‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 128 sur 1261 · BAYA · texte numérisé non relu

BAYA

tout connu par ses Recherches sur la nature de 1 Ame, où son immortalité est démontrée par les lumières de la raison et de la philosophie, 1737, 2 vol,

BAYADÈRES, femmes indiennes qui cultivent le chant st la danse. Elles se partagent en quatre classes : les dévédachis , qui habitent les temples et animent les letes religieuses de leurs chants et de leurs danses; les natchés, qui remplissent les mêmes fonctions, mais sans être attachées à un temple particulier ; enfin les vestiatris et les cancenis , qui se consacrent aux divertissements des grands seigneurs de l’Orient. Elles sont choisies parmi les plus jolies filles; leur costume est riche et voluptueux; leur danse, souple et gracieuse, peint le plus souvent la passion de l'amour. Leur état est regardé d'ailleurs comme n'avanl rien de déshonorant.

BAYAN-KARA , chaîne de mont, de l’empire chinois, fait partie du grand massif de Kuen-Lun;cile commence sous 94° 30’ long. E., 35° lat. N., et court au S. E., sépare les sources du Hoang-ho de celles du Mouroui-Uussou, se joint vers l’E. aux mont. Neigeuses, et se lie aux monts du Thibet oriental. Pics très élevés.

bayan— oula , montagnes du Turkcstan, dans les terres de la horde des Kirghiz-Caïsaks, se rattachent à l’Ouloug-Dagh.

BAYARD (château-), village du départ, de l’Isère, à 6 kil. N. 0. d Allevard. C’est de là que le célèbre Bayard prit son nom.

BAYARD (Pierre du terrail, seigneur de), surnommé le Chevalier sans peur et sans reproche, né en 1476 au château de Bayard, près de Grenoble, réunit en lui les vertus qu'on admire séparément dans plusieurs des héros de l'antiquité, li commença à se signaler sous Charles Y i 1 1 , à la bataille de Kornoue (1495). Sous Louis XII il contribua puissamment à la conquête d'une partie de l’Italie. Comme lloralius Codés, il défendit seul contre les Espagnols le pont du Garigtiano, ce qui lui fit donner cette devise: Vires agminis unus hubet. H prit la part la plus glorieuse à la victoire d'Agnadel (1609), puis il lit avec succès îa guerre au pape Jules 11; mais, non moins loyal que Fabricius, il repoussa avec indignation les pr opositions d'un traître qui lui offrait d’empoisonner son ennemi. A la prise de Brescia, il sauva l’honneur d’une famille qui allait être livrée à la brutalité du soldai, et n’accepta un don de 2,600 ducats que pour les partager entr e deux jeunes filles dont il X'enait de protéger la vertu. Sous François I, il fit de nouveau la guerre en Italie et prit un des généraux ennemis, Prosper Colonna. A Marignan, placé à côté du roi, il fit des prodiges de valeur et décida la victoire (1516). Pour lui témoigner sa haute estime, François I voulut être armé chevalier de ses mains. Chargé, quelques années après, de ramener une armée qu’avait compromise l’impéritie de Bonnivet, il la sauva en lui faisant passer la Sésia à Romagnano, en présence des Espagnols, quoique ceux-ci fussent bien supérieurs en lorce ; mais étant resté le dernier pour couvrir la retraite, il reçut une blessure dont il mourut peu d instants après, le 30 avril 1524. Quoique expirant, il exigea qu’on le plaçât en face de l’ennemi, ne voulant pas, disait-il, lui tourner le dos pour la première lois. Le connétable de Bourbon, qui servait dans les rangs des Espagnols, voyant Bayard à ses derniers moments, déplorait son sort. « Ce n’est pas moi qu il faut plaindre, lui dit le héros , mais vous qui combattez contre votre roi et votre patrie. » La vie de Bayard a été écrite par son secrétaire, connu sous le nom de Ixyyal Serviteur , Paris, 1627 ; et depuis par Guyard de Berville, 1760, in-12 , et par plusieurs au t l'es.

BAVAZ1D, villede la Turquie d’Asie, dans le gouvernement d Erzeroum, à 240 kil. E. d Erzeroum, par 42° 6’ long. E., 39° 20’ lat. N.; 10,000 hab.

Citadelle. Beau monastère. Commerce assez actif avec la Géorgie et la Perse. Prise p. les Russes en 1828.

BAYEN (Pierre) , pharmacien et chimiste, né à Châlons-sur-Marne en 1725, mort en 1798 , suivît en 1766, comme pharmacien en chef, l'expédition de M inorque , puis passa à l’armée d’Allemagne pendant la guerre de sept ans, et y rendit les plus grands services ; fut chargé d analyser les eaux minérales de la France, découvrit la propriété fulminante du mercure, reconnut que les minéraux enlèvent à l’air un de ses principesdans la combustion, et fil plusieurs autres observations importantes.

BAYER (Théoph.-Sigefrov), savant antiquaire et orientaliste, né à Kœnigsberg en 1694, mort en 1738, occupa une chaire d’antiquités grecques et romaines à Pétersbourg. On a de lui; Muséum sinicum, Pétersbourg, 1730; llistoria osrhoena et edessana nummis illustrata, 1734, et un grand nombre de savants mémoires dans les actes de l’académie de Pétersbourg.

BAYEUX, Aregenus, ou mieux Augustodurus , Civ. Rajocassum, ch.-l. d’arr. (Calvados), surl’Aure, à 28 kil. N. O. de Caen; 8,380 hab. Evêché; collège communal, cathédrale, place St-Patrice, hôtel-de-ville, bibliothèque. Industrie active : dentelles, tulles, blondes, toiles, etc. Les druides y avaient une école célèbre, au mont Phaunus. Les ducs de Normandie y résidaient quelquefois. On y conserve la célèbre tapisserie dite de Bayeux, sur laquelle la reine Mathilde retraça la conquête de l’Angleterre par son mari Guillaume. Baveux a produit lesikux Chartier, le maréchal de Coigny, etc. — L’arrondissem. aGcant. (Balleroy, Gaumont, Isigny, Ryes, Trcvières , plus Bayeux), 159 comm. et 81,244 hab.

BAYLE (Pierre), célèbre écrivain français, né en 1647, au Carlat, dans le comté de Foix, fut élevé dans le protestantisme, que des Jésuites lui firent abjurer dans sa jeunesse, mais auquel il retourna bientôt. En 1G75, il obtint au concours une chaire de philosophie à Sedan, et l’occupa avec distinction jusqu’à la suppression des universités protestantes, en 1681 ; il fut alors appelé à Rotterdam pour y remplir une chaire semblable. 11 publia celle même année seJ Pensées sur la comète , 1681, dans lesquelles, à l’occasion d'une comète qui venail de paraître, il attaqua le préjugé vulgaire qui voyait dans ce météore un présage effrayant, li fonda en 1684 le journal litléraire connu sous le titre de Nouvelles de la république des lettres. Lors de la révocation de l’édit de Nantes, il combattit dans ses écrits l’intolérance de Louis XIV ; mais en même temps il compromit par ses attaques toutes les communions chrétiennes : ses ennemis, à la tête desquels était le ministre Jurieu, le firent, pour ce motif, priver de sa chaire. Il se mit alors à rédiger l’ouvrage qui a fait sa réputation, le Dictionnaire historique et critique, dont ta lr* édition parut en 1697, 2 vol. in-fol. Cet ouvrage lui suscita de nouvelles attaques. Jurieu le dénonça au consistoire comme impie, et au prince d’Orange, devenu roi d’Angleterre, comme ennemi de l’état et partisan secret de la France mais, grâce à la protection de lord Shaflesbury, il échappa cette fois aux coups de ses persécuteurs. Bayle employa le reste de sa vie à étendre son Dictionnaire, dont il donna une nouvelle édition en 1702, 3 vol. in-fol., et à composer plusieurs ouvrages de critique ou de controverse, parmi lesquels on remarque les Réponses aux questions d'un provincial, 6 vol. in-8, Rotterdam, 1704-6. Il mourut en 1706, à 69 ans. Bayle est surtout connu comme sceptique. Dans son Dictionnaire, il se plaît â exhumer les opinions les plus paradoxales et à les fortifier d’arguments nouveaux, sans toutefois les avouer pour son propre compte. Par l’incrédulité qui règne dans Bes écrite, il !a frayélavoie à Voltaire. L'édition la plus récente et la plus complète deson Dictionnaire est celle de Bouchot,

BÀZÀ

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