MON P
MONT
ne déposa les armes que quand la capitulation eut été signée. Après les Cent-Jours , il refusa de présider un conseil de guerre chargé de juger le maréchal Ney , et se vit, pour cet acte généreux, enfermé au fort de Ham, où il resta trois mois, destitué de tous ses emplois, exclu même de la Chambre des pairs, où il ne rentra qu’en 1819. Néanmoins, en 1823, lors de l’intervention en Espagne , on eut recours à sa vieille expérience , et le commandement du 4e corps lui fut confié. Il s’empara promptement de Puycerda, de Rosas, de Figuières, et força Barcelone , Tarragone et Hostalrich à se rendre. Appelé dans ses dernières années au gouvernement de l’hôtel des Invalides, il
reçut en 1840 les cendres de Napoléon. Moncey n’était pas moins remarquable par son noble caractère que par ses talents guerriers : plein de modération , il resta pur de tout excès au milieu des régimes si divers sous lesquels il vécut; unissant l’humanité à la bravoure , il sut se faire estimer des vainçus eux-mêmes. M. Ch. Dupin a prononcé son Éloge à la Chambre des pairs. Un Eloge historique de Moncey, par M. de Chénier, a été couronné par l’Académie de Besançon.
MONDKY, village de l’Inde, à 30 kit. S. de Firozpour, près de la rive gauche du Setledge. Les Sycks y livrèrent les 18 et 22 décembre 1845 des combats meurtriers aux Anglais, qui restèrent vainqueurs; cette victoire mit à leur merci le royaume de Lahore.
MONGEZ (Ant.), archéologue, né à Lyon en 1747 , mort à Paris en 1835, entra jeune chez les Génovél'ains , qui lui confièrent la garde de leur cabinet d’antiques et fut admis en 17 85 à l’Académie des Inscriptions ; fut nommé en 1792 parClavière membre de la commission de la Monnaie , devint en 1804 administrateur de cet établissement, fut destitué au retour des Bourbons comme prêtre marié, et réintégré en 1830. On a de lui, entre autres ouvrages, un Dictionnaire d’antiquités , etc. (dans Y Encyclopédie méthodique) , 5 vol. in-4, 1786-1794. Il termina Y Iconographie romaine , qui avait été commencée par E. Q. Visconti, 3 vol. in-4, 1812-1829.
MONMERQUE (L.-J.-Nic.), conseiller à la Cour impériale, né en 1780, mort en 1860, consacra ses loisirs aux lettres, fut un des membres les plus actifs de la Société des bibliophiles et de la Société de l’Histoire de France et fut élu en 1833 membre libre de l’Académie des Inscriptions. Outre un grand nombre d’articles dans la Biographie universelle , on lui doit des éditions fort estimées, entre autres : Lettres de Mme de Sévigné, 1818- 1819, 10 v. in-8; Mémoires de M. de Coulanges , 1820; Historiettes de Tallemant des Réaux, revues sur le manuscrit autographe, 1834 et 1854-60; Théâtre français du moyen âge, 1839; Mémoires de Coligny-Saligny , 1844. Il coopéra avec Petitot à la publication des Mémoires relatifs à VHistoire de France (1819-29, 130 v.sin-8). Il avait préparé dans ses dernières années une édition plus complète des Lettres de Mme de Sévigné , qui a paru depuis sa mort a la librairie Hachette, 1862, etc.
MONPOU (Hippolyte), compositeur de musique, ne à Paris en 1804, mort en 1841 , fut élève de Choron. Il excella surtout dans la romance : il a composé la musique de Y Andalouse et du Lever d’Alfred de Musset , de Gastibelsa et des Deux Archers de V. Hugo; de la Varsovienne de C. Delavigne ; du Voile blanc , del’abbé de L’Écluse ; d 'Exil et retour ( Vers les rives de France) d’E. Plouvier; de Si j’étais ange, etc. Il donna à l’Opéra-Comique les Deux Reines ( 1835) , où se trouve la romance si connue : Adieu, mon beau navire; le Luthier devienne (1836 )',Piquillo (1837); le Planteur ( 1839); la Reine Jeanne (1840) ; Lambert Sim-
nel , ouvrage posthume (1833). 11 composa en outre plusieurs morceaux de musique religieuse, notamment des Cantiques. Enlevé dans toute la force de l’âge et du talent, H. Monpou emporta les regrets de tous les amis de l’art.
MONTEIL (Amans- Alexis), historien, né à Rodez en 1769 , mort en 1850 au village de Céli (Seine-et Marne), fils d’un conseiller au présidial de sa ville natale, fut quelque temps secrétaire de son district, puis professeur d’histoire à l’école centrale de l’Aveyron, aux écoles militaires de Fontainebleau, de St-Germain et de St-Cyr, et passa la plus grande partie de sa vie dans la retraite et la pauvreté. On lui doit YHistoire des Français de divers états aux cinq derniers siècles (10 vol. in-8, 1827-44), ouvrage d’un genre neuf, qui offre, sous une forme ingénieuse et intéressante, l’histoire des diverses professions et des classes de la société, négligées jusque-là par les historiens. Promptement apprécié du public , cet ouvrage obtint en peu d’années plusieurs éditions (la 3e est de 1 847 , 5 v. in-8) ; l’Institut lui décerna le 2e prix Gohert. On a en outre de Monteil un Traité des matériaux manuscrits, 1832, qui révèle l’existence d’une foule de documents inconnus et précieux , et une Poétique de l'histoire , 1835. Il avait publié dès 1802 une excellente Description de V Aveyron. M. J. Janin a donné une Notice biographique sur Monteil ( Revue des Deux-Mondes , févr. 1852).
MONTÉMOLIN (don Carlos, comte de), fils du prétendant don Carlos (dit Charles Y) , né en 1818 , accompagna en France son père, qui s’y était réfugié en 1839, après avoir vainement disputé la couronne d’Espagne. S n père abdiqua en sa faveur en 1845 ; il prit alors le nom de Charles VI et fit quelques vaines tentatives pour faire valoir ses prétendus droits. Pris sur le territoire espagnol en 1860, il renonça à ses prétentions, puis il rétracta sa renonciation. Il mourut à Trieste, en 1861 , de la fièvre scarlatine.
MONTÉMONT (Albert de), littérateur, né en 1788 à Remiremont, mort en 1862, professa les humanités au collège de sa ville natale, puis occupa un emploi dans les finances et finit par se livrer exclusivement à la littérature. On a de lui : des Lettres sur V Astronomie , en vers et en prose (1823); des traductions estimées, en vers, des Plaisirs de l’Espérance de Campbell (1823) , des Plaisirs de la Mémoire de Rogers (1825) et des Odes d’Horace (1839). Il a édité la Bibliothèque universelle des Voyages (1833-37, 46 vol. in-8) et a coopéré à des traductions de W. Scott, de Cooper, de Marryat, etc.
MONTGOMERY (James), poète écossais , né en 1771 à Irvine (comté d’Ayr), mort en 1854, était fils d’un pasteur des frères Moraves. Il fit des vers dès l’âge de 14 ans, vint à Londres en 1790, y fut d’abord commis de librairie, puis se fixa à Sheffield, y rédigea de 1794 à 1825 Ylris, journal radical, et fit en même temps des Lectures sur la littérature anglaise. Ses poésies se distinguent par des inspirations honnêtes et touchantes et par l’harmonie du style : les principales sont : Prison Amusements, The Wanderer , The Westlndies , The World beforethe flood, Original hymns. Elles ont été plusieurs fois réunies, n tamment en 1851.
Montgomery (Robert), né à Bath en 1807 , m. en 1855, s’est surtout exercé dans la poésie religieuse : on estime son poème sur l’Omniprésence de la Divinité (1828). On a aussi de lui une Prière universelle, Satan, le Messie, la Femme, ange de la vie, Luther , la Lyre chrétienne. Un recueil de ses poésies a paru en 1853.
MONTHOLON (Charles-Tristan, comte de), V un des plus fidèles serviteurs de Napoléon, né à Palis en 1782, mort en 1853, était fils d*’un colonel