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d'abord jardinier au Jardin des Plantes de Paris, acquit en botanique des connaissances approfondies qui l’élevèrent bientôt au-dessus de sa modeste condition, publia en 1790 la Flore des environs de Paris, qui eut un grand succès; se fit une réputation par son habileté à former les herbiers, fat chargé d’en préparer pour plusieurs établissements publics, et fut, lors de la fondation des écoles centrales, nommé directeur de la partie botanique de l’enseignement et professeur de botanique rurale. '"'Son magnifique herbier fut acheté par M. B. Delessert.
TIECK (Louis), littérateur allemand , né à Berlin en 1773, mort en 1853, fut un des chefs du romantisme en Allemagne. Après quelques es sais d’un genre indécis, il débuta dans la littérature romantique par les Voyages de Sternbold (1798) , où il exalte Part du moyen âge et combat la poésie matérialiste; fit représenter à Berlin, dans les années suivantes, Barbe- Bleue , les Quatre fils Ay mon, drames où il traduisait sur la scène de vieux contes populaires ; le Chat botté, le Prince Zerbino, ou Voyage à la recherche du bon goût , comédies satiriques pétillantes d’esprit ; Geneviève de Brabant , son chef-d’œuvre dramatique; puis s’interrompit pour voyager, visita Munich, Rome, Londres, où il s’enthousiasma pour Shakspeare, et se fixa en 1819 à Dresde, où il rédigea la critique théâtrale dans Y Abendzeitung (journal du soir), et où il fit paraître un recueil de Poésies lyriques (1821). A partir de cette époque, il adopta une manière nouvelle, dans laquelle le fantastique fit place au réel, et il publia un grand nombre de nouvelles historiques et de romans de mœurs , parmi lesquels on cite la Révolte des Cévennes, la Mort de Camoëns , le Sabbat des sorcières, le Jeune menuisier , Vittoria Accorombona, qu’il composa à 67 ans et dont l’héroïne est une espèce de Corinne. Rappelé en Prusse en 1842 par le roi , qui le fit conseiller de cour, il passa ses dernières années à Berlin : se prenant alors de passion pour les classiques grecs, il fit représenter sur le théâtre de Potsdam V Antigone et plusieurs autres tragédies de Sophocle. Outre ses œuvres originales, on doit à Tieck une bonne traduction de Don Quichotte, ainsi que la publication des Minnelieder (chants d’amour) du temps des empereurs de la maison de Souabe, du Vieux théâtre allemand , du Vieux théâtre anglais et des OEuvres de Novalis. Plusieurs des écrits de Tieck ont été traduits en français sous les titres de Sternbold, 1822 ; Contes d’ artistes, 1832; Contes lunatiques , 1834. Koeppe a donné sa Vie, Leipsick , 1855. — Son frère , Frédéric-Christian Tieck, né à Berlin en 1776, mort en 1851, s’est fait un nom comme sculpteur. Il cultivait aussi la peinture et était de l’école de David. Ses principales œuvres sont le Monument de la reine Louise de Prusse , les sculptures du théâtre et de la cathédrale de Berlin, lesbustes>de Lessing, Bürger, Herder, Goethe, Voss, etc.
TIEDEMANN (Frédéric), anatomiste et physiologiste allemand, né à Cassel en 1781, mort en 1861, était fils du célèbre historien de la philosophie. Il professa l’anatomie et la zoologie à l’Université de Landshut (1805-15) , puis à celle de Heidelberg (1816-49). On lui doit plusieurs ouvrages importants : Zoologie (1808-10); Anatomie et histoire de la formation du cerveau dans le fœtus humain (1816); Recherches sur la Digestion (1826); Physiologie de l’homme (1830-36), et de nombreuses monographies, parmi lesquelles on distingue son mémoire sur V Anatomie de la Holothurie et de V Étoile de mer, auquel l’Institut décerna un prix de 3000 francs. Tous ses grands ouvrages ont été traduits en français par Jourdan.
TIEN-TSIN, ville de Chine, située sur le Pey-Ho, entre l’emb. du fleuve et Pékin; env. 400 000 h. Il y fut signé le 28 juin 1858 entre la Chine d’une part, la France et l’Angleterre de l’autre , un traité qui ouvrait aux Européens les ports de la Chine et autorisait le libre exercice des cultes chrétiens.
TISSOT (Pierre-François), homme de lettres , né en 1768 à Versailles,'" mort en 1854, avait fait de bonnes études classiques aux collèges de Montaigu et de Louis-le-Grand. Il adopta avec l’enthousiasme de la jeunesse les idées révolutionnaires, fut, après le 18 fructidor, attaché aux bureaux de la police générale comme sqcrétairerédacteur, mais se vit bientôt enlever ce poste, employa ses loisirs à traduire en vers les Bucoliques de Virgile (1800), et attira sur lui par ce travail l’attention de Delille qui, en 1806, le choisit pour suppléant dans sa chaire de poésie latine au Collège de France; devint titulaire de cette chaire à la mort de Delille (1813), mais fut destitué, sous la Restauration, à cause de ses opinions libérales; se jeta alors dans le journalisme et devint un des rédacteurs du Pilote, du Constitutionnel, de la Minerve; se fit réintégrer dans sa chaire après la révolution de 1830 et continua, malgré son grand âge, à donner ses leçons presque jusqu’à ses derniers jours. Outre la traduction des Bucoliques , on lui doit des Études sur Virgile (1825-30, 4 vol. in-8), vaste et utile travail dans lequel le poète latin est comparé avec tous les poètes épiques etdramatiquesancienset modernes. Tissot a aussi donné une Histoire delà Révolution française (1833-36, 6 vol. in-8), et a prêté son nom à plusieurs autres publications.
TOCQUEVILLE (Alexis Clérel de), publiciste, né en 1805 àVerneuil (Seine-et-Oise) , m. en 1859, avait pour père le comte de Tocqueville, pair de France et préfet sous la Restauration, et était par sa mère (Mlle de Rosambo) arrière-petit-fils de Malesherbes. D’abord juge suppléant, il fut chargé en 1831 , avec M. G. de Beaumont, d’aller étudier le Système pénitentiaire aux États-Unis et publia à son retour un remarquable compte rendu de sa mission; il fit paraître en 1835 la Démocratie en Amérique , ouvrage qui rappelle, en le complétant, l 'Esprit des lois de Montesquieu, et qui lui valut un prix Montyon, un siège à l’Académie des Sciences morales (1839) et bientôt après à l’Académie française (1841). Député de l’arrondissement de Valognes dès 1839, il prit place dans les rangs de l’opposition dynastique ; représentant du peuple en 1848 , il combattit le socialisme; il fut appelé en 1849 au ministère des affaires étrangères et approuva l’expédition de Rome. Il se retira quatre mois après et rentra dans la vie privée après le 2 déc. 1851. Il publia en 1856 Y Ancien régime et la Révolution et terminait des Considérations sur l'état de la France avant 1789 lorsque la mort vint le surprendre. M. de Barante a lu à la Société de Thistoire de France un e Notice biographique sur Al. de Tocqueville. Le P. Lacordaire, son successeur à l’Académie, a fait son Éloge dans son discours de réception.
TŒPFFER (Rodolphe), écrivain génevois(1799- 1846), fils d’un habile peintre , était destiné à la peinture, mais fut forcé par une maladie d’yeux de renoncer à cet art; il se consacra aux lettres et. à l’éducation , dirigea avec succès un pensionnat, puis fut nommé professeur de belles -lettres à l’Académie de Genève (1832). On lui doit plusieurs productions charmantes : Nouvelles génevoises , Rosa et Gertrude, le Presbytère , romans moraux; les Voyages en zigzag, où, combinait habilement le dessin avec la narration^ il décrit les excursions qu’il faisait dans les Alpel/avec ses écoliers. Il est l’auteur de spirituels albums , qui
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