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SIM A

des auteurs dramatiques : les auteurs lui doivent d’avoir obtenu des conditions plus avantageuses dans leurs traités avec les directeurs de théâtre.

SÉBASTIANI de la Porta (le comte Horace), maréchal de France , né en 1775 à la Porta, près de Bastia, en Corse, mort en 1851 , dut à sa valeur un avancement rapide, fut nommé chef de bataillon pour sa belle conduite au combat d’Arcole, fut fait colonel sur le champ de bataille de Vérone, seconda vigoureusement Bonaparte au 18 brumaire, et décida le succès de cette journée; combattit à Marengo, et fut chargé, après la victoire, de poser, de concert avec Marmont, les bases de l’armistice de Trévise ; fut, après la pgix d’Amiens, envoyé à Constantinople pour y faire des propositions de paix, et réussit dans cettenégociation difficile* remplit avec non moins de bonheur une mission près de Djezzar, pacha de Saint- Jean-d’Acre, ainsi qu’auprès des puissances barbaresques, et fut à son retour nommé général de brigade; prit, en cette qualité, une part active à la campagne d’Autriche, combattant toujours à l’avant-garde; se distingua surtout à Hollabrunn et à Austerlitz, où il fut grièvement blessé , ce qui lui valut le grade de général de division; fut appelé en 1806 à l’ambassade de Constantinople, se couvrit de gloire dans cette mission périlleuse en décidant Sélim, dont il s’était fait un ami, à déclarer la guerre à la Russie, et en empêchant le faible sultan de céder aux menaces de l’amiral anglais Duckworth ; dirigea la défense de Constantinople contre les Anglais, força ceux-ci à repasser les Dardanelles, et reçut de l’Empereur, en récompense de sa conduite à la fois habile et ferme , le grand cordon de la Légion d’honneur (1807) ; quitta Constantinople après la chute de Sélim, fut bientôt après dirigé vers l’Espagne et mis à la tête du 4e corps (1809) , força le passage de la Guadiana, gagna la bataille de Ciudad Real et celle d’Almonacid, qui fit rentrer Joseph dans Madrid ; enleva les retranchements d’Ocana , entra en vainqueur dans Grenade , s’empara de Malaga, battit de nouveau l’ennemi à Baza (1810), et déploya une rare sagesse dans l’administration des provinces conquises, mais ne put s’accorder avec le roi Joseph , et demanda son rappel en France (1811); fit partie de l’expédition de Russie , où il tint l’avant-garde ; se signala à Smolensk, à la Moskowa, entra des premiers à Moscou; fut, pendant la campagne de 1 S 1 3 , blessé à Leipsick , n’en combattit pas moins dès le lendemain à Hanau, et s’empara d’un défilé qui assurait la retraite; commanda, pendant la campagne de France , toute la cavalerie de la garde ; se signala surtout à Reims , dans un combat où fut tué le général Saint-Priest, émigré; à Arcis-sur-Aube, où il eut à résister à toute la cavalerie des alliés; fit partie de la Chambre des représentants aux Cent-Jours, et fut, après Waterloo, un des commissaires désignés pour traiter de la paix avec les alliés , mais ne put rien obtenir en faveur de Napoléon; resta sans emploi sous la Restauration, fut élu député en 1819 par la Corse, en 1826 par l’arrondissement de Vervins, en remplacement du général Foy; prit place à l’extrême gauche et fit une vive opposition au gouvernement d’alors ; eut , après les événements de juillet 1830 , une grande part à l’érection du nouveau trône, fit partie de la commission chargée de reviser la Charte, reçut le 7 novembre 1830 le portefeuille des affaires étrangères, qu’il garda près de trois ans; se montra partisan du système de la paix, au risque de se dépopulariser en abandonnant la Pologne à elle seule ; résigna le pouVoir en 1833 pour des motifs de santé, accepta bientôt après l’ambassade de Naples , puis

celle de Londres, où il suivit avec succès d’importantes négociations relatives à la constitution définitive de la Belgique, au droit de visite, à la pacification de l’Orient, mais fut rappelé après la chute du ministère Molé , auquel il s’était attaché. Il n’en conserva pas moins la confiance personnelle du roi, qui lui donna en 1840 1e bâton de maréchal. Il passa ses dernières années dans la retraite , accablé par la perte tragique de sa fille , la duchesse de Praslin , et veillant à l’éducation de ses petits-enfants, devenus orphelins. Sébastiani avait épousé en premières noces Mlle de Coigny, et en secondes noces Mlle de Grammont.

SËNANCOUR (Et. -P. de), écrivain philosophe, né à Paris en 1770, mort en 1846, perdit une grande fortune à la Révolution, et vécut depuis solitaire, livré à la méditation et atteint d’une mélancolie qu’augmentèrent des infirmités précoces. Imbu des idées de J. -J. Rousseau, il avait rêvé la réforme de la société et de la religion : ces sentiments lui ont inspiré plusieurs écrits remarquables par l’originalité du style et par la hardiesse du paradoxe. Ses Rêveries sur la nature primitive de l'homme (1798, 1802, 1803) sont comme le préambule d’un grand ouvrage de philosophie qu’il méditait et auquel se rattachent ses écrits postérieurs : Obermann (1804 et 1833); De l’amour selon les lois primordiales et selon les convenances des sociétés modernes (1805 et 1834); Libres méditations d’un solitaire inconnu (1819 , 1830, 1838); Isabelle, roman en forme de lettres (1833). Il a publié des Observations critiques sur le Génie du christianisme (1815), où il se montre fort sévère envers l’auteur. — Sa fille , Mlle Virginie de Sénancour, a composé des nouvelles et des romans (Pauline de Sombreuse, la Veuve, etc.) qui offrent des peintures de caractères neuves et qui trahissent une manière libre et originale.

SIBOUR (Marie-Dominique-Auguste) , archevêque de Paris, né en 1792 à Saint Paul-Trois-Châteaux (Drôme), fut successivement vicaire de Saint-Sulpice , chanoine de Nîmes, évêque de Digne (1839), signala son administration par de sages règlements (qui ont été publiés sous le titre d 'Institutions diocésaines , Digne, 1845), et par des tendances gallicanes et libérales; fut choisi en 1848 pour remplacer Mgr Affre , victime de l’insurrection de juin; justifia pleinement ce choix par ses vertus évangéliques, par ses efforts constants pour pacifier les esprits et par sa sollicitude pour les classes pauvres, en faveur desquelles il fonda plusieurs oeuvres charitables; tint à Paris en 1849 un concile où furent rendus d’importants décrets, qui devinrent la règle de son administration, augmenta le nombre des paroisses, encouragea de tout son pouvoir les études ecclésiastiques, tout en montrant les meilleures dispositions envers l’Université. Malgré ses généreuses intentions, ce vertueux prélat, cet homme si bon, si doufx, rencontra, surtout dans une partie de la presse religieuse, une violente opposition, et il finit par devenir victime d’un abominable attentat : le 3 janvier 1857, un prêtre interdit, du nom de Verger, le frappa d’un coup mortel dans l’église même de Saint-Étienne du Mont, au moment où l’archevêque venait d’y oflicier. Outre ses Institutions diocésaines , MgrSibour a rédigé des Mandements qui attestent, avec une véritable éloquence , un esprit versé dans la philosophie aussi bien que dans la religion. On remarqua surtout ses deux Mandements sur la Justice et sur la Charité (1851 et 1852). M. Poujoulat a écrit la Vie de Mgr Sibour , 1857.

SIMART (Charles), sculpteur, né à Troyes en 1807, mort en 1857, était fils d’un menuisier et devait exercer l’état de son père; mais son gmt

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