PELL
testant, né en 1 7G i à Léonberg près de Stuttgart, mort en 1851, s’adonna d’abord à l’étude' des langues orientales, qu’il enseigna à l’Université d’Iéna depuis 1789, fut en 1794 nommé professeur de théologie dans la même Université, quitta cette chaire en 1803 pour celle de Wurtzbourg, et fut nommé en 1811 professeur d’exégèse et d’histoire ecclésiastique à Heidelberg. Paulus est le chef de l’école rationaliste allemande. Ses principaux ouvrages sont : Commentaires philosophiques , critiques et histor ique sur le Nouveau Testament ; la Clef des Psaumes; Vie de Jésus; Manuel exégétique sur les trois premiers évangiles. Paulus lut l’un des auteurs de la constitution du Wurtemberg de 1814, et rédigea pendant 10 ans (1819- 29) le Sophronizon , journal destiné à hâter le développement des institutions représentatives et à combattre le prosélytisme catholique.
PÉGLET (Eugène), physicien, né en 1793 à Besançon, mort en 1857, fut un des premiers élèves de l’École normale, fut nommé en 1815 professeur de physique à Marseille et y fit des cours d’application pour les ouvriers qui furent trèssuivis, fut, avec MM. Dumas et Olivier, un des fondateurs de l’École centrale des manufactures (1828) , devint en 1838 inspecteur de l’Académie de Paris et en 1840 inspecteur général. On lui doit un bon Traité élémentaire de physique et un Traité de la chaleur considérée dans son application (1828 et 1860), ouvrage qui fait autorité.
PEDRO (Ordre de), fondé au Brésil en 1822 par l’empereur Pedro Ier, est réservé aux têtes couronnées; l’insigne est une étoile à cinq rayons émaillés de blanc et bordés d’or, suspendue à un ruban vert moiré; au milieu est un phénix en or avec les lettres P. I. (Pedro Ier).
PEEL (sir Robert), homme d’État, né en 1778 à Bury (Lancashire) , était le fils aîné d’un riche filateur, membre du Parlement, qui fut créé baronnet en 1800, et qui laissa une fortune de 50 millions. Robert Peel entra à 21 ans à la Chambre des communes, où il prit rang parmi les tories; fut nommé en 1812 secrétaire au département de l’Irlande, en 1817 représentant de l’Université d’Oxford , fut appelé en 1822 par Liverpool au ministère de l’intérieur, où il resta
Ï>rès de huit ans, accomplit d’utiles réformes dans 'administration et la législation criminelle , se retira à la mort de Liverpool (1827), pour rentrer au pouvoir dès l’année suivante avec lord Wellington, poursuivit ses réformes en faisant abolir les actes vexatoires de corporation et du test, proposa et fit adopter (mars 1829) le bill d’émancipation des catholiques , qu’il avait longtemps combattu; fut remplacé par les whigs après la révolution de Juillet 1830, combattit de tout son pouvoir la réforme parlementaire, qui n’en fut pas moins adoptée; fut chargé en septembre 1841 de former une nouvelle administration, et devint dès lors le ministre dirigeant ,v rétablit aussitôt la bonne harmonie avec la France , rompue par le ministère précédent, fit adopter malgré son propre parti le rétablissement de Yincome-tax et la suppression des prohibitions qui pesaient sur les céréales (1848), se retira de nouveau peu après ce triomphe, par suite du rejet des mesures répressives proposées contre l’Irlande, et rentra dans l’opposition, dont il devint le chef et le modérateur. Il était sur le point de ressaisir \e pouvoir, lorsqu’il périt inopinément, en 1850, d’une chute de cheval. Conservateur, mais en même temps progressif, sir Robert Peel n’hésita jamais à proposer lui-même les réformes les plus hardies quand il eut reconnu que les circonstances l’exigeaient. Son éloquence brillait par la clarté et la méthode plutôt que par la vivacité et le pathéti¬
que. T. Doubleday a donné la Vie politique de 1t. Peel, Lond., 1855. M. Guizot a publié en 1857 : Sir Robert Peel, étude historique.
PEIGNOT (Ét.-Gabriel) , savant et laborieux bibliophile, né en 1765 à Arc-en-Barrois, mort en 1849 à Dijon, se fit recevoir en 1790 avocat au parlement de Besançon, fut nommé commissaire du département, puis bibliothécaire à Vesoul, où il mit en ordre un amas de riches matériaux provenant de Luxeuil et autres monastères , devint en 1803 directeur de l’école secondaire de Vesoul, en 1813 inspecteur de la librairie à Dijon, puis proviseur du collège de cette ville , enfin inspecteur de l’Académie. Il entretenait des relations avec un grand nombre de savants étrangers , et était membre des académies de Besançon et de Dijon , ainsi que des Sociétés des Antiquaires et de Statistique à Paris. On remarque parmi ses ouvrages : Manuel bibliographique , 1800; Dictionnaire raisonné de bibliologie , 1802; Curiosités bibliographiques , 1804; Dictionnaire des livres condamnés au feu , supprimés ou censurés ,
1 806, rare et curieux ; Amusements philologiques, 1808 et 1842; Répertoire de bibliographies spéciales , 1810; Répertoire bibliographique universel, 1812; Histoire du parchemin et du vélin, 1812; Traité du choix des livres, 1817 et 1823; Précis historique des pragmatiques , concordats , etc., 1817; Recherches sur les danses des morts et les cartes à jouer, 1826; Choix de testaments , 1829; le Livre des singularités, 1841. On lui doit aussi d’intéressantes Recherches sur Voltaire, 1817, — La Harpe , 1820, — La Monnoye , 1832. M. Guillemot, en 1852, et M. P. Deschamps , en 1857, ont donné des Notices sur G. Peignot.
PELET (le général J.), né à Toulouse en 1779, mort en 1858, fit avec distinction sous l’Empire les campagnes d’Allemagne , de Russie et de France, fut mis en non-activité en 1814; se rallia en 1830 à la dynastie d’Orléans, fut fait aussitôt par Louis-Philippe lieutenant général et directeur du dépôt de la guerre , puis pair de France (1837). Comme directeur du dépôt de la guerre, le général Pelet fit exécuter la belle Carte topographique de France, dite de l’état-major, ainsi que celle de la Morée. On lui doit des Mémoires sur la guerre de 1809 en Allemagne , 1824-26, et la publication des Mémoires militaires relatifs à la succession d’Espagne sous Louis XIV , 1835- 48.
PELLETIER (Joseph) , chimiste , né à Paris en 1788, mort en 1842, était fils de Bertrand Pelletier, savant pharmacien. Il suivit avec distinction la carrière de son père, devint professeur à l’École de pharmacie, fut membre de l’Académie royale de médecine dès sa fondation, puis de l’Académie des sciences. Il a concouru puissamment aux progrès de la chimie organique : on lui doit, ainsi qu’à M. J. -B. Caventou, son collaborateur et son ami, la plus grande découverte de la thérapeutique moderne, celledu sulfate de quinine, à laquelle l’Académie des sciences décerna un prix de
10 000 fr.; il joignit à cette découverte celle de la strychnine, de la brucine, de la vératrine, les agents les plus énergiques de la matière médicale.
11 a concouru pendant plus de 30 ans, comme membre du conseil de salubrité de Paris, à toutes les mesures favorables à l’hygiène et à l’assainissement de la capitale.
PELLICO (Silvio), écrivain italien , né en 1789 à Saluces, mort en 1854 , était fils d’un employé de l’administration de la guerre. Il fut d’abord professeur de langue française à Milan, puis précepteur; se lia avec les principaux représentants de la littérature italienne, particulièrement avec Monti et Foscolo, ainsi qu’avec quelqueè hommes politiques qui espéraient affranchir la Lombardie