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BLAN

BLON

vaux scientifiques des recherches d’érudition et des publications littéraires qui le firent admettre à l’Académie des inscriptions et à l’Académie française. Biot consacra la plus grande partie de ses travaux à l’optique et à l’astronomie : on estime surtout ses études sur les pouvoirs réfringents des gaz et sur les réfractions astronomiques, sur les anneaux colorés des plaques épaisses, sur la diffraction, sur les propriétés optiques rotatoires du quartz, de l’essence de térébenthine et des dissolutions sucrées; sur la détermination de la constitution moléculaire des corps au moyen de la lumière polarisée. Outre de nombreux mémoires insérés dans le recueil de l’Académie des sciences ou dans le Journal des Savants, on a de lui un Essai sur V Histoire des sciences pendant la Révolution (1803), des Traités d’ Astronomie (1805), de Physique expérimentale et mathématique (1816) , et des Recherches sur V astronomie égyptienne (1823), qui ont servi à fixer plusieurs points de chronologie. Il publia en 1858 deux vol. de Mélanges scientifiques et littéraires.

BLAINVILLE ( H. -M. Ducrotay de), profond zoologiste, né en 1777, à Arques, près de Dieppe, d’une famille noble et ancienne, mort en 1850, resta longtemps incertain sur le choix d’une carrière. Il étudiait la peinture et avait déjà 27 ans quand il sentit naître en lui le goût de l’histoire naturelle en assistant par hasard à une leçon de Cuvier : il s’attacha à ce grand naturaliste, quibientôt le choisit pour suppléant; obtint en 1812, à la suite d’un concours, une chaire de zoologie à la Faculté des sciences, et succéda en 1832 à Cuvier dans sa chaire d’anatomie comparée au Muséum. Professeur infatigable, il fit presque jusqu’à la veille de sa mort des cours qui attirèrent constamment de nombreux auditeurs ; il brillait moins par le talent de l’élocution que par la verve, l’abondance et l’originalité des idées. Il avait, dès 1825, mérité par de nombreux travaux d’être admis à l’Académie des Sciences. M. de Blainville s’attacha surtout à introduire dans la zoologie une classification méthodique : il publia dans ce but dès 1816 un Prodrome d’une nouvelle distribution du règne animal , qu’il fondait principalement sur la structure comparée du squelette. Outre une foule de Mémoires , on a de lui plusieurs traités capitaux, dont quelques-uns malheureusement n’ont pas été achevés : De l’organisation des animaux , 1822, ouvrage profond, mais resté incomplet; Cours de Physiologie générale et comparée, recueilli à ses leçons par le Dr Hollard, 1829; Manuel de Malacologie et de Conchyliologie, 1825; Manuel d' Actinologie et de Zoologie , 1834; Ostéo graphie ou Description comparée du squelette des 5 classes d’animaux vertébrés , récents et fossiles, 1839 etann. suiv., ouvrage destiné à guider dans leurs recherches les anatomistes et les paléontologistes (il n’en a paru que les Primates , les Paresseux, les Inséctivores et les Carnassiers). M. Hollard et M. l’abbé Maupied ont rédigé ses leçons sur les Principes fondamentaux de la Physiologie et delà Zoologie. Auteur d’idées neuves , mais contestées , Blainville eut à soutenir pour les défendre les luttes les plus vives; il ne tarda pas à se séparer de Cuvier. Dans l’exposition de ses doctrines, ce savant affectionnait la méthode à priori. rM, Flourens a lu à l'Académie des Sciences son Éloge historique (1854).

BLANQUI (Jérôme-Adolphe), économiste, né en 1798 à Nice , mort en 1854 , était fils du conventionnel J. Dom. Blanqui. Il s’attacha de bonne heure à J. -B. Say, obtint en 1825, par sa recommandation, la chaire d’histoire et d’économie industrielle à l'École du Commerce, et fit à partir de cette époque, à l’Athénée , des cours sur

F Histoire de la civilisation industrielle des nations européennes , qui furent très-suivis; en même temps il prenait part à la rédaction du Journal du Commerce, du Courrier français, du Siècle, etc. Il devint en 1830 directeur de l’École du Commerce, succéda en 1833 à J. -B. Say, dans la chaire d’économie politique au Conservatoire des Arts et Métiers, fut élu en 1838 membre de l’Académie des Sciences morales et politiques, et en 1846 député de la Gironde. Il entreprit de nombreux voyages dans les différentes parties du globe pour y étudier par lui-même les procédés de l’industrie et pour résoudre par l’observation diverses questions économiques. Ses principaux ouvrages sont : Résumé de l’histoire du commerce et de l’industrie (1826)'. Précis élémentaire d’économie politique(\82G), Histoire de l’économie politique en Europe { 1838), Les classes ouvrières en France (1848) , Rapport sur l’exposition de Londres (1851). Tout en admettant les principes de Say sur la liberté du commerce , il se séparait de son maître sur d’autres points et professait un sage éclectisme. — Son frère, Aug. Blanqui, né en 1805, s’est acquis une fâcheuse célébrité par ses doctrines démagogiques et par le rôle qu’il joua après les révolutions de 1830 et de 1848.

BLESSINGTON (lady), célèbre Irlandaise, née en 1789 dans le comté de Waterford , tint longtemps à Londres le sceptre de la mode. Elle débuta en 1822 par des Esquisses de voyage en Belgique ; publia en 1833 , sous le titre de Conversations de Byron, un livre où l’on trouve d’intéressantes révélations sur ce poète, et donna ensuite plusieurs romans de mœurs, qui augmentèrent sa réputation littéraire, mais qui lui aliénèrent la haute société de son pays, parce qu’elle y attaquait ouvertement la pruderie anglaise. Ses principaux écrits sont : Confessions d’une dame sur le retour , Loisirs d’une femme en France et en Italie , les Victimes de la société , la Loterie de la vie , Pensées décousues. Elle mourut presque subitement pendant un séjour qu’elle fit à Paris dans l’hiver de 1849. Sa résidence de Gorehouse, à Kensington, était le rendez-vous des étrangers de distinction , mais elle était peu fréquentée par les dames anglaises. Comme écrivain, lady Blessington brillait par la finesse, la grâce et le bon goût, qualités auxquelles elle joignait une grande liberté philosophique.

BLONDEL (Marie-Joseph), peintre d’histoire distingué, élève de Régnault, né à Paris en 1781, mort en 1853, obtint en 1803 le grand prix de Rome, exposa à partir de 1813 des œuvres qui le firent remarquer, fut admis en 1832 à l’Institut, nommé peu après professeur à l’École des Beaux- Arts , et présenté par l’Académie pour la direction de l’école de Rome. Ce maître, éminemment classique par le choix des sujets comme par sa manière , a donné , entre autres œuvres estimées ; la Chute d’Icare , Ènée sauvant son père, Zénobie mourant sur les bords de l’Ara. ve , l’Evanouissement d’IIécube après l’enlèvement de sa fille Polyxène , Sapho rappelée à la vie par le charme de la mélodie , Élisabeth de Hongrie déposant sa couronne aux pieds de l’image du Christ , la Reddition de Ptolémaïs (au musée de Versailles), Philippe Auguste à Bouvines , Philippe le Long recevant la couronne , Louis Xll proclamé Père du peuple, les Derniers moments de Louis XII. 11 a en outre décoré de peintures les plafonds de plusieurs salles du Louvre , de la Bourse de Paris, du musée de Versailles, ainsi que la grande galerie de Fontainebleau, plusieurs chapelles à Notre-Dame de Lorette et à St-Thomas d’Aquin, l’hôtel Schickler (place Vendôme), et quelques autres maisons particulières.

SUPPL

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