthume en 264. Après la mort de Victorin , elle prolongea quelques mois la résistance des Gaulois contre Rome, en faisant successivement donner la pourpre par les soldats à Victorin le jeune, son petit-fils, à Mari us , à Tetricus. Elle mourut en 268. Ses libéralités l’avaient rendue l’idole des soldats : ses médailles lui donnent le titre de Mater Exercituum. Elle a été comparée à Zénobie.

VlCTüRINUS(iVL , écrivain lat. duivesiècle, né en Afrique, prof, les lettresàUorae,seconvertitàJa fin d sa vie, etm. en370. On ade lui : De orthographia, publié par Camerarius, Tubingue, 1584 ; Commentaires sur l'Invention de Cicéron, Milan, 1474 ; des poésies sacrées et divers traités contre les hérétiques.

V1CTOR1US (Petrus), en italien P. Veltori, savant italien, né en 1499 à Florence, mort en 1585, suivit d'abord la carrière des armes, puis s’appliqua aux lettres, devint en 1538 professeur d’éloquence grecque et latine à Florence, forma un nombre prodigieux d’élèves, et soit comme critique, soit comme restaurateur de l’éloquence en Italie, se mit à la tête des savants de son temps. Il a immensément écrit. Ses ouvrages principaux sont : des commentaires estimés sur la Rhétorique, la Poétique , laPolitique et la Morale d’Aristote, Florence, 1548-84, 4 vol. in-fol.; Variarum leelionum libri XXXVIII, Florence, 1582, in-fol. On lui doit aussi des éditions de Cicéron, Venise, 1 534-37 ; de Térence, Varron, Salluste, Platon, Xénophon, etc. — On connaît encore, sous le nom de Victorius, plusieurs autres savants, entre autres Leonillus Victorius , médecin , de Faenza (1450-1520), qui professa à Bologne et laissa plusieurs écrits ; et Benedictus Victorius, son neveu (1481-1561), professeur de médecine à Padoue , auteur d’une Ernpirica medicina , assez célèbre.

VICTUMV1Æ, petite ville de la Gaule Cisalpine, près de Plaisance, auj. vigevano.

VICUS AUGUSTl, ville d’Afrique, dans la Byzacène, auj. kairouan.

vicus julii , ville de la Lyonnaise 3*, auj. aire.

vicus julius, ville deGermanie,auj. germersheim.

vicus spacorum, ville d’Hispanie (Tarraconaisc), auj. vigo ou vie d’osona.

VIDA (Marc-Jérôme), poète latin moderne, né à Crémone en 1490, mort en 1566. Léon X, appréciant son talent, lui fit don d’un riche prieuré, afin qu’il pût se consacrer à la poésie, puis il le nomma évêque d’Albe sur le Tanaro. Vida conserva cet évêché 34 ans. 11 a laissé, outre quelques ouvrages en prose, divers poèmes et opuscules poétiques latins d’un vrai mérite, soit pour l’invention, soit pour la versification. Ce sont : la Christiade (6 chants), Y Art poétique (3 chants), les Echecs (poème didactique), les Fers à soie (poème didactique en 2 chants), etc. Ses poésies ont été imprimées pour la première fois à Crémone, 1550, 2 vol. in-8. Une édition donnée à Padoue en 1731 , 2 vol. in-4, contient presque toutes les GEuwes de Vida, en prose et en vers, l,a Chris¬

tiade a été trad. en vers français par Souquet de la Tour, 1826, in-8 ; Y Art poétique l’a été en prose française par Le Batteux (dans les Quatre poétiques , 1771, 2 vol. in-8) ; en vers français , par Barrau, 1808; les Vers à soie, par Bonafous, 1840.

VIDAL (P.), troubadour provençal, né en 1160 habita suce. Gênes, le Montferrat, la Lombardie, Milan, suivit, dit-on, Richard en Palestine, et mourut vers 1200 à la cour d’Alphonse III d’Aragon. II eut de nombreuses aventures galantes qui ne tournèrent pas toutes à son honneur. On assure qu’un mari outragé lui fit percer la langue. Offensée de ses hommages , la vicomtesse de Marseille le contraignit à s’expatrier. Il paraît qu’il finit par perdre la raison. On a de lui environ 60 pièces, dont 9 ont été publiées^ par M. Raynouard ( Choix de poésies de troubadours , tome 3 et tome 4). — On connaît 2 autres troubadours du même nom : Raymond Vidal, auteur d’une Grammaire provençale et de quelques nouvelles ; — Arnaud Vidal, de Castelnaudary, docteur en gaie science, qui obtint la violette d’or aux Jeux Floraux de Toulouse (1324).

V1DAME ou AVOYER (de vice, à la place de, dominus, maître), officier chargé d'ester en jugement pour une église, de prendre les armes pour la défendre, de commander le contingent fourni par elle , et de rendre la justice civile au nom des évêques, lorsque ceux-ci furent en possession de la juridiction civile. Les vidâmes étaient nommés les uns par les évêques, les autres par les rois (dans les églises fondées par ceux-ci ou protégées par eux).

V1DDIN, ville de Turquie. Voy. widdin.

VJ DOUBLE (la), riv. de France, naît dans l’O. du dép. du Gard, sépare les dép. du Gard et de l’Hérault, et tombe dans l’étang de Thau ; cours, 89 kil.

MD UC ASS ES ou VAD1GASSES, peuple de la Gaule Lyonnaise , avait pour ch.-l. une ville de même nom (auj. Vieux). — Peuple de la Belgique 1“, entre les Silvanectea et les Suessiones, répond au Valois moderne.

VIE1LLEV1LLE (Franç. de scépeaux , sire de), vaillant capitaine, né en 1509, mort en 1571, sc distingua au service de François 1 par une rare bravoure, à laquelle il joignait la prudence, le désintéressement, la modération. Sous Henri II, il accompagna Montmorency dans l’Angoumois et la Guyenne pour y réprimer des mouvements séditieux. 11 rendit de grands services dans la guerre de 1555 à 1559 , et fut un des plénipotentiaires français è Càteau - Gambrésis. Charles IX le créa maréchal en 1562. Il mourut empoisonné. Ses Mémoires , écrits par Garloix (son secrétaire), ont été imprimés en 1757, 5 vol. in-12 (réimp. dans la Collection des mémoires de Petitot et dans le Panthéon littéraire )

VIELLE ou V1EILLE-AURE , ch.-l. de canL (Hautes-Pyrénées), à 45 kil. de. Bagnères; 410 hab.

V1ELMUR, ch.-l. de cant. (Tarn), à 16 kil. O. de Castres; 1,154 hab. Laines, peaux.

VIEN (Jos.-Marie), célèbre peintre, né à Montpellier en 17 16, mort en 1809, vint à Paris en 1741 obtint un premier prix qui lui ouvrit la route dé Rome, et fut, après son retour, reçu à l’Académie de peinture et de sculpture. Malgré les offres brillautes de divers souverains , il voulut rester en France, et y fut bientôt reconnu pour le 1er peintre d’histoire du temps. De 1771 à 1781, il alla de nouveau à Rome comme directeur de l’école française en cette ville. En 1788, il fut nommé l« peintre du roi. La révolution lui enleva ses places. Napoléon le créa sénateur, comte et commandant de la Légion-d’Honneur. Vien a commencé la régénération de la peinture, tombée si bas en France au xvm* siècle , et il a préludé à l’œuvre qu’accomplit David, son élève. On lui doit 179 tableaux; on admire Y Ermite endormi, la Prédication de saint Denis, les Adieux d'Hector et d' Andromuque, etc.

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