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gade (1804) Lors de la création de l’empire, il fut élevé à la aignité de prince (1804), et bientôt après fut nommé vice-roi d’Italie (1805). En 1806, Napoléon lui lit épouser la princesse Amélie, (ille du roi de Bavière, l’adopta solennellement et le désigna pour son successeur. Chargé en 1809 du commandement de l’armée d’Italie, il repoussa l’ennemi, opéra sa jonction avec la grande armée aux environs de Vienne, gagna la bataille de Raab, et fut une des principales causes du succès de celle de Wagram. Enfin il commanda un des corps de la grande armée dans la guerre de Russie ; se signala aux combats d’Ostewno, de Mohilow, à la Moskowa, à Yiazma et à Krasnoï, et, après le départ de Napoléon, il ramena l’armée jusqu’à Magdebourg; on admire universellement cette retraite. A la restauration, il se retira, avec le titre de duc de Leuchtenberg, auprès du roi de Bavière, son beau-père, et mourut à Munich d’une attaque d’apoplexie en 1824. Entre les nombreux ouvrages publiés sur ce personnage, on doit citer ['Histoire politique et militaire du prince Eugène, par le général Vaudoncourt, Paris, J 828, 2 vol. in-8. Le prince Eugène a laissé : le duc de Leuchtenberg, qui épousa la reine de Portugal dona Maria, et mourut en 1835 ; Joséphine, mariée à Oscar Bernadette, prince héréditaire de Suède; Eugénie, mariée au prince de llohenzollern-Ilechingen ; Amélie, mariée à don Pédro, empereur du Brésil ; Théodolinda, et le prince Maximilien qui a pris le titre de duc de Leuchtenberg depuis la mort de son frère aîné, et qui a épousé en 1889 une tille de l’emp. Nicolas : ce prince est m en 1852, laissant plus, enfants.
beauharnais (Fanny, comtesse de), née à Paris en 1738, mor'een 181*3, avait épousé un oncle d’Alexandre de Beauharnais. Elle cultiva la littérature 'et admit dans sa familiarité plusieurs gens de lettres, entre antres Dorai cl Cubières. Elle a composé des poésies (Paris, 1772, 2 vol.) et un assez grand nombre de romans. — Elle a laissé un fils, Claude, comte de Beauharnais, mort en 1819; il fut sénateur sous l’empire, et pair de France sous la restauration.
BEAUJF.U, ch.-l. de cant. (Rhône), à 21 kil. N. O. de Villefranche ; 3,112 hab. Papeteries, etc. Commerce de vins. Aux environs, étoffes de coton, toiles. Jadis capitale du Beaujolais. Voy. beaujolais.
beaujeu (la dame de). Voy. anne de France.
BEAUJOLAIS, ancienne contrée de France, faisait jadis partie du gouvernement du Lyonnais, et était située au N. du Lyonnais proprement dit et du Forez. Ch.-l., Beaujeu, puis Villefranche. Elle répond aujourd’hui au dép.du Rhône. Excellents vignobles. — Le Beaujolais l ut d’abord une baronnie, qui était possédée au ix* siècle par Guillaume, comte du Lyonnais et du Forez. Après sa mort (900), elle échut à son fils Bérard I et à ses descendants. Celle première maison s’éteignit en 1265, en la personne de Guichard V. Isabeau, son héritière, épousa Renaud, comte du Forez, qui devint chef d’une nouvelle maison de sires de Beaujeu, parmi lesquels on remarque Édouard 1, maréchal de France sous Philippe de Valois, qui vainquit les Anglais à Ardres, mais périt dans la bataille. La baronnie de Beaujeu passa, vers 1400, dans la maison de Bourbon, par la cession qu’en fit Édouard 11 à Louis de Bourbon, son oncle. Un des descendants de celui-ci, Pierre 11 de Bourbon, sire de Beaujeu, épousa Anne de France, fille de Louis XI, connue sous le nom de dame de Beaujeu. En 1522, le Beaujolais, confisqué sur le connétable de Bourbon, lut donné à Louise de Savoie, mère de François 1. Réuni à la couronne en 1531, il fut rendu en 1560, par François 11, à Louis de Bourbon, duc de Montpensier. Marie de Montpensier le porta en dot, en 1626, à Gaston d'Orléans, dont la fille, la célèbre Mademoiselle, le légua à Philippe d’Orléans, frère de Louis XIV. Le Beaujolais, érigé dès lors en comté, resta depuis dans cette maison. Le dernier
prince qui ait porté le titre de comte de Beaujolais fut le troisième frère du roi Louis-Philippe I, né à Paris en 1779; il fut longtemps captif pendant la révolution, et mourut à Malte en 1808.
BEAUJON (Nicolas), riche banquier de la cour, sous Louis XV, né à Bordeaux en J 7 18, fonda et dota en 1784, dans le faubourg du Roule, à Paris, l’hôpital qui porte son nom, et fil beaucoup de bien.
BEAULIEU, ch.-l. de c. (Corrèze), sur la Dordogne, à 32 k. S. de Tulle; 2,547 h. — Bourg du Calvados, près de Caen. Maison centrale de détention.
BEAULIEU (Séb. pontaut de), ingénieur et maréchal de camp sous Louis XIV, mort en 1674, a publié, sous ce titre : les Glorieuses conquêtes de Louis-le-Grand, un recueil de cartes et de plans des sièges, batailles et expéditions militaires depuis 1630, 2 vol. in— fol. Ce recueil a été continué après sa mort, et va jusqu’en 1694.
beaulieu (J. -P., baron de), général des armées autrichiennes, né dans le Brabant en 1725, commença avec distinction sa carrière militaire dans la guerre de sept ans ( 1756-63), réduisit en 1789 le Brabant insurgé, oblinten 1792 et 1794 quelques succès dans les Pays-Bas sur les Français eux-mêmes ; mais ayant été nommé en 1796 général en chef des armées autrichiennes en Italie, il fut perpétuellement battu par Bonaparte, surtout à Montenotte et à Lodi , et fut obligé de se démettre de son commandement. 11 se retira dans ses propriétés, et mourut à Lintz en 1819.
BEAUMANOIR (Jean de), d’une famille noble de Bretagne, embrassa avec chaleur la cause du duc Charles de Blois contre Jean de Bretagne, comte de Montfort, qui lui disputait la possession de la Bretagne, et fut un des héros qui se distinguèrent le plus au combat dit des Trente , livré en 1351 pai trente Bretons contre trente Anglais près de Ploërmel. 11 obtint le titre de maréchal de Brelagne.
beaumanoir (J. de), dit le maréchal de Lavardin Voy. LAVARDIN.
BEAUMARCHAIS (P.-Aug. caron de), né à Paris en 1732, était fils d’un habile horloger, et se distingua d’abord dans l’état de son père en inventant une nouvelle espèce d’échappement. Il avait beaucoup de goût pour la musique, et excellait sur la harpe et la guitare; ce qui le fit admettre à la cour, où il donna des leçons à Mesdames , filles de LouisXV. Profilant de la faveur que lui procurait son talent, il se lia avec le financier de la cour, Pâris Duvcrney, se jeta tout entier dans les affaires, et déploya un tel génie en ce genre qu’en peu d’années il eut acquis une grande fortune. Ce fut surtout lors de la guerre de l’indépendance des Etats-Unis qu’il s’enrichit, en approvisionnant les Américains d’armes et de munitions. Il se fit en même temps une grande réputation dans le monde par des factums ou mémoires judiciaires pleins de verve, de malice et d’intérêt, qui curent un succès prodigieux, et par des pièces de théâtre pleines d'originalité, mais d’une hardiesse inouïe, qui obtinrent une vogue extraordinaire. 11 dépensa des sommes considérables pour donner l’édition de Voltaire connue sous le nom d’édition de Kehl. A l’époque de la révolution, il fut nommé membre provisoire de la-commune de Paris; mais il quitta bientôt les affaires publiques pour se livrer à de nouvelles spéculations; il réussit moins bien cette fois : il se ruina presque en voulant fournir d’armes les troupes de la république. Emprisonné à l’Abbaye sous la Terreur, il échappa cependant à l’échafaud et se tint quelque temps caché. Il mourut de mort naturelle plusieurs annéos après (1799). On a de Beaumarchais: Mémoires contre les sieurs de Goëzman , La Illache, Marin d'Arnaud, 1774 et 1775; Mémoire en réponse à celui de Guill. Kornmann, Paris, 1787; les Deux Amis , drame en 5 actes, 1770; le Barbier de Séville, comédie eu