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ROHR

tion. Après avoir produit quelques petites pièces aujourd’hui oubliées (l'Épreuve délicate , la Dupe de soi-même, etc.), il fit représenter en 1806 l 'Avocat, comédie en 3 actes et en vers, imitée de Goldoni, qui eut un grand succès, et en 1809 la Revanche (faite avec Creuzé de Lesser), qui fut aussi fort bien accueillie ; il donnait vers le même temps à l’Opéra-Comique le Billet de loterie , le Magicien, etc. Il fut admis à l’Académie française en 1817. Il avait été appelé par Fontanes enl809 au conseilde l’Université; ildevint, sous la Restauration, secrétaire général des postes. Les comédies de Roger se distinguent par des caractères bien tracés, par un esprit fin, un style élégant; mais on leur reproche de manquer de cette force comique qui fait le mérite essentiel du genre. Ses OEuvres ont été publiées en 1834, avec une introduction de Ch. Nodier, 2 vol. in-8. Dévoué à la cause royaliste, Roger fut sous la Restauration un des fondateurs de la Société des Bonnes-Lettres, qui était destinée à répandre dans la jeunesse l’esprit monarchique et religieux. — Le plus connu de ses fils, le D1' Henri Roger, agrégé à la Faculté de médecine de Paris, a longtemps rédigé dansle Constitutionnel la Revue scientifique, où il déployait autant d’esprit que d’instruction.

ROGERS (Samuel) , poète anglais, né à Londres en 1762, mort en 1855, était fils d’un riche banquier de la Cité, et exerça lui-même cette profession. Il profita des loisirs que lui assurait une grande fortune pour cultiver les lettres, et réussit dans le genre didactique; par l’heureux choix des expressions et le naturel du sentiment. il se place auprès de Goldsmith. On a de lui les Plaisirs de la mémoire , 1792 (traduit en vers français par M. Albert de Montémont); Columbus , 1818; la Vie humaine, 1820 ; l'Italie , 1822, regardée comme son chef-d’œuvre; des odes, des épîtres et des poèmes divers. Aussi libéral que riche, il était le Mécène des gens de lettres : son salon fut pendant cinquante ans le rendez-vous de la société la plus brillante.

ROGUET (François), général français, né en 1770 à Toulouse, mort en 1846, s’engagea en 1789, fit avec gloire les campagnes de l’Empire et conquit tous ses grades sur le champ de bataille. Il rendit de grands services dans le Piémont en rétablissant les communications de Gênes avec l’armée française (1799) , et fut en récompense nommé par Moreau chef de la 33e demi-brigade, qui devint bientôt le modèle de l’infanterie. Sous les ordres du maréchal Ney en 1805, il emporta les hauteurs d’Elchingen, se signala aux batailles d’Iéna, d’Eylau, fut laissé pour mort en 1807 dans un combat d’arrière-garde livré aux Russes sur la Passarge; commanda les grenadiers à pied de la vieille garde à Wagram , défit les Russes à Krasnoï en 1812 et assura ainsi la retraite de l’armée, eut en 1813 une grande part à la victoire de Dresde, disputa jusqu’au dernier moment les Pays-Bas aux Prussiens et aux Anglais en 1814, et se signala principalement à Hogstræten et à Courtray ; commanda la vieille garde à Waterloo après la blessure du général Friant, et combattit avec vigueur en 1831 l’insurrection de Lyon. Déjà créé sous l’Empire baron, puis comte, il fut nommé pair de France en 1834. Ce général brillait par son talent à organiser et à discipliner les troupes, non moins que par sa bravoure. — Son fils , également distingué comme soldat et comme écrivain militaire, a longtemps servi avec honneur en Afrique. Il est aujourd’hui général de division, 1er aide de camp de l’Empereur et sénateur.

ROHRBACHER (l’abbé), historien ecclésiastique, né; en 1789 , mort en 1856, docteur de l’Université de Louvain, fut professeur, puis supérieur

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