‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 129 sur 1261 · BÉAT · texte numérisé non relu

BÉAT

16 vol. in- 8, 1820-24. Ses Œuvres diverses ont été publiées à La Haye, 4 vol. in-fol., 1727. Sa vie a été écrite parDesmaizeaux, 2 vol. in-12, 1732, etpar l)u Revest sousle nom de La Monnoye, 1716, in-12.

Bayle (Gasp.-Laur.), médecin, né en 1774 au Vernet en Provence, mort à Paris en 1816, a puissamment contribué aux progrès de l’anatomie pathologique. Il a publié des Recherches sur la phthisie pulmonaire , Paris, 1810, qui sont fort estimées. - Un autre médecin du meme nom, François Bayle, né à Toulouse en 1622, mort en 1709, fut professeur de médecine à Toulouse, et composa de savants ouvrages, entre autres un Traité de l apoplexie.

BAYLEN, ville d’Espagne (Jaen) , à 33 kil. de Jaen, au pied de la Sierra Morena; 2,650 hab. — Baylen est célèbre par la capitulation que le général Dupont, surpris entre ce bourg et Àndujar, v signa le 22 juill. 1808. Ce fut le premier de nos revers: le vainqueur, Castanos, fut tait duc de Baylen.

IV1A. kj. uuu uu X vvvun,

Port profond, commode. Baia ona en langue basque veut dire bonne baie.

BAYONNE, Lapurdum, ch.-l.d’arr. (B.-Pyrénées). à 786 kil. S. O. de Paris, à 4 kil. de l’Océan Atlantique, sur la Nive et l’Adour; 15,912 hab. Evêché. Bayonne est comme divisée en trois villes : le Grand- Bayonne, le Petit-Bayonne, et le faubourg du St-Esprit, de l’autre côté de l’Adonr, dans le dép. des Landes. Ville généralement jolie et bien bâtie; charmantes promenades le long de l’Adour ; place Grainmont, place d’ Armes, belle cathédr., citad., arsenal, théâtre. Place forte, port, école de navigat., biblioth. publique, etc. Distilleries, chocolat et jambons renommés, etc. Chantiers de constr. pour la marine imp. et le commerce. Assez grand commerce avec l’Espagne. Armements pour la pèche de la morue et pour l’Amériq.G’est, dit-on, à Bayonnequ’a été inventée la baïonnette. — Bayonne dépendit longtemps du duché d’Aquitaine ; puis elle fut possédée par les Anglais, auxquels Charles VII l’enleva. Depuis elle a été quatorze fois assiégée, mais inutilement; aussi se glorifie-t-elle d’être une ville vierge. C’est à Bayonne que Napoléon reçut la renonciation de Charles IV à la couronne d'Espagne. Patr.del’abbéde St.-Cyran, de J. Laffitte, etc. — L’arr. de Bayonne a 8 cant, (Espelette , Bidache, la Bastide-de-Clarence, liasparren, Ustaritz, St-Jean de Luz, plus Bayonne qui compte pour 2), 54 comm. et 84,519 hab.

BAYREUTH, ville de Bavière, ch.-l. du cercle du II.-Mein, sur le Mein-Rouge, à 42 kil. E. de Bamberg, par 9° 20’ long. E., 49° 57’ lat. N. ; 11 ,000 hab. Beüe rue de Frédéric, marché, deux châteaux opéra, liôtel-de-ville, etc. KtofTesde coton, draps, chapeaux, etc. Jadis c.h.-l. du margraviat de Bayreuth.

, bayreuth (margraviat ou principauté de), "ancien état de l'Allemagne, dans le cercle de Franconie avait pour places principales : Bayreuth (capit )’ Culmbach , Pegnitz, Erlang, Neustadt-sur-Aisch Bayersdorf, Neuhausen. — La principauté de Bayreulh s’est formée lentement à partir de 1248, époque à laquelle Bayreuth entra dans la maison de Lohenzollern. On l’a nommée souvent principauté de Culmbach. Elle fut supprimée en 1806; elle était alors réunie au margraviat d’Anspach. V. anspach.

BAZA, Bastij, ville d’Espagne (Grenade), à 33 kil. N. E. de Guadix : 6,900 hab. Commerce de chanvre.

Basas. Autres places : Langon, La Réole, Sauveterrè! Captieux, Casteljaloux et Castelmoron. Il fait aui partie du dép. de la Gironde J*

BAZARD (Aman), disciple de Saint-Simon, né vers 1792, mort en 1832, prêcha avec ardeur la nouvelle doctrine de 1825 à 1830, rédigea le Producteur et l’Organisateur, journaux où étaient exposées ses opinions, et fut un instant reconnu pour chef par les Saint-Simoniens; mais il se sépara d’eux à la tin de 1831, lorsqu’abandonnant leur première direction , (fui était toute philosophique, ils prétendirent créer une religion nouvelle.

BAZA S, Cossio, V usâtes , oppidum Vasatum, ch.-l. d’arr. (Gironde), à 60 kil. o.E. de Bordeaux; 4,446 hab. Salpêtrière royale, verrerie, etc. Commerce de grains, bétail, bois de chauffage. Autrefois capitale des Vasates, un des principaux peuples de la Novempopulanie. Elle eut longtemps un évêché. Patrie de Jules Ausone, médecin et préfet d 11lyrie,père du poëte Ausone. — L’arrond. de Bazas a 7 cant. (Auros, Captieux, Grignols, Langon, jSaint-Symphorie^Villandraut, plus Bazas), 68 com- ; mu nés et 53,721 hab.

I BAZOCHE (clercs de la). Voy. basoche.

| BAZOCHE-SUR-HOESNE (la), ch.-l. de canton (Orne). à 6 kil. N. 0. de Mortagne; 1,500 hab.

BAZOliGE (la) dechéméré (Mayenne), sur la Vaige, à 20 k. E.-S. de Laval; l,20Ôh. Houille, anthracite.

b. -sur-loir (Sarthe),à6k. 0. de La Flèche; 1823 h. B.-LA-PÉROUSE(ll.-et-V.),à30k. deFougère ; 4,500 h.

BEARN (du nom de l’ancienne ville de Beneharnum ), province de France sur les confins de l’Espagne, avait pour bornes à PO. la Navarre française et la Soûle, à PE. le Bigorre, au N. la Ghalosse ; 60 kil. sur 65. Elle faisait partie du gouvernement de Navarre et se divisait en 5 sénéchaussées; ch.-l. Pau, et primitivement Morlai. Cette contrée était jadis habitée par les Beneharri ; sous les Romains elle fut comprise dans la Novempopulanie; elle appartint ensuite aux Gotlis, puis aux Francs, aux Vascones ou Gascons (600, etc.), qui reconnaissaient toutefois la suprématie des ducs ou rois mérovingiens. Le Béaru fit ensuite partie de l’empire des Carlovingiens comme toute l’Aquitaine; il devint vicomté héréditaire (819) en la personne de Ccntule 1 , 2e fils de Loup , duc de Gascogne. Après l’extinction de cette lre maison en 1134, il passa dans la maison des vicomtes de Gabaret, puis dans celle des Moncade (1170), et dans celle de Foix (1290). Les vicomtés de Béarn et de Gabaret , suivant alors les destins du comté de Foix, finirent par entrer dans les maisons d’Albret, puis de Bourbon, et furent réunis à la couronne de France par Henri IV, 1594. L’édit de réunion ne fut publié néanmoins qu’en 1620, sous Louis XIII. En 1790,1e Béarn fut enclavé dans le dép. des Basses-Pyrénées, où il forme les arr. d’Oloron, d’Ortliez et de Pau.

BEATIA, auj. Baëza, ville de la Bétique,sur le Bœtis (Guadalquivir).

BÉATOUN (David) , archevêque de Saint-Andrexvs en Ecosse, né en 1494, de la famille des comtes do rite, assassiné en 1547, fut un des plus zélés antagonistes de la réforme en Écosse. Jacques Y l’éleva à la dignité de garde des sceaux, et c’est lui qui négocia le mariage de ce prince, d’abord avec Marguerite de France (1533), puis avec Marie de Lorraine (1538). il fut nommé cardinal la même année. Après la mort du roi (1542), il devint chancelier de la jeune reine Marie Stuart, et exerça sous son n°ni 1 autorité avee beaucoup de rigueur.

BEATRIX (sainte), subit le martyre sous Dioclétien, 1 an 303, ainsi que saint Simplice et saint Faustin , ses frères. Sa fête tombe le 29 juillet.

, béatrix, nom de plusieurs princesses du moyen âge, dont les plus connues sont Béatrix de Bourgogne, fille de Renaud, comte de Bourgogne, qui épousa en 1156 l’empereur Frédéric I et lui apporta en dot la Bourgogne Cisjurane et la Provence; — Béatrix de Savoie, qui épousa en 1220 Raymond;

Bérenger, eomte de Provence, et qui favorisa les portes ; - Béatrix de Provence , fille de la précé¬

dente, qui épousa en 1245 Charles d’Anjou, frère de Louis IX, depuis roi de Naples.

béatrix, de la famille florentine des Portinari, femme illustrée par le Dante, qui l’aima dès son enfance , et lui consacra une place dans tous ses ouvrages. Née en 1266, elle m. en 1290 à 24 ans.

BEATTIE (James), écrivain écossais, docteur en théologie, né en 1735 à Laureneekirk, dans le comté de Kineardine, mort en 1803, fut d’abord maître d’école, et devint en 1760 professeur de philosophie au collège Maréchal à Aberdeen. Cultivant à la fois la poésie et la philosophie , il publia le Jugement de Pâris ^1765), le Ménestrel (1774-77), l'Ermite, ainsi lue plusieurs autres poésies qui eurent beaucoup de succès, et composa des essais sur la Poésie et la usique (1702), sur le Rire et les ouvrages de plaisanterie (1764), sur la Nature et i immutabilité de la Vérité (1770 et 1776); dans ce dernier ouvrage , le plus connu de tous, il combat, comme avait déjà fait son compatriote Reid, les sophismes de Berkeley et de Hume. On lui doit encore des essais sur les Songes , sur le Langage , sur l’ Utilité des études classiques , et des Eléments de morale (1790-93), trad. en franç. par M. C. Mallet, Paris, 1840, 2 vol. in-8. W. Eorbes a donné en 1806 une notice sur sa vie et ses écrits, Londres, 2 vol. in-4.

BEAUCA1RE, Ugernum, ch.-l. de cant. (Gard), près de la rive droite du Rhône, vis-à-vis de Tarascon , auquel l’unit un beau pont en chaînes de fer; 9,600 bab. permanents. Commerce en grains , farine, vins. Il s’y tient tous les ans une foire célèbre. Jadis il y venait des marchands, non seulement d’Espagne et d’Italie, mais de la Grèce, du Levant, de l’Égypte. La foire a lieu dans la ville et dans une longue prairie au bord du Rhône; elle commence le 22 juillet et dure 8 jours.

BEAUCAIRE DE PEGUILLON (Franç.), évêque de Metz, né dans le Bourbonnais en 1514, mort en 1591, fut protégé du cardinal de Lorraine, et l’accompagna au concile de Trente, où il se fit remarquer par la lib. de ses opinions gallicanes. Il a composé ; Rerum gallicarum commenlaria ab anno 1461 ad ami. t 1580, publ. après sa m., Lyon, 1625, in-fol.

BEAIJCE (ht), partie du gouvernement (le l’Orléanais, comprenait le pays Chartrain, le Dunois et le Yendomois. Souvent aussi on restreignait le nom de Beauce au pays Chartrain seulement. Villes principales : Chartres, ch.-l., puis Bretigny, Nogent-le- Roi, Gallardon, Épernon, Maintenon. La Beauce propre est toute en plaines qui produisent des blés, et qui sont renommées pour leur fertilité. Ce pays forme auj. la moitié environ dudép. d’Eure-et-Loir.

BEAUCHAMP (Joseph), astronome et voyageur, né à Vesoul en 1752, mort en 1801 ; voyagea en Perse et en Turquie pour y faire des observations astronomiques, et fut appelé en Égypte lors de la conquête de ce pays par Bonaparte, il a donné dans le Journal des Savants une intéressante relation de son voyage en Perse.

BEAUCHAMP (Alphonse de), homme de lettres, né à Monaco en 1767, d’un père français , mort en 1832; servit d’abord dans les troupes du roi de Sardaigne.

À l’époque de la révolution il revint en France, où il occupa quelques emplois secondaires et se livra presque tout entier aux lettres. Son ouvrage le plus important est V Histoire de la Vendée , qui parut d’abord en 1806, 3 vol. in-8, et qui eut plusieurs éditions. Il était un des principaux collaborateurs de la Biographie universelle de M. Michaud.

BEACCHAMPS (Pierre -François godard de), littérateur, né à Paris en 1 689, mort en 1 76 1 , a donné les Amours d'Ismène et d'Ismènias , traduit du grec, La Haye, Paris, 1742, in-8; les Amours de Rhoâantke et dç Oosiçlès, traduit du grec, Paris, 1746,

in-8; Recherches sur les théâtres de France, 1735, in-4 ; des romans et des pièces de théâtre BEAUfORT, ch.-l. de cant. (Maine-et-Loire), sur le Couesnon, à 16 kil. S. E. de Baugé, 5,993 hab. Toiles à voile, etc.

BEAUFORT [Henri), frère de Henri IV, roi d’Angleterre, fut éveque ue Lincoln, puis de Winchester, chancelier d’Angleterre, cardinal et ambassadeur en France; couronna en 1430, à Notre-Dame de Paris, le jeune Henri VI, amené en France par le duc de Bedford , et fut membre du tribunal qui condamnaau feu J eanne d’Arc. On l’accusa d’avoir fait assassiner son neveu.leducdeGlocester.il m.en 1447. beaufort (la ducli. de), V. estrées (Gabrielle <T). beaufort (François de vendome, duc de), né à Paris (1616), de César, duc de Vendôme, fds naturel de Henri IV et de Gabrielle d’ Estrées. Après avoir joui de la faveur de la régente Anne d’Autriche, il fut disgracié et emprisonné. Étant parvenu à s’échapper, il se jeta parmi les ennemis de la cour, et joua un rôle important dans la guerre de la Fronde : il acquit une si grande influence sur la populace qu’il fut surnommé le Roi des halles. En 1 665, il battit deux fois sur mer les Algériens; en 1 669, il conduisit des secours aux Vénitiens contre les Turcs, et se distingua au siège de Candie ; mais il fut tué dans une sortie (1669).

beaufort (Louis de), historien judicieux du xvme siècle, mort à Maëstricht en 1795, a composé Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siècles de Rome, Utrecht, 1 7 38 ; Histoire de la République romaine, 1766, ouvrage très estimé.

BEAUFREMONT, village de France (Vosges), à 11 kil. deNeufchâteau; 450 hab. Il adonné son nom à la maison des barons de Beaufremont, famille française très ancienne , qui longtemps releva de l’empire d’Allemagne , et des ducs de Bourgogne, auxquels elle s’allia par mariages. Au xme siècle, cette maison se divisa en deux branches; l’aînée ne tarda pas à s’éteindre ; la branche cadette acquit successivement la principauté de Listenais, le duché de Pont-de-Vaux, le marquisat de Marnay-la- Ville# hérita des possessions des Gorrevod et des Courtenayfc En 1757, l’empereur François I conféra à Louis, fils de L.-Bénigne de Beaufremont et d’Hélène de Courlenay, le titre de prince du Saint-Empire, ainsi qu’à tous les membres de sa famille. Alexandre-Emmanuel, son petit-fils, accepta de Napoléon le titre de comte de l’empire ; il fut nommé pair en 1815 par Louis XVIII.

BEAUGENCY, ch.-l. de cant. (Loiret), sur la Loire, à 26 kil. S. O. d’Orléans; 4,849 hab. Beau pont. Tanneries, distilleries. Vins estimés. Château des seigneurs de Beaugency, dont la seigneurie fut réunie à la couronne vers la fin du xm* siècle.

BEAUHARNA1S (Alexandre, vicomte de), général français, d’une noble famille de l’Orléanais qui remonte au xiv* siècle, naquit en 1760 à la Martinique.

11 fut député de la noblesse aux état^-généraux en 1789; en 1792, il fut nommé général en chef de l’armée du Rhin, mais son titre de noble le força bientôt à donner sa démission. Arrêté comme suspect à la Ferté-Beauharnais (Loir-et-Cher), où il s’était retiré, il fut condamné à mort en 1794. Il avait épousé Joséphine Tascher de la Pagerie, qui fut depuis l’épouse de Napoléon, et il en avait eu un fils, Eugène de Beauharnais (dont l’article suit), et une fille, Hortense, qui devint reine de Hollande par son mariage avec Louis Bonaparte. Voy. hortense beauharnais (Eugène de), fils du préc. etde Joséphine Tascher de la Pagerie, né à Paris en 1781, fut appelé à jouer un rôle fort important lorsque Bonaparte eut épousé sa mère. II accompagna ce général en qualité d’aide-de-camp dans les campagne d’Italie et d’Égypte, se distingua à Marengo, et devint en peu de temps colonel, puis général de bri-

Page 1