COIS
BONA
BODE (J.-Elert), astronome, né à Hambourg en 1747, mort à Berlin en 1826, était fils du directeur d’une école commerciale. Entraîné par un goût naturel vers l’astronomie, il fut remarqué du savant Büsch, qui lui procura les moyens d’étudier, publia quelques écrits qui appelèrent l’attention, fut nommé en 1772 astronome pratique à Berlin, et dirigea pendant 50 ans l’observatoire de cette ville. Il avait été admis en 1782 à l’Académie de 'Berlin. Outre un excellent Manuel d'astronomie (publié dès 1768), et plusieurs autres ouvrages populaires , on lui doit un grand Atlas céleste (Uranographia, Berlin , 1801, in-fol.), où sont marquées les positions de 17 240 étoiles ; en outre, il a publié, chaque année, depuis 1774 jusqu’à sa mort, les Éphémérides astronomiques. Il a découvert plusieurs comètes et reconnu ia position d’un grand nombre d’étoiles. Son nom est resté attaché à une loi selon laquelle les intervalles des orbites des -planètes iraient à peu près en doublant à mesure que l’on s’éloigne du soleil , loi déjà soupçonnée par Képler et par J .-Daniel Titius.
BOIGNE (Leëorgne, comte de), né à Chambéry en 1751 , mort en 1830, était fils d’un marchand de pelleteries. Il servit d’abord en France et en Russie, puis passa dans l’Inde et se mit, à partir de 1786, au service du prince mahratte Sindhyah, qui lui donna toute sa confiance et le nomma général en chef. Il disciplina l’armée du prince, lui assura par là de faciles victoires sur ses voisins , et l’aida à fonder un vaste empire ; il reçut en récompense les plus grands honneurs et d’immenses richesses. Il quitta l’Inde en 1796, deux ans après la mort de Sindhyah et vint se fixer dans sa ville natale , où il consacra plus de 4 millions de francs à des actes de bienfaisance et à la fondation d’établissements utiles. Boigne savait parfaitement les idiomes hindous , ce qui facilita beaucoup ses succès. La Société académique de Savoie a publié à Chambéry des Mémoires sur la carrière politique et militaire du g. Boigne, 1828.
BOISSONADE (Jean-Franç.) , savant helléniste , né en 1774, à Paris, d’une" famille noble, originaire de Gascogne, mort à Passy en 1857, étudia au collège d’Harcourt, s’adonna de bonne heure à la critique littéraire et philologique, et fournit au Magasin encyclopédique de Milîin , au Journal des Débats ou cle V Empire , au Mercure , des articles qui furent remarqués. Il débuta comme helléniste, en 1806, par une excellente édition des Héroïques de Philostrate, fut nommé en 1809 professeur de littérature grecque à la Faculté des lettres de Paris, et joignit à cette chaire, en 1828, celle du Collège de France. Il avait été reçu dès 1813 à l’Académie des inscriptions, et était associé de la plupart des sociétés savantes de l’Europe. Travailleur infatigable, Boissonade a donné jusqu’à la fin de sa longue vie une foule d’éditions d’ouvrages grecs rares , curieux , et pour la plupart inédits. A une érudition profonde, il joignait l’esprit , le goût et l’élégance du style. Dévoué à la science, il fit à ses frais plusieurs de ses publications. Outre les Héroïques , on lui doit des éditions de la Vie de Proclus, par Marinus, 1814; des Figures du rhéteur Tibérius, 1815; des Partitions d’Herodianus et du roman de Nicetas Eugenianus , 1819; des Lettres d’Aristénète , des Vies d’Eunape et de la traduction grecque des Métamorphoses d’ Ovide , par Planude, 1822; du conte de Syntipas, 1828; six volumes d ' Anecdota græca, 1829-1844, riche mine de morceaux inédits; plusieurs écrits, inconnus jusquelà, de Théophylacte Simocatta (1835), de Michel Psellus (1838); les Lettres de Philostrate (1842), la lre édition des Fables de Babrius (1844); les Déclamations de Choricius (1846) , de G. Pachymère
(1848) ; les Allégories de l’Iliade de Tzetzès, ainsi qu’une jolie collection de poètes grecs en 24 vol. in-32 (1823-26). Boissonade a fourni en outre au recueil des Notices des manuscrits de la Bibliothèque impériale plusieurs morceaux précieux, et à la Biographie universelle un grand nombre de ses meilleurs articles. Enfin la littérature française lui doit un recueil inédit de Lettres de Voltaire à Frédéric (1802), des éditions des OEuvres de Bertin (1824), des OEuvres choisies de Parny (1827), et une savante édition de Télémaque (1844), où sont indiqués tous les emprunts faits par Fenelon à l’antiquité classique. M. Naudet a donné une excellente Notice sur Boissonade.
BOMARSUND, puissante forteresse russe, située dans l’île d’Aland, au milieu de la côte orientale et près du bourg de Scarpans. Cette forteresse, dont la construction avait demandé plus de 20 ans, venait à peine d’être achevée, lorsqu’elle fut bombardée et détruite le 16 août 1854 par la flotte anglo-française.
BONAFOUS (Matthieu), agronome, né à Lyon en 1793 , mort en 1852 , appartenait à une famille de riches négociants piémontais originaire de France. Il étudia surtout les cultures répandues dans le midi de la France , la soie , le maïs , le riz, la vigne, et écrivit sur ces divers sujets, soit en français, soit en italien, des ouvrages estimés: De V éducation des vers à soie , 1821 ; l'Art de cultiver le mûrier, 1822; Traité du maïs, 1833 ; Histoire naturelle du maïs, 1836; Ampelographie subalpine, etc. Il aaussi traduit les Principes d'économie politique appliqués à l' agriculture de Beccaria , et mis en vers français le poème de Vida sur le Ver à soie. Il consacra sa fortune à l’encouragement des études agronomiques et à des fondations philanthropiques, telles que la colonie de Mettray , les instituts agronomiques de Grignon et de Roville. Il était correspondant de l’Institut. Son Éloge , par M. Cap , a été couronné par l’Académie de Lyon en 1854.
BONAPARTE (famille). Le tableau suivant de la descendance des Bonaparte complétera les détails donnés dans le corps du Dictionnaire.
!Zénaïde-Julie, née en 1801mariée en 1822 à son cousin Charles-Lucien , fils de Lucien, morte en 1854; Charlotte, née en 1802, mariée à Charles-Louis Napoléon, fils aîné du roi Louis; morte en 1839.
! Napoléon- François-Charles Joseph, né e"n 1811, de Marie-Louise d’Autriche, proclamé roi de Rome en naissant, fait duc de Reichstadt en 1814, mort à Schœnbrunn en 1832.
3. Élisa, 1773-/ 1820 , princesse de[ Lucques et Piom-V bino, puis grande- ) duchesse de Tosca-j ne, mariée en 1797 / au comte Baccio-[ chi ; mère de : \
Napoléone-Élisa Bacciochi, née en 1806, mariée en 1824 au comte Camerata;
Jérôme-Charles Bacciochi, né en 1810 , mort en 1830 ;
Napoléon-Frédéric Bacciochi, né en 1815, mort en 1833.
4. Lucien , 1775- 1840, prince de Canino , marié deux fois ; père de 1 1 enfants, dont les plus connus sont :
Charles- Lucien , prince de Canino et Musignano, né en 1803 , mort en 1857 , marié en 1822 à sa cousine Zénaïde, fille de Joseph, dont il a eu 10 enfants ;
Louis-Lucien, né en 1813;
Pierre-Napoléon, né en 1815;
Antoine, né en 1816.
BONA
BOISA